Entouré d'amis, partageant leur chambre lorsqu'il en avait envie, il laissa d'innombrables chefs-d'oeuvre témoignant de cette atmosphère joyeuse : les Valses au piano, la musique de chambre, des lieder légers ; pour bien les jouer, dit-on, les exécutants doivent eux-mêmes être de véritables amis dans la vie, ce qui semble se vérifier au disque. Mais dans cette douceur de vivre se cachait aussi la douleur. Schubert, en véritable romantique, se sentait étranger au monde. Timide avec les femmes, petit, se trouvant difforme, mort presque vierge, la seule fois où il aurait connu l'autre sexe, ce serait avec une prostituée qui le rendit malade à en mourir. Au soir de sa vie, il était le plus créatif pourtant, signant chef-d'oeuvre sur chef-d'oeuvre. Ce qui était déjà révélé dans son oeuvre de jeunesse, Marguerite au rouet, d'une maturité sans comparaison avec son âge, se trouve éclairé de cette dernière et sublime lueur. On cite pour l'anecdote tel musicien célèbre voulant (et il l'a obtenu) qu'on joue pour son enterrement le mouvement lent du quintette à cordes pour deux violoncelles de Schubert, une oeuvre d'une immense consolation.
Oeuvres remarquables :
Pour plus de renseignements, un site en entier lui est dédié : The Schubert Institute.