INTER CENTRES LGBT

XIIème RENCONTRES NATIONALES

PROCÈS-VERBAL

Samedi 16 et Dimanche 17 Juillet 2005



Association hôte : CIGaLes - Centre LGBT Dijon Bourgogne
Lieu de réunion : salon Porte aux Lions - Hôtel de Ville de Dijon

 

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Samedi 16 juillet - Première séance

“CÉKOIKONAFÊ ?”

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POINT 1- INSTALLATION DES TRAVAUX

12 Membres présents:

  1. MT - Quazar (Angers), représenté par Nadine
  2. MT - CGL Lille, représenté par Matthieu, Adrien P et Joël V
  3. MT - Couleurs Gaies (Metz), représenté par Stéphane A, et par Alexandre
  4. MT - Ex-AEquo (Reims), représenté par Christian, et Pascal S
  5. MT - RLG (Reims), représenté par Julien
  6. MT - FGL Lyon, représenté par Jean-Paul, et par Bernard
  7. MT - Cigales (Dijon), représenté par Romain
  8. MT - Homonyme (Nancy), représenté par Kristof, et Nicolas
  9. MAAF - An Nou Allé! (CGL Martinique), représenté par Denis
  10. MAAF - HOMogênE (Le Mans), représenté par Véronique C
  11. MAO - Angel 91 (Massy), représenté par Gilles
  12. MAO - HomoLogué(e), représenté par Mickaël V

3 Absents mais avec procuration:
(la procédure de Mandats a été expliquée dans les documents préparatoires à la Rencontre)

  1. MAAF - Arc en ciel 31 donne procuration au FGL Lyon
  2. MAAF - GAG Orléans donne procuration au Couleurs Gaies
  3. MAO - HomoLogue (Amiens) donne procuration au FGL Lyon

22 Absents sans procuration:

  1. MT - CGL Paris
  2. MAAF - ARIS (Lyon)
  3. MAAF - C.I.G.A.L.E. (Grenoble)
  4. MAAF - CGL Nîmes
  5. MAAF - CGL Rennes
  6. MAAF - Homosphère
  7. MACL - Mimi
  8. MACL - François
  9. MACL - Bernadette
  10. MAAF - Enfants Terribles (Caen)
  11. MACL - Siegfried
  12. MACL - JG à Troyes
  13. MAO - Agile (Clermont Ferrand)
  14. MAO - Angel 34 (12R)
  15. MAO - Emergence 57
  16. MAO - Agayri Sud-Est
  17. MAO - Arc-En-Ciel 28
  18. MAO - Aisne Gay
  19. MAO - Comme Ca!
  20. MAO - G2L
  21. MAO - Gay Union
  22. MAO - Mémoire des Sexualités

 

–B– Bureau de séance

Sans opposition manifeste est adopté le bureau suivant :

Président : Romain en sa qualité de Président du Centre LGBT accueillant
Secrétaire : Alain B - Secrétaire de CIGaLes - pour le débat et Romain C pour le reste des travaux
Assesseurs : Kristof, Stéphane, Matthieu, Alexandre, Nadine

 

–C– Approbation du procès-verbal des XIe Rencontres nationales

La Commission de Coordination explique que le retard d'établissement du PV 11R est dû à des difficultés personnelles rencontrées par David A, qui s'était chargé de la rédaction dudit PV. La Commission de Coordination s'est engagée à présenter avec le PV des 11R le relevé des résolutions relatives aux 12R.

 

–D– Approbation de l'ordre du jour

L'Assemblée approuve l'ordre du jour proposé par la Commission de Coordination dans les documents préparatoires à la Rencontre.

–E– Approbation de la présence des invitéEs

  • Stéphane Corbin (Président Coordination Interpride France)
  • Flannan Obé (Président SOS Homophobie)
  • Stéphanie (Présidente Trans'Aide)
  • Mme Ténenbaum (Adjointe aux affaires sociales Mairie de Dijon)
  • Safia Ibrahim-Otokoré (Vice-Présidente Conseil Régional Bourgogne)
  • Me Geoffroy (Président RAVAD)
  • Hussein Bourgi (Président Collectif contre l'homophobie de Montpellier)
  • Joël Cléaud (Vice-président national de AIDES)
  • Dominique Ganaye (président de la délégation côte d'orienne d'AIDES)

Après lecture de la liste des invitéEs, ceux-ci sont acceptés sans opposition manifeste dans l'enceinte de ces 12R.

STATS DE PRESENCE:
42 personnes physiques : 34 hommes & 8 femmes

 

–F– Présentation des participants

  1. Quazar - Centre LGBT Angers : 100 adhérents
  2. J'en Suis J'Y Reste - Centre LGBT Lille : 217 adhérents
  3. Couleurs Gaies - Centre LGBT Lorraine Nord : 153 adhérents
  4. Ex Aequo - Centre LGBT Reims : 110 adhérents
  5. Reims Liberté Gaie - Centre LGBT Reims : 95 adhérents
  6. FGL Lyon : ??
  7. CIGaLes - Centre LGBT Dijon Bourgogne : 165 adhérents
  8. Homonyme - Centre LGBT Lorraine Sud : 75 adhérents
  9. An Nou Allé : 15 adhérents en Métropole et 15 adhérents en Outre-Mer
  10. Homogène : 55 adhérents
  11. Angel 91 : 130 adhérents
  12. Homologué(e) ! : 15 adhérents

 

–G– Lecture des messages adressés par les Membres absents
Lecture des messages envoyés par le GAG Orléans et Arc-En-Ciel 31.

 

–G– Modification de l'article premier des statuts relativement à la dénomination :
Stéphane (Commission de Coordination) donne lecture du document préparé par la Commission de Coordination.

Discussion sur le sous-titre " Fédération française des CGL " ou "... des Centres LGBT " :

  • Véronique (Homogène) trouve dommage la perte de visibilité entraînée par la reprise du terme " CGL ".
  • Mickaël (Homologué(e)) trouve cela incohérent.
  • Julien (RLG) estime la visibilité trans importante et pense que la Fédération doit imposer la dénomination " Centre LGBT ".
  • Matthieu (Commission de Coordination) précise alors que les deux dénominations " Centre LGBT " et " CGL " sont utilisées dans la communication actuelle de la Fédération.
  • Nicolas (Homonyme) estime que la lisibilité LGBT est désormais permise car il n'y a plus de confusion entre l'Inter-LGBT et la Fédération.
  • Stéphane (Commission de Coordination) affirme qu'il existe une ambiguïté car les trans demandent à être visibles mais ils créent leur propre structure et ne s'investissent pas dans les CGL.
  • Stéphane Corbin (CIF) affirme que la communication doit rester simple.

La Commission de Coordination soumet au vote les deux sous-titres.

Résolution IC/12R/A01 :
Vu l’article 15 des statuts,
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT prend acte de la modification de sa dénomination et s'appelle désormais "Fédération Française des Centres LGBT"
.

 


POINT 2 – BILAN D'ACTIVITÉ "12R–1" DE LA COMMISSION DE COORDINATION

–A– Ce qui n'a pu être fait
Aucun travail n'a été réalisé sur les sessions de formation " Mieux Comprendre Mieux Agir " en raison d'absence de retour des questionnaires distribués aux 11R.

 

–B– Bilan de la Communication interne et externe
Matthieu (Commission de Coordination) distribue et présente aux Membres un document synoptique faisant mention de tous les CP émis par la Fédération, comparativement à ceux émis par l'Inter-LGBT et Act-Up. Concernant la revue de presse distribuée aux Membres, Matthieu attire l'attention de l'assemblée sur l'article de Libération (mars 2005) et le passage de la Fédération sur Pink TV pour la déportation (avril 2005). Matthieu rappelle que le nombre de méls reçus pour valider les différentes versions part du principe de transparence de la Commission de Coordination envers les Membres.

Stéphane (Commission de Coordination) demande à la salle son avis sur le nombre de méls reçus jusqu'à présent. Il insiste sur l'idée de trouver un équilibre entre transparence et flux de méls.

  • Julien (RLG) affirme qu'il est content du système actuel et qu'il faut seulement fournir un effort régulier de lecture.
  • Mickaël (Homologué(e)) insiste sur la réactivité à avoir pour être crédible médiatiquement et propose l'idée d'un forum où les gens pourraient aller lire les messages émis par les autres Membres, en lieu et place du flot de méls.
  • Alexandre (Commission de Coordination) informe l'assemblée qu'il est allé voir à quoi ressemblait ce genre de forums et que cela lui avait semblé agréable.
  • Véronique (Homogène) pointe du doigt l'idée selon laquelle les CP émis doivent tenir compte des avis donnés sur le forum.
  • Stéphane (Commission de Coordination) fait alors remarquer que la Commission de Coordination fournit un gros effort d'écoute.
  • Julien (RLG) pense que ce forum est une bonne idée, mais s'interroge tout de même sur la participation des Membres.
  • Véronique (Homogène) lui répond que si les gens sont réellement intéressés, alors ils consulteront régulièrement le forum.
  • Matthieu (Commission de Coordination) précise alors que ce forum ne serait utilisé que pour les validations de CP et les débats internes.
  • Stéphane Corbin (CIF) indique alors que nous devrions faire valider la structure argumentaire et laisser la confiance à la Commission de Coordination sur la rédaction finale.
  • Stéphane (Commission de Coordination) exprime alors ses doutes sur la corédaction d'un argumentaire. Il pense que nos CP doivent gagner en lisibilité et que notre communication doit être plus cohérente avec nos ambitions.

Résolution IC/12R/A02 :
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT L'assemblée approuve sans opposition manifeste la préparation d'un projet par Mickaël (Homologué(e)) qui sera discuté aux 13R.

Résolution IC/12R/A03 :
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT prend acte de la proposition de Mickaël (Homologué(e)) de se porter volontaire pour actualiser le site internet de la Fédération.

La Commission de Coordination soumet alors à approbation une nouvelle démarche consistant à responsabiliser davantage la Présidence :

  • la Commission de Coordination prend l'initiative de communiquer
  • elle soumet un projet à la Présidence qui décide de soumettre à validation des Membres ou pas
  • en cas de validation : procédure déjà en place
  • en cas de non-validation : la Présidence valide seule le CP à émettre

 

  • Julien (RLG), Mickaël (Homologué(e)), Matthieu (Commission de Coordination) et Christian (Ex Aequo) s'expriment favorablement.
  • Véronique (Homogène) n'est pas d'accord avec ce principe et préfère être sollicitée pour chaque CP.
  • Stéphane Bernardi (Couleurs Gaies) estime la subjectivité laissée à la Présidence (choisir entre faire valider ou pas par les Membres) dangereuse.
  • Stéphane (Commission de Coordination) répond que cette démarche pose la question de la responsabilité de la Présidence et affirme que la Commission de Coordination sera attentive à un éventuel risque e dérapage.

Résolution IC/12R/A04 :
Sans opposition manifeste,
L'INTER CENTRES LGBT, soucieuse d'améliorer ses démarches de travail tout en continuant d'impliquer les Membres dans ses élaborations, adopte cette nouvelle procédure consistant à responsabiliser la Présidence quant à la soumission aux Membres des projets de communiqués.


–C– Reconnaissance de la déportation pour motif d'homosexualité
Matthieu (Commission de Coordination) rappelle la démarche entreprise depuis le début du dossier :

  • tentative de contact avec le MDH en décembre dernier sans succès
  • lancement public d'un appel à travailler en collectif les 07/01 et 15/03
  • rencontres fructueuses avec le MIDAC, la FMD et les fédérations de déportés
  • 181 courriers aux députés envoyés : 4 réponses - réponse du Président du Sénat
  • l'expertise de la Fédération a été indispensable à Reims

Alexandre retrace alors l'historique du projet Triangles Roses 2004 - 2005 : en 2005 11 membres de la Fédération sur 14 concernés ont entrepris des actions répertoriées sur ce site internet (CGL Paris, Ex Aequo Reims, CGL Lille, CIGALE Grenoble, Emergence 57 Sarreguemines, GAG Orléans, Homonyme Nancy, Couleurs Gaies Metz, CIGaLes Dijon, Homogène Le Mans, FGL Lyon).

Tour de table de l'Assemblée:

  • Julien (RLG) explique que RLG a été invitée à la dernière minute grâce à l'intervention de la Fédération auprès du Ministère qui a lui-même agi sur la Préfecture. Et les discours lus ont comporté l'énoncés des motifs de déportation, y compris celui pour homosexualité. La délégation de RLG n'a pas déposé de gerbe et ne portait pas de signe distinctif.
  • Stéphane (Commission de Coordination) pense que les cérémonies parallèles sont des actes de contestation qui doivent durer tant que nous n'aurons pas obtenu satisfaction sur nos revendications, mais qui doivent s'effacer ensuite.
  • Kristof (Homonyme) explique son entrevue avec le bureau nancéen de la FNDIRP. Il raconte également la cérémonie du 24/04 à Nancy et informe qu'Homonyme a été invitée oralement.
  • Véronique (Homogène) informe l'assemblée qu'Homogène a été intégrée à la cérémonie officielle, qu'une gerbe spécifique a été déposée pendant et que les motifs de déportation n'ont pas été cités.
  • Mickaël (Homologué(e)) informe l'assemblée qu'Homologué(e) n'a pas organisé de cérémonie parallèle et qu'ils travailleront le sujet pour l'année prochaine.
  • Jean-Paul (FGL Lyon) déclare que le FGL a été invité au discours du Maire et que les motifs n'ont pas été cités. La délégation présente ne portait aucun signe distinctif.
  • Adrien (CGL Lille) regrette le manque d'organisation des Flamands Roses, qui travaillent habituellement sur le sujet, et la débandade générale qui en a résulté.
  • Romain (Commission de Coordination) raconte que CIGaLes a été invitée à participer à la cérémonie officielle, que la délégation présente a été placée par le Protocole de la Préfecture dans la partie réservée aux représentants civils et qu'à l'instar d'autres villes, quelques motifs ont été cités à l'exception de celui qui nous concerne. Aucune gerbe n'a été déposée et la délégation présente ne portait aucun signe distinctif. Il ajoute qu'un contact sérieux a été établi avec l'ODAC.
  • Stéphane Corbin (CIF) demande si la liste des camps a été lue et pense que sa lecture constituerait un acte pédagogique. Jean-Paul (FGL Lyon) répond par l'affirmative et que le nombre de camps a aussi été indiqué. Stéphane (Commission de Coordination) raconte qu'à Metz, l'ODAC a été réprimandé par l'ONAC car les cartons d'invitation sont arrivés à la dernière minute. Ainsi Couleurs Gaies n'a pas été intégré à la cérémonie et a organisé une cérémonie parallèle.

Matthieu (Commission de Coordination) conclue en pointant les avancées obtenues et rappelant la persistance de difficultés en local. Il se réjouit de la synergie entre les Membres en local et la Fédération en national.

Stéphane (Commission de Coordination) affirme que les 7 revendications affichées jusqu'à présents sont trop exhaustives. C'est pourquoi ils proposent de les limiter à la citation des motifs et la réception des cartons d'invitation dans un délai raisonnable ; la satisfaction à ces deux revendications emportant l'arrêt des cérémonies parallèles. Julien (RLG), Kristof (Homonyme), Véronique (Homogène), Pascal (Ex Aequo) et Adrien (CGL Lille) s'expriment favorablement. Stéphane (Commission de Coordination) rappelle que la revendication importante est la citation du motif. Stéphane Corbin (CIF) conseille à la Fédération de prendre contact avec les représentants des autres minorités déportées non reconnues (roms, ...). Il ajoute que l'intégration de nos associations dans les cérémonies implique l'invisibilité de la présence mais la visibilité du motif. Kristof (Homonyme) lui répond qu'il a d'ailleurs été contacté par deux déportés espagnols.

Résolution IC/12R/A05 :
Sans opposition manifeste,
L'INTER CENTRES LGBT, soucieuse de pérenniser ses actions militantes, reconduit la campagne "
déportation pour motif d'homosexualité " pour 2006 avec comme revendications la citation de tous les motifs de déportation, l'envoi aux associations LGBT de cartons d'invitations et leur placement le jour de la cérémonie par les services protocolaires et la poursuite des recherches historiques. Le site internet "Projet Triangles Roses 2004" est reconduit.

Stéphane Corbin (CIF) fait une aparté et demande quelle est la position de la Fédération par rapport aux Oubliés De La Mémoire. La Commission de Coordination lui répond que seule Mémoire des Sexualités, membre de la Fédération, est légitime pour provoquer une position publique.

Matthieu (Commission de Coordination) ajoute que le MIDAC a parlé du concours thématique annuel sur la déportation et la résistance.

Résolution IC/12R/A06 :
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT acte le fait de proposer un sujet de concours au MIDAC.

 

–D– 1ère Journée Mondiale de Lutte contre l'Homophobie
Stéphanie (Trans'Aide) prend alors la parole pour dénoncer le fait que les trans soient toujours psychiatrisés et informe l'assemblée que Trans'Aide exige le retrait de la transidentité de la liste des maladies mentales. Bernard (FGL Lyon) lui répond qu'il connaît sur Lyon une amie trans qui souhaite, elle, conserver le principe de psychiatrisation des trans. Stéphanie (Trans'Aide) lui répond du tac au tac que si les trans veulent l'égalité, alors ils devront sortir de la psychiatrisation et ajoute que l'assistance médicale auquel chacun a droit est bien différent de la psychiatrisation.

  • Mickaël (Homologué(e)) explique qu'Homologué(e) a organisé un débat public et a médiatisé la journée. Gilles (Angel 91) annonce qu'Angel 91 a organisé une conférence.
  • Kristof (Homonyme) a obtenu un rendez-vous avec le Maire de Nancy. Homonyme a également distribué 5.000 tracts dans la ville et a ouvert son local toute la journée du 17/05. Le Président du Conseil Général y a fait une visite.
  • Denis (An Nou Allé) informe l'assemblée qu'An Nou Allé a distribué des tracts dans une boîte gay de Paris et le président est passé sur RFO et quelques radios.
  • Christian (Ex Aequo) annonce qu'Ex Aequo a reçu Philippe Ménard et un adjoint au Maire de Reims pour un débat. Ex Aequo a également inauguré son local, réalisé une exposition, organisé une cérémonie au Monument des Pestiférés, diffusé le film " Homos pour cible " et décerné le prix de la lutte contre l'homophobie.
  • Jean-Paul (FGL Lyon) informe l'assemblée qu'il existe sur Lyon un collectif contre l'homophobie. Le FGL a distribué des tracts dans la ville et a organisé un forum associatif. Le FGL a également réalisé une intervention dans un IUFM.
  • Adrien (CGL Lille) annonce que le CGL de Lille a organisé un défilé et a ouvert son local. 60 personnes y sont passées. Il annonce également que les rapports du CGL avec la Mairie de Lille ont régressé.
  • Romain (Commission de Coordination) informe l'assemblée que CIGaLes vouait d'abord organiser un colloque sur deux jours avec AIDES et le CODES. Pour des raisons matérielles, le colloque a été déplacé à l'année prochaine. En lieu et place, CIGaLes a organisé une soirée projection dans un cinéma partenaire " Coquillages et crustacés " et a fait venir les réalisateurs. Un débat a suivi la projection. La journée a été localement médiatisée par les radios, le Bien Public (pourtant peu favorable à relayer ce type d'événements), France 3 Bourgogne (interview du président en direct) et Dijon Notre Ville (mensuel municipal). CIGaLes estime cette journée fort réussie.
  • Stéphane (Commission de Coordination) annonce que Couleurs Gaies a distribué des tracts devant des lycées et a organisé des débats dans de es villes du département (peu de fréquentation). Les médias messins ont surfé sur la vague médiatique, à l'exception du Républicain Lorrain qui a zappé l'événement local, mais a relayé la journée au niveau national dans un article entouré d'un autre article sur le tourisme sexuel et un autre sur la pédophilie.
  • Nadine (Commission de Coordination) informe l'assemblée que Quazar a organisé une projection débat du premier film russe gay.

A la suite de ces récits,

Résolution IC/12R/A07-1 :
Sans opposition manifeste,
L'INTER CENTRES LGBT, approuve sa participation à la première Journée Mondiale de Lutte contre l'Homophobie et renouvellera cette campagne en 2006.

Résolution IC/12R/A07-2 :
Sans opposition manifeste,
L'INTER CENTRES LGBT, soucieuse de l'intégration sociale des personnes trans, soutient la revendication de la radiation de la transidentité de la liste des maladies mentales portée par l'association Trans'Aide.

 

–E– Chanteurs de reggae homophobes
La Commission de Coordination rappelle que la Fédération a pris position sur les tournées de Capleton et Sizzla et qu'elle a tenté une médiation. Il est apparu que sur ce dossier, tous les membres ne partageaient pas le même avis sur la démarche à suivre.

Christian (Ex Aequo) rappelle que Capleton et Médiacom ont attaqué les salles qui ont annulé pour rupture abusive de contrat. Julien (RLG) enchérit en qualifiant le dossier d'épineux. Stéphane A (Commission de Coordination) fait savoir qu'il n'est pas satisfait du traitement du dossier car la stratégie adoptée par la Fédération a été vue par certains Membres et d'autres structures extérieures comme " traître ". Il considère ce dernier élément comme inacceptable. Il considère également qu'une ligne militante dure n'est pas tenable à long terme. Capleton a été descendu en flèche alors qu'il respectait les engagements conclus avec Out Rage. D'où quelle stratégie mener maintenant face à Sizzla et Eminem ? Il pointe du doigt le risque de voir taxer la nouvelle loi de lutte contre les propos homophobes de censure de la liberté d'expression, ce qui a déjà eu lieu lors des débats sur la loi et qui est contre-productif.

Julien (RLG) pose également la question de la stratégie à mener maintenant. Christian (Ex Aequo) rappelle que la décision de la Municipalité de Reims d'annuler le concert de Capleton était une décision unilatérale et ne faisait pas suite à une demande de l'association. Stéphanie (Trans'Aide) estime que nous devons trouver un équilibre quant à l'utilisation de la loi pénalisant les propos homophobes et faire reculer l'homophobie en interdisant les déclarations publiques. Il s'agit pour nos associations d'une responsabilité nouvelle.

Stéphane Corbin (CIF) prend alors la parole pour affirmer que nous ne connaissons pas à l'heure actuelle ce que sera la jurisprudence de la loi contre l'homophobie et que nous devons maintenir une ligne dure car ce genre d'expression artistique est inadmissible sur le territoire français. Il ajoute que l'accord de Capleton était arrivé à terme et que nous avons un devoir moral de soutenir la Mairie de Reims. Denis N (An Nou Allé) donne l'exemple des jeunes antillais qui suivent ces chanteurs-là comme des exemples. Les radios locales contribuent à diffuser leurs chansons.

Résolution IC/12R/A08 :
Sans opposition manifeste,
L'INTER CENTRES LGBT mandate la Commission de Coordination pour entrer en contact avec la Mairie de Reims dans l'optique de lui apporter un soutien public.

 

–F– Relations avec nos partenaires
Rencontres avec Homosexualité et Socialisme, Inter-LGBT, Gay Lib, SNEG, Aujourd'hui Autrement, Collectif Halde, CIF Le but de ces rendez-vous étaient de faire connaissance et d'échanger. Stéphane Corbin (CIF) affirme qu'il y a eu des tensions par le passé, mais qu'elles sont désormais levées et qu'il n'y a jamais eu volonté de nuisance.

Résolution IC/12R/A09 :
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT approuve ces rendez-vous institutionnels.

 


POINT 3– POINT FINANCIER

Romain (Commission de Coordination) distribue et présente aux Membres le compte de résultat de l'année 2005 arrêté au 30/06/05.
Aucune approbation n'est requise à mi-année.

Les assos non à jour sont:

  • CGL Paris
  • CGL Nîmes
  • CGL Rennes
  • Homo-Sphère
  • Siegfried des anciens Enfants terribles
  • François de l’ancienne Maison de l’homosocialité
  • Mimi
  • Bernadette de l’ancienne Maison des homosexualités
  • Agayri Sud-Est Mémoire des sexualités
  • Aisne Gaie
  • Angel 34
  • Arc-en-ciel 28
  • G2L

 


POINT 4– CANDIDATURES ET REQUALIFICATIONS

–A– Confirmation des admissions provisoires de Tours Angels et Comme ça! comme Membres associés

La profession de foi des candidats a été diffusée dans les documents préparatoires à la Rencontre

Résolution IC/12R/A10 :
Vu l’article 8 al.1 et 4 des statuts,
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT admet comme nouveau Membre associé, observateur, Tours Angels.

Résolution IC/12R/A11 :
Vu l’article 8 al.1 et 4 des statuts,
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT admet comme nouveau Membre associé, association affinitaire, Comme ça!

 

–D– Élargissement de la Commission de Coordination (candidatures, professions de foi)
Nadine annonce qu'elle ne se représente pas à la Commission de Coordination. L'assemblée la remercie chaleureusement de son investissement.
Kristof (Homonyme) présente sa candidature à la Commission de Coordination.

Résolution IC/12R/A12 :
Vu l’article 13 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT nomme Stéphane, David A, Alexandre, Romain C, Matthieu et Kristof comme membres de sa Commission de Coordination pour 2005-2006.

 



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Samedi 16 juillet - Deuxième séance

“PAROLES DE MILITANT/ES”

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POINT 5– DEBAT ACCUEILLIR ET ACCOMPAGNER LES VICTIMES DE LGBT-PHOBIES DANS NOS ASSOCIATIONS ET QUELS RELAIS LOCAL, REGIONAL ET NATIONAL ?

Romain (Commission de Coordination) présente les invités présents.

S'ensuite un tour de table:

  • Nadine (Quazar) énonce que l'accueil est une question récurrente et que celle du relais est un problème pas toujours bien traité.
  • Nicolas (Homonyme) évoque son expérience personnelle et confirme que relayer quelqu'un n'est pas chose facile.
  • Julien (RLG) rappelle le meurtre de François Chenu.
  • Véronique (Homogène) raconte qu'elle a accueilli un jeune qu'elle a relayé sur Paris et qu'elle a incité à aller déposer plainte.
  • Christian (Ex Aequo) évoque la situation d'une personne qu'un médecin a refusé d'opérer en raison de sa séropositivité.
  • Denis (An Nou Allé) suite à une agression, Denis évoque le fait qu'An Nou Allé a dû intervenir pour que la Police enregistre correctement la plainte de la victime.
  • Mickaël (Homologué(e)) évoque l'exemple d'une victime d'une agression qui s'est vu traiter de pédophile et d'agresseur.
  • Adrien (CGL Lille) déplore le peu de fréquentation des permanences d'accueil des Flamands Roses et d'une autre structure pour jeunes.
  • Flannan Obé (SOS Homophobie) rappelle l'importance d'être écouté, beaucoup d'agressions étant tues.
  • Jean-Paul (FGL Lyon) déplore lui aussi le peu de personnes qui fréquentent leurs permanences.
  • Stéphane (Commission de Coordination) évoque à Metz le cas d'agressions physiques pour lesquelles les victimes avaient honte de s'être fait taper dessus. Il évoque également le harcèlement sur le lieu de travail et l'homophobie dans l'enceinte scolaire. Il met aussi l'accent sur l'importance d'évaluer un témoignage avec recul avant d'engager une action pour cette personne.
  • Romain (Commission de Coordination) évoque l'exemple sur Dijon d'un cas d'homophobie de voisinage qui a été relayé par l'association vers un avocat, tout en faisant pression sur l'organisme HLM pour reloger la personne en question.

Flannan Obé (SOS Homophobie) rappelle qu'une victime d'agression ne contacte pas systématiquement une association pour témoigner car le premier réflexe demeure la honte d'être victime.

Stéphanie (Trans'Aide) évoque quant à elle des exemples de harcèlement de personnes trans à leur travail pour qu'elles le quittent.

Mme Ténenbaum (Mairie de Dijon) prend alors la parole pour raconter qu'elle-même a été agressée par des conseillers municipaux quand elle a défendu la subvention accordée par la Mairie à CIGaLes.

Flannan Obé (SOS Homophobie) rappelle l'homophobie latente dans le monde hétérocentriste.. L'homophobie est devenue politiquement incorrecte. Les gens construisent un discours d'apparence correcte alors que le fonds est homophobe.

Me Geoffroy (RAVAD) annonce la création du réseau d'aide aux victimes d'agressions et de discriminations. On ne peut pas déduire l'état de la lutte contre les discriminations homophobes des statistiques disponibles actuellement. La législation française est très en retard. L'homophobie constitue depuis le 18/03/03 un caractère aggravant. D'où notre législation n'a pas encore testé cet article. Me Geoffroy évoque l'importance de former les policiers et les magistrats. Le réseau du RAVAD est là pour confronter les expériences.

Hussein B (Collectif contre l'homophobie de Montpellier) prend alors la parole. Il rappelle la création du collectif à Montpellier en 1997. Il s'agit d'accompagner les personnes dans leurs démarches quotidiennes. La difficulté est la méconnaissance des droits des homos car l'arsenal juridique a évolué. Une seconde difficulté est d'identifier les interlocuteurs. Les gens recherchent la proximité géographique. Le meilleur interlocuteur demeure le militant local. Ensuite il traite de l'homophobie sur les lieux de drague : de nombreux homos les fréquentent mais ne l'assument pas et le cachent. Ces homos préfèrent fréquenter les lieux de drague plutôt que les bars où l'on est étiqueté (tabou sur l'homosexualité). D'où leurs réticences à porter plainte quand ils sont agressés. Il y a aussi une crainte de la police. Les gens fréquentent les lieux de drague car pendant longtemps, ces lieux ont été les seuls endroits possibles pour rencontrer d'autres hommes. Concernant les plaintes, il faut savoir que chacun peut porter plainte dans n'importe quel commissariat ou gendarmerie, sans que ce soit nécessairement sur le lieu de l'agression. Il existe également un manque dans la formation des policiers : chacun doit repartir avec la copie du PV de plainte et le réclamer le cas échéant. Hussein B donne ensuite l'exemple d'un appel à témoins lancé après une agression et qui a permis d'obtenir des infos à communiquer à la police. Homophobie au travail : Nous, militants, que pouvons-nous faire ? Au moins, sensibiliser les syndicats. Il est très difficile de recueillir des informations quant à des agressions verbales. Hussein B évoque aussi les problèmes administratifs rencontrés par les personnes trans dans les services administratifs. L'accompagnement social pêche beaucoup en France.

Flannan(SOS Homophobie) prend alors la parole pour indiquer à l'assemblée que SOS Homophobie redirige les appels qu'elle reçoit vers les associations locales. Il rappelle l'édition du Guide Pratique 2005. Il évoque aussi la volonté de SOS Homophobie d'avoir des correspondants locaux pour augmenter la remontée d'informations. Il concède aussi qu'il est difficile de faire un portrait juste de l'homophobie en France. Selon lui, l'homophobie au travail représente entre 20 et 22% des cas d'homophobie.

Me Geoffroy (RAVAD) affirme l'importance de mettre en place une synergie entre les différentes structures. Il informe de la création prochaine du site internet de RAVAD qui comportera une carte de France situant les associations locales.

Alexandre (Commission de Coordination) exprime alors le sentiment qu'il a beaucoup de structures et qu'on ne sait plus à qui s'adresser.Mickaël (Homologué(e)) enchérit en disant qu'une victime ne peut appeler plusieurs numéros d'écoute. Stéphane A (Commission de Coordination) affirme alors que SOS Homophobie et le RAVAD sont complémentaires et que les Centres LGBT sont les partenaires privilégiés des ces deux structures. Hussein Bourgi (Collectif contre l'homophobie Montpellier) revient sur l'importance d'avoir une formation juridique de base. Flannan Obé (SOS Homophobie) ajoute que nos associations comble un manque et que nous devrions forcer ceux qui ne font pas leur boulot à le faire. Kristof (Homonyme) prend alors la parole pour reprocher à SOS Homophobie le manque de lien avec son association. Homonyme n'a eu aucun contact avec SOS Homophobie lors du meurtre de Jean-Pierre Humblot.

Safia Ibrahim-Otokoré (Conseil Régional Bourgogne) prend alors la parole pour remercier la Fédération de son invitation et pour préciser que la région Bourgogne est la seule région à mener une politique de lutte contre les discriminations, inscrite dans son programme et financée (permettant de soutenir des projets associatifs). Elle ajoute qu'il ne s'agit pas de privilégier une minorité, mais bien de rétablir l'équilibre des droits.

Romain (Commission de Coordination) clôt le débat en remerciant les invités et les participants pour la qualité du débat.

 


POINT 6– AIDES ET LA FEDERATION

Romain (Commission de Coordination) introduit le débat et présente Joël Cléaud (Vice-président national de AIDES) et Dominique Ganaye (président de la délégation côte d'orienne d'AIDES).

Joël Cléaud donne lecture d'un texte préparé par Christian Saout (président national de AIDES) relativement à la politique de réduction des risques et à la propagation de l'épidémie chez les gays, qui demeure plus importante que dans le reste de la population.

Débat : Stéphane (Commission de Coordination) prend alors la parole pour dénoncer le fait qu'il ne puisse entendre que les associations LGBT ne font rien pour la prévention. Joël Cléaud (AIDES) lui répond que le contexte a changé et que les gays ne s'intéressent plus au sida. Julien (RLG) évoque alors le barebacking, le gift et la prévention des risques.

Stéphanie (Trans'Aide) regrette l'absence de recette miracle et recentre la question sur l'humain. Selon elle, les trans sont la population la plus à risque du fait de leur invisibilité.

Alexandre (Commission de Coordination) dénonce les mauvaises relations avec AIDES et ses délégations, qui selon lui se sont " fonctionnarisées ". Bernard (FGL Lyon) pose la question de savoir comment on fait de la prévention 20 ans après le début de l'épidémie. Il estime que le discours collectif n'est plus utile. Joël Cléaud (AIDES) répond alors que le sida n'est plus un sujet tabou, que le bareback est encore marginal et qu'il existe une stratégie de sérotriage. Il ajoute que le barebacking ne s'apparente pas à une forme de suicide et que le discours sur le préservatif ne permet pas d'améliorer l'estime de soi. Enfin sur les mauvaises relations avec les délégations locales, il répond à Alexandre qu'il s'agit de conflits de personnes qu'il faut dépasser pour avancer. Pascal (Ex Aequo) évoque un phénomène d'usure de la prévention.

Nicolas (Couleurs Gaies) s'inquiète de ne pas voir les jeunes se servir et utiliser de préservatifs dans leurs rapports.

Romain (Commission de Coordination) interpelle alors Joël Cléaud (AIDES) sur l'opportunité pour AIDES de travailler avec la Fédération des CGL et le questionne sur la démarche à suivre. Joël Cléaud lui répond que le groupe communautaire de AIDES est saisi du dossier Fédération, que nous pouvons prendre contact avec eux. Joël Cléaud ajoute que ce groupe emporte la confiance du Conseil d'Administration de AIDES et qu'il a toute latitude pour travailler sur le projet d'une charte de partenariat entre les deux structures. Joël Cléaud évoque aussi l'opportunité de débloquer les situations locales.

Résolution IC/12R/B01 :
Sans opposition manifeste,
L'INTER CENTRES LGBT, soucieuse de développer les relations entre ses Membres et les délégations locales de AIDES dans un esprit de collaboration fructueuse dans la seule optique de vaincre le sida, mandate la Commission de Coordination pour travailler avec le siège national de AIDES à cette fin.

Romain (Commission de Coordination) clôt le débat et la journée en remerciant les invités de leur présence et les Membres pour leur attention et leur participation. Il détaille ensuite le programme de la soirée.

 



 

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Dimanche 17 juillet - Troisième séance

“CÉKOIKONVAFÊR ?”

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POINT 7– PRIX ET ANTI-PRIX

Les dossiers suivants sont présentés par les Membres:

Pour le Prix : Ex æquo & RLG soutiennent Adeline Hazan, CIGaLes la DDASS 21.

Pour l'Antiprix : Le CGL Lille propose C. Vanneste et Couleurs Gaies son Rectorat Nancy Metz.

 

Résolution IC/10R/C01 :
Vu les résolutions IC/8R/30 et 31 et 9R/C2, C3, C4 et C5,
Les Membres associés ayant été consultés,
A l'unaminité,
Le Prix INTER CENTRES LGBT 2005, distinguant la démarche la plus favorable à l’intégration sociale et à l’épanouissement des personnes LGBT, est décerné à la DDASS Côte d'Or pour son soutien indéfectible, depuis mai 1996, aux actions de l’association CIGAaLes (Membre Titulaire) ;
Conjointement, l’Anti-Prix INTER CENTRES LGBT 2005, mentionnant la démarche la plus préjudiciable à l’intégration sociale et à l’épanouissement des personnes LGBT, est décerné au Rectorat Nancy-Metz pour son blocage finale du dossier "Mallette pédagogique"
de l’association Couleurs Gaies (Membre titulaire).

 


POINT 8– MIEUX COMPRENDRE MIEUX AGIR

Stéphane (Commission de Coordination) rappelle l'origine et les finalités de ce projet.
Les questionnaires sont distribués.


POINT 9– EMPLOIS AIDES

Nadine (Quazar) rappelle aux Membres les différentes modalités pour embaucher un salarié dans nos associations. Elle distribue à cette fin une documentation.

 

10h30 Suspension de séance pour aller assister, dans la cour de la gare de Dijon, à la cérémonie en hommage aux victimes des persécutions racistes et antisémites et des crimes contre l'humanité commis sous l'autorité de fait dite " Gouvernement de l'Etat Français ".

 


POINT 10– L'ACCUEIL DANS NOS ASSOCIATIONS

Romain (Commission de Coordination) introduit le débat.

Tour de table de l'Assemblée:

  • Jean-Paul (FGL Lyon) informe l'assemblée que le FGL tient une permanence tous les jours de 18h à 20h. Le local est convivial et il y a un coin retiré pour les entretiens particuliers. Le groupe d'accueillants comprend entre 12 et 15 personnes. Le groupe organise une régulation tous les mois. Les accueillants suivent une formation initiale. Le FGL regrette le peu de jeunes qui fréquentent les permanences. Aucun moyen statistique n'est mis en place pour suivre la fréquentation précise des permanences. Les accueillants nouveaux suivent une période transitoire. Le binôme est le principe retenu pour tenir les permanences. Le FGL réalise un accueil téléphonique.
  • Christian (Ex Aequo) explique que deux membres du CA ont été formés aux techniques d'accueil et d'écoute, que les autres accueillants ne sont pas formés et que le local est ouvert le jeudi et le samedi. La ligne d'écoute bénéficie d'un suivi statistique. Par contre aucun suivi statistique n'est réalisé sur la fréquentation des permanences et aucune régulation n'est organisée.
  • Julien (RLG) explique que ce sont les membres du CA qui accueillent. Un accueil transgenre a été mis en place. Le bar associatif est ouvert tous les jours à partir de 21h. Le bar sert de porte d'entrée à des personnes qui nécessitent une écoute. Il y a très peu d'accueil téléphonique. Il note deux cas d'écoute par méls. Par contre aucun suivi statistique n'est réalisé sur la fréquentation du bar et aucune régulation n'est organisée.
  • Stéphanie (Trans'Aide) affirme que le travail en liaison avec les Centres LGBT est indispensable. Elle pense que chaque Centre LGBT doit avoir un accueillant trans formé aux techniques d'accueil et d'écoute classiques. Elle préconise plutôt un accueil par rendez-vous et pas par permanence ouverte. Elle note qu'elle réalise beaucoup d'accueil par internet. Elle propose la rédaction d'une brochure B-A-BA sur la question trans.
  • Véronique (Homogène) explique qu'Homogène tient une permanence le lundi et le mercredi de 18h à 20h. Une salle du local est réservée à cela. L'association compte 4 accueillants qui fonctionnent en binômes. Il y a environ une personne accueillie par mois. Elle explique également que la charte signée sur Le Mans avec l'Office du tourisme et les commerces permet de distribuer des tracts et des brochures dans les commerces. Un cahier de liaison répertorie les accueils et elle déplore le manque de jeunes. Aucune régulation n'est organisée.
  • Kristof (Homonyme) explique à son tour qu'Homonyme tient 4 permanences dans la semaine. Le groupe se compose de 12 accueillants qui suivent une formation interne. Une régulation par trimestre est organisée. Des fiches accueil répertorient les données statistiques. Il existe aussi une permanence LSF. Il évoque également le groupe Expression Libre. L'association assure une permanence téléphonique et répond aux demandes par courriels.
  • Denis (An Nou Allé) informe l'assemblée que l'association ne dispose pas de local en Martinique. Une ligne d'écoute est disponible. Il déplore la confusion entre association et club de rencontres. Le résultat n'est pas selon lui fructueux. An Nou Allé cherche une permanence au CGL Paris. Pas d'accueil jeunes spécifique.
  • Gilles (Angel 91) explique que l'association tient une permanence le jeudi dans une salle prêtée par la Mairie. Les accueillants sont membres du CA et au nombre de 10-12. Un adhérent huissier répond aux questions juridiques. Des fiches de renseignement sont remplis. L'association dispose une ligne d'écoute.
  • Joël (CGL Lille) explique que le CGL de Lille n'a pas de projet de permanence puisque chaque association membre en tient. Ainsi le local est ouvert entre 3 et 4 fois par semaine. Il doit y avoir entre 12 et 15 accueillants au total. Aucun registre n'est tenu. Un accueil téléphonique et jeunes sont organisés.
  • Stéphane (Commission de Coordination) explique que le local de Couleurs Gaies est ouvert entre 3 et 4 fois la semaine. Les accueillants sont au nombre de 10, tous formés, et fonctionnent sur le principe du binôme. Une régulation trimestrielle est organisée. Pendant 2 ans, le groupe a suivi une formation avec une psychothérapeute et l'année suivante par le FAGG. Ces formations sont financées par la DDASS et la CPAM. La formation suivie par les nouveaux accueillants sert de formation continue pour les anciens. Le fonctionnement du groupe est régi par une charte interne. Un registre répertorie les accueils aux fins statistiques. La démotivation du groupe accueil est liée aux fluctuations des fréquentations.
  • Romain (Commission de Coordination) explique qu'à CIGaLes, les accueillants sont au nombre de 10 et qu'ils ont tous suivis une formation initiale obligatoire. Un règlement interne a été rédigé pour prévenir les dérives. Un cahier enregistre les venues aux permanences. Les régulations ont lieu toutes les 6 semaines en présence d'un psychanalyste indépendant dont la fonction est de pousser les accueillants au questionnement et de les recadrer. La DDASS finance les formations initiales et les régulations. Une ligne d'écoute est disponible. Le groupe accueil a aussi connu des périodes de démotivation liée aux fluctuations des fréquentations.
  • Nadine (CGL Angers) explique que Quazar tient 2 permanences par semaine. Un rendez-vous est toujours proposé. Une régulation a lieu une fois par mois. Le groupe s'est beaucoup posé la question de l'accueil des jeunes et des mineurs. Un registre recense les accueils. Pas d'accueil jeunes spécifique. Une permanence téléphonique est tenue et on répond aux demandes par courriels.

Julien (RLG) pose la question de savoir comment on accueille une personne qui menace de faire une tentative de suicide. Nadine (Quazar) prend l'exemple d'un jeune de 16 ans qui a été chassé de son domicile par ses parents. Stéphane (Commission de Coordination) insiste sur l'importance de suivre une formation. En réponse aux questions sur l'accueil des mineurs, Jean-Luc Pluchon (Couleurs Gaies) informe l'assemblée que le concept de " mineur " est large et sujet à accusation de détournement. Aucun texte ne protège l'association. Stéphane (Commission de Coordination) évoque l'hébergement social d'urgence et l'importance de faire consigner les visites, afin de se couvrir. Il rappelle qu'il est important de valoriser la personne accueillie et aussi la personne accueillante.

Bernard (FGL Lyon) demande pourquoi il est important de suivre statistiquement les accueils. Romain (Commission de Coordination) lui répond que c'est important pour avoir une idée de l'activité réelle des accueils, des motifs de venues des personnes, des brochures qui ont été distribuées, de faire valoir l'utilité sociale de l'association aux institutions. Jean-Paul (FGL Lyon) demande à ce que soit créé des outils. L'assemblée adopte sans opposition manifeste la rédaction de la brochure trans proposée par Trans'Aide, la rédaction d'un topo juridique sur l'accueil des jeunes et la création d'outils de suivi statistique des accueils.

Résolution IC/10R/C02 :
Sans opposition manifeste,
L'INTER CENTRES LGBT, soucieuse d'aider ses Membres à progresser dans leurs pratiques d'accueil, mandate la Commission de Coordination pour la réalisation d'un outil d'accueil des personnes trans.

Résolution IC/10R/C03 :
Sans opposition manifeste,
L'INTER CENTRES LGBT, soucieuse d'aider ses Membres à progresser dans leurs pratiques d'accueil, mandate la Commission de Coordination pour la réalisation d'un précis juridique traitant de l'accueil des jeunes.

Résolution IC/10R/C04 :
Sans opposition manifeste,
L'INTER CENTRES LGBT, soucieuse d'aider ses Membres à progresser dans leurs pratiques d'accueil, mandate la Commission de Coordination pour la mise au point d'un outil de statistique d'accueil.

 


POINT 16– CLÔTURE DES RENCONTRES

–A– Fixation de la date des 13R et des 14R en harmonisation avec le calendrier 2005 des manifestations des Membres
Résolution IC/12R/C05 :
Vu l’article 11 al.2 des statuts,
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT fixe ses XIIIèmes Rencontres nationales à Lyon, les 14 & 15 janvier 2006, et confie leur accueil au Forum Gay & Lesbien, Centre LGBT Lyon.
L’INTER CENTRES LGBT fixe ses XIVèmes Rencontres nationales à Nancy, les 15 & 16 juillet 2006, et confie leur accueil à Homonyme, Centre LGBT Nancy.

 

–B– Mandat à la Commission pour amender et émettre ce communiqué de presse sous quinzaine
Résolution IC/12R/C06 :
Vu l’article 10 al.1 des statuts
Sans opposition manifeste,
L’INTER CENTRES LGBT mandate la Commission de coordination pour rédiger et émettre le communique final et les conclusions des présentes Rencontres.

 

– Clôture des Rencontres

Romain (Commission de Coordination) clôt officiellement les 12è Rencontres nationales de la fédération des Centres LGBT. Il remercie l'ensemble des participants pour leur collaboration et avoir contribué à faire de ces rencontres une grande réussite.