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Agressions homophobes à Nîmes

date de redaction mercredi 16 août 2006


Un premier suspect est identifié par la police grâce au témoignage de victimes.


communiqué Collectif contre l’homophobie - 15 août 2006

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 2006 vers minuit, deux nîmois étaient victimes de violences homophobes (injures, jets de bouteilles et de pierres, coup de poing) commises par un groupe de 5 jeunes au Jardin de la Fontaine, lieu de rencontres fréquenté par les homosexuels.

Après leur passage aux urgences dans les heures suivant l’agression, les deux victimes avaient déposé plainte le lendemain (mercredi 19 juillet).

Le Collectif contre l’homophobie, contacté par les victimes, avait immédiatement lancé un appel à témoins qui a permis de recevoir 3 appels confirmant l’hypothèse d’autres agressions homophobes commises depuis le début de l’été au Jardin de la Fontaine. Mais ces témoignages n’ont à ce jour pas apporté d’éléments décisifs pour l’enquête.

Le jeudi 10 août, nous avons reçu un appel du Capitaine de Police Nationale qui suit l’enquête, il s’agissait de faire le point en cours et d’échanger des informations.

Dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 août, l’une des victimes se rend avec des amis dans un café nîmois, attablé en terrasse elle reconnaît formellement à une table voisine un de ses agresseurs assis avec un groupe de jeunes.

La victime téléphone aussitôt à la seconde victime pour lui demander de venir ; à son arrivée sur les lieux, le deuxième homme est aussi catégorique : il s’agit bien du meneur qui lui a asséné un coup de poing.

Les 2 hommes téléphonent à la Police Nationale qui envoie une patrouille (2 voitures et 6 agents) pour procéder à l’interpellation du suspect. Emmené au commissariat, celui-ci indiquera qu’il n’était pas à Nîmes au moment des faits mais à Argelès dans les Pyrénées Orientales.

Son identité contrôlée et relevée, le suspect a été relâché ; il sera convoqué dans les prochains jours pour un interrogatoire au cours duquel son emploi du temps sera vérifié ; ensuite il sera confronté aux victimes.

Nous prenons acte avec satisfaction de ce nouvel élément dans l’enquête et nous espérons qu’il permettra d’identifier des 4 autres agresseurs et d’établir la responsabilité de chacun d’entre eux.

Nous renouvelons notre appel à toutes les victimes et témoins potentiels : leur silence ne doit pas assurer l’impunité des agresseurs. L’anonymat et la discrétion seront garantis à tous les appelants.

Plus d'informations :

contacts : collectifcontrelhomophobie@hotmail.com


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