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Reims ouvre l’espoir de cérémonies apaisées en 2006

date de redaction mardi 3 mai 2005


Le 24 avril avait divisé la nation sur la déportation pour homosexualité, reconnue à Paris et Châlons, déniée ailleurs. Le 30 avril, Reims a entendu l’appel du 15 mars signé par trois formations politiques et 32 associations luttant contre l’homophobie.


Samedi 30 avril à Reims, la cérémonie du souvenir de la déportation a pour la première fois évoqué la déportation pour homosexualité : Catherine Vautrin, secrétaire d’État aux personnes âgées, qui représentait le gouvernement, a lu un extrait du discours présidentiel du 24 avril en présence des deux CGL de la Marne, Ex Æquo et Reims Liberté Gaie (RLG). Leur présence officielle à cette cérémonie, pour la première fois également, et surtout l’évocation officielle de cette déportation répondaient enfin aux attentes exprimées par Ex Æquo depuis 1996. Elles répondaient aussi à la mobilisation de RLG qui, depuis l’appel du 15 mars dernier [1], a constamment recherché le dialogue avec la préfecture de la Marne et tenu heure par heure la Fédération des CGL informée des conditions délicates de ce dialogue.

Vendredi 29 avril, alors que cette évocation et cette présence ne semblaient pas acquises, la Fédération des CGL et sept autres signataires de l’appel du 15 mars avaient donné valeur de test à la cérémonie rémoise. Ils avaient regretté l’anarchie observée dimanche 24 avril où, partout ailleurs en France, les circulaires du 8 avril du ministre délégué aux anciens combattants et du directeur général de l’ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) avaient été méconnues (sauf il est vrai à Paris et à Châlons-en-Champagne).

Aujourd’hui, les signataires estiment que la cérémonie rémoise a valeur de modèle pour les cérémonies du dimanche 30 avril 2006 et remercient Madame Vautrin, la mairie de Reims et la préfecture de la Marne. Ils remercient également les associations qui, depuis trente ans, ont appelé la nation à laisser une place au souvenir de la déportation pour homosexualité. Ils remercient enfin les acteurs qui ont accepté de prendre connaissance de l’appel du 15 mars voire de le soutenir : le Président de la République, le président du Sénat, le ministre délégué aux anciens combattants, le directeur général de l’ONAC, le président de l’UNADIF, le secrétaire général de la FNDIR, le président de l’UNDIVG, le secrétaire général de la FNDIRP, le directeur de la Fondation pour la mémoire de la déportation, Monsieur Lescure, et l’ancien secrétaire général de la Fondation, le colonel Mercier.

Les signataires soulignent la pertinence de la démarche engagée avec l’appel du 15 mars : la qualité du dialogue ouvert à cette occasion, les sept comptes rendus publiés depuis, ont pu permettre à ces acteurs de dialoguer entre eux et d’estimer le temps venu de concilier le meilleur respect des déporté/es et le meilleur respect de l’histoire.

Pour Reims Liberté Gaie, CGL Reims,
Le Président,
Julien Gauthier

Pour Ex Æquo, CGL Reims,
Le Président,
Olivier Nostry

Pour l’INTER CENTRES LGBT,
Matthieu Chaimbault & Alexandre Defosse

Notes :

[1] Les trois formations politiques (proches de la majorité ou de l’opposition) signataires de l’appel du 15 mars sont "Aujourd’hui, Autrement", "On est là !", et la Commission nationale LGBT des Verts. Les 32 associations signataires luttant contre l’homophobie sont la Fédération des CGL, le Collectif contre l’homophobie et pour l’égalité des droits, les "Oublié(e)s" de la Mémoire, la Coordination InterPride France, les Flamands roses, Mélo’Men et les Gais et lesbiennes branchés, rejointes par le collectif Homoboulot, la fédération nationale jeune et étudiante mOules-frItes, le SNEG, la Lesbian & Gay Pride de Lyon puis le Collectif de lutte contre l’homophobie Rhônes-Alpes.


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