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Flag et GayLib sont rassurés : le fichage dès 13 ans ne semble pas les déranger

date de redaction vendredi 19 septembre 2008


EDVIGE : l’orientation sexuelle et la santé des personnes absentes du nouveau fichier, selon deux associations gays.


Communiqué de l’Inter-Pride, 17 septembre 2008

Flag et GayLib sont rassurés. Ils sont bien les seuls. Le fichage dès 13 ans ne semble pas les déranger.

Reste à savoir si dans ce concert de satisfactions ces deux assoces réagiront à l’info du fichage illicite de l’orientation sexuelle reconnue par le pdt de la CNIL dans certains fichiers actuellement.

EDVIGE : l’orientation sexuelle et la santé des personnes absentes du nouveau fichier, selon deux associations gays.

D’après une nouvelle de L’AFP, qui suit, du 6 septembre 2008 :

Les références à l’orientation sexuelle et à la santé des personnes devraient bien être absentes du fichier qui remplacera EDVIGE, et le fichage des mineurs sera "beaucoup plus encadré", selon les associations Gay Lib et FLAG qui rencontraient la ministre de l’Intérieur mardi.

Michèle Alliot-Marie poursuivait sa concertation sur ce fichier contesté, des rencontres que plusieurs organisations du collectif "Non à EDVIGE" ont décidé de boycotter.

Le collectif appelle toujours à des rassemblements le 16 octobre devant les préfectures, et réclame une rencontre avec le Premier ministre François Fillon, signataire du décret portant création du fichier.

"Cette rencontre a été rassurante pour nous. L’état de santé va disparaître du fichier et l’orientation sexuelle ne concernera plus les personnes mais l’objet des associations", a déclaré à l’Associated Press le président de FLAG (association des policiers gays) Jérôme Vicart, en quittant le bureau de Mme Alliot-Marie mardi après-midi.

Par ailleurs, selon FLAG, signataire de la pétition du collectif "Non à EDVIGE", "le fichage des mineurs de 13 ans va être beaucoup plus encadré avec effacement des données au bout d’un temps qui reste à définir", a ajouté M. Vicart. "La ministre nous a rassuré. Il semble qu’on se dirige vers une nouvelle rédaction avec une référence à ces notions beaucoup plus encadrée", a également dit Emmanuel Blanc, le président de Gay Lib (gays proches de l’UMP).

"Nous estimons que l’orientation sexuelle d’une personne et son état de santé ne sont pas nécessaires à la sûreté de l’Etat", a-t-il ajouté. "Cela concernera l’objet de l’association, c’est-à-dire pour nous, ’association de défense des homosexuels’, ce qui ne nous pose pas de problème puisque c’est le cas", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué commun diffusé en fin de matinée, Act-Up Paris, Aides, le Collectif contre l’homophobie, la Fédération Autre Cercle et l’Inter-LGBT avaient de leur côté annoncé qu’ils ne se rendraient pas à la réunion au ministère. Ces associations, toutes membres du collectif "Non à EDVIGE", dénoncent une "fausse concertation" et réaffirment leur "opposition au principe même", de ce fichier.

"Selon les rectifications et aménagements annoncés par le gouvernement, dont les termes exacts demeurent encore inconnus (...) le fichier visera toujours des membres d’organisations désignées comme ’susceptibles de porter atteinte à l’ordre public’", affirment ces associations. Pour elles, "avec une définition si subjective", tout militant d’une organisation associative ou syndicale "restera fichable, l’activité citoyenne restera la cible".

Lundi, la Ligue des droits de l’Homme et le Syndicat de la magistrature, également membres du collectif, avaient aussi refusé d’aller au ministère alors qu’ils y étaient conviés avec la LICRA, la HALDE et la Commission nationale consultative des droits de l’homme, qui s’y sont rendues. AP


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