La France Gaie et Lesbienne
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Modification du Conseil supérieur de l’information sexuelle

date de redaction dimanche 15 septembre 2002     auteur Pierre Léonard


Un décret ministériel retire tout rôle actif aux représentants de l’Association des parents et futurs parents Gays et Lesbiens


La CADAC, Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et à la Contraception, et l’APGL, Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens, expriment leur indignation face aux modifications apportées à la composition du CSIS, Conseil Supérieur de l’Information sexuelle, de la Régulation des Naissances et de l’Education Familiale. Ce conseil dépend du Ministère délégué à la Parité et à l’Egalité Professionnelle qui a remplacé le Secrétariat d’Etat aux Droits des Femmes et à la Formation Professionnelle. L’arrêté du 29 juillet 2002, paru au Journal Officiel du 6 Août 2002, modifie en effet la liste des associations représentatives parties prenantes de cette structure : la CADAC et l’APGL en sont écartées, leurs représentantes y figurent dorénavant à titre de "personnalités qualifiées" qui ne disposeraient dès lors que d’une "voix consultative".

"Le Conseil Supérieur de l’Information Sexuelle constitue un lieu original de rencontre et d’échanges réguliers entre le milieu associatif proche des préoccupations de terrain et l’administration, un lieu dans lequel l’apport réciproque d’informations, l’expression de sensibilités plurielles, de savoir-faire et d’expertises permettent d’élaborer une réflexion et constituent une force de propositions auprès des pouvoirs publics. "(Extrait de la brochure de présentation du CSIS).

Les modifications introduites par l’arrêté du 29 juillet 2002 semblent avoir eu pour objet l’intégration de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques et de la Fédération Nationale des Familles de France et la mise à l’index de la CADAC et l’APGL. Nous sommes relégués sur une liste annexe dite de personnalités qualifiées, mais nos associations cessent d’exister en tant qu’interlocuteurs face aux Pouvoirs publics.

L’APGL n’est donc plus un interlocuteur valable pour la nouvelle majorité qui dévoile par cet acte le retour d’un ordre moral discriminant. C’était la première fois qu’un gouvernement, celui de Lionel Jospin, amorçait le dialogue avec la communauté gay et lesbienne par le biais d’une association familiale, au sein de cette instance. La réalité et les difficultés de minorités déjà discriminées sont ainsi occultées. La mission d’un tel Conseil consultatif d’information sexuelle devrait être au contraire l’ouverture d’un dialogue constructif et démocratique. Par cet acte symbolique, le gouvernement actuel montre le sort qu’il réserve aux homosexuels : l’exclusion.

La CADAC a joué un rôle déterminant dans l’adoption de la loi sur le délit d’entrave à l’IVG, dite Loi Neiertz. Cette coordination féministe est porteuse des aspirations des femmes pour le droit à disposer de leur corps, elle combat en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et pour le libre choix de leur sexualité. Elle peut également s’enorgueillir d’avoir contribué à la promulgation de la loi du 4 juillet 2001 relative à l’avortement et à la contraception.

L’APGL et la CADAC sont déterminées à continuer leur action en faveur de la défense des libertés et des droits de tous les citoyens.

LA CADAC ET L’APGL


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