La France Gaie et Lesbienne
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Victorin Lurel s’implique dans la vie des lesbiennes gays bis et trans

date de redaction jeudi 16 novembre 2006


Le député et président du conseil régional de la Guadeloupe, par ailleurs secrétaire national du PS à l’Outre-Mer, prend des engagements précis en vue de lutter contre l’homophobie aux côtés d’An Nou Allé, Gay-Union et Homo-Sphère.


Communiqué de presse n°ANA2006/42 d’An Nou Allé, Rivière-Salée, le mardi 14 novembre 2006

Victorin Lurel, député et président du conseil régional de la Guadeloupe, secrétaire national du Parti socialiste à l’Outre-Mer, a reçu le CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer le mercredi 25 octobre dernier. An Nou Allé lui a remis un mémorandum exposant des demandes et propositions élaborées avec les deux autres associations ultramarines de la Fédération française des CGL, Gay-Union (de La Réunion) et Homo-Sphère (de Nouvelle-Calédonie). [1] Le même jour, l’Inter-LGBT adressait une lettre à Victorin Lurel en vue de soutenir ces demandes et propositions. [2]

- A) Concernant la lutte pour la laïcité et contre l’homophobie dans la France ultramarine :

  • 1°) « Aidez-nous ! » - a lancé Victorin Lurel à An Nou Allé afin de l’inviter à lui faire part de ses propositions en vue de lutter pour la laïcité et contre l’homophobie dans la France ultramarine. Répondant à cette invitation, An Nou Allé a évoqué les « Assises de la lutte contre l’homophobie en France ultramarine » qu’elle entend tenir simultanément avec Gay-Union et Homo-Sphère en Martinique, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et à Paris lors de la troisième Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, jeudi 17 mai prochain, sur le thème : « Non à l’homophobie, oui à l’éducation ! » An Nou Allé a estimé qu’il revenait au Parti socialiste, notamment, de favoriser ce débat de société afin de mettre en oeuvre avec la clarté voulue son engagement pour la laïcité et contre l’homophobie sur l’ensemble du territoire de la République. Victorin Lurel a reconnu l’importance de la pédagogie et de l’éducation pour faire évoluer les sociétés ultramarines, qu’il a qualifiées de « sociétés d’interconnaissance », sur ces questions. Au nom du Parti socialiste, il s’est engagé à favoriser la coordination nécessaire aux Assises projetées par les trois associations LGBT et a promis d’y participer. Qui plus est, il a tenu à inviter, avant la fin 2006, des représentantEs d’An Nou Allé à dialoguer avec les socialistes guadeloupéenNEs en vue de préparer ces Assises ;
  • 2°) Le CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer a souhaité recevoir un soutien du Parti socialiste à ses demandes de locaux associatifs en Martinique, Guadeloupe et Guyane. L’association a souligné le rôle clef de tels locaux pour accueillir les personnes concernées par les questions LGBT, pour assurer leur meilleure intégration et leur meilleur épanouissement sur place, pour leur éviter l’expatriation vers la France hexagonale et donc pour favoriser la cohésion des familles antillaises. Victorin Lurel a reconnu l’importance de ces objectifs. Au nom du Parti socialiste, il s’est engagé à soutenir les demandes d’An Nou Allé ;
  • 3°) An Nou Allé a évoqué le combat mené par Homo-Sphère de Nouvelle-Calédonie pour étendre pleinement le PaCS à l’ensemble du territoire de la République. An Nou Allé a rappelé à Victorin Lurel que les articles 72-3 et suivants de la Constitution garantissent l’application de la loi relative au PaCS dans l’Outre-Mer départemental (Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion, Saint-Pierre-et-Miquelon) mais font obstacle à sa pleine application dans le reste de la France ultramarine (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Mayotte, Wallis-et-Futuna, Terres australes et antarctiques françaises). An Nou Allé lui a remis les extraits du communiqué de la Fédération des CGL du 7 mars 2004 relatifs à ce sujet et il s’est engagé à ce que le Parti socialiste prenne position et agisse en vue de réparer cette injustice originelle de la loi relative au PaCS. [3]

- B) Concernant les suites à donner aux propos homophobes et contraires à la laïcité tenus par des éluEs socialistes aux Antilles :

  • 1°) Le CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer a rappelé la gravité des propos tenus par Raymond Occolier, délégué national du PS à l’éducation et à la mémoire, qui a publiquement insulté son vice-président (voir communiqué An Nou Allé du 24 octobre dernier) et qui a publiquement évoqué un passage de la Bible appelant au meurtre des homosexuels (Lév. XX, 13, voir communiqué ANA du 2 octobre dernier). An Nou Allé s’est conséquemment inquiétée de la politique du PS en matière d’éducation et de mémoire (sic) et a demandé à Victorin Lurel d’appuyer sa demande de rendez-vous auprès de Claude Roiron, saisie le 18 octobre dernier comme secrétaire nationale du PS à l’éducation et responsable à ce titre de Raymond Occolier. Victorin Lurel a estimé que les propos de ce dernier étaient « lourds et condamnables ». Il a soutenu que Raymond Occolier ne détenait pas de mandat national au sein du PS et pouvait donc être renvoyé devant la seule commission fédérale des conflits du PS en Martinique. An Nou Allé a renouvelé sa demande de renvoi de Raymond Occolier devant une commission des conflits du PS, s’indignant que cette demande ne soit pas déjà satisfaite ;
  • 2°) An Nou Allé a constaté que la promesse « d’excuses » ou « d’explications » qu’aurait faite Jules Otto, suite à la rencontre du 10 octobre dernier entre l’association et Adeline Hazan, ne semblait toujours pas tenue. Victorin Lurel a indiqué que cette promesse avait été honorée mais à huis clos et au sein du PS. Le CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer s’est étonné que des propos publics (voir communiqué ANA du 5 juillet dernier) aient été retirés de manière aussi confidentielle, sans même qu’un document écrit en atteste. Victorin Lurel a estimé que les propos du premier secrétaire fédéral du PS en Guadeloupe avaient été mal restitués et mal compris. An Nou Allé a conséquemment demandé à le rencontrer pour qu’il confirme la véritable teneur de ses propos, à tout le moins à disposer d’un écrit de sa part en ce sens ;
  • 3°) Victorin Lurel a estimé que les propos tenus par Marlène Lanoix le 10 juillet 2004 puis fin juin, début juillet 2006 puis les 23 septembre, 26 septembre et 2 octobre 2006 étaient également « lourds et condamnables ». La première secrétaire fédérale du PS en Martinique ayant été renvoyée devant la commission nationale des conflits du PS (voir communiqué ANA du 12 octobre dernier), le CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer a rappelé qu’il resterait vigilant quant à la rapidité et à la portée de la décision à venir.

François Vauglin, délégué national du PS aux questions LGBT, deux conseillers de Victorin Lurel et un conseiller d’Adeline Hazan, secrétaire nationale du PS aux droits de l’homme, assistaient à cet entretien dont rend compte le présent communiqué - transmis avant émission et pour information à Victorin Lurel.

An Nou Allé ! Gay-Union Homo-Sphère

Pour AN NOU ALLÉ ! CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer
Association des NoirEs LGBT & de leurs amiEs en France,
le Secrétaire général, David Auerbach Chiffrin

Notes :

[1] Mémorandum pour l’entretien du mercredi 25 octobre 2006 à 10h avec Monsieur Victorin Lurel, secrétaire national du Parti socialiste à l’Outre-Mer, déposé pour l’association An Nou Allé (CGL Antilles-Guyane & Outre-Mer, Association des NoirEs LGBT & de leurs amiEs en France), après concertation avec Gay-Union et Homo-Sphère (associations LGBT à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie), par Messieurs Éric Lafontaine, membre de l’antenne Guyane d’An Nou Allé, et David Auerbach Chiffrin, secrétaire général d’An Nou Allé et responsable de son antenne Paris-Île-de-France, concernant :
- a Les propos homophobes et contraires à la laïcité de Madame Lanoix et de Messieurs Otto et Occolier ;
- b La participation du Parti socialiste à l’élaboration et à la mise en place d’une politique de lutte contre l’homophobie en Outre-Mer http://www.annoualle.org/2006/20061...

[2] Lettre de l’Inter-LGBT à Victorin Lurel concernant la lutte contre l’homophobie dans la France d’Outre-Mer

[3] Extraits du communiqué de presse de la Fédération française des CGL du 7 mars 2004 relatifs à la non application du PaCS dans l’Outre-Mer ne relevant pas de l’article 73 de la constitution (§§5, 24-26, 51-57)


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