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La France Gaie et Lesbienne diffuse le questionnaire conçu par l'Institut de Veille Sanitaire sur les modes de vie des gais en France. Depuis 1985 cette enquête s'affine sous la direction de Michael Pollack, Marie Ange Schiltz et maintenant Philippe Adam. Prenez le temps de lire les quelques mots de présentation. Consultez la synthèse des données de l'enquête 1999 parue dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire n°41. A l'époque de l'apologie de la baise sans capote, des "parties de conversions" nous devons tous prendre conscience l'ampleur de l'évolution de cette épidémie. Nous sommes heureux de participer à sa diffusion et nous ne pouvons qu'essayer de vous convaincre de charger ce questionnaire, de l'imprimer, de le remplir et de le renvoyer à :
Les instigateurs et les partenairesL'enquête presse gay est une enquête sociologique créée en 1985 à l'initiative de la presse Gay et de chercheurs (Michael Pollak assisté de Marie-Ange Schiltz) investis dans le champ des études sur l'homosexualité et le sida. Depuis 1997, l'enquête a été menée sous la direction scientifique du sociologue Philippe Adam. Elle est gérée par l'institut de Veille Sanitaire, établissement public situé à Saint-Maurice (94) dont la mission est d'étudier l'état de santé et de bien-être des populations. Depuis son origine, la presse gay joue un rôle irremplaçable dans la mise en oeuvre de l'enquête et dans la diffusion des résultats. De juin à septembre, près de 350 000 questionnaires seront diffusés grâce à la générosité de 21 titres de la presse gay qu'ils soient à diffusion nationale ou régionale. Cette diversité des zones géographiques et des types de magazines, devrait permettre une meilleure représentation de la population homosexuelle répartie sur tout le territoire. Par ailleurs, pour la première fois cette année, plusieurs sites gays sur internet apportent leur contribution à l'enquête en mettant le questionnaire à disposition de leurs utilisateurs. L'étude bénéficie depuis de nombreuses années du soutien financier de l'agence Nationale de Recherches sur le Sida, de la Direction Générale de la Santé. Cette année le Syndicat National des Entreprises Gays a également souhaité apporter son soutien à l'enquête en demandant aux entreprises qui lui sont affiliées de veiller à la bonne distribution du questionnaire dans les établissements o certaines revues sont distribuées. Les objectifs générauxLa mobilisation massive de la presse gay autour de l'enquête 2000 va permettre d'assurer la pérennité d'un important dispositif d'étude et de suivi des comportements de la population homosexuelle française. Ce dispositif permettra de produire les connaissances nécessaires pour mieux cibler et orienter les actions de prévention dans le contexte actuel caractérisé par une recrudescence des MST et un relâchement probable des comportements préventifs. Par ailleurs, les données collectées sur les modes de vie (du célibat au PaCS, de l'acceptation au rejet de l'homosexualité, etc) contribueront à alimenter la réflexion sur la situation sociale et l'avenir de la communauté gay et lesbienne. Le contenu du questionnaireLe questionnaire s'articule autour de plusieurs axes complémentaires. Prévention et santéDès 1997, on avait pu observer, dans certains sous-groupes de la population homosexuelle ayant répondu à l'enquête presse gay, des signes avant-coureurs d'une possible dégradation de la situation préventive. En 1998, l'INVS a également constaté une recrudescence des maladies sexuellement transmissibles. L'un des premiers objectifs de l'enquête 2000 sera donc d'évaluer l'ampleur des évolutions qui pourraient être intervenues entre 1997 et 2000 dans les prises de risque et la prévalence des MST. Par ailleurs, on a souhaité approfondir cette année trois axes de recherche plus spécifiques. L'enquête permettra de mieux comprendre la façon dont les personnes séropositives gèrent leur traitement et la prévention. On pourra également produire des connaissances sur la façon dont s'effectue la gestion de la prévention dans les couples gays. Enfin, le questionnaire aborde le thème de l'impact des nouveaux traitements sur la prévention avec des questions communes à celles posées dans des enquêtes similaires menées en Australie, en Allemagne, en Angleterre et même au Canada, ce qui permettra de faire des comparaisons entre les pays. Une rubrique du questionnaire est consacrée à des questions plus générales sur la santé. Outre les questions sur les MST, sur les hépatites et la vaccination qui constituent des thème d'actualité, on abordera la dépression et le suicide. En effet, on ne dispose à ce jour d'aucune donnée sur ce sujet important (notamment chez les jeunes confrontés à des situations de rejet) et il fallait remédier à cette situation. Modes de vieParallèlement à la santé et la prévention, l'étude du vécu de l'homosexualité reste un objectif prioritaire de l'étude. Dans le cadre du questionnaire 2000, on a ainsi posé des questions sur l'acceptation ou le rejet de l'homosexualité, sur les injures ou les agressions homophobes. De nombreuses questions portent sur la vie sexuelle et sur l'identité mais aussi sur la sociabilité gay et sur le couple gay. Il s'agira notamment de mieux comprendre le fonctionnement du couple gay et les attentes mutuelles des partenaires dans les domaine de la sexualité et de la prévention. En effet, jusqu'à présent on disposait de données sur la proportion de gays et de lesbiennes en couple et le profil de ces personnes mais on ne sait pas vraiment comment fonctionne un couple gay ou lesbien. L'actualité imposait également d'insérer une question sur le PaCS qui permettra de connaître la proportion et le profil des répondants qui ont pacsé. Par rapport aux années antérieures, la liste des thèmes abordés par le questionnaire a été augmentée afin de collecter des données importantes sur les différentes facettes de la vie des lecteurs et des lectrices. Le détail et la profondeur du questionnaire 2000 permettra de faire une sorte de bilan afin de retracer les évolutions qui sont intervenues dans les modes de vie gays et lesbiens depuis 1985, date de la première enquête presse gay. Certes, le contenu du questionnaire est bien plus adapté aux hommes qu'aux femmes. Les lesbiennes pourront cependant apporter leur contribution à l'enquête en répondant uniquement à certaines questions, celles qui concernent leur vie et leur identité sexuelle, leur santé et leur éventuel engagement dans des projets de couple. Les femmes doivent donc suivre les consignes de réponse qui leur permettront d'éviter les questions trop masculines. La participation des lecteurs et des lectricesPour de nombreux répondants, la participation à l'enquête devient un rendez-vous institutionnalisé. De façon périodique, l'enquête permet aux gays et aux lesbiennes de s'exprimer collectivement mais elle constitue également un moment privilégié dans la trajectoire ou le parcours individuel des personnes. Répondre à l'enquête, c'est aussi prendre le temps de faire un bilan sur sa sexualité, sa gestion des risques et, plus globalement encore, sur son expérience quotidienne de l'homosexualité. Même si certaines questions sont très personnelles, le fait que l'enquête soit totalement anonyme facilite grandement l'exercice. C'est sans doute pour cette raison que l'enquête 1997 avait connu un succès aussi franc : 3311 hommes et 158 femmes y avaient répondu. Près de 900 d'entre eux avaient par ailleurs envoyé un courrier pour raconter plus en détail leur vie et témoigner de leur soutien à l'enquête. Date de disponibilité des résultatsLes premiers questionnaires sont parus dès la fin du mois de juin. Selon les revues, la publication va s'échelonner tout l'été et à la rentrée. Au 20 juillet, plus d'un millier de questionnaires étaient déjà parvenus à l'équipe de recherche mais il faut que les gays et les lesbiennes fassent encore un effort de participation afin que l'on puisse atteindre le volume de retour de 1997 (3500 questionnaires). On espère donc que le flux de questionnaires retournés va se poursuivre au cours des prochains mois. Les répondants doivent renvoyer au plus vite leur questionnaire afin de réduire la période de collecte que l'équipe souhaiterait clore à la fin du mois de septembre. Au début de l'automne, plusieurs milliers de questionnaires auront donc été reçus, lus intégralement par l'équipe de recherche puis saisis un par un afin de faire des analyses statistiques. Pour cette raison, il importe que les questionnaires soient bien remplis du début jusqu'à la fin même si le questionnaire est long. Dès octobre, l'analyse proprement dite pourra commencer. L'équipe s'est engagée à transmettre les premiers résultats le plus tôt possible à la presse gay (et au plus tard au 1er trimestre 2001). Les lecteurs pourront avoir connaissance des résultats par l'intermédiaire des journaux dans lesquels ils ont trouvé le questionnaire. Les résultats seront également mis en ligne sur le site internet de l'INVS : www.invs.sante.fr. Enfin comme cela a été fait lors de la dernière enquête, tous les répondants qui en formuleront la demande recevront à domicile les résultats de l'enquête. Les résultatsVous l'avez compris, cette enquête n'a d'intérêt que si, d'année en année, vous répondez avec toute la franchise qui est demandé face aux questions parfois très personnelles. Mais c'est la seule façon pour les sociologues de comprendre les mouvements de pensées et d'aider les gouvernants à orienter la politique de la santé. L'équipe de la France Gaie et Lesbienne vous rapportera les résultats préliminaires et les rapports de cette étude comme elle l'a fait pour les précédentes sous la direction de Marie Ange Schiltz. Merci pour votre collaboration. |
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