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La Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans 2005 de Paris

date de redaction vendredi 24 juin 2005


L’Interassociative lesbienne gaie bi et trans organise sa manifestation annuelle le 25 juin à Paris, avec comme mot d’ordre "Couples et parentalité : l’égalité maintenant".


communiqué de presse Inter-LGBT - 23/6/2005

Le 25 juin 2005 la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans défilera de Montparnasse à Bastille, sous le mot d’ordre Couples et parentalité : l’égalité maintenant. Cette marche interpellera vigoureusement le gouvernement sur ses refus ou ses retards. Elle demandera également à l’ensemble des partis politiques de la majorité comme de l’opposition de se positionner avec clarté sur les questions de couples et de parentalité. Elle appellera à la remobilisation de toutes et de tous contre le VIH.

Gouvernement : blocages sur le mariage et la parentalité, retards sur la réforme du pacs

Lors d’un entretien au cabinet du Premier ministre le 14 juin, l’Inter-LGBT a reçu confirmation que le nouveau gouvernement n’avait pas l’intention d’engager une quelconque réforme qui irait dans le sens de l’accès au mariage et à la parentalité pour les couples de même sexe. En revanche, ce gouvernement resterait attaché à la mise en oeuvre d’une réforme législative du pacs. Cependant, à 2 jours de la Marche des fiertés, l’avant-projet de loi n’a toujours pas été communiqué à l’Inter-LGBT, et aucune assurance n’a pu être donnée sur son contenu : aucune garantie n’a pu être faite à l’Inter-LGBT sur l’amélioration des droits sociaux et fiscaux, particulièrement ceux liés au décès du partenaire pacsé. Une telle amélioration ne dénaturerait pas l’esprit du pacs qui conserverait son originalité, mais mettrait fin à une situation cruelle et discriminatoire : face au décès du compagnon ou de la compagne, notamment en matière de successions ou de réversion, il faut l’égalité maintenant !

Partis politiques : maintien d’un dialogue ferme et exigeant

Comme chaque année, la Marche des fiertés sera soutenue par de nombreuses personnalités, par des organisations syndicales et associatives, par des partis politiques. Les associations membres du Conseil de l’Inter-LGBT ont souhaité porter la banderole de tête avec des organisations qui se seront engagées avec clarté sur l’ensemble du mot d’ordre qui y figurera : "Couples et parentalité : l’égalité maintenant". S’y joindront également le maire Paris et le/la représentant-e du président de la Région Ile-de-France. Pour les partis politiques, Les Verts, dont l’engagement a été suivi d’actes, porteront cette banderole. L’UMP n’a pas répondu à l’invitation faite par l’Inter-LGBT. L’UDF ne soutient pas le mot d’ordre mais sera représentée dans le carré de tête de la marche.

L’Inter-LGBT a rencontré ce mercredi 22 juin François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste. Patrick Bloche, qui dirige les travaux des groupes parlementaires socialistes sur les question de couple et de parentalité, Annick Lepetit, qui représentait le président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, Adeline Hazan, secrétaire nationale aux questions de société et François Vauglin, délégué national aux questions LGBT étaient également présents. François Hollande, au nom du PS, a réaffirmé l’engagement collectif du PS à améliorer le pacs et à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Il a affirmé le soutien du PS aux initiatives des sénateurs socialistes en faveur de la non-discrimination des célibataires candidats à l’adoption. Il s’est en outre déclaré favorable à la reconnaissance juridique du beau parent, notamment par l’assouplissement des conditions de délégation de l’autorité parentale. Ces principes ont été rappelés ce jeudi 22 juin dans un courrier de François Hollande adressé à l’Inter-LGBT. Toutefois, le premier secrétaire du PS a expliqué que, sur l’adoption par un couple de même sexe, au delà de l’objectif affiché d’égalité, le PS n’avait pas de position officielle, et que les conclusions des travaux des parlementaires socialistes, en cours de rédaction finale et qui pourraient concorder avec les attentes des associations, devront faire l’objet d’une validation interne. Dans ces conditions, malgré une progression évidente de la réflexion interne au Parti socialiste, l’Inter-LGBT ne proposera pas au PS de porter la banderole de tête de la marche à ses côtés, faute d’un engagement public clair et collectif sur les questions de parentalité.

L’Inter-LGBT a également rencontré ce jeudi 23 juin le Parti communiste français, accueillie par Michel Duffour, président du Conseil national, Nicole Borvo, président du groupe communiste au Sénat, Richard Sanchez, responsable de la Commission liberté, démocratie et lutte contre les discriminations et Patrice Bessac, conseiller régional. Le PCF s’est exprimé sur le principe de l’égalité des droits et affiche un certain nombre de convergences avec les associations, notamment sur la question du mariage et de la non discrimination des personnes célibataires candidates à l’adoption. Toutefois, il n’est pas en mesure aujourd’hui de leur présenter une concrétisation de cet engagement, en particulier sur l’adoption par les couples de même sexe. L’Inter-LGBT, qui ne proposera donc pas au Parti communiste de participer au port de la banderole de tête, reste cependant attentive au contenu d’une proposition de loi sur le mariage que le PCF annonce vouloir déposer dans les prochains jours.

Fermeté n’est pas ostracisme : tous les partis pourront être représentés dans le carré de tête de la marche et de nombreuses personnalités (politiques, syndicalistes, associatifs) soutiendront la marche ce samedi. Plusieurs organisations ont d’ailleurs annoncé leur participation dans le cortège. L’Inter-LGBT salue en particulier l’Intersyndicale FCPE / FERC-CGT / FSU / SGEN-CFDT / UNEF / UNL / UNSA Education qui s’engage à ses côtés sur la lutte contre les discrimination à l’école.

VIH/Sida : une remobilisation obligatoire

L’INVS a publié ce mercredi 22 juin 2005 les résultats de l’enquête presse gay 2004, qui démontre une explosion spectaculaire et catastrophique des prises de risques dans la population homosexuelle masculine. Individus, associations, pouvoirs publics : la responsabilité doit être le mot d’ordre de toutes et tous. A 16h00, la Marche des fiertés LGBT observera 3 minutes de silences, afin de provoquer un premier électrochoc dont l’ensemble de la société a aujourd’hui besoin. C’est malheureusement une remobilisation de longue haleine qu’il va falloir engager.

Alain Piriou, porte-parole

Plus d'informations :

notre dossier Marche des Fiertés 2005


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