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Un gay agressé par deux mineures à Lyon : SOS homophobie était partie civile

date de redaction mardi 19 avril 2011


SOS homophobie s’est portée partie auprès de Ludovic B., un homme violement agressé avec son compagnon par deux jeunes filles mineures dans une galerie commerciale de Lyon Part Dieu en mars 2010. Le procès s’est déroulé le 13 avril 2011 devant le tribunal pour enfants de Lyon.


communiqué SOS Homophobie - 15 avril 2011

SOS homophobie s’est portée partie auprès de Ludovic B., un homme violement agressé avec son compagnon par deux jeunes filles mineures dans une galerie commerciale de Lyon Part Dieu en mars 2010. Le procès s’est déroulé le 13 avril 2011 devant le tribunal pour enfants de Lyon.

Maître Versini était l’avocat des parties civiles : aux côtés de Ludovic B., SOS homophobie et la Lesbian and Gay Pride de Lyon. Maître Versini représentait également les trois policier-e-s victimes d’actes de violence au moment de la garde à vue des deux mineures.

Les deux prévenues, présentes au procès, ont reconnu les propos et actes homophobes, et ont manifesté une grande violence à l’égard de leur victime et, plus globalement, à l’égard des gays et lesbiennes. A la question de la présidente du pourquoi de ces actes, l’une des jeunes filles a dit à la barre : « On les a frappés parce qu’ils étaient homos », « on l’a fait pour s’amuser et pour rigoler », « je dis ’pédale’, comme je dis ’bonjour’ ». On a pu relever aussi dans leurs dépositions auprès des policiers : « Ce ne se sont pas des victimes, ce sont des homos. » Ludovic B. leur a répondu : « Entendre dire que c’était un jeu me fait mal, un an après les faits. Je suis toujours en suivi psychologique, sous traitement anxiolytique et je ne retravaille toujours pas. »

Malgré les approches pédagogiques de la Présidente essayant de faire comprendre aux deux jeunes filles que le racisme, le sexisme et l’homophobie ne sont pas acceptables dans la société française, malgré la plaidoirie de Maître Versini sur le respect des autres quelque soit son orientation sexuelle, on peut douter de la capacité des prévenues à remettre en cause leurs préjugés à l’égard des homosexuels et à changer de comportement. Nous avons tous été frappés par les regards de haine et de violence que, pendant toute la durée du procès, ces jeunes filles nous ont adressés. SOS homophobie rappelle que le meilleur moyen de lutter contre cette homophobie est de mener des actions de prévention dès le plus jeune âge.

Le jugement sera rendu public le 11 mai. SOS homophobie a demandé, en tant que partie civile, 2 000 € de dommages et intérêts.


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