La France Gaie et Lesbienne
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Les CGL s’organisent pour obtenir une véritable reconnaissance de toutes les déportations

date de redaction mercredi 12 janvier 2005


La Fédération des CGL invite les associations LGBT à coordonner leurs actions de commémoration de la déportation homosexuelle et propose de commencer par recenser les actions menées en 2004 pour mieux identifier les points de blocage.


COMMUNIQUÉ N°IC/CP/05/02 Angers (49), le vendredi 7 janvier 2005

Acteurs de terrain, les Centres gais & lesbiens de France et leurs Membres associés sont confrontés chaque jour aux problèmes liés à l’homophobie. Ils se souviennent de François Chenu dont ils ont commémoré le meurtre à Reims le 10 septembre dernier, de Jean-Pierre Humblot dont ils ont commémoré le meurtre à Nancy le 1er août, de Sébastien Nouchet agressé le 16 janvier 2004. Mais les souffrances d’aujourd’hui n’éclipsent pas celles d’hier : les CGL et leurs Membres associés se souviennent également des homosexuel/les déporté/es durant la Seconde Guerre mondiale.

Grâce notamment à l’action d’associations comme le Mémorial de la déportation homosexuelle, les Flamands roses, l’Inter-LGBT (ex-Lesbian & Gay Pride Île-de-France) ou Homosexualités et socialisme, la France a reconnu la déportation homosexuelle le jeudi 26 avril 2001 par l’intermédiaire de Lionel Jospin, alors Premier ministre. Mais cette reconnaissance n’est pas encore effective dans tous les départements : si certains des CGL et de leurs Membres associés peuvent participer de plus ou moins loin aux cérémonies du souvenir de la déportation le dernier dimanche d’avril, d’autres sont rejetés manu militari.

La Fédération française des CGL et de leurs Membres associés (qui regroupent 136 organisations et 2.295 militant/es lesbiennes, gaies, bi et trans) propose de recenser les actions de commémoration de la déportation homosexuelle afin de mettre en évidence ces différences de traitement et afin d’inciter les autorités préfectorales encore hésitantes à appliquer une circulaire émise en 2001 par Jean-Pierre Masseret, alors secrétaire d’État aux Anciens combattants. Dans un premier temps, la Fédération a récolé les actions menées par dix-sept de ses Membres directs et indirects le dimanche 25 avril 2004 : Couleurs Gaies (CGL Metz), Ex Æquo (CGL Reims), le Forum gai & lesbien (CGL Lyon), Quazar (CGL Angers), Alter égaux (Membre associé, Association affinitaire à Nancy), ARIS (à Lyon), C.I.GA.LE. (à Grenoble), le CGL Nîmes (à Nîmes), CIGaLes (à Dijon), le GAG (à Orléans), HOMogênE (au Mans), Émergence (Membre associé, Observateur à Sarreguemines), Homonyme (à Nancy), Mémoire des sexualités (à Marseille), les Flamands roses (association membre du CGL Lille) (notre photo), les Mélo’Men (association membre du CGL Paris) et Moove (association membre du CGL Lyon). Ces éléments sont disponibles sur le site Internet de la Fédération : http://inter-centres-lgbt.org/trian...

La Fédération appelle les autres acteurs qui oeuvrent à la reconnaissance de la déportation homosexuelle à se rapprocher d’elle afin de recenser l’ensemble des démarches menées en 2004 et de rechercher ensemble les voies et moyens possibles pour mener au mieux la prochaine cérémonie du souvenir de la déportation, dimanche 24 avril 2005.

Pour l’INTER CENTRES LGBT,

Vu l’article R11­2, alinéas 1 et 2 du règlement intérieur, Vu la résolution IC/10R/B13,

Matthieu Chaimbault
Alexandre Defosse
Porte-parole délégués


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