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Paris protège le sexisme, la lesbo-trans-homophobie, le sida, Paris protège le Vatican

date de redaction lundi 4 septembre 2006


Dimanche 3 septembre, des militantEs des Panthères roses ont perturbé l’inauguration de la place Jean-Paul II à Paris devant Notre-Dame.


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Interpellations musclées
Trente personnes ont déjà été violemment arrêtées et parquées dans un bus. Leur seul tort : avoir exprimé verbalement leur opposition à cet hommage inopiné à Jean-Paul II, avoir l’air un peu trop homosexuel-le ou simplement être en possession de tracts ! Des journalistes ont été violentées et certaines se sont même vues confisquer la cassette de leur caméra.
En tout, plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées ce dimanche et gardées au poste pendant quatre heures pour contrôle d’identité ou « trouble à l’ordre public ».

communiqué de presse des Panthères roses - dimanche 3 septembre 2006 - 17h00

Cet après-midi, dimanche 3 septembre, des militantEs des Panthères roses ont perturbé l’inauguration de la place Jean-Paul II à Paris devant Notre-Dame.

En présence de Bertrand Delanoë et de Mgr André Vingt-Trois, elles et ils ont brandi des pancartes et scandé les slogans : « Paris protège le Vatican, Paris protège le sida, Paris protège l’homophobie, Paris protège le sexisme », pour protester contre cet hommage mal placé.

Entre autres, Jean-Paul II a déclaré que « le contrôle de soi et la chasteté sont les seuls moyens sûrs et vertueux pour mettre un terme à la tragédie du sida. » (Ouganda, février 1993). Dans « Mémoire et identité », paru en février 2005, cet "homme de paix" compare l’avortement à la solution finale, minimisant un crime contre l’humanité et niant les droits des femmes à disposer de leur corps. Et à propos de la légalisation du mariage des couples homosexuels, il ajoute « on doit se poser la question de savoir s’il ne s’agit pas d’une nouvelle « idéologie du mal », peut-être plus insidieuse et plus occulte [...] que le nazisme ».

Alors que la loi prévoit un délai de cinq ans après la mort d’un "homme illustre" pour rebaptiser un lieu public de son nom, la décision de nommer cette place Jean-Paul II a été votée au mois de juillet dernier par le Conseil de Paris, un peu plus d’un an seulement après la date officielle de sa mort, le 2 avril 2005, selon le Vatican. Dès cette date, l’UMP a proposé de rebaptiser un « lieu symbolique » à son nom et trouvé immédiatement écho à la mairie de Paris. Bertrand Delanoë y a tout de suite été « très favorable » (Le Figaro du 6 avril 2005). Christophe Girard (PS) a proposé le parvis Notre-Dame et, aidé de Patrick Bloche (PS), a défendu « le rôle historique d’un homme » au-delà des « controverses » !

Paris n’a pas à honorer la mémoire d’un chef religieux dont l’idéologie criminelle a des conséquences sociales et politiques dramatiques. Il ne s’agit pas de propos isolés mais bien d’une menace systématique que fait peser le Vatican sur nos libertés et nos droits sous prétexte de valeurs morales à défendre. C’est une intrusion constante, permanente et illégitime de l’Eglise dans la vie politique.

En donnant des gages à l’électorat catholique, la Mairie de Paris met en évidence le paradoxe des discours dont on nous abreuve sur "les valeurs républicaines" et "la laïcité", qu’il est difficile de prendre au sérieux alors qu’on rebaptise un lieu public en plein cœur de Paris du nom d’un pape qui s’est distingué par ses positions anti-IVG et anti-capotes, son sexisme et sa lesbo-trans-homo-phobie.

Les Panthères roses, Gouines et pédés à l’offensive


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