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Des chansons homophobes au festival culturel de Fort-de-France

date de redaction mardi 8 août 2006


Dans une lettre ouverte à la municipalité de Fort-de-France, le CGL Antilles-Guyanne déplore qu’elle subventionne des délits commis par les chanteurs homophobes D. Pleen, Straika et Lieutenant.


communiqué An Nou Allé ! - 7/8/2006

Par une lettre ouverte à Charles-Henri Michaux et à Lydie Bétis (respectivement président de la commission Culture de la ville de Fort-de-France, président du conseil d’exploitation du SERMAC, service municipal d’action culturelle de Fort-de-France, et directrice du SERMAC), Alain Oncins (vice-président Martinique de An Nou Allé) dénonce les chansons homophobes interprétées le 12 juillet dernier lors du 35ème festival culturel de Fort-de-France.

Au mépris de la loi qui pénalise les appels au meurtre homophobes (cette même loi que le député du Nord Christian Vanneste aimerait tant voir abroger), des « artistes » comme D. Pleen, Straika et Lieutenant ont pu proférer en toute impunité des paroles que d’aucunEs trouveront peut-être adaptées au climat tropical : « Je bute les pédés », « Brûlez les pédés », « Saignez les pédés », « On a rien à attendre de l’Europe, y’a que des homos là-bas »...

An Nou Allé, CGL Antilles & Guyane, Association des NoirEs LGBT en France, attend des éluEs foyalaiSEs qu’ils ne cautionnent plus la commission de délits homophobes et qu’ils ne les subventionnent plus avec les deniers publics. An Nou Allé exige qu’à défaut de procédure judiciaire, un avertissement public et solennel soit formulé à l’encontre de ces « artistes », qui sont en fait des délinquants au regard de la loi, afin que les autorités politiques et culturelles de Fort-de-France démontrent qu’elles ne sont pas solidaires de leurs incitations à la haine. An Nou Allé souhaite qu’à l’avenir, avant de les financer, le SERMAC se fasse remettre les textes de ces rappeurs et autres slameurs qui participent au développement de la violence quotidienne chez les jeunes de nos cités (insultes, agressions physiques, meurtres ou suicide des jeunes discriminéEs).

Pour préparer l’avenir, pour lutter notamment contre la sursuicidalité des jeunes LGBT en Martinique, An Nou Allé demande à être reçue par Charles-Henri Michaux et par Lydie Bétis afin de réfléchir ensemble à la mise en œuvre d’actions destinées à combattre l’homophobie à Fort-de-France.

Pour An Nou Allé !
CGL Antilles & Guyane,
Association des NoirEs LGBT en France,
Le Vice-Président Martinique,
Alain Oncins

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Le courrier envoyé aux autorités culturelles de Fort-de-France.

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