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ExisTrans 2003 : les leaders des organisations politiques et syndicales s’engagent !

date de redaction dimanche 12 octobre 2003


Syndicalistes et partis politiques ont participé à la 7eme marche des transsexul-le-s et des transgenres.


communiqué de presse de l’Association du Syndrome de Benjamin - 5/10/2003

Samedi 4 octobre s’est déroulé pour la 7ème année consécutive l’ExisTrans « la marche des transsexuel-le-s et des transgenres et de celles et ceux qui les soutiennent ».

Ce temps fort annuel de la revendication, de la visibilité et de l’affirmation Trans rencontre de plus en plus de soutien parmi les forces vives de notre nation.

Les tabous et a priori sur transsexualité ou le trangénérisme commencent enfin à tomber. « L’identité de genre », question de société éminemment transgressive, commence à interpeller les institutions politiques et syndicales, au point qu’elles s’engagent dans le combat de la lutte contre la transphobie.

Cette septième édition aura vu les apports et des soutiens importants, notamment par l’engagement et la participation des plus hauts responsables d’organisations politiques ou syndicales.

- Gilles LEMAIRE, Premier Secrétaire National des Verts derrière la banderole de tête « Trans discrimuné-e-s, Trans "assassiné-e-s" », a défilé à nos côtés en compagnie de nombreux autres élus parisiens, de l’Hôtel de Ville, d’arrondissements (IIème, IIème, IXème, XXème,…), de diverses tendances politiques.

- François HOLLANDE, Premier Secrétaire National du Parti socialiste, dans son message de soutien qu’il a tenu personnellement à nous transmettre, a affirmé que : « …/… tout devait être mis en œuvre afin d’améliorer les conditions qui entourent un changement de sexe : assurer une bonne qualité de prise en charge médicale et psychologique, bannir les procédures humiliantes, et permettre à chacun-e une vie citoyenne sans embûches quel que soit le parcours personnel et son degré d’avancement. Aujourd’hui, notre pays ne doit plus s’accommoder de discriminations fondées sur l’identité de genre…./… ».

François VAUGLIN, Délégué National aux questions Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans représentait le Parti Socialiste.

- Bertrand DELANOE, Maire de Paris, comme depuis 3 éditions maintenant, a apporté sa contribution en soulignant « …/… qu’avoir le droit de vivre tel-le que l’on est, quelle que soit son identité, son genre, ses goûts ou ses choix, sans avoir à s’en justifier, s’en cacher ou s’en défendre, est une évidence qui doit s’ancrer dans notre vie courante…/… C’est pourquoi votre combat, votre courage, sont à souligner. Et bien évidemment, à encourager toute l’année. » . Frédérique CALLANDRA, adjointe au Maire chargée de la Médiation, le représentait.

Nous déplorons n’avoir reçu aucun retour de la part de l’UMP, malgré nos multiples invitations à l’attention ce parti politique.

L’UDF, par un courrier de Philippe MEYNARD, nous a fait savoir « qu’elle n’envoie jamais de délégations officielles aux diverses marches auxquelles elle est conviée. Cependant la maison reste ouverte …/… ».

Pour la première fois de l’histoire de la question transsexuelle et transgenre, les plus grandes organisations syndicales ont participé et ont tenu à apporter leur contribution revendicative :

- François CHEREQUE, Secrétaire Général de la CFDT, en s’adressant aux organisateurs de l’ExisTrans, a réaffirmé que « la lutte contre toutes les formes de discrimination est un engagement fort de la CFDT. En tant qu’organisation syndicale, nous revendiquons et nous agissons en premier lieu dans le monde du travail pour lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, que ce soit en matière d’accès à l’emploi ou d’évolution professionnelle…/… Votre initiative participera, j’en suis convaincu, à la nécessaire sensibilisation de l’opinion publique sur ces questions et je tiens donc, au nom de la CFDT, à vous exprimer notre soutien et notre solidarité. ».

Une délégation de membres du Syndicat Général de l’Education Nationale CFDT conduite par Catherine HIRSCHMULLER de la Commission Exécutive du Sgen-CFDT, chargée des Droits de l’Homme, était présente.

- Jacky DINTINGER, Secrétaire Général de la CFTC, « …/… confirme le soutien de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens à votre action contre toute forme de discrimination, en particulier dans le monde du travail sous quelle que forme que ce soit (embauche, harcèlement…)…/… pour la dignité de tout être humain ».

- Gérard ASCHIERI, Secrétaire Général de la FSU, s’adressant aux organisateurs de l’ExisTrans, affirme que « comme vous nous n’admettons pas que des droits vous soient déniés. La Fédération Syndicale Unitaire, principale fédération syndicale des personnels de l’enseignement, de la recherche et de la culture, souhaite prendre toute sa place dans le combat contre les discriminations liées à l’orientation ou l’identité sexuelles. Elle estime que l’ouverture d’une société à ses multiples composantes et à la diversité est un enrichissement et non une menace. Le refus de la haine, de l’ignorance et du mépris doit être le combat de tous. C’est en tout cas le nôtre. ».

Une délégation conduite par Philippe CASTEL responsable du Groupe FSU de lutte contre l’homophobie était présente.

- Monique BEAUSSIER, Secrétaire Nationale de la CGT, Espace Syndicalisme et Société, par la voie de sa délégation présente lors cette marche, a « salué cette manifestation courageuse et revendicative…/… Nous savons aussi le travail que nous avons à faire en interne dans l’organisation syndicale et avec l’ensemble des salariés pour que la fraternité et la solidarité supplantent les jugements, les oppositions qui prennent racine dans l’histoire et la culture de notre pays …/… L’initiative d’aujourd’hui s’inscrit comme un temps fort d’une mobilisation qui aura encore besoin de s’élargir : • Pour gagner, par exemple, à ce que l’identité de genre, comme d’autres questions, ne soit plus un critère de discrimination au travail et dans la vie ; • Pour que les spécificités de chacune et de chacun ne soient pas le prétexte ou synonyme de marginalisation ou de mise à l’index, justifiant un traitement social ou économique minoré ; • Pour que tous les individus soient considérés à pied d’égalité. La CGT, ses militantes et ses militants, ses élus entendent poursuivre leur action pour qu’au contraire chacune et chacun soit pleinement respecté dans sa différence, pour construire une société plus fraternelle, que l’égalité des droits soit respectée et que les droits de l’Homme prennent enfin tous leurs sens. ».

Comme chaque année, le milieu associatif était lui aussi bien présent, avec de nombreuses associations LGBT ou des Droits de l’Homme.

Au terme de cette 7ème ExisTrans, l’ASB se réjouit d’avoir réussi à impliquer au plus haut niveau, pour la première fois, les principaux acteurs sociaux de notre pays sur une question humaine souvent incomprise, qui suscite le refus d’une population, principalement par la méconnaissance de la réalité de son vécu.

Nous marquons ainsi, par cet acte sans précédent, à engager un processus de prise de conscience dans ce combat contre les haines et rejets envers les transsexuel-el-s et les transgenres de notre nation, pour construire ensemble une société plus juste, qui défend aussi le droit de l’affirmation et du respect de la différence.

Natacha TAURISSON
Porte parole de l’ASB
(Association du Syndrome de Benjamin)

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Intervention de l’ASB

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