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Le CARITIG aux Nations Unies

date de redaction mardi 4 mai 2004


pour soutenir et étendre la résolution brésilienne


communiqué de presse Caritig - 3/5/2004

En mars 2003, le Brésil avait fait naître de grands espoirs en annonçant qu’il allait soumettre à la Commission des Droit de l’Homme de l’ONU, une résolution replaçant l’orientation sexuelle dans les droits de l’homme. Le CARITIG s’était joint à de nombreuses associations de la communauté internationale LGBT pour que cette reconnaissance de l’orientation sexuelle comme droit fondamental soit étendue à l’identité de genre.

Initialement, cette résolution devait être débattue lors de la session de 2004 qui s’est achevée vendredi 23 avril. La surprise et la déception a été d’autant plus grande lorsque, à quelques semaines de la tenue de cette réunion, le Brésil avait laissé entendre qu’il ne défendrait pas sa proposition. Son examen a finalement été repoussé à la prochaine session, en 2005. Ce délai doit donc être mis à profit pour que l’identité de genre soit effectivement intégrée à la future résolution et que les représentations nationales officielles siégeant à l’ONU soutiennent cette résolution.

Malgré ce « retrait » annoncé de la proposition, la commission des droits de l’homme de l’ONU a accueilli la plus importante représentation associative LGBT de son histoire. Sur une proposition de l’ILGA , le CARITIG était présent dans cette assemblée en la personne de son président, Armand Hotimsky, pour y défendre la reconnaissance des droits des personnes transgenres.

Seul représentant associatif français accrédité, le président du CARITIG s’est entretenu avec plusieurs délégations (Belgique, Côte d’Ivoire, Norvège, Pays-Bas, Russie) étrangères ainsi qu’avec l’Ambassadeur de France auprès de l’ONU. S’il en ressort que nombreux pays européens [1] sont favorables à la reconnaissance de l’orientation sexuelle comme droit fondamental, il apparaît que la question de l’identité de genre souffre davantage d’un manque de connaissance que d’un déficit de légitimité.

Le travail d’information et d’argumentation pour convaincre l’ensemble des pays de l’espace européen de rejoindre des pays moteurs tels l’Allemagne ou le Canada - favorables à l’inclusion de l’identité de genre - ne fait donc que commencer. A travers sa participation active à ce qui devient le point de départ d’une mobilisation de près d’une année, le CARITIG souligne l’importance capitale de l’action internationale, en particulier en France, pour la reconnaissance des droits des personnes transgenres. Il entend prendre toute sa place dans la nécessaire mobilisation des énergies pour qu’enfin, le principe d’égalité et de non-discrimination de tous les êtres humains inscrit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme n’omette aucune population.

Notes :

[1] 13 pays européens soutiennent la résolution brésilienne initiale


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