La France Gaie et Lesbienne
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A-t-on le droit d’être homosexuel/le aux Antilles ?

date de redaction samedi 10 mai 2008


Samedi 17 mai, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, Tjenbé Rèd vous invite à une conférence-débatorganisée à l’initiative d’Amnesty International


Un communiqué de Tjebred Haïti, Martinique, Guadeloupe, le deux mai 2008

A-t-on le droit d’être homosexuel/le aux Antilles ?

(Samedi 17 mai, Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, Tjenbé Rèd vous invite à une conférence-débat organisée à l’initiative d’Amnesty International)

Un documentaire d’Anne Lescot, « Des hommes et des dieux », nous montre comment la pratique du vaudou donne à un groupe d’homosexuels une place hors du commun dans la société haïtienne [1]. Mi-hommes, mi-dieux, ils semblent parfaitement admis par cette société et notamment par leurs familles, alors que leur histoire se passe aux Antilles où l’homophobie est souvent exacerbée sans que le droit ne s’interpose - quand il ne pénalise pas l’homosexualité...

À l’occasion de la quatrième Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, Amnesty International organise une projection de ce documentaire qui sera suivie d’une conférence-débat sur l’homosexualité aux Antilles, « A-t-on le droit d’être homosexuel/le aux Antilles ? », en partenariat avec SOS homophobie, Tjenbé Rèd, An Nou Allé, International Day Against Homophobia (IDAHO), Homosexualité & Socialisme et le Collectif 2004 Images [2].

Cet échange permettra d’évacuer par le dialogue, une méthode certes différente du vaudou, les préjugés encore solidement ancrés dans notre société, notamment en Martinique et en Guadeloupe, ces îles antillaises qui sont aussi des départements français. Un échange où le contexte de ces préjugés sera évoqué : mal connue mais très répandue, la discrimination à l’encontre des personnes homosexuelles est une violation des droits humains, interdite notamment par l’article 26 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques [3], qui peut être violente ; en Ouganda, au Cameroun, en Suède ou aux Etats-Unis, des homosexuels sont incarcérés en application de lois qui réglementent leur vie privée la plus intime ; certains sont torturés jusqu’à ce qu’ils avouent leur « déviance » ou violés pour, soi-disant, les en guérir ; certains Etats vont jusqu’à les exécuter sous prétexte qu’ils représentent une menace pour la société.

Il est du devoir de chacune et de chacun de prendre la défense des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuelles & transgenres) victimes de violations de leurs droits fondamentaux. Amnesty International adresse en ce sens des recommandations aux Etats responsables de ces violations, demandant notamment la libération de tous les prisonniers détenus en raison d’actes homosexuels pratiqués en privé, par des adultes consentants, ou l’abrogation des lois punissant les homosexuels. Un combat difficile qui se heurte à l’incompréhension de nombreuses personnes... notamment en France où à côté de chez nous, parfois devant nous, se produisent des actes homophobes ou sont tenus des propos homophobes. Pourtant, l’article 132-77 du code pénal créé par l’article 47 de la Loi n°2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure aggrave désormais les peines encourues pour un crime ou un délit lorsque l’infraction est commise « à raison de l’orientation sexuelle de la victime » [4].

Venez participer au débat du 17 mai avec :
- Anne Lescot (réalisatrice du documentaire et membre du Collectif 2004 Images),
- Jean-Louis Rougeron (responsable de la commission LGBT de la section française d’Amnesty International),
- Jacques Lizé (président de SOS homophobie),
- David Auerbach Chiffrin (président de Tjenbé Rèd),
- Louis-Georges Tin (porte-parole du CRAN),
- Gilles Bon-Maury (président d’Homosexualité & Socialisme).

Déroulé :
- projection du film,
- échanges autour du film avec les intervenants.

RDV : samedi 17 mai de 19 heures à 21 heures,
au siège d’Amnesty International sis 75-76 du boulevard de la Villette,
Paris XIXème (métro Belleville ou Colonel-Fabien).

Remerciements spéciaux : Karim Khemiri et Mathilde Chevalier de la commission LGBT de la section française d’Amnesty International [5].

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Pour la commission Citoyenneté de Tjenbé Rèd,
Mouvement civique pour l’action & la réflexion
sur les questions noires, métisses & LGBT
en France ultramarine & hexagonale,
le président, David Auerbach Chiffrin


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