La France Gaie et Lesbienne
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Loi de bioéthique : une parodie de démocratie participative

date de redaction mardi 23 juin 2009


L’APGL fait part des difficultés rencontrées pour exprimer son point de vue. Exemple avec le débat à propos de la gestation pour autrui.


Communiqué de presse APGL - mardi 23 juin 2009

L’Association des Parents Gays et Lesbiens constate que les travaux de la Commission de bioéthique - dont les conclusions sont remises, le 23 juin au Président de la République - ont donné lieu à une mise en scène qui prouve la difficulté des institutions à prendre en compte les nouvelles familles.

Des forums thématiques ont eu lieu partout en France. Ils ont mis face à face des citoyens ‘avertis’ et des spécialistes afin de nourrir une réflexion permettant l’évolution des lois de bioéthique.

Celui sur le thème de la maternité pour autrui c’est tenu à Rennes le 11 juin a illustré jusqu’à la caricature ce refus de prendre en compte les réalités de la vie. L’APGL a, en effet, constaté que l’objectif de ce débat était de donner une apparence de démocratie participative à un processus qui l’est fort peu :

1/ l’Association des Parents Gays et Lesbiens a dû s’emparer de la parole faute d’avoir été invitée à débattre.

2/ Dans le même temps, des associations et des personnalités hostiles à l’évolution de la législation sur la Gestation pour autrui ont pu largement s’exprimer.

Pourquoi cette parodie de démocratie où ne parlent que ceux qui prônent l’immobilisme ? Elle sert à cacher la volonté du gouvernement de ne rien faire évoluer et le contrôle du corps médical sur des citoyens infantilisés, incapables de décider par eux même de l’usage de leur corps et de leur matériel génétique.

Ainsi, les lesbiennes françaises devront toujours prendre le train pour bénéficier d’une IAD en Belgique. Les couples d’hommes devront toujours passer de longs mois à l’étranger pour voir naitre leurs enfants et prendre le risque, de retour en France, de ne pouvoir leur donner la nationalité française. Et leurs partenaires resteront encore des parents de fait et sans droit alors qu’eux aussi aspirent à s’engager vis à vis des enfants qu’ils élèvent au quotidien.

Face au corps médical qui ne veut rien lâcher et face au gouvernement qui se complait dans la politique spectacle, nous nous réjouissons que la société civile accueille, quant à elle, de mieux en mieux les familles homoparentales. Mais nous déplorons que le plus faible, l’enfant né ou à naitre, reste la victime de cette incapacité à s’adapter au réel.


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