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L’Eglise catholique française opposée au mariage et à l’adoption

date de redaction lundi 24 mai 2004     auteur Jean-Benoît RICHARD


Le président de la conférence des évêques de France, Monseigneur Jean-Pierre Ricard, se dit en « désaccord » avec le mariage homosexuel que se propose de célébrer le député-maire de Bègles le 5 juin prochain.


Le président de la conférence des évêques de France, Monseigneur Jean-Pierre Ricard, se dit en « désaccord » avec le mariage homosexuel que se propose de célébrer le député-maire de Bègles le 5 juin prochain.

Dans l’éditorial de la revue bimensuelle de l’église catholique en Gironde, "L’Aquitaine", parue le 21 mai, l’archevêque de Bordeaux estime que « notre société ne saurait mettre sur le même plan l’union d’un homme et d’une femme, ouverte sur la naissance de nouveaux êtres, avec celle de deux semblables, qui ne l’est pas ».

« Si notre société donne tant d’importance au mariage d’un homme et d’une femme, ce n’est pas simplement pour prendre acte de la constitution d’un couple (dans ce cas, pourquoi alors le refuser socialement aux personnes homosexuelles ?) mais c’est parce que le mariage assure également le renouvellement des générations, la lisibilité de la filiation et de la parenté et apporte de la sécurité aussi bien aux adultes qu’aux enfants issus de leur union, ce qui n’est pas le cas d’une union entre personnes du même sexe », explique Monseigneur Ricard.

A propos de l’adoption par les couples homosexuels, l’archevêque de Bordeaux estime qu’ « un enfant qui est né de l’union d’un homme et d’une femme a besoin d’un père et d’une mère. Pour structurer sa propre personnalité, il faut qu’interviennent auprès de lui image paternelle et image maternelle. Répondre qu’il suffit qu’un enfant se sente aimé n’est pas satisfaisant. (...) Le bien de l’enfant doit primer sur le désir d’enfant de ceux qui souhaiteraient être ’parents’ ».

« Dire ceci, est-ce faire preuve de discrimination vis-à-vis de personnes ou tout simplement rappeler un principe de réalité ? », s’interroge-t-il.

« Quand l’Eglise intervient dans ce domaine, ce n’est pas pour défendre une éthique étroitement confessionnelle mais pour soutenir les principes fondateurs de la vie sociale elle-même. Tout ne contribue pas à renforcer le lien social. Il y a des choix à faire et des points de repère structurants à rappeler », conclut l’archevêque.


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