Erik Satie


Bien curieux, ce compositeur français né en 1866, mort en 1925. Le roi des bons mots, avec une verve qui défraie la chronique parisienne, il est pourtant indubitablement seul, et demeure inconnu. Détestant sa belle-mère, il aurait modifié le "c" de son prénom en "k" pour rappeler la langue de sa mère. Une vague amourette avec Suzanne Valandon, étant jeune, fait la joie de tous les biographes attendris. Il n'en reste pas moins qu'il était affreusement misogyne et que son livre de chevet découvert à sa mort n'est autre que les "Contes" d'Andersen, écrivain qui nourrissait de ses fantasmes ses écrits pas forcément destinés aux plus jeunes. Qu'en est-il de sa vie privée ? Il n'en reste trace que quelques allusions de Jean Cocteau, qui l'a toujours défendu contre ses ennemis, dont quelques esquisses le représentent avec des matelots dans une maison, et plus par plaisanterie à mon avis.

Oeuvres remarquables : une abondante production de petites pièces, souvent pour piano, en particulier, les Sarabandes, les Gnossiennes, les Gymnopédies.


Musique