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Le nouveau plan national de lutte contre le VIH ne satisfait pas Act Up

date de redaction mardi 9 novembre 2010


Les activistes de la lutte contre le sida estiment que la ministre Bachelot-Narquin porte de nouveaux coups aux séropos, et réclament sa démission.


Communiqué de presse Act Up Paris - mardi 9 novembre 2010

Alors que ses services cherchent à vendre tant bien que mal aux médias le plan national de lutte contre le VIH, Bachelot-Narquin s’acharne à rendre vaines les quelques mesures intéressantes qu’il propose. Ce nouveau coup porté aux malades est un coup de trop. A trois semaines de la journée mondiale de lutte contre le sida, Act Up-Paris exige la démission de Bachelot-Narquin, la pire ministre que les séropos aient jamais eu à subir.

Le plan national de lutte contre le VIH/sida vient d’être rendu public. Il a deux ans de retard. Sa seule véritable avancée, du moins sur le papier, est l’extension de l’offre de dépistage. Il s’agit là de recommandations du Conseil National du Sida (CNS) qui datent de plus de quatre ans [1]. Et aucune garantie n’est donnée sur le financement de cette mesure, qui aura par ailleurs du mal à avoir le moindre effet sur des populations entières, victimes du harcèlement de l’UMP et de la ministre de la santé. À quoi bon aller se faire dépister quand votre priorité est d’échapper aux flics, de trouver un toit, de trouver de quoi vivre, ou quand on vous a convaincuE que votre santé coûtait trop cher ?

Lors de la dernière réunion du comité de pilotage du plan, où la ministre n’a jamais mis les pieds, une motion a été adoptée, rappelant que l’amendement Mariani [2] relatif au titre de séjour pour soins récemment voté à l’Assemblée nationale risquait, s’il était adopté, de remettre en cause la partie du plan en direction des migrantEs. Et de nombreuses personnes ont martelé que la politique répressive menée par les derniers gouvernements a largement contribué à réduire l’efficacité de certains programmes de prévention en direction de populations précaires : étrangèrEs, usagèrEs de drogues, travailleurEUSEs du sexe. Roselyne Bachelot-Narquin s’est assise sur cette motion, tout comme elle s’est assise sur l’avis du CNS [3] qui dit exactement la même chose.

Depuis, la ministre a défendu des amendements parlementaires qui vont entraîner la restriction d’accès à l’Aide Médicale d’État, comme pour s’assurer que son plan de lutte contre VIH soit bien déjà has been le jour de sa publication. Sur la question des séropositifVEs qui meurent en prison, le plan se contente de faire un renvoi vers un plan sanitaire [4] qui ne tient pas compte des spécificités de la prise en charge de la séropositivité.

Que restera-t-il du plan après un tel massacre, orchestré par celle-là même qui devait le défendre ?

Nous sommes des personnes vivant avec le VIH. Bachelot-Narquin nous a stigmatiséEs et précariséEs avec les franchises médicales, véritable impôt sur la maladie, avec l’augmentation du forfait hospitalier ou encore le déremboursement de médicaments. Bachelot-Narquin rend nos soins plus difficiles en démantelant l’hôpital public. Elle sacrifie à l’idéologie xénophobe de son parti ceux qui parmi nous doivent vivre sans papier.

Celle qui préfère les Jeux Olympiques à une conférence internationale sur le sida est la ministre la plus catastrophique qu’ait connue la lutte contre le sida, une ennemie acharnée des malades. Elle doit partir.

Contacts presse :
Jonas Le Bail
Jérôme Martin


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