Le 24 Janvier
2006, le Tribunal de Lille rendra son jugement dans le procès
qui oppose Christian Vanneste à trois associations défendant
les droits des homosexuels (Act up Paris, SOS Homophobie,
SNEG).
Ce procès est
historique dans le sens où, pour la première fois, des propos
incitant à la haine homophobe seront peut être condamnés par
la justice française.
Depuis
décembre 2004, Christian Vanneste affirme dans les médias et
persiste pendant son procès (du 13 décembre 2004) : " le
comportement homosexuel est un danger pour l'humanité ",
" la vie, c'est l'ordre et la hiérarchie des comportements
".
De
plus, c'est soit disant au nom de la liberté d'expression qu'il
insulte et discrimine des femmes et des hommes homosexuels et
plus largement ceux et celles qui entendent maîtriser leur vie
sexuelle et sentimentale.
Derrière
l'ordre moral de Christian Vanneste pointent les thèses de la
droite sarkosiste, de l'extrême droite et des intégristes de
tous poils.
Ce
véritable lobby réactionnaire dont Christian Vanneste se veut
le porte parole est notamment favorable à la peine de mort.
De plus, il nie le droit des femmes à disposer de leur corps
et de leur sexualité, il veut faire la promotion des " effets
positifs " de la colonisation et même d'une société " au mérite
" où les droits des personnes sont attribuées en fonction de
leurs origines et de leurs comportements sociaux.
Pour
notre part, nous n'oublions pas que ces thèses ont eu et ont
encore pour effets, outre les violences faites aux femmes, aux
lesbiennes et aux homosexuels, nombre de guerres et de génocides
depuis plusieurs siècles.
Encore
une fois, une partie de la classe politique instrumentalise
les inégalités existantes entre femmes et hommes, hétérosexuels
et homosexuels à des fins électorales. Ils veulent nous faire
croire que la crise politique et économique que nous traversons
est due à une catégorie de la population et non pas à des choix
politiques de société.
Il
faut donc que Christian Vanneste soit condamné pour ses propos
discriminatoires comme n'importe quel citoyen conformément à
la loi.
Même
si ce n'est qu'un premier pas sur le chemin de l'égalité des
droits entre femmes et hommes, entre hétérosexuels et homosexuels.Egalité
que reconnaissent désormais des pays comme les Pays Bas, la
Belgique, le Royaume Uni, l'Espagne, …alors qu'en France, les
discriminations liées à l'orientation sexuelle restent la règle
au quotidien : dans la rue, à l'école, au travail, dans le droit
à la parentalité, …
C'est pour toutes ces raisons que nous appelons
toutes les personnes et organisations soucieuses des libertés
individuelles et collectives à un rassemblement qui aura lieu
LE MARDI 24 JANVIER 2006
A 13h30
DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE DE LILLE.