Fédération des Centres LGBT

XIIème RENCONTRES NATIONALES

PROCÈS-VERBAL

Samedi 14 et Dimanche 15 Janvier 2006



Association hôte : Forum Gay & Lesbien de Lyon - Centre LGBT Lyon
Lieu de réunion : salle Prunelle - Mairie de Lyon

 

*

Samedi 14 Janvier - Première séance

“CÉKOIKONAFÊ ?”

*


POINT 1- INSTALLATION DES TRAVAUX

15 Membres présents:

  1. MT - CGL Lille, représenté par Matthieu
  2. MT - Couleurs Gaies (Metz), représenté par Stéphane, Nicolas C. & Bettina R.
  3. MT - Ex-AEquo (Reims), représenté par Olivier N., Christian., et Pascal S.
  4. MT - RLG (Reims), représenté par Jérémie H.
  5. MT - FGL Lyon, représenté par Marjolaine B. & Jean-Paul.
  6. MT - CIGaLes (Dijon), représentée par Marjolaine M. & Patrick B.
  7. MT - Homonyme (Nancy), représenté par Jean-Michel S., Jean-Claude H. & Adrien C
  8. MAAF - ARIS (Lyon), représenté par Virginie D.
  9. MAAF - Cigale (Grenoble), représenté par Nathalie F.
  10. MAAF - GAGL (Orléans), représenté par Jean-Pierre B.
  11. MAAF - Tours'Angel (Tours), représenté par Cyril R.
  12. MAO - Agayri (Sud-Est France), représenté par Stéphane C. & Bruno M.
  13. MAO - l'Aisne Gay (Amiens), représenté par Maria L.
  14. MAO - Angel 91 (Massy), représenté par Mikaël V.
  15. MAO - HomoLogué(e), représenté par Mikaël V.

 

Matthieu (ComCo) procède au dernier appel de cotisation pour 2005 et au premier appel de cotisation pour 2006.

3 Absents mais avec procuration:
(la procédure de Mandats a été expliquée dans les documents préparatoires à la Rencontre)

  1. MAAF - Arc-En-Ciel 31 (Toulouse) : procuration donnée au FGL
  2. MAO - Angel 34 : procuration donnée au FGL
  3. MACL - JG Wlock à Troyes : procuration donnée à Couleurs Gaies

   

20 Absents sans procuration:

  1. MT - CGL Paris
  2. MT - Quazar (Angers)

  3. MAAF - An Nou Allé! (CGL Martinique)
  4. MAAF - CGL Nîmes
  5. MAAF - CGL Rennes
  6. MAAF - HOMogênE (Le Mans)
  7. MAAF - Homosphère
  8. MAAF - Enfants Terribles (Caen)
  9. MAAF - Comme Ca! (Rouen)

  10. MACL - mimi c.
  11. MACL - François Garrido
  12. MACL - Bernadette Lassus
  13. MACL - Siegfried Fossey

  14. MAO - Agile (Clermont Ferrand)
  15. MAO - Emergence 57 (Sarreguemines)
  16. MAO - Arc-En-Ciel 28 (Toulouse)
  17. MAO - G2L (Landes)
  18. MAO - Gay Union (île de la Réunion)
  19. MAO - Homologue (Amiens)
  20. MAO - Mémoire des Sexualités (Marseille)

–B– Bureau de séance

Sans opposition manifeste est adopté le bureau suivant :

Président : Marjolaine B. en sa qualité de Présidente du Centre LGBT accueillant
Secrétaire : Romain. (ComCo)
Assesseurs : Kristof. (Comco), Stéphane. (ComCo), Matthieu (ComCo)

 

–C– Approbation du procès-verbal des XIe Rencontres nationales

Matthieu (ComCo) lit aux Membres les réserves émises par MA - An Nou Allé ! (Martinique) et le fait que MT - CGL Paris (non à jour de cotisation) se soit abstenu.

Résolution IC/13R/A1 :
Sans opposition manifeste,
les procès-verbaux des XIè et XIIè Rencontres nationales de la Fédération française des Centres LGBT ont été approuvés par les Membres.

 

–D– Approbation de l'ordre du jour

Stéphane (ComCo) prend alors la parole pour annoncer aux Membres que la proposition d'ordre du jour soumise documents préparatoires à la Rencontre est bousculée par l'actualité politique récente. En effet, deux jours avant les Rencontres, 174 parlementaires de droite ont signé le " Manifeste parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère ". Parmi les signataires on retrouve Christian Vanneste et Christine Boutin, cette dernière étant justement à la Mairie de Lyon ce samedi.

Olivier (Ex Aequo) demande alors ce que nous pouvons faire, comment et avec quel mot d'ordre. Marjolaine (FGL) répond que les militants du FGL seront présents. Stéphane (ComCo) répond que l'intérêt d'organiser une manifestation devant la Municipalité est d'attirer l'attention des journalistes et de leur expliquer notre opinion sur ce manifeste. Il souligne le fait que se déplacer à la Mairie de Lyon en début d'après-midi bousculera le planning de l'après-midi. Il propose de se rendre à la Mairie avec des drapeaux rainbow, d'appeler une heure avant des journalistes locaux et de provoquer une conférence de presse.

Moins une abstention, l'Assemblée approuve l'ordre du jour proposé par la Commission de Coordination et la proposition soumise de se déplacer à la Mairie de Lyon.

 

–E– Approbation de la présence des invitéEs

invités politiques
invités pour le débat santé
autres invités
  • Nathalie Perrin
    (maire 1er arrondissement de Lyon)

  • Michel Chomarat
    (Mairie de Lyon)

  • Louis Pélaez
    (adjoint au Maire de Lyon à la vie associative)

  • Sabiah Amine
    (adjointe au Maire de Lyon à l'intégration des citoyens)
  • Frédéric Matray, Nicolas Klapowski et Sylvie Rouby de Warning

  • Patrick Pelège
    (Directeur CRAES-CRIPS Lyon)

  • Claude Robin
    (médecin-inspecteur DDASS 21)

  • Romel Mendès-Lèité
    (chercheur CNRS)

  • Thierry Goguel D'Allondans (anthropologue - Manga Réseau Positif)
  • Jean-Louis Katz de la LGP Région Centre

  • Alida (Coordination Lesbienne en France)

  • Jacques Lizé et Marc de SOS Homophobie

Après lecture de la liste des invitéEs, ceux-ci sont acceptés sans opposition manifeste dans l'enceinte de ces 13R.

STATS DE PRESENCE:
27 personnes physiques : 21 hommes & 6 femmes

–F– Présentation des participants

RAS

–G– Lecture des messages adressés par les Membres absents
Lecture des messages envoyés par Homogène (Le Mans) et Comme Ca! (Rouen).

 


POINT 2 – BILAN MORAL DE LA PRESIDENCE

Marjolaine B. (FGL) lit le rapport moral établi par le Forum Gay et Lesbien, assurant la présidence de la Fédération pour l'année 2005 :

Tous nos vœux de bonheur, de réussite et d'avancées pour l'année 2006. Ce bilan moral se divise en deux parties : d'une part les différents points forts de l'exercice écoulé (29-30 janvier 2005 à 14 janvier 2006) et d'autre part quelques perspectives des prochains projets.

Les différents points de l'exercice écoulé :

Quelques perspectives des prochains projets :

  • mise en place d'un outil d'accueil pour les jeunes LGBT ;
  • mise en place d'un outil d'accueil pour les personnes transgenres et transsexuelles ;
  • mise en place d'un registre d'accueil informatisé, établissement de statistiques afin d'aider aux dossiers de demandes de subventions ;
  • étude d'un partenariat avec l'association AIDES ;
  • site internet de la Fédération à présenter (a priori ce week-end) ;
  • création d'une première session de formation à l'accueil dans nos associations supervisée par la Fédération.

Résolution IC/13R/A2 :
S
ans opposition manifeste,
le rapport moral de la Présidence est approuvé à l'unanimité et l'Assemblée donne quitus au FGL.

 


POINT 3 - BILAN D'ACTIVITÉ "13R-1" DE LA COMMISSION DE COORDINATION

-A- Outils fédéraux
Le traitement de ce point est reporté en fin de matinée lors de l'évocation du point 6.

-B- Communication Internet
Matthieu (ComCo) évoque le fait qu'une nouvelle maquette de site internet est en construction auprès de deux volontaires parisiens et le fait que le forum des référents soit prêt.

-C- Communication publique
Il continue en informant les Membres que, depuis les 12R, 7 communiqués de presse ont été cosignés avec d'autres associations (anti-prix, sur le procès Vanneste, Existrans, Halde, Journée Homophobie, 1er décembre, disparition de P. Seel). Il rappelle également que la Fédération signe volontiers des communiqués de presse avec ses propres Membres.

-D- Bilan du Prix & Anti-Prix 2005
Il informe les Membres que l'anti-prix n'a pas été médiatisé. Le prix a été repris par les médias communautaires (Têtu, Citégay, Gayvox) et les médias côte d'oriens (Bien Public, Dijon Notre Ville, France Bleue Bourgogne, Chérie FM et Europe 2).

-E- Relations inter-associatives
Au cours des six derniers mois, la Fédération a travaillé avec le Collectif Halde, SOS Homophobie, le RAVAD, AIDES, Warning.

Résolution IC/13R/A3 :
S
ans opposition manifeste,
les Membres approuvent ces relations inter-associatives.


POINT 4– POINT FINANCIER

Romain (ComCo) distribue et présente aux Membres le compte de résultat de l'année 2005 et le compte de résultat prévisionnel pour 2006.

Olivier (Ex Aequo) demande pourquoi aucun budget n'a été prévu pour l'édition des brochures Jeunes et Trans. Matthieu (ComCo) lui répond que la ComCo privilégiera un format informatique. Un échange s'ensuit sur la possibilité de mettre une bannière publicitaire sur le site internet de la Fédération pour rapporter un peu d'argent.

Résolution IC/13R/A4 :
S
ans opposition manifeste,
l'Assemblée approuve le rapport financier présenté pour l'année 2005, approuve le budget prévisionnel pour 2006 et donne son quitus au Trésorier pour 2005.

Les Membres titulaires non à jour de cotisation sont:

  • MT - Quazar (Angers)
  • MT - CGL Paris

Les Membres Associés non à jour de cotisation sont:

  • MAAF - ARIS (Lyon)
  • MAAF - An Nou Allé! (CGL Martinique)
  • MAAF - CGL Nîmes
  • MAAF - CGL Rennes
  • MAAF - Cigale (Grenoble)
  • MAAF - Comme Ca! (Rouen)
  • MAAF - Enfants Terribles (Caen)
  • MAAF - Homosphère
  • MAAF - HOMogênE (Le Mans)

  • MACL - JG Wlock à Troyes
  • MACL - mimi c.
  • MACL - François Garrido
  • MACL - Bernadette Lassus
  • MACL - Siegfried Fossey
  • MAO - Agayri (Sud-Est France)
  • MAO - l'Aisne Gay (Amiens)
  • MAO - Angel 34 (Montpellier)
  • MAO - Angel 91 (Massy)
  • MAO - Agile (Clermont Ferrand)
  • MAO - Arc-En-Ciel 28 (Toulouse)
  • MAO - Emergence 57 (Sarreguemines)
  • MAO - G2L (Landes)
  • MAO - Gay Union (île de la Réunion)
  • MAO - Homologue (Amiens)
  • MAO - HomoLogué(e)MAO -
    MAO - Mémoire des Sexualités (Marseille

 


POINT 5– CANDIDATURES ET REQUALIFICATIONS

–A– Confirmation des admissions provisoires de ADHEOS et CGL-Nantes-Atlantique comme Membres associés
La profession de foi des candidats a été diffusée dans les documents préparatoires à la Rencontre

Résolution IC/13R/A5 :
Vu l’article 8 al.1 et 4 des statuts,
Sans opposition manifeste,
L’Fédération des Centres LGBT admet comme nouveaux Membres associés, observateurs, ADHEOS et le CGL Nantes Atlantique.

-B- Candidature de Ex-Aequo - Centre LGBT Reims à la Présidence 2006
Résolution IC/13R/A6 :
Vu l'article 8 al.1 et 4 des statuts,
Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT élit Ex-Aequo - Centre LGBT Reims Présidence pour l'année 2006.

 

-C- Élargissement de la Commission de Coordination
Olivier (Ex-Aequo) et Jérémie H. (RLG) se présentent comme candidats pour intégrer la Commission de Coordination.

Résolution IC/13R/A7 :
Vu l'article 13 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT ajoute Olivier N. et Jérémie H. comme membres de sa Commission de Coordination pour 2005-2006, portant le nombre de ses membres à 8.

-D- Requalification des Membres non à jour de cotisation
Le CGL Paris (titulaire), le CGL Nîmes (affinitaire) et Homosphère (affinitaire) ne sont pas à jour de cotisation pour l'année 2005, et ce malgré plusieurs relances.

Résolution IC/12R/A8 :
Vu l'article 13 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT requalifie le CGL Paris, le CGL Nîmes et Homosphère en Membres Associés Observateurs.

-E- Retrait des Correspondants locaux
Après consultation de ceux-ci,

Résolution IC/12R/A9 :
Vu l'article 13 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste, La Fédération des Centres LGBT supprime le statut de correspondant local pour mimi c., Bernadette Lassus et Siegfried Fossey.

-F- Débat à huit clos entre les représentantEs des Membres titulaires et les membres de la ComCo, en l'absence des candidatEs

 


POINT 6– MAITRISER LES OUTILS INFORMATIQUES FEDERAUX

-A- Site Internet
Matthieu (ComCo) présente aux Membres la maquette du site Internet de la Fédération et le forum Référents.
Les améliorations demandées par les Membres pour le site Internet sont : remplacer les menus violets avec écritures mauves par des menus blancs et/ou avec écritures blanches ; carte de France des Membres Associés avec des points et carte des Membres Titulaires avec de petits logos qui s'agrandissent quand on passe la souris dessus ; carte de France à élargir à l'Europe avec des flèches pour indiquer les associations étrangères avec lesquelles nous travaillons.

-B- Forum Référents
Matthieu présente aux Membre le forum Référents. A propos du forum Référents, Stéphane (ComCo) rappelle que l'idée est de remplacer les nombreux courriels adressés aux référents par un seul courriel indiquant que sur le forum des référents se trouve un nouveau sujet sur lequel leurs avis est requis.

-C- Registre Accueil
Stéphane (ComCo) présente le registre Accueil et détaille les différents onglets disponibles. Les améliorations demandées par les Membres pour ce registre sont : une liste déroulante de tranche d'âges, l'item " trans " avec " homme " - " femme ", un onglet " courrier postal ". Les Membres feront un premier bilan de l'utilisation de ce registre dans leurs structures aux prochaines Rencontres à Nancy.

 



*

Samedi 14 Janvier - Deuxième séance

“PAROLES DE MILITANT/ES”

*

En écho aux échanges intervenus en début de matinée sur la possibilité de se déplacer à la Mairie de Lyon, Stéphane (ComCo) informe les Membres du fait qu'aucun journaliste local n'a pu confirmer sa présence. Face à ces informations, les Membres décident de ne pas se déplacer et de poursuivre l'ordre du jour, laissant le soin à Stéphane (ComCo) de s'y rendre et de parler aux journalistes présents au nom de la Fédération.

Marjolaine (FGL) informe les Membres que Mme Nathalie Perrin - Maire du 1er arrondissement de Lyon - est passée pendant la pause déjeuner.

MM. Chaumachat et Pélaez - Mairie de Lyon - sont présents pour le début de l'après-midi.

 


POINT 8 - REMISE DU PRIX FEDERAL 2005

Romain (ComCo) remet, devant l'Assemblée des Membres, le prix 2005 de la démarche la plus favorable à l'intégration des personnes lesbiennes gaies bi trans dans la société à la Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales de Côte d'Or, représentée par le Dr Claude Robin - Médecin-Inspecteur en charge de l'unité interdépartementale de lutte contre le VIH-Hépatites-Toxicomanie.

Le Dr Robin exprime sa surprise, tout l'intérêt qu'elle porte aux structures identitaires et le fait qu'elle considère relever de sa fonction professionnelle le travail de collaboration entamé avec les structures locales.

 


POINT 9 - SANTE GAIE & LESBIENNE : NOUVELLES APPROCHES DE PREVENTION

Romain (ComCo) présente les invités présents pour ce débat : Frédéric Matray & Sylvie Rouby pour Warning, Romel Mendès-Lèité (chercheur), Claude Robin pour la DDASS 21, Patrick Pelège pour le CRIPS de Lyon et Thierry Goguel D'Allondans pour le manga Réseau Positif.

-A- Projet de partenariat avec AIDES
Romain (ComCo) fait état du projet de partenariat :

  • une rencontre a eu lieu avec le groupe gay de AIDES
  • l'intérêt d'une collaboration commune est partagée
  • la direction a conscience des situations locales qui bloquent les relations entre associations identitaires et délégations locales
  • le projet de charte est repoussé à la fin 2006 à la demande de AIDES
  • AIDES propose à la Fédération sa participation dans la rédaction d'un numéro spécial RemAides qui traitera de la santé gaie

-B- Conférence Warning : synthèse des thématiques

Intervention de Frédéric Matray :

La santé gaie fait appel à une approche globale de la personne qui s'adresse aux hommes qui s'identifient comme gays. L'identité est une thématique importante de la santé gaie. En effet les hommes qui ont des relations avec d'autres hommes ne se considèrent pas nécessairement comme gays.

Le sujet n'est pas nouveau. Les débuts ont commencé au Canada vers 1998 et en Suisse vers 2000. La prévention adopte aussi cette approche de santé globale au Royaume-Uni, en Australie, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et en Allemagne aussi.

Cette approche de santé globale fait suite au constat d'une certaine inefficacité de la prévention comme elle est pratiquée et au fait qu'une génération entière a grandi sous pression de l'urgence du sida.

L'homophobie, l'isolement, …, … sont des thèmes liés à la prévention. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, " La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. " L'approche de santé gaie ne traite pas de l'état maladif, le concept n'est pas un concept purement médical ; elle traite de relationnel, c'est une vision holistique, il s'agit de prendre la personne dans sa globalité. Exemples : les thématiques comme l'alcoolisme, le tabac, les drogues, le cannabis, … sont liées à la prévention et aux prises de risques.

Cette approche consiste à améliorer la qualité de vie des gays (différents de "homosexuels") sans augmenter la pression sur les personnes. C'est une question d' " empowerment " (= Action d'une personne, d'un groupe, d'une équipe, permettant à ceux qui y participent de développer leur autonomie et leur responsabilité sur eux-mêmes et sur leur environnement), de prise en main des gens de leur propre santé.

Aujourd'hui en France la politique de réduction des risques est un sujet houleux mais bien actuel dans d'autres pays. La politique de réduction des risques est une approche alternative à la politique du tout préservatif. Il n'existe pas de méthode toute faite et il faut développer des projets pour mettre en pratique cette nouvelle approche.

Intervention de Sylvie Rouby :

aspects pratiques mis en œuvre par les associations Dialogai en Suisse et Séro-Zéro au Canada. Dialogai avait développé l'idée des cafés positifs, qui avait ensuite été reprise par le FGL. Les cafés positifs accueillaient aussi le mal-être des homos.

Dialogai a lancé une enquête sur la santé des hommes gays de Genève entre 1999 et 2000. L'idée était de pouvoir répondre aux questions : comment dépasser le sentiment de lassitude face au préservatif ? comment répondre au mal-être des jeunes gays et des gays adultes ? Cf brochure Dialogai téléchargeable depuis le site http://sante-gaie2005.thewarning.info L'enquête a montré que les gays ne se sentaient par exemple pas bien accueillis ni écoutés par les services médicaux.

La santé gaie traite de santé physique, de santé mentale et psychique (être homosexuel n'est pas une maladie) - les gays et les lesbiennes étant plus concernés que la moyenne par la dépression et l'anxiété -, de facteurs psychosociaux (tels le coming out, l'attitude personnelle face au sida). La clé serait de se construire autour de soi une famille pour se prémunir de la dépression.

Concernant la santé lesbienne, Clothilde Genon du CRIPS Paris a beaucoup travaillé le sujet.

La santé lesbienne est un sujet difficile à traiter, notamment du fait que les lesbiennes ne sont pas considérées comme une population à risques et qu'en conséquence les financements ne sont pas attribués. Pourtant la santé lesbienne a une réalité : coming out, gynécologie, violences dans le couple, … Les associations identitaires ont toutes légitimité pour intervenir sur la santé gaie - lesbienne.

Intervention de Romel Mendès-Lèité : ethnosociologue, groupe d'étude sur les relations asymétriques, Collège de France, travaille sur l'homosexualité et la sexualité masculine

Comment parler de la promotion de la santé gaie ?

Jusqu'à présent, la promotion de la santé se fait pour une population cible pour une pathologie spécifique, d'où l'image populaire de corrélation entre cette population et la pathologie. La question est de ne pas cibler un public ni pointer certains comportements à proscrire, car sinon on risque de faire une dichotomie entre bons et mauvais gays. La protection imaginaire consiste à se sentir à l'abri de la contamination même si on ne l'est pas réellement. L'approche de santé gaie est une visée plus large sur la santé, une vision plus positive sans culpabiliser les gens et ne pas pointer du doigt les gens qui font mal. Il pense que l'on peut appliquer cette approche de prévention aux personnes non identitaires. Les jeunes LGBT sont plus fragiles et ne se considèrent pas encore comme faisant partie d'une communauté. Par exemple les bisexuels ne se considèrent pas comme gays et en se sentent pas concernés par les discours de prévention destinés aux gays. Ils se rattachent la normalité de l'hétérosexualité.

D'où question importante, faut-il cibler ? Il propose d'utiliser les différentes structures existantes, tels les CGL, de dépasser la prévention contre le sida et de l'englober dans la santé de la personne, la promotion de la santé sans contribuer à invisibiliser les groupes minoritaires. Il affirme qu'il faut faire savoir à l'Etat que des structures souhaitent s'engager dans cette approche afin que des moyens financiers soient donnés et des relations avec des professionnels noués. Il ne faut pas pointer du doigt les demandes négatives mais montrer les avancées.

 

-C- Comment la Fédération et ses Membres peuvent-ils exploiter sur le terrain cette nouvelle approche ?
S'ensuit un tour de table :

  • Olivier (Ex Aequo Reims) affirme que chez Ex Aequo la personne est déjà prise en charge dans sa globalité. Il questionne le Dr Robin sur le fait qu'Ex Aequo soit intégré dans le groupe technique régional par la DDASS, l'Education Nationale ayant réagi contre cette intégration en affirmant que la santé était un sujet laïque. Le Dr Robin (DDASS 21) lui répond que la DGS a fait de la formation professionnelle et que sans faire n'importe quoi, tout est possible. La question porte en France sur la définition et le sens du terme communautaire. La santé est déjà théoriquement promue par les paires. Il ne s'agit pas de faire des injonctions mais cette façon de concevoir la prévention (santé gaie) peut constituer une sorte de révolution pour des médecins praticiens.
  • Jean-Pierre (GAGL Orléans) énonce le fait que le GAGL fait de la prévention en distribuant des plaquettes, en réalisant des actions de prévention sur des lieux extérieurs et a conçu un jeu sous forme de plateau qui connaît une réussite dans des bars.
  • Nathalie (Cigale Grenoble) travaille avec AIDES dans le cadre d'un partenariat.
  • Alain (Aris Lyon) déplore l'absence d'actions de prévention cette année par absence de financement DDASS.
  • Jean-Louis (LGP Centre) n'est pas d'accord avec la réduction des risques comme alternative au tout capote.
  • Frédéric (Warning) lui répond qu'il ne s'agit pas de ne plus dispenser de message sur le préservatif, mais que nous ne pouvons ne plus nous en contenter et traiter en même temps les problèmes d'alcool, de prise de stupéfiants, … pour amoindrir les pratiques à risques.
  • Mikaël (Homologué(e) & Angel 91 Ile de France) exprime son accord quant à la santé gaie mais se réserve sur le fait d'avoir le temps de travailler ainsi.
  • Stéphane (Agayri Sud-Est) travaille avec AIDES dans le cadre d'un partenariat.
  • Jean-Claude (Homonyme Nancy) affirme le fait qu'ils n'ont plus de contact avec la délégation locale de AIDES et qu'ils refondaient actuellement leur façon de travailler.
  • Stéphane (Couleurs Gaies Metz) se demande si les accueillis dans les permanences sont réellement le public cible. Couleurs Gaies avait mis en place un groupe de parole sur la santé mentale mais par manque de fréquentation, l'activité a été abandonnée. Il pense que le public LGBT est le premier à ne pas se reconnaître comme fragile.
  • Miche Chomarat évoque le fait que les jeunes générations ne sont pas frustrées et qu'elles ne sont pas mal dans leur peau.
  • Marjolaine (FGL Lyon) affirme que travailler sur la santé gaie et de cette manière pour la prévention est une nécessité.
  • Matthieu (CGL Lille) affirme que le CGL de Lille travaille avec AIDES et que les ressourcements des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence relèvent bien d'une prise en compte de la santé mentale des personnes. La difficulté est d'intéresser le public gay et la mise en place de groupes de parole lui paraît difficile. Il évoque dernièrement la difficulté des Flamands Roses d'avoir élaborer une plaquette à destination du public lesbien.
  • Patrick Pelège (CRIPS Lyon) affirme que dans cette approche de prévention l'important est bien de dissocier l'orientation sexuelle de la thématique de la pathologie.
  • Olivier (Moov Jeunes Lyon) évoque le fait que dans leur structure ils travaillent sur l'estime de soi via la méthode du councelling.
  • Alida (CLF) regrette qu'il n'existe en France qu'un seul centre qui traite de la santé lesbienne (Centre Lilith à Marseille).
  • Olivier (Ex Aequo Reims) évoque le fait qu'a priori différentes politiques soient appliquées selon les DDASS. Il affirme que la lutte contre les discriminations est importante. Il évoque la pratique du sérotriage et se questionne sur son efficacité.
  • Bernard (FGL Lyon) pense qu'il est important de parler des nouvelles pratiques sexuelles mais quant à l'efficacité, il faut selon lui éviter toute généralité. Frédéric (Warning) répond que la santé gaie travaille sur le VIH, le suicide, …, l'environnement social, l'environnement économique, …. Il pense que les personnes LGBT ont des difficultés pour parler de leurs problèmes. Pour lui la santé mentale travaille sur les problèmes relationnels. Sur la question du sérotriage, il affirme que le préservatif demeure la seule arme efficace mais que tout le monde n'arrive pas à l'utiliser.

Romel Mendès-Lèité (chercheur CNRS) intervient pour rappeler que le sida avait été déclaré Grande Cause nationale 2005. Il évoque ensuite la difficulté d'annoncer son statut sérologique dans les backrooms. La question de la prise de risques existe dans les publics identitaires et les associations doivent permettre de libérer la parole.

Le Dr Robin (DDASS 21) exprime son accord sur l'importance de la prise en compte de l'environnement, des contextes, des relations dans la prise en charge de la personne. Ce que les CGL font comme activités participent de la santé globale. Les personnes qui ne connaissent pas leur statut sérologique prennent plus de risques.

Patrick Pelège (CRIPS Lyon) évoque la complexité des comportements dans des situations à risques. Le souci est de transmettre aux jeunes générations la mémoire des gays qui ont traversé l'épidémie du sida depuis plus de 20 ans. Aujourd'hui nous avons besoin de travailler autrement sur la prévention et les institutions ont besoin de travailler avec les associations identitaires. Nous avons tous besoin de nous relier et de travailler ensemble en acceptant le fait que tout le monde n'a pas toutes les compétences. L'accès au dépistage demeure un problème. Il faut mieux prendre en compte la complexité des comportements, le relationnel, être plus humanistes, même si parallèlement certains comportements sexuels posent question. Il parle ensuite du travail à réaliser le coming-out mais aussi le coming-in pour faire prendre conscience aux homosexuels qu'ils font partie d'une communauté. La spécificité de traiter la santé pour les gays ne doit pas nous faire tomber dans le retranchement.

Marjolaine (FGL Lyon) intervient sur le sérotriage pour dire que c'est une pratique qui existe déjà et que la manière de le traiter est circonscrite. Elle pense que les surcontaminations ne sont pas négligeables en nombre. Elle prône la politique de la réduction des risques. Patrick Pelège (CRIPS Lyon) rappelle que la notion de triage rappelle l'époque douloureuse de la seconde guerre mondiale. Sylvie (Warning) intervient pour dire que la séroadaptation est intégrée à la réduction des risques.

 

Thierry Goguel d'Allondans (manga Réseau Positif) informe les Membres que dans le cadre de son laboratoire au CNRS il travaille sur les conduites à risques chez les jeunes. Avant de lancer un projet, on doit déterminer à qui on parle et comment évaluer de quoi il s'agit. Les histoires de vie éclairent la quête de sens. Par exemple une jeune fille de 16 ans a dit en entretien qu'elle savait se protéger mais qu'elle ne savait pas comment s'attrapaient les IST. Il évoque aussi l'efféminophobie en parallèle de l'homophobie. L'éducation à la sexualité est bien plus qu'un outil de prévention contre le sida. Les jeunes n'ont pas peur du sida mais ils ont peur de la sexualité.

 

-D- Attribution d'un mandat
Suite à tous ces échanges,

Résolution IC/12R/B1 :
Vu l'article 13 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT déclare s'engager à travailler sur cette nouvelle approche de prévention et mandate la ComCo à cette fin.

 


POINT 10 - PLACE DES FEMMES DANS LES ASSOSICATIONS LGBT

-A- La mixité, c'est pas simple à gérer
tour de table

  • FGL Lyon: 31% de femmes dans les adhérents et le CA se compose de 4 femmes pour 11 hommes. Etant présidente, Marjolaine n'a vu aucune différence de traitement et aucun conflit sexiste n'est apparu.
  • Ex Aequo : 40% de femmes dans les adhérents et le CA se compose de 2 filles pour 6 garçons. Le comité d'éthique se compose de trois personnes dont 2 femmes. Aucun conflit sexiste n'est apparu. Le groupe de parole Femmes n'existe plus.
  • Reims Liberté Gaie : entre 10 et 20% de femmes dans les adhérents et le CA comprend 1 femme et un transgenre pour 10 hommes. Le bar associatif est fréquenté autant par les femmes que par les hommes.
  • GAGL : un peu moins de 40% de femmes dans les adhérents. Les femmes sont beaucoup plus sympathisantes qu'adhérentes. La direction est paritaire. Aucun conflit sexiste à relever.
  • Tours'Angel : le CA se compose de 8 femmes pour 3 hommes.
  • Cigale - A Jeu Egal (Grenoble) : 40% de femmes dans les adhérents et le CA se compose de 5 femmes pour 6 hommes et une présidente a été élue. Aris : 40% de femmes dans les adhérents et le CA se compose de 9 filles pour 5 garçons. 80% des activités sont mixtes. Il existe une permanence Femmes.
  • CIGaLes (Dijon) : 40% de femmes dans les adhérents et le CA se compose d'une femme pour 6 hommes. Deux femmes ont présidées CIGaLes cumulativement pendant 4 ans. Il y a eu un conflit avec des adhérents lors de la mise en place d'activités Femmes, activités qui visaient à développer leur participation aux activités.
  • Aisne Gay : association créée par des femmes et Maria tient la présidence depuis 5 ans. Les femmes de l'association regrettent le manque d'hommes dans les activités.
  • Agayri : 40% de femmes dans les adhérents et le bureau est paritaire. Il y a eu des problèmes entre les femmes du bureau.
  • Angel 91 : un tiers de femmes dans les adhérents et le tiers du CA est féminin. Il y a eu des conflits.
  • Homonyme : un tiers de femmes dans les adhérents et le CA se compose de 2 femmes pour 6 hommes. Le groupe Femmes tient une permanence hebdomadaire.
  • CGL Lille : le CGL est mixte et la question de la non-mixité n'a jamais été posée.
  • Couleurs Gaies : 50% de femmes dans les adhérents et le CA comprend 3 femmes pour 8 hommes. Le groupe Accueil comprend 3 femmes sur 9. Il y a eu des conflits sexistes par rapport à des activités Femmes. Les activités féminines remportent un franc succès auprès des adhérentes et fonctionnent beaucoup autour de la convivialité. Il y a eu aussi un conflit générationnel.

Olivier (Ex Aequo) intervient alors pour dire que les lesbiennes se sentent d'abord femmes avant de se sentir lesbiennes alors que les gays se sentent d'abord pédés avant de se sentir hommes.

 

-D- Intervention d'Alida de la CLF
Dans la CLF, les hétérosexuelles sont acceptées. La CLF regroupe une vingtaine d'associations féministes non mixtes, créée de tradition féministe. La CLF appartient à la Conférence Nationale du Droit des Femmes. La CLF a travaillé sur la problématique de l'égalité professionnelle et le recul de l'âge légal du mariage pour les jeunes filles de 15 à 18 ans par exemple.

Quelle est la différence avec un mouvement mixte ? la CLF est non mixte pour permettre aux femmes d'être entre elles. Les lesbiennes ont toujours été invisibilisées et un mouvement non mixte dérange la société. La non mixité n'est pas contre les homos hommes mais contre la société en général.

La lesbophobie traite à la fois de sexisme et d'homophobie. La CLF a participé aux travaux d'étude sur la loi pénalisant les propos homophobes. Elle a aussi participé au travail pour la loi sur la violence des femmes. Il s'agit aussi de faire reconnaître la culture lesbienne. Les rapports sont difficiles avec les autres associations féministes. La France est le seul pays avec une coordination lesbienne non mixte.

La CLF dispose d'une commission santé qui travaille sur le safer sex et la CLF déplore l'incommunicabilité entre les lesbiennes et les médecins.

 


POINT 7 - LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS : PRIORITE DE FACADE

Stéphane rappelle la genèse de la Halde et la multiplicité des structures locales et nationales en matière de lutte contre les discriminations (COPEC, Halde, relais régionaux Halde, numéros d'appel, Fasild, …) Après échanges,

Résolution IC/13R/B2 :
Vu l'article 13 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT mandate la ComCo pour émettre un communiqué de presse sur le thème de la multiplication stérile des organismes locaux, départementaux, régionaux et nationaux chargés de lutter contre les discriminations.

 

 



*

Dimanche 15 Janvier - Troisième séance

“CÉKOIKONVAFÊR ?”

*


POINT 11 – PRIX ET ANTI-PRIX

 

Kristof rappelle l'esprit du prix et de l'anti-prix, en insistant sur le fait que pour le prix il s'agit de récompenser une démarche locale d'actions avec les associations.

Les nominations pour 2006 sont :

  Prix proposés Anti-prix proposés
FGL
      -   -
Ex Aequo
  Adeline Hazan (députée européenne)   -
RLG
    -   -
GAGL
  Réseau ville Hôpital   -
Tours'Angels
  Ville Tours Rectorat du centre (pour son opposition à la diffusion de plaquettes LGBT)
Cigale
    -   -
ARIS
  Mairie de Lyon (création de son centre d'archive, expos)   -
CIGaLes
    -   -
Aisne Gaie
  Mairie de Chaugny   -
Homonyme
  Mairie de Nancy (soutien financier)   -
Centre LGBT Lille
  Olivier Touron (exposition puis livre avec les Soeurs du Nord)   -
Couleurs Gaies
    -   -

La liste demeure ouverte jusqu'à ratification.

 


POINT 12- CAMPAGNES FEDERALES 2006

Stéphane (ComCo) rappelle que les campagnes fédérales sont conçues par la ComCo et que le but est de les diffuser auprès des Membres afin que ceux-ci se les approprient et les utilisent en local.


-A- Reconnaissance de la déportation pour motif d'homosexualité
Matthieu (ComCo) rappelle qu'en 2005, des lettres-type ont été envoyées aux députés, aux ODAC, aux fédérations de déportés et aux mairies. Aucun travail fructueux n'a pu être mené avec le MDH. Les projets de lettre-types pour 2006 ont un peu de retard. Olivier (Ex Aequo) évoque le fait que Pierre Seel a été reçu deux fois à Reims. Grâce à la campagne de la Fédération et au travail de lobbying de David (ComCo), les associations rémoises ont été invitées à la cérémonie officiellement. Il souhaite que nous reprenions la campagne cette année car cela participe du devoir de mémoire.

 

-B- PaCSons-nous devant Marianne !!!
Des lettres-types ont été envoyées aux maires pendant l'été 2004. En ce moment Quazar (Centre LGBT Angers) travaille sur le sujet. Homologué(e) a contacté de même les villes les plus importantes du sude de l'île de France et compte organiser une conférence sur le thème mi février.
La ComCo invite les Membres qui n'avaient pas relayé la campagne en 2004 à le faire cette année ; GAGL, Cigale, Aisne Gaie, Tours' Angels et le FGL vont la reprendre.

 

-C- Lobbying pour les droits des personnes LGBT en Pologne
La Fédération n'a pas réagi après les propos homophobes du Premier Ministre polonais. Mme Hazan a été la seule eurodéputée à avoir dénoncé publiquement ces propos. Olivier (Ex Aequo) intervient alors pour souligner l'importance de la solidarité internationale, au moins au niveau européen.

Résolution IC/12R/C1 :
Vu l'article 13 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT mandate la ComCo pour mettre en place une campagne de lobbying auprès des eurodéputés en faveur des droits des personnes LGBT en Pologne.

 


POINT 13 - RESEAU COHERENT DE PARTENAIRES

La Fédération est adhérente du RAVAD et celui-ci attend les adhésions de nos Membres.Nathalie (Cigale) intervient alors pour affirmer qu'y adhérer n'a aucun intérêt. Kristof (Homonyme) émet lui aussi des réserves. Il ajoute que cela paraît utile pour éviter la mise en place de délégués régionaux. Mikaël (Homologué & Angel 91) est lui aussi sceptique et s'oppose à la multiplication des structures de référencement.

Les deux représentants de SOS Homophobie qui sont arrivés présentent leur structure. SOS Homophobie réalise des actions d'écoute, d'observatoire, de soutien aux victimes. 75% des appels proviennent de la province. Les écoutants réorientent souvent les appelants vers les structures associatives locales.

Campagne de don du sang : faire signer aux personnes homosexuelles volontaires une promesse de don de sang ; ensuite SOS Homophobie fera une campagne de lobbying. Stéphane (ComCo) intervient alors pour affirmer que la campagne rédigée par SOS Homophobie est bien construite. Il propose ensuite que les délégués régionaux recherchés par SOS Homophobie soient les CGL locaux. SOS Homophobie répond qu'ils étudieront cette proposition.

Résolution IC/12R/C2 :
Vu l'article 13 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT relaiera la campagne rédigée par SOS Homophobie sur le sujet du don du sang.

Résolution IC/12R/C3 :
Vu l'article 13 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT incite ses Membres à prendre contact avec le RAVAD sans engagement d'adhésion.

 


POINT 14– L'ACCUEIL DANS NOS ASSOCIATIONS

-A- Condition juridique de l'accueil des Jeunes

Stéphane (ComCo) présente le travail réalisé avec Me Jean-Luc Pluchon, avocat à Metz. Les grands principes sont les suivants :

  • la majorité sexuelle est fixée à 15 ans : une relation entre deux mineurs de moins de 15 ans est légal ; un majeur peut avoir une relation avec un mineur entre 15 et 18 ans mais les parents peuvent intervenir ; un majeur n'a pas le droit d'avoir une relation avec un mineur de moins de 15 ans.
  • Adhésion : un mineur ne pouvant valablement pas contracter, les parents doivent donner leur autorisation ; toutefois l'adhésion n'a aucune valeur juridique
  • Activités au local : aucune contre-indication du moment qu'il ne soit pas fait exposition de pornographie dans le local
  • Activités à domicile : idem que précédemment
  • Permanence Accueil & Ecoute : idem que précédemment

Points à approfondir : la définition et l'amplitude de la corruption de mineurs & l'accueil des mineurs sans hébergement.

Un document de prévention n'est pas considéré comme un document pornographique.

Concernant la demande d'hébergement d'urgence, l'association ne peut héberger au sein du local car un local associatif ne bénéficie pas de l'agrément locatif ; ensuite il est strictement interdit aux accueillants d'héberger chez eux un mineur. Le cas échéant, il faut rechercher un centre d'hébergement qui accepte le mineur pour la nuit ; sinon consulter le commissariat de police qui a aussi une mission d'hébergement d'urgence. Il existe aussi la possibilité de solliciter les urgences de l'hôpital. Le document définitif sera distribué aux 14R.

Mme Amine (Mairie de Lyon) prend alors la parole pour affirmer que la santé relève de l'Etat ; la région Rhône-Alpes s'en occupe aussi. Elle nous invite à faire des propositions dans les débats citoyens sur la santé des jeunes. La région Rhône-Alpes prend volontairement part dans le schéma de la santé.

 

-B- Tour de table

  • Adrien (Homonyme) prend alors la parole pour relater l'expérience du groupe Jeunes : la permanence a lieu tous les samedis après-midi depuis un an et demi. Il regroupe des personnes entre 16 et 26 ans. Chaque permanence accueille entre 6 et 10 personnes.
  • Nicolas (Couleurs Gaies) indique qu'une nouvelle génération de jeunes gays entre 14 et 18 ans fréquentent désormais le groupe Jeunes. Ils sont militants et volontaires. La permanence a lieu tous les mercredis et regroupe une quinzaine de jeunes à chaque fois. Il évoque dernièrement le fait qu'imposer une limite d'âge est un garde-fou contre la drague par des adultes plus âgés.
  • Olivier (Ex Aequo) prend alors la parole pour demander quelle attitude adopter par rapport au bar associatif. A l'unisson Homonyme et Couleurs Gaies ont interdit toute vente d'alcool.
  • Olivier (Ex Aequo) évoque le fait que la mise en place d'une commission Jeunes à Ex aequo a été débattue. Celle-ci n'existe plus actuellement.

 


POINT 15– CLÔTURE DES RENCONTRES

-A- Rappel de la date des 14R et fixation des 15R
Les 14è Rencontres nationales sont fixées les samedi 15 et dimanche 16 juillet 2006. Elles seront accueillies par Homonyme - Centre LGBT Nancy Lorraine Sud

Résolution IC/12R/C4 :
Vu l'article 11 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT fixe ses XVèmes Rencontres nationales à Reims, les 27 & 28 janvier 2007, et confie leur accueil à Ex Aequo - Centre LGBT Reims.

 

-C- Mandat à la Commission pour amender et émettre ce communiqué de presse sous quinzaine

Résolution IC/12R/C5 :
Vu l'article 10 al.1 des statuts Sans opposition manifeste,
La Fédération des Centres LGBT mandate la Commission de coordination pour rédiger et émettre le communique final et les conclusions des présentes Rencontres.

 

- Clôture des Rencontres
Marjolaine B., présidente du FGL, clôt officiellement les 13è Rencontres nationales de la Fédération des Centres LGBT. Elle remercie l'ensemble des participants pour leur collaboration et pour avoir contribué à faire de ces rencontres une grande réussite.