La France Gaie et Lesbienne
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Report du projet de loi sur les propos discriminatoires

date de redaction mardi 29 juin 2004


Le gouvernement affiche son mépris, l’Inter-LGBT sa colère en découvrant que l’ordre du jour de la session extraordinaire du Parlement n’inclut pas l’examen duprojet de loi contre les propos homophobes et sexistes.


communiqué Inter-LGBT - 28/6/2004

Mercredi 23 juin, le Conseil des ministres adoptait un projet de loi sur les propos discriminatoires. Le Garde des Sceaux "espérait" que le projet de loi serait discuté lors de la session extraordinaire du Parlement. Le premier Ministre prenait l’engagement de faire tout son possible pour se tenir à ce calendrier, devant les associations jeudi matin, et se déclarait même ouvert à des améliorations.

Au lendemain d’un succès historique de la Marche des fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans qui a rassemblé 700 000 personnes, le Président de la République publiait un décret annonçant l’ordre du jour de la session extraordinaire de juillet. Le texte promis ne sera pas discuté cet été !

Tant de mépris à l’égard d’un mouvement social et si peu de considération à la parole donnée laisse sans voix. L’annonce faite en Conseil des ministres de mercredi et le "petit-déjeuner" avec le Premier ministre n’auraient-ils donc servi qu’à déminer une marche qui s’annonçait houleuse pour le gouvernement ? Entre l’aplomb du ministre de la Justice, qui parle d’une "loi Nouchet" (sic) pour défendre les personnes en raison de leurs "choix de vie" (re-sic), et le silence coupable du ministre de l’Éducation nationale pour qui la prévention des discriminations n’est pas un sujet de dialogue, la bonne volonté affichée par le Premier ministre et le Président de la République ne se résume donc qu’à un exercice de communication très répétitif.

Combien d’agressions, d’injures, d’humiliations faudra-t-il pour que ce gouvernement se décide à légiférer et à agir, et considère que la lutte contre les discriminations ne souffre d’aucun délai supplémentaire ? Instrumentaliser les victimes et les associations est à la portée de tous : agir est visiblement une autre affaire. Les espoirs exprimés lors de la Marche des fiertés du 26 juin ont été trahis, il ne reste plus que la colère. Assez d’hyprocrisie, des actes, maintenant !

Alain Piriou, porte-parole


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