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Pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité

date de redaction lundi 13 novembre 2006


Aujourd’hui encore, plus de 70 pays condamnent l’homosexualité, « crime » passible de la peine de mort dans une dizaine d’Etats. Cette pétition adressée aux Nations Unies aboutira à une résolution, qui devrait être débattue ensuite au sein du Conseil des Droits de l’Homme.


Communiqué de pressede l’’IDAHO, New York, le 14 novembre 2006

Lancement le 17 novembre prochain de la pétition du Comité IDAHO “Pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité”

Le 17 novembre 2006, soit six mois jour pour jour avant l’édition 2007 de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, une pétition internationale sera lancée « Pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité ». En effet, aujourd’hui encore, plus de 70 pays condamnent l’homosexualité, « crime » passible de la peine de mort dans une dizaine d’Etats. Cette pétition adressée aux Nations Unies aboutira à une résolution, qui devrait être débattue ensuite au sein du Conseil des Droits de l’Homme.

Cette campagne a été initiée par Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO (International Day Against Homophobia), qui a recueilli pour l’occasion des signatures prestigieuses : plusieurs prix Nobel, des politiciens, des intellectuels et des artistes de renommée nationale ou internationale soutiennent ce projet, ainsi que de nombreuses associations gaies et lesbiennes, ou de défense des droits de l’Homme.

Pour autant, la bataille s’annonce difficile. Il faut s’attendre à une forte opposition des pays religieux, qu’ils soient chrétiens ou musulmans. L’actualité de l’homophobie dans le monde au jour le jour montre que la partie n’est pas gagnée d’avance, tant s’en faut, et les instances internationales sont loin d’être acquises à l’égalité des droits. Cependant, le Comité IDAHO compte sur la jurisprudence onusienne en la matière. En effet, en 1994, la Commission des Droits de l’Homme avait condamné la Tasmanie qui considérait l’homosexualité comme un crime. A la suite de cela, la Tasmanie avait du faire évoluer sa législation pour se mettre en conformité avec le droit international.

C’est ce droit international que le Comité IDAHO entend faire appliquer en saisissant les Nations Unies sur ce sujet. Le 17 novembre prochain, le nom des premiers signataires sera diffusé, et la pétition sera accessible en ligne au plus grand nombre.

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