La France Gaie et Lesbienne
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Le gouvernement préfère consulter les réacs

date de redaction mercredi 25 septembre 2002


Les membres de l’interassociative lesbienne, gaie, bi, trans déplorent l’éviction de l’APGL et de la CADAC du Conseil supérieur de l’information sexuelle.


communiqué de l’Inter-LGBT - 24/9/2002

Par l’arrêté du 29 juillet 2002, Nicole Ameline, Ministre déléguée à la parité et à l’égalité professionnelle évinçait l’Association des Parents et futurs parents Gais et Lesbiens (APGL) ainsi que la Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception (CADAC) du Conseil Supérieur de l’Information Sexuelle (CSIS). Créée en 1973, cette instance consultative réunit des représentants des pouvoir publics et des organisations associatives ou syndicales autour des sujets liés à la contraception, à l’interruption volontaire de grossesse, à l’information sur la sexualité, etc.

L’exclusion de la seule association gaie et lesbienne à être membre du CSIS et celle de l’organisation représentative des mouvements de lutte pour le droit des femmes à disposer de leur corps ne sont pas seulement un camouflet pour le mouvement homosexuel et féministe. Leur remplacement par Famille de France et la Confédération des Associations Famililaes Catholiques est avant tout l’expression d’un choix politique inique, celui du dialogue unilatéral avec des organisations réactionnaires et moralistes. De la même façon que les féministes n’oublient pas le combat anti-avortement de Famille de France et des Associations Familiales Catholiques, l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans se souviennent des mobilisations anti-pacs et de leurs récentes manifestations anti-homosexuelles en mai et juin dans plusieurs villes. Exclure les gais, les lesbiennes, les bis et les trans de leur droit de parole ne peut être considéré comme un acte anodin dans une société démocratique. Le message politique donné par cette décision est on ne peut plus clair : c’est bien celui d’un retour à l’ordre moral.

Les explications embarrassées de la Ministre déléguée à la parité et à l’égalité professionnelle n’y peuvent rien : faire état de pressions de lobbies politico-religieux ou se défausser sur le gouvernement précédent ne constituent pas des réponses acceptables. Les associations du Conseil de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans, réunies le samedi 21 septembre, expriment leur protestation, se déclarent solidaires de l’APGL et de la CADAC et demandent au gouvernement leur réintégration immédiate au CSIS. L’Inter-LGBT proposera des initiatives pour une mobilisation unitaire avec d’autres mouvements sociaux.


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