La commission des Lois du Sénat refuse de débattre de la
proposition de
Pacs, préférant se limiter à
définir le concubinage. Le CRSH estime qu'il
s'agit là d'un
inacceptable recul.
Le Pacs est né de la demande des couples
homosexuels à être reconnus par le
droit. Ils sont en effet
exclus du mariage et la cour de Cassation, depuis
dix ans, ne veut pas leur
accorder les quelques avantages dont bénéficient
les concubins
hétérosexuels. Définir aujourd'hui le concubinage comme
le
fait pour deux personnes de vivre ensemble conviendrait encore à
nier le
couple homosexuel.
Le CRSH n'accepte pas davantage que la
proposition de Pacs soit purement et
simplement évacuée. En
dépit de son caractère inachevé et sous réserves
d'un
certain nombre d'améliorations, le Pacs constitue pour les
couples
homosexuels, une avancée tant du point de vue symbolique que
du point de vue
des droits.
Les sénateurs sont souvent
soucieux de leur image de sérieux. Le CRSH
constate qu'en la
matière, la majorité sénatoriale a mal étudié
le dossier
et que sa copie est mauvaise. En allant de ce sens, les
sénateurs risquent
de se couper un peu plus des réalités
sociales. Prétendre aujourd'hui que le
Pacs reviendra à
catégoriser les homosexuels est un non-sens. Le Pacs est un
premier
pas vers l'égalité des droits entre tous les citoyens.
Il y
a désormais urgence à ce que ce texte soit définitivement
adopté. Il
revient au gouvernement de prendre toutes les dispositions
pour que le texte
entre en application dans les prochains
mois.
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