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L’UMP doit désormais refuser son investiture à Christian Vanneste

date de redaction mercredi 25 janvier 2006


Jean-Luc Romero demande à l’UMP de tirer la conclusion politique de la condamnation du député du Nord.


communiqué de Jean-Luc Romero - 24 janvier 2006

Après la condamnation de Christian Vanneste, Jean-Luc Romero demande à l’UMP de ne plus lui accorder son investiture

Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida [1] et d’Aujourd’hui, Autrement, conseiller régional UMP d’Ile-de-France, se réjouit de la condamnation de Christian Vanneste qui, à plusieurs reprises, a tenu des propos homophobes.

Il demande à la commission d’investiture de l’UMP de ne plus lui accorder son soutien pour les prochaines élections législatives et de désigner un autre candidat si M. Vanneste était tenté de se représenter malgré sa condamnation.

En effet, le député du Nord, en toute connaissance de cause, a bafoué, à plusieurs reprises, une loi supprimant enfin toute hiérarchie entre les discriminations et qui a été votée par l’actuelle majorité. M. Vanneste n’a montré aucun regret et a même réitéré ses propos devant le tribunal de Lille. Un député peut commettre une erreur, mais il ne peut continuer à bafouer la loi en toute impunité. Ce serait incompréhensible vis-à-vis de la plupart des Français qui sont légalistes et respectent les lois même s’ils ne les approuvent pas.

Ne tirer aucune conclusion politique de cette sanction exemplaire donnerait injustement le sentiment que les élus - notamment ceux chargés d’élaborer la loi - sont au-dessus des lois et que l’homophobie est finalement tolérée contrairement au racisme et à l’antisémitisme.

Ne pas désavouer un élu qui se vante de bafouer la législation - et qui assure même avoir le soutien de la plupart de ses collègues ! - donnerait enfin le sentiment que le vote de la loi pénalisant les propos homophobes n’était, pour notre majorité, qu’un leurre puisque sa première application n’aura aucune conséquence pour M. Vanneste au sein de l’UMP, parti pourtant à l’origine de la pénalisation des propos homophobes.

Notes :

[1] Le 16 janvier 2006, l’assemblée générale d’ELCS a étendu les domaines d’intervention de l’association à la lutte contre les discriminations (lire Jean-Luc Roméro réélu président d’ELCS)


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