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Grâce à la droite, on peut encore crier « Les pédés au bûcher ! »

date de redaction lundi 1er décembre 2003


Homosexualités Et Socialisme (HES) regrette amèrement que la proposition de loi portant pénalisation des propos à caractère discriminatoire, n’ait pas été votée ce matin, jeudi 27 novembre, à l’Assemblée Nationale.


Communiqué de presse d’Homosexualités Et Socialisme - 27 novembre 2003

Homosexualités Et Socialisme (HES) regrette amèrement que la proposition de loi portant pénalisation des propos à caractère discriminatoire, n’ait pas été votée ce matin, jeudi 27 novembre, à l’Assemblée Nationale.

Défendue dans l’une des rares niches parlementaires dont dispose le groupe socialiste, la proposition de loi, rédigée et rapportée par Patrick Bloche, a recueilli l’appui des députés communistes et verts. Cohérente avec les textes qui avaient été votés dans la précédente législature, la proposition de loi concernait les discriminations liées au sexe, au handicap, à l’état de santé, aux mœurs et à l’orientation sexuelle. Patrick Bloche a également demandé en séance que soient prises en compte les discriminations liées à l’identité de genre, afin de mieux lutter contre la transphobie.

Il a enfin rappelé que l’équilibre de la loi sur la liberté de la presse n’était pas mis en cause, qu’aucune aggravation des peines n’était demandée, et qu’il s’agissait simplement de renforcer le principe d’égalité sans porter atteinte à la liberté d’expression.

HES dénonce le double discours de la majorité UDF-UMP, pour une fois réunie.

Alors que le Président de la République, le Premier ministre et le garde des Sceaux communiquent sur un hypothétique projet de loi qu’on attend toujours, c’est pour des raisons de fond que les députés de droite ont rejeté la proposition de loi socialiste.

Pierre Bédier, secrétaire d’État à l’immobilier de la Justice (curieusement chargé de représenter le gouvernement), a indiqué qu’il était urgent d’attendre, tout en ne semblant pas exclure du projet gouvernemental toujours en gestation une hiérarchisation des discriminations et une différenciation des sanctions pénales applicables selon qu’il s’agit de racisme ou d’homophobie par exemple, c’est-à-dire le contraire de ce que réclament depuis des années les associations LGBT.

Le groupe UMP, en la personne de Xavier de Roux, quant à lui, n’a pas hésité à comparer au code Hammourabi la liste qu’il juge chaotique des motifs de discrimination fixée par l’article 225-1 du Code pénal. Il a même osé reprocher une surpénalisation de la société, alors même que la majorité n’a cesse d’inventer de nouveaux délits et d’aggraver les sanctions !

Ce matin, le gouvernement et sa majorité ont dit aux femmes, aux handicapés, aux malades et aux personnes LGBT qu’ils ne sont pas des citoyens comme les autres, que l’on peut les insulter et les injurier publiquement en toute impunité et avec la bénédiction de la droite.

Alexandre Carelle
président d’HES


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