COMMUNIQUÉ N°IC/CP/05/39 Haute autorité de lutte contre les discriminations
et pour l'égalité (Deux mois après la promulgation de la loi,
l'Autorité annoncée à grand renfort de communication
par les pouvoirs publics semble avoir été jetée aux
oubliettes)
Le collectif s'était montré critique par rapport à la composition du collège, il est aujourd'hui stupéfait et profondément choqué en découvrant celle du comité consultatif. La proposition du Collectif de constituer un comité consultatif a été reprise dans la loi créant la HALDE pour permettre que soit associé au collège un organisme composé de " personnes choisies parmi des représentants des associations, des syndicats, des organisations professionnelles et toutes personnes ayant une activité dans le domaine de la lutte contre les discriminations et la promotion de l'égalité ". Au moins implicitement, il paraissait évident et pertinent que le maximum de champs serait représenté afin de confirmer l'universalité de l'action de la Haute Autorité. Or que voit-on aujourd'hui ? Un comité consultatif volontairement déséquilibré qui exclut la représentation d'acteurs importants de la lutte contre les discriminations. Sur les dix-huit membres désignés par le collège, la parité est loin d'être respectée (deux tiers d'hommes), la diversité syndicale n'est pas assurée, les organisations qui œuvrent dans le champ des discriminations fondées sur l'orientation ou l'identité sexuelles ou des discriminations fondées sur l'état de santé sont écartées. La lutte contre les discriminations n'a pas besoin d'une mini CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme) mais d'un organe dynamique, composé de façon pluraliste et ouvert à toutes les formes de discrimination, rassemblant des personnes réellement capables de s'investir dans cette mission et d'y apporter un souffle nouveau. Le collectif dénonce cette composition caricaturale et discriminatoire du comité consultatif qui laisse mal augurer de la conception que la Haute autorité se fait de sa mission. Cette position sera portée par les associations et les experts membres du collectif représentés au sein du comité.
[a] Voir le communiqué n°IC/CP/05/11 du Collectif, le
23 mars dernier : "HALDE, pas d'intermittence dans la lutte contre
les discriminations !".
[c] La Fédération co-signe également le communiqué de presse suivant : Le 30 septembre 2004, Pour la HALDE, l’homophobie et la transphobie n’existent pas ! Le 19 septembre 2005, la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité (HALDE) a arrêté la composition de son comité consultatif de 18 membres, dont aucun n’est issu du mouvement associatif luttant contre l’homophobie et/ou la transphobie. Voulue comme une instance représentative de la lutte contre les discriminations, aucun(e) de ces membres n'est connu(e) pour son expertise dans la lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle ou à l'identité de genre. Par cette décision lourde de conséquences, Louis SCHWEITZER (Président de la HALDE) et le collège affichent ostensiblement leur désintérêt pour l’homophobie et/ou la transphobie. Tous les spectres de la lutte contre les discriminations sont représentés soit dans le collège, soit dans le comité consultatif; à la seule, unique, et notable exception de la lutte contre l’homophobie et/ou la transphobie. Pour la HALDE, l’homophobie et la transphobie n’existent pas. Dont acte ! Venant d’une autorité administrative indépendante sensée lutter contre toutes les discriminations, cette décision témoigne de la hiérarchisation sélective des discriminations, au mépris des législations et des annonces politiques. Ce choix altère gravement et durablement la crédibilité de la HALDE. Nos associations étaient en droit d’attendre de la HALDE une conception plus universelle et plus égalitaire de la lutte contre les discriminations, il n’en est rien. Hélas ! Nos associations s’interrogent sur cet oubli de la HALDE et sur cette scandaleuse hiérarchisation cautionnés par des associations emblématiques de défense des Droits de l’Homme. Dés lors quel crédit peut-on accorder à cette structure qui prétend lutter contre les discriminations lorsqu’elle pratique elle-même l’exclusion ? Nos associations réclament donc des explications à Louis SCHWEITZER, Président de la HALDE, et demandent à le rencontrer au plus tôt pour que la HALDE puisse mener effectivement sa mission de lutte contre toutes les discriminations. Premiers co-signataires:
Fédération française
des Centres LGBT
Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003) contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/ c/o J'En Suis, J'Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille Neuf Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J'En Suis, J'Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers), Reims Liberté Gaie, CIGaLes (Dijon) et Homonyme (Nancy) Vingt-quatre Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans), Homo-Sphère (Nouméa) et Comme ça ! (Rouen)(Associations affinitaires), Mimi (Nice), Siegfried des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François de l'ancienne Maison de l'homosocialité de Bordeaux, Bernadette de l'ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l'ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux), Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Mémoire des sexualités (Marseille) et Tours'Angels (Tours) (Observateurs) Données à jour au 17 juillet 2005 UNIR LES FORCES MILITANTES, PARTAGER LES EXPÉRIENCES © INTER CENTRES LGBT - Merci de consulter les informations légales relatives à l'utilisation des données du présent site Internet. La Fédération des Centres LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. |