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19 juillet 2006 | Christian Vanneste dépose une proposition
de loi visant à abroger les dispositions
luttant contre les propos homophobes votées en décembre
2004
La Coordination InterPride France relève l'attitude hiératique
de Christian Vanneste
qui cherche à s'autoamnistier pour pouvoir mieux discriminer
les homosexuels, bi et trans
Résumé :
Christian Vanneste, député UMP de Tourcoing, a
été reconnu coupable d'« injure à
l'égard des personnes homosexuelles» par le tribunal
correctionnel de Lille, le 13 janvier 2006. Il avait déclaré
à des journaux lillois : « L'homosexualité
est une menace pour la survie de l'humanité » et
que « l'homosexualité était inférieure
à l'hétérosexualité.» Il a
été condamné à verser 3.000 euros
d'amende ainsi que 3.000 euros à chacune des trois associations
partie civile - SOS Homophobie, Act Up-Paris et le Sneg - ainsi
que 2.000 euros de dommages et intérêts et 1.000
euros au titre des frais d'avocats.
Ne décolèrant pas d'être le premier citoyen
- et parlementaire de surcroît - condamné pour
injure homophobe depuis l'entrée en vigueur de la loi
du 30 décembre 2004 créant la HALDE, Christian
Vanneste ne cesse de se poser en victime d'un prétendu
lobby gay (Europe 1, le 10 mai 2006) baillonnant sa liberté
d'expression. Celle qu'il estime être le rappel du cathéchisme
de l'Eglise catholique et son interprétation des Ecritures
qu'il oppose aux lois de la République.
_________________________________________
Christian Vanneste vient de déposer une proposition de
loi, portant n° 3259, visant à abroger la mention
« de leur orientation sexuelle », permettant de
poursuivre les auteurs de propos homophobes, introduite dans
les articles 32, 33 et 48 de la loi sur la presse de 1881 par
la loi du 30 décembre 2004 créant la HALDE.
Aussi improbable qu'elle soit, cette occurence aurait pour
résultat de redonner un sentiment d'impunité aux
homophobes dont les propos visent à rabaisser, humilier
et atteindre l'humanité des lesbiennes, gais, bi et trans,
à l'instar de Christian Vanneste condamné pour
ce délit.
En réalité, il faut voir dans l'initiative de
Christian Vanneste la démarche d'un député
UMP isolé qui a compris que seul un changement de la
loi pourrait le tirer d'affaire, désireux que sa majorité
l'autoamnistie avant un nouveau jugement suite à l'appel
qu'il a interjeté.
La Coordination InterPride France rappelle à Christian
Vanneste le principe de séparation de l'Eglise et de
l'Etat et s'insurge que dans son exposé des motifs il
cite le Lévitique comme base de sa démonstration
justifiant, par un raisonnement allusif opposé, que le
comportement homosexuel soit « une menace pour la survie
de l'humanité. » Sa lecture à la lettre
des Ecritures ne résiste pas à l'étude
exégétique sérieuse des Chrétiens,
y compris gays, qui pratiquent une lecture dans l'Esprit, dont
les vertus théologales échappent manifestement
à Christian Vanneste.
La Coordination InterPride France rappelle à Christian
Vanneste que la loi reconnaît l'homosexualité comme
composante à part entière de l'identité
d'une personne, et non comme un comportement, comme il voudrait
pourtant que cela soit pour mieux discriminer les lesbiennes,
les gais, les bi et les trans. Christian Vanneste feint d'ignorer
que la Conférence des evêques de France n'exige
en aucune façon des chrétiens catholiques de contrevenir
aux lois de la République.
Malgré ses allégations, Christian Vanneste jouit
comme tout citoyen de sa pleine et totale liberté d'expression,
celle définit par la loi à laquelle il oppose
insidieusement des interprétations et des visions eschatologiques
d'un autre âge, méprisant le principe de laïcité
de la République.
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12 juillet 2006 | 19 juillet 2006 - Marseille - rassemblement,
19h, Vieux Port
Journée internationale de solidarité avec les
Lesbiennes Gais Bi et Trans d’Iran
Parce qu’un 19 juillet 2005, deux
adolescents âgés de 16 et 18 ans étaient
pendus sur la place publique d’Edalat dans la ville de
Mashhad au nord-est du pays : ils se nommaient Mahmoud et Ayaz.
Parce qu’il est impossible d’oublier !
Parce qu’il ne faut surtout pas oublier !
En exécutant ces deux adolescents, âgés
de 14 et 16 ans au moment des faits, l’Iran n’a
pas seulement prononcé la peine de mort pour motif d’homosexualité
mais elle a aussi enfreint gravement le droit humanitaire international.
En tant qu’État signataire du Pacte International
relatif aux droits civils et politiques et à la Convention
des droits de l’enfant, l’Iran s’était
en effet, engagé à ne plus exécuter des
personnes mineures.
Cette journée est un appel à tous les Etats à
travers le monde. Ils ont pour devoir de témoigner leur
solidarité avec nos frères et sœurs persécuté(e)s
en Iran et partout dans le monde. Ils doivent exiger et obtenir
de l’Iran l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation
de l’homosexualité et la libération des
personnes détenues ou condamnées du seul fait
de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre.
La France ne doit pas ignorer plus longtemps nos appels car
nous ferons la démonstration d’une solidarité
indéfectible en signe de dénonciation d’un
régime inacceptable dans lequel la mise à mort
d’un être humain n’est que pure formalité
et dont sont particulièrement victimes les femmes et
les minorités sexuelles.
Nous dénonçons la peine de mort et la pénalisation
de l’homosexualité en Iran et partout dans le monde.
Notre collectif ’associations appelle à un rassemblement
à Marseille, le mercredi 19 juillet, à 19 heures
sur le Vieux Port.
Nous signons la pétition
: Ensemble Contre la Peine de Mort !
Pétition à signer sur place ou sur http://www.abolition.fr
Signataires du communiqué et membres du collectif
:
Académie Gay & Lesbienne, Act Up-Paris, ADHEOS, Arc-enCiel
Toulouse, ARDHIS, Aux 3G, Centre Evolutif Lilith, Collectif
contre l’homophobie, Commission LGBT des Verts, Coordination
InterPride France, Coordination Lesbiennes en France (CLF),
Centre Lesbien, Gai, Bi & Trans de Paris et Ile-de-France,
Ensemble Contre l’Homophobie (ECHO), Ensemble contre la
peine de mort, Entre Nous, Homosexualités Et Socialisme
(HES), Comité IDAHO, Interassociative lesbienne, gaie,
bi et trans (Inter-LGBT), JCR, LCR, La Différence en
Question, Lesbian & Gai Pride de Montpellier, Mémoire
des sexualités, MDH (Mémorial de la Déportation
Homosexuelle), Jeunes Communistes, Panthères Roses, Parti
Communiste Français, RAVAD (Réseau d’assistance
aux victimes d’agression et de discrimination), Rimbaud
06, Sans Contrefaçon (SC), Solidarité Internationale
LGBT, SOS Homophobie, SNEG (Syndicat National des Entreprises
Gaies), Trans'Act !, Union des Etudiants Communistes, Universités
d’Eté Euroméditerranéennes des Homosexualités
(UEEH), Wake Up !
Contacts Presse :
Philippe Colomb (Solidarité Internationale LGBT) : 06
89 85 31 09 ; philippe.colomb@si-lgbt.org
Hussein Bourgi : 06 70 13 16 26 ; husseinbourgi@hotmail.com
Karine Espineira : 06 10 73 21 76 ; karine.espineira@sans-contrefacon.com
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12 juin 2006 | Marche du 10 juin 2006
Succès de la Marche pour l’Égalité
de Varsovie
Ce samedi 10 juin, à Varsovie, la Marche pour l'Égalité
s'est déroulée dans une ambiance colorée
et festive, et a rassemblé de 5 000 à 10 000 participants.
Le long du trajet, les Polonais ont accueilli la marche avec
plus de curiosité que d'hostilité, et nombre d'entre
eux ont manifesté leur sympathie par des applaudissements.
De rares groupes extrémistes ont vainement tenté
de marquer leur opposition, mais la forte présence policière
les a empêchés de gâcher la fête.
Plusieurs marcheurs interpellaient le président polonais
et son premier ministre, pour leur demander de renoncer à
leurs préjugés homophobes. Mais l'attachement
aux valeurs européennes était sans doute un des
éléments les plus frappants dans les slogans vus
le long du cortège, tels que « Europa = tolerancja
», et les drapeaux européens, polonais et arc-en-ciel
étaient omniprésents dans la foule. D'ailleurs,
nombreux étaient les Européens venus notamment
d'Allemagne, pour afficher leur solidarité avec les associations
polonaises. Plusieurs parlementaires allemands, néerlandais
ou britanniques étaient présents.
Alain Piriou et Laurent Chéno ont représenté
l'Inter-LGBT à la Marche, et Stéphane Corbin représentait
la Coordination Interpride France, pendant qu'à Paris,
un rassemblement à l'initiative de plusieurs organisations
LGBT réunissait plus d'une centaine de personnes. La
Marche des Fiertés lesbiennes, gaies, bi et trans accueillera
en retour le 24 juin prochain un représentant de KPH
(Campagne contre l'homophobie), la principale association de
défense des droits des personnes gaies et lesbiennes
en Pologne.
--
Alain Piriou, Porte-parole de l’Inter-LGBT
06 82 25 59 47 - www.inter-lgbt.org
Stéphane Corbin, Président de la Coordination
InterPride France (CIF)
06 22 09 09 66 - www.interpride-france.org
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7 juin 2006 | Marche pour l'Egalité des droits à
Varsovie : 10 juin 2006
Solidarité et vigilance à
Paris
Le 10 juin 2006 aura lieu la plus grande Lesbian & Gay Pride
de l’histoire de la Pologne. Les associations LGBT polonaises
très inquiètes du déroulement de la marche
nous demandent de les soutenir et de manifester notre solidarité.
En effet, cette marche va se dérouler dans un contexte
particulièrement sexiste et homophobe en Pologne :
- En novembre 2005, la marche de Poznan a violemment été
réprimée par la police.
- En avril 2006, celle de Cracovie a été attaquée
à coups de pierre par des membres de la LPR, Ligue des
familles polonaises, parti d’extrême-droite ouvertement
homophobe appartenant à la nouvelle coalition gouvernementale.
- Quant à la marche de 2005 à Varsovie, elle avait
été interdite par le maire de l’époque,
Lech Kaczynski, maintenant président de la République.
- Depuis quelques semaines, les politiciens de la majorité
gouvernementale se déchaînent : M. Wierzejewski,
député de la LPR, tient des propos incitant à
la violence tels que « pour mettre fin à ces marches,
la police devrait battre ces pervers avec de gros bâtons
», et M. Pilka, député du PIS (Pouvoir et
Justice) a récemment dit que « la légalisation
de l’adoption par les couples homos signifiait la légalisation
de la pédophilie et que l’Etat devait punir la
propagande et les actes homosexuels. »
- Le local associatif « Le Madame », à Varsovie,
a été fermé par le maire le 31 mars 2006,
alors qu'il hébergeait la plupart des associations féministes
et progressistes de la ville.
- La campagne d'éducation sexuelle et de prévention
VIH menée dans les lycées par l'association Lambda
Krakow a été interdite par le maire de Cracovie
en décembre dernier.
Dans ce climat général, les organisateurEs de
la marche de Cracovie sont depuis quelques semaines fichéEs
sur la page internet polonaise de Redwatch (blood and honnor),
une organisation néo-nazie internationale. Le jour du
concert contre l’homophobie pour l’IDAHO (journée
internationale contre l’homophobie), un militant anarchiste
dont la description est sur le site a été poignardé
par des fachistes à Varsovie.
Nous exprimons notre solidarité avec les femmes et les
personnes LGBT de Varsovie, par un rassemblement devant l'ambassade
de Pologne à Paris, samedi 10 juin à 12h, heure
à laquelle doit débuter leur marche.
Nous exigeons des autorités polonaises et de l'Union
Européenne qu'elles garantissent les droits fondamentaux
des femmes et des personnes LGBT (libre expression, protection
publique, non discrimination) en Pologne, aujourd'hui bafoués,
et qu'elles assurent le bon déroulement de la marche
pour l’égalité des droits à Varsovie.
Nous exigeons de la France et des autres pays européens
qu’ils fassent pression sur la Pologne pour qu’elle
respecte la Charte européenne des droits fondamentaux.
PremierEs Signataires :
Académie Gay et Lesbienne, Act-Up Paris, An Nou Allé
(Antilles), ARDHIS, Centre LGBT Paris-IdF, Comité IDAHO,
Coordination InterPride France (CIF), Coordination Lesbienne
en France, Dégel (université Paris VII), Ex æquo
(Reims), les Flamands Roses (Lille), Inter-LGBT (Paris IdF),
LesBienNées (Nancy), les Putes, Solidarité Internationale
LGBT, SOS Homophobie, les Telles et Tels (France Telecom),
les Verts.
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29 mai 2006 | Violentes agressions à la première
Lesbian & Gay Pride à Moscou, samedi 27 mai 2006
Vives émotion et protestation de
la Coordination InterPride France qui demande à la France
d’agir pour la garantie des droits fondamentaux des militants
LGBT en Russie
Samedi 27 mai 2006, malgré les interdictions lancées
par le pouvoir local, les organisateurs de la première
Lesbien & Gay Pride de Moscou ont maintenu leur
manifestation, soutenus par des délégation étrangères
d’élus, dont une française.
Alors que la police et les Omon (CRS russes) procédaient
à de nombreuses arrestations, dont celle de Nikolaï
Alekseïev, porte-parole de la manifestation, et de certains
représentants français, des bandes de skin-heads
et des groupes d’ultra-nationalistes religieux ont violemment
agressé les participants. Parmi eux, Merlin Holland,
petit-fils d’Oscar Wilde, et Volker Beck, député
allemand.
Au cours de ces agressions physiques d'une violence inouïe,
notre ami Pierre Serne, délégué aux questions
européennes de l'Inter-LGBT, membre de la commission
LGBT des Verts, a été violemment pris à
partie à deux reprises. Blessé, son état
n'a pas nécessité une hospitalisation mais il
a dû attendre avant de recevoir des soins après
avoir été emmené par la police. Souffrant
d’une lèvre éclatée, couvert d’écchymoses,
Pierre Serne encore sous le choc a déclaré : “J’ai
vraiment cru que je ne me relèverais pas.” La Coordination
InterPride France exprime à Pierre Serne, et à
toutes les peronnes agressées, sa plus vive émotion
et son soutien en ces instants.
La Coordination InterPride France tient à témoigner
sa solidarité envers les militant-e-s russes qui font
face quotidiennement à la haine viscérale de ces
groupes religieux et ultra-nationalistes encouragés par
le laisser-faire du pouvoir en place.
La Coordination InterPride France se montre particulièrement
inquiète pour la sécurité des militant-e-s
russes - la délégation française ayant
été évacuée par l’ambassade
de France - sachant que certain-e-s d’entre eux ont pu
témoiger que ces scènes de violences avaient été
longuement filmées par ces groupes radicaux.
C’est pourquoi la Coordination InterPride France dénonce
le comportement du président de la Fédération
de Russie qui a laissé faire et exige que la France lui
rappelle et obtienne de sa part, sans restriction et sans chantage
économique, le respect et l’application des principes
fondamentaux des droits humains au moment où il prend
la présidence du Conseil de l'Europe, sinon à
engager une procédure visant à la lui retirer
pour manquement grave à son mandat.
La Coordination InterPride France reste solidaire
de toute action collective de protestation contre les autorités
russes, et demande au ministère des Affaires étrangères
de convoquer l’ambassadeur russe pour consultation afin
d’obtenir des explications sur le comportement des autorités
locales face aux traitements des militants et élus français,
et surtout afin de rappeler aux autorités russes le mandat
reçu dans le cadre de la présidence du Conseil
de l’Europe, dont celui d’assurer la liberté
et la sécurité des citoyens LGBT européens,
et donc ceux de leur pays.
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27 janvier 2006 | Rapport de la mission parlementaire sur la
famille
Une machine de guerre hiératique contre toute égalité
en matière de famille et de filiation
Le 26 janvier 2006, la mission parlementaire sur la famille
a rendu public son rapport et les 100 propositions qu’il
contient sur la thématique « Famille et droits
des enfants ».
Les conclusions commentées par la rapporteure, Valérie
Pecresse députée UMP des Yvelines, sacralisent
un modèle familial patriarcal reposant sur le mariage
dont les seules bases ne peuvent être que l’altérité
sexuelle et la procréation, considérées
comme les « piliers fondamentaux du droit de la filiation
», ignorant dédaigneusement d’autres réalités
familiales pourtant décrites dans ce rapport et exposées
par les associations LGBT lors des audiences de la mission pendant
l’année qui vient de s’écouler.
Cette position idéologique, au hiératisme confondant,
défendue par les 20 parlementaires UMP et UDF, a pour
but essentiel de combattre et rendre impossible toute reconnaissance
de l’homoparentalité et du mariage ouvert aux couples
de même sexe. Au point que Valérie Pecresse, elle-même
favorable « à la délégation de responsabilité
parentale » doit batailler contre son propre camp. Pierre-Christophe
Baguet, député UDF des Hauts-de-Seine, craint
en effet que cette mesure n’ouvre « une brèche
importante» pouvant profiter aux couples hétérosexuels
et homosexuels conférant ainsi une notion de parentalité
à nos familles.
Ce rapport est une véritable machine de guerre contre
toute égalité des couples, toute réforme
de la famille et de la filiation. Il envoie une fin de non-recevoir
aux aspirations et aux revendications sociales légitimes
exprimées par les citoyens faisant partie de nos associations
: ouverture du mariage aux couples de même sexe, adoption
par ces couples ou par le second parent de même sexe,
procréation médicalement assistée pour
les couples de femmes.
« Appliquant un principe de précaution, nous n’avons
pas voulu nous engager sur le chemin de la filiation fictive
légale, qui ne correspond à aucune vérité
biologique », déclarait Valérie Pecresse
au quotidien La Croix. Ainsi, pour les députés
de la majorité gouvernementale, il est urgent de ne rien
réformer, renvoyant dans la clandestinité et «
l’anormalité », stigmatisée à
contrario, des milliers de familles qui ne correspondent pas
à la vision monolithique exprimée. Les concubins
hétérosexuels sont aussi stigmatisés et
font aussi les frais du statu quo préconisé par
le rapport en matière de droit à l'adoption, actuellement
ouvert qu'aux seuls couples mariés et aux célibataires,
au motif que seul le mariage offre « une meilleure sécurité
juridique ».
Au nombre de 100, les propositions du rapport se répartissent
ainsi : cinquante sur la protection de l’enfance (l’accouchement
sous X, le don de gamètes), sept contre les mariages
forcés, et quarante-trois sur le droit de la famille.
Parmi celles-ci, le rapport préconise de frileuses avancées
concernant le Pacs, en reprenant certaines conclusions du groupe
de travail sur le Pacs du ministère de la justice de
fin 2004 avec toutefois de notables restrictions. Si l’amélioration
des droits à la pension de réversion au partenaire
survivant est l’esprit, ces droits sont restreints en
étant soumis encore à un délai de cinq
ans, avec de surcroît une fiscalité désavantageuse
sur les successions, par rapport à celle du mariage.
La signature du Pacs en mairie est purement et simplement rejetée.
Une timide mention sur l’acte d’état civil
est suggérée.
Autre proposition : une notion nouvelle de « délégation
de responsabilité parentale » ouverte à
un proche, qui pourrait être un timide début de
reconnaissance de parentalité du conjoint homoparental,
bien que la rapporteure de la mission s’en défende
énergiquement.
La Coordination InterPride France demande au gouvernement de
faire preuve d’audace en ne se contentant pas de ces propositions,
même si elles le rassurent, dans les textes qu’il
présentera.
L’amélioration sensible, sans restrictions, du
Pacs, l’ouverture du mariage aux couples de même
sexe, de l’adoption pour les gays et lesbiennes, y compris
pour les concubins hétérosexuels, la procréation
médicalement assistée restent plus que jamais
d’actualité.
Le débat public qui a eu lieu va s’amplifier et
ne s’arrêtera pas aux conclusions dramatiquement
traditionalistes d’une pensée politique bloquée
par la défense d’une norme qui ne s’enrichirait
que trop en accueillant les nouvelles formes de familles.
La Coordination InterPride France donne rendez-vous au gouvernement
pour les Lesbian & Gay Pride et Marches des Fiertés
LGBT dès la mi-mai, partout en France, et lui promet
des semaines à venir de mobilisation en prolongeant sur
le terrain du débat public, par le biais des associations
organisatrices de marches LGBT obligeant les partis politiques
à se positionner clairement.
Pour paraphraser le président allemand de la République
: la famille est là où l'amour et les enfants
sont !
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