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INTER CENTRES LGBT
Fédération française des CGL et des bénévoles
qui se destinent à l'accueil des personnes LGBT
(lesbiennes, gaies, bi & trans)

COMMUNIQUÉ N°IC/CP/05/34
Lyon, les mardi 31 mai / vendredi 17 juin 2005

Interview
RÉPONSES AUX SIX QUESTIONS POSÉES PAR "ILLICO" LE 26 MAI

(1°/ Création de l'INTER CENTRES LGBT / Complémentarité / Concurrence ; 2°/ 3°/ Radicalisme ; 4°/ Bilan de l'Inter-LGBT ; 5°/ Stratégie de l'INTER CENTRES LGBT ; 6°/ Résultats)


 
     

"Illico" du 17 juin 2005
© e-llico.com

   
1°/ Quel a été le constat qui a conduit à la création de l'INTER CENTRES LGBT et comment votre structure se considère-t-elle dans le paysage militant LGBT français ? De qui est-elle complémentaire ? De qui est-elle concurrente ?

Le 12 décembre 1998, les CGL de Lyon, Marseille, Montpellier et Paris ont créé l'Inter-CGL (devenue INTER CENTRES LGBT, "Fédération des CGL et des bénévoles qui se destinent à l'accueil des personnes LGBT") en partant du constat qu'ils gagneraient à se retrouver régulièrement pour mutualiser combats et "bonnes pratiques". Ce constat est toujours valable aujourd'hui que la Fédération regroupe 138 organisations et 2.546 militant/es LGBT (sur 17 des 22 régions hexagonales et 5 des 10 ultramarines). Elle est le réseau le plus important du paysage associatif LGBT français (si l'on s'en tient à ces critères numérique et géographique). Elle a récemment démontré sa pertinence en contribuant plus que significativement à débloquer le dossier de la reconnaissance de la déportation pour homosexualité (qui n'avait plus avancé depuis 2001).

La Fédération considère que le paysage associatif LGBT n'est ni un espace marchand, ni le lieu où on ne sait quelles carrières iraient se construire. Elle ne saurait donc se définir comme "concurrente" de qui que ce soit et cherche au contraire, systématiquement, à travailler en partenariat avec les associations concernées par ses démarches. Réseau national des acteurs sociaux, elle peut être complémentaire du réseau national des acteurs politiques, la CIF (Coordination InterPride France), ce qui ne lui interdit pas de dialoguer avec les interlocuteurs politiques, et ce qui n'interdit pas à la CIF de dialoguer avec les interlocuteurs sociaux.

2°/ Que pensez-vous de l'évolution du militantisme ces dernières années notamment avec l'arrivée ou le développement de groupes plus radicaux commE les Panthères roses, C'est l'Bouquet, Warning ?

3°/ Pensez-vous que cette forme de militantisme soit plus adaptée et plus efficace que des formes plus traditionnelles de militantisme incarnées notamment par l'Inter-LGBT ?

Les lenteurs de la société française, qui se dissimule encore trop l'ampleur de son homophobie et de sa transphobie (à l'école, dans le sport, pour les trans...), découragent certain/es militant/es et en amènent d'autres à hausser le ton. Leur radicalisme nous est objectivement utile dans la mesure où il nous permet d'être plus écouté/es de nos interlocuteurs ministériels, pour autant il ne correspond pas à notre méthode qui est de mener un travail de fond en privilégiant le dialogue... quand il est possible.

Nous connaissons peu l'Inter-LGBT, bien que nous oeuvrions à l'évidence dans le même sens, mais notre sentiment est que leur analyse doit être, sur ce point, proche de la nôtre.

4°/ Quel bilan dressez-vous des actions de l'Inter-LGBT ? Quels succès lui attribuez-vous ? Dans quels domaines a-t-elle, selon vous, été efficace ou bien a-t-elle échoué ?

Nous avons publiquement salué le travail mené par l'Inter-LGBT sur deux dossiers où nous nous sommes investis : le 22 décembre, en concluant notre campagne pour la pénalisation des propos homophobes, puis le 7 janvier, en lançant notre campagne pour la reconnaissance de la déportation pour homosexualité. Pour autant, on pourrait par exemple regretter que l'Inter-LGBT ne se mobilise pas davantage contre le VIH/sida qui reste l'urgence n°1 des gais, des bi et des trans. Mais sur ce sujet nous en sommes nous-mêmes, au niveau fédéral, resté/es aux intentions : faute de temps, faute de moyens et faute de militant/es compétent/es... On pourrait parler d'un divorce entre les militant/es antisida et les militant/es LGBT qui n'est pas sans rappeler le grand schisme entre militant/es lesbiennes et gais. Beaucoup de lesbiennes veulent rester entre elles, beaucoup de militant/es antisida se consacrent exclusivement à l'urgence sida, résultat les autres restent seul/es entre eux. Ces divisions objectives ont leur légitimité mais n'améliorent pas toujours l'efficacité de nos associations.

5°/ Comment définissez-vous la stratégie de l'INTER CENTRES LGBT ?

Notre stratégie tient en deux principes, "empowerment" et "solidarité interassociative", et en trois temps : 1°/ la Fédération anime l'élaboration de démarches collectives au sein de son réseau (si possible en partenariat avec d'autres associations concernées par le dossier considéré) ; 2°/ une fois ces démarches déterminées, elle aide ses associations et ses partenaires à en devenir les premiers acteurs dans les régions ; 3°/ elle leur vient en appui auprès des instances nationales. Cela demande du temps et une volonté tenace de faire vivre la démocratie participative, mais ça marche.

6°/ Cette stratégie a-t-elle permis d'obtenir des résultats sur les dossiers que vous défendez ? Lesquels ?

Notre premier objectif est interne : créer une grande famille des militant/es LGBT régionaux dispersé/es à travers la France. Sur ce point, notre succès est réel puisque nous sommes présents dans un nombre croissant de régions, ce qui veut dire que ces militant/es se sentent bien chez nous. Cette convivialité contribue à pérenniser des structures toujours un peu fragiles qui sont vitales pour les populations LGBT régionales, car elles s'occupent sur le terrain de leurs problèmes : VIH, homophobie...

Sur nos dossiers "externes", nous avons récemment connu trois grands succès : l'adoption de la loi contre les propos homophobes, la reconnaissance par le président du Sénat puis le Président de la République de la déportation pour homosexualité, et notre "très bon relais en France" (dixit Louis-Georges Tin) de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Ces succès ont été retentissants mais nos démarches (des centaines d'heures de travail à travers toute la France) sont restées discrètes, puisque menées en même temps que d'autres menées à Paris par des associations plus anciennement investies sur ces dossiers et mieux identifiées des médias parisiens..

 

 


 

 

Pour l'INTER CENTRES LGBT,
Nadine 
+33 (0)6 99 39 57 77
David Auerbach
+33 (0)6 12 95 16 21
Porte-parole délégués
porteparolat@inter-centres-lgbt.org

 

 

[a] Magazine "Illico" du 17 juin 2005, dossier "Spécial Marche 2005" (pp.6 à 11) :/ En ordre de marche ?
[b] Militants : des stratégies qui s'opposent
[c] Années Raffarin : un bilan balancé
[d] Pride : faut-il être respectable ?

[a] Magazine "Illico" du 17 juin 2005, dossier "Spécial Marche 2005" (pp.6 à 11) :/ En ordre de marche ?/ "Couples et parentalité : l'égalité maintenant  !" Derrière ce mot d'ordre rassembleur qui sera celui de la Marche des Fiertés 2005 se profilent les fractures entre les groupes et associations militants qui se partagent le rôle de porte-parole des revendications LGBT.../ Par Jean-François Laforgerie et Didier Roth-Bettoni/ Couples, parentalité, égalité : les trois mots formant le slogan de la Marche des Fiertés posent à l'évidence les trois enjeux principaux pour les gays dans les mois à venir. Sauf que, dans le contexte (politique et militant) actuel, ils sonnent un peu trop comme des incantations à écho limité  : le nouveau pouvoir ne semble pas avoir beaucoup de goût pour ce type de sujets (c'est un euphémisme…), l'opposition n'a toujours aucun projet dans ses cartons (…c'en est un autre) et le mouvement gay lui-même paraît empêtré dans toute une série de contradictions, qu'elles soient stratégiques ou de fond, entre sa frange radicale – Panthères Roses, Act Up… – et sa composante plus pragmatique – Inter-LGBT, Inter-Centres, Gay Lib'.../ Faut-il pour autant ne rien attendre de cette Marche 2005, et les dizaines de milliers de personnes attendues dans les rues de Paris, entre Montparnasse et Bastille, le 25 juin, ne vont-elles défiler que parce que la Gay Pride (comme disent encore nombre de manifestants) ne serait à leurs yeux guère plus qu'un carnaval joyeux, festif, coloré  ? Evidemment non : face au désert politique, la Marche des Fiertés doit être l'occasion de réaffirmer fortement les revendications des gays, des lesbiennes et des transsexuels en matière de lutte contre l'homophobie, d'amélioration du PaCS, de mariage, d'adoption, d'identité. De lutte contre le sida aussi puisque cette Marche se déroule alors que la lutte contre le VIH a été proclamée grande cause nationale 2005, et qu'en plein milieu du parcours, les organisateurs ont prévu trois minutes de silence en solidarité avec les séropositifs et les malades. Si le contexte ne paraît guère favorable, il n'en est que plus essentiel de redonner à la Marche son rôle de levier de nos droits, de moyen de pression de masse. Car si ce n'est pas la rue qui gouverne, elle peut au moins servir à se faire entendre.../ didier roth-bettoni
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4342


[b] Militants : des stratégies qui s'opposent

L'instauration de l'état UMP en 2002 a placé la scène militante LGBT face à un dilemme : attendre l'alternance ou faire avec. Refusant de perdre de précieuses années – cinq ans sans avancées, cela risquait d'être effectivement long – les associations ont choisi de faire avec. Pour autant, elles n'ont pas toutes choisi de le faire de la même manière. Et c'est à l'évidence un problème./ Certaines structures comme l'Inter-LGBT et l'Inter Centres-LGBT ont choisi la coopération sous conditions. D'autres, comme Gay Lib' ou Homosexualités et Socialisme ont privilégié le lobbying au sein des formations politiques dont elles sont proches (UMP et PS). Les dernières, comme les Panthères Roses ou C'est l'Bouquet !, ont opté pour la radicalité et la désobéissance civile pour faire avancer leurs revendications. Mais plutôt que de jouer la complémentarité, le plus souvent, associations et structures tirent à hue et à dia./ "On constate aujourd'hui un morcellement du paysage politique français avec un émiettement sur les extrêmes, le même phénomène se répète dans le paysage militant gay, explique Stéphane Dassé, présidende Gay Lib'. A mon sens, ce n'est pas forcément un handicap. J'y vois même le signe que les gays sont bien intégrés et à l'image même de la société d'aujourd'hui"./ "Les difficultés viennent du fait que la scène gay recoupe la division actuelle de la gauche, analyse Rostom Mesli de C'est l'Bouquet ! Il y a une gauche gestionnaire, de bureau, et une gauche de rue. C'est la même chose dans le mouvement LGBT. Mais pour le moment, la complémentarité qu'on pourrait souhaiter fonctionne mal. Par exemple, nous comptions au minimum sur un silence bienveillant de la part de l'Inter-LGBT à propos du mariage de Bègles et pas sur des attaques publiques de notre stratégie"./ Pour les Panthères Roses, c'est "la volonté d'hégémonie de l'Inter-LGBT" qui pose problème. "Nous avons des principes très fermes comme le fait de ne pas vouloir être des sous-citoyens par exemple, explique Xavier Prieur-Adjadj, un des créateurs du groupe. Et ne pas être ferme sur les principes sous prétexte de faciliter le dialogue, c'est l'échec assuré"./ Doyenne, l'Inter-LGBT, longtemps seule sur le créneau militant, a dû faire face à l'arrivée de nouveaux groupes. Structure marquée à gauche, elle a ainsi dû tenir compte de l'arrivée de Gay Lib'. "L'Inter LGBT est reçue [par les pouvoirs publics] puis c'est notre tour. On décode alors avec nos interlocuteurs gouvernementaux ou parlementaires le langage de l'Inter", s'amuse Olivier Boileau-Descamps de Gay Lib' et sa proximité avec la majorité./ Longtemps leader et porte-parole naturel des associations gay, elle voit aujourd'hui certains de ses champs d'intervention investis par l'Inter Centres-LGBT qui se défend pourtant de toute concurrence. "Notre Fédération considère que le paysage associatif LGBT n'est ni un espace marchand, ni le lieu où on ne sait quelles carrières iraient se construire. Elle ne saurait donc se définir comme concurrente de qui que ce soit et cherche au contraire, systématiquement, à travailler en partenariat avec les associations concernées par ses démarches" explique de son côté l'Inter Centres LGBT. Enfin, jugée trop prudente l'Inter-LGBT déçoit parfois les groupes plus radicaux./ "Nous sommes attachés à faire en sorte que lorsqu'un débat émerge, l'essai soit transformé, avance Alain Piriou de l'Inter-LGBT. C'est la raison pour laquelle nous étions réservés sur la méthode pour le mariage de Bègles. Pour nous, il faut convaincre le législateur et donc agir auprès du gouvernement et des parlementaires et ne pas demander aux juges de se prononcer sur quelque chose qu'ils ne peuvent pas dire. Cela étant, c'est bien qu'aujourd'hui C'est l'Bouquet ! soutienne des gens qui veulent se marier et fasse vivre une revendication en la faisant incarner par des personnes"./ Mais pour l'Inter-LGBT, la radicalité a ses limites. "A mon sens, l'effet des Panthères Roses a été nul sur l'adoption de la loi contre les propos homophobes, combat où nous nous sommes sentis bien seuls. C'est nous qui avons relancé l'idée d'une amélioration du PaCS comme solution pour sortir du conflit que le mariage de Bègles avait provoqué avec le gouvernement, tout en obtenant une avancée qu'on réclamait depuis longtemps". Pour d'autres associations, le problème est bien là aussi : une absence de concertation générale en aval des rencontres avec les pouvoirs publics, ainsi qu'un manque de transparence dans les tractations./ Aujourd'hui, personne ne croit en une unité absolue ni d'ailleurs ne la souhaite. Chacun entend suivre sa route. Qui le militantisme gestionnaire. Qui la résistance. Qui la coopération interassociative au coup par coup. "En fait, il faudrait que les structures les moins radicales se servent des groupes radicaux comme levier et ne se contentent pas de leur demander de ne pas faire de vagues" avance Rostom Mesli de C'est l'Bouquet (voir encart p11). Et ce d'autant que nombreux sont les acteurs qui estiment qu'aujourd'hui la Marche des Fiertés – dont la composition des manifestants a beaucoup changé – joue moins son rôle de pression politique qu'auparavant.

La nouvelle donne/ En trois ans, la scène militante LGBT a connu des évolutions notables :/ Les associations LGBT sont reçues pour la première fois par un Premier ministre en 2003./ Renforcement de la notoriété et de la crédibilité de l'Inter-LGBT (fédération de 70 associations essentiellement parisiennes)./ Montée en puissance de l'Inter Centres LGBT (fédération de 138 associations et plus de 2000 adhérents) sur les questions politiques, signe d'une aspiration des régions à se faire entendre sur le plan national./ Création de Gay Lib', mouvement gay associé à l'UMP, qui compte plus de 600 adhérents./ Emergence des Panthères Roses, "outil de résistance et composante politique du combat pour une société alternative"./ Lancement du Manifeste pour l'Egalité des droits qui, après le premier mariage gay de Bègles en juin 2004, devient C'est l'Bouquet !, association de défense du mariage homo.
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4343


[c] Années Raffarin : un bilan balancé

Les revendications LGBT ont connu, au cours des trois années de gouvernement Raffarin, des sorts divers. Certaines ont progressé à l'aide des stratégies de coopération classiques avec les pouvoirs publics conduites par l'Inter-LGBT ou, dans une moindre mesure, l'Inter-Centres LGBT. Certaines, parfois les mêmes, ont bénéficié du lobbying interne et intensif conduit à droite par Gay Lib'… D'autres ont pris corps, comme le mariage, grâce à l'activisme contestataire de groupes plus radicaux et une stratégie nouvelle – du moins pour le mouvement LGBT – qui consiste à "forcer" la loi pour tenter de la changer. Bilan, secteur par secteur.

Lutte contre l'homophobie/ Revendication phare, la lutte contre l'homophobie a trouvé sa traduction législative en deux occasions : l'homophobie considérée comme un facteur aggravant dans certains crimes et délits (loi sécurité intérieure) et pénalisation des propos homophobes. L'Inter-LGBT considère qu'il s'agit de son bébé, tout comme Gay Lib' qui estime avoir joué un rôle majeur dans l'adoption du dispositif. L'Inter Centres LGBT considère aussi qu'il s'agit d'un succès personnel. Reste que, sur le plan symbolique et même dans certains aspects du texte, le compte n'y est pas. Les associations n'ont pas réussi à faire respecter l'engagement gouvernemental d'un projet de loi spécifique à cette question et ont très difficilement contenu l'opposition protéiforme – cathos, syndicats de presse, parlementaires UMP, structures en charge des droits de l'Homme ! – au texte.

Mariage/PaCS/ L'hostilité initiale de l'Inter-LGBT sur le calendrier et la stratégie choisie (mariage de Bègles) par certains militants LGBT et les Verts pour défendre l'ouverture du mariage aux couples de même sexe a jeté le trouble. Le gouvernement, très hostile à cette revendication, s'est engouffré dans la faille. Résultat : un blocage complet à droite, un engagement du PS en faveur du mariage mais toujours rien de concret et une très modeste amélioration du PaCS avec la disparition du délai de trois ans avant imposition commune (loi de finances 2005) dont Gay Lib' et l'Inter-LGBT s'attribuent la paternité. Gay Lib' n'a pas réussi à se faire entendre de Sarkozy (alors ministre de l'Economie) sur des améliorations dans le domaine successoral. Les associations ont été incapables d'accélérer le calendrier que Perben (alors ministre de la Justice) faisait durer plus que de raison. Mais le débat a été mis au centre de la place publique.

Homoparentalité/adoption/ Un refus ferme et définitif du gouvernement Raffarin, une nette hostilité des parlementaires de la majorité, un engagement socialiste à légiférer mais aucune proposition en vue, un PC divisé sur la question et des Verts, unique parti de gouvernement engagé frontalement sur ce dossier. C'est l'échec pour les associations puisqu'en trois ans, rien n'a bougé.

Education/ Suicide des jeunes, lutte contre l'homophobie à l'école… Le dossier Education n'avance pas. Le regroupement, pourtant actif, des syndicats d'enseignants, d'associations de parents d'élèves et de structures LGBT n'a pas permis d'être entendu depuis trois ans. Résultat : aucun progrès dans ce domaine. "Lorsque le gouvernement ne veut rien entendre, est-ce l'échec des associations ?" s'interroge l'Inter-LGBT.

Trans/ Echec complet sur ce dossier pourtant défendu par plusieurs associations. Celles-ci n'ont pas obtenu la prise en compte de la notion d'identité de genre ou d'identité sexuelle dans la loi pénalisant les propos homophobes, ni d'avancées sur les revendications propres aux transsexuelles. Pourtant, l'épisode de Rueil montre bien que les discriminations sont réelles et constantes.

Déportation/ L'Inter-LGBT et l'Inter Centres se sont beaucoup investis sur ce dossier mais sans concertation. Les rendez-vous avec les associations d'anciens déportés et le gouvernement ont été doublonnés au risque de perturber la lisibilité des revendications. Résultat 1 : L'Inter Centres-LGBT considère comme un succès personnel que Jacques Chirac ait mentionné la déportation homo dans son discours (avril 2005) mais pouvait-il faire autrement à l'occasion du 60ème anniversaire de la libération des camps et alors que cette page de l'histoire de France est reconnue officiellement depuis 2001 ? Résultat 2 : une nette amélioration de la participation des associations homos à la cérémonie officielle parisienne mais, comme tous les ans, des associations LGBT en régions ont été exclues des cérémonies officielles et les recommandations gouvernementales aux préfets sont restées très en deçà des espérances associatives.
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4346


[d] Pride : faut-il être respectable ?

Les difficultés que connaît la scène militante LGBT ne sont pas seulement liées à la question de la représentativité des différentes associations qui la composent : elles sont aussi le résultat d'une vision différente de l'homosexualité, de sa place dans la société, de sa visibilité, de la respectabilité comme on disait naguère./ "Lorsqu'on a rejeté notre candidature comme membre de l'Inter-LGBT, Certains nous ont dit que nos pratiques activistes allaient nuire à leur travail et les empêcher d'être crédibles aux yeux de leurs interlocuteurs, rappelle Pascale Berthault des Panthères Roses. Nous considérons que le radicalisme est important parce qu'il nous valorise pour ce que nous sommes et pas comme les autres souhaiteraient que l'on soit"./ "Leur radicalisme nous est objectivement utile dans la mesure où il nous permet d'être plus écoutés de nos interlocuteurs ministériels. Pour autant, il ne correspond pas à notre méthode qui est de mener un travail de fond en privilégiant le dialogue... quand il est possible" avance l'Inter Centres-LGBT. Une position que ne partage pas du tout Gay Lib'. "L'importance de l'image est primordiale, explique Stéphane Dassé. Nous devons montrer que nous sommes des citoyens comme les autres. Les manifestations radicales comme celles des Panthères Roses ou d'Act Up ne font pas avancer la cause, elles nous marginalisent même alors que tout notre travail consiste à ne pas marginaliser les gays et à faire comprendre qu'ils constituent un enjeu électoral".
http://www.e-llico.com/content.php?section=actu&id=4347


L'INTER CENTRES LGBT fédère les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 30 Membres associés à Amiens, Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Massy, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes, Valence et Versailles.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 138 organisations et 2.546 militant/es lesbiennes, gaies, bi ou trans à travers toute la France. Ils accueillent environ 30.104 personnes par an (données 2003/2004 recueillies auprès de 21 Membres).
L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le SNEG et par Connection. Elle est membre du Collectif pour une autorité indépendante universelle de lutte contre les discriminations et des Gais et lesbiennes branchés.


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AN NOU ALLÉ !
West Indies / Guyana GLC
Association of Afro-Caribbean
lesbians, gays, bi's and trans' in France

     

INTER CENTRES LGBT
French Federation of GLCs and volunteers
dedicated to supporting LGBT people
(lesbians, gays and bi- and trans-sexuals)

PRESS RELEASE No.IC/CP/05/34
Rivière-Salée, Wednesday the 8th of June

Marriage and Parenthood
PLEASE WAIT

 

[English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated by T.E.]

Equality of rights - No interference from the Vatican!

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V6IC__200505311230JFLA/
V5DAUE200505302107ICC_/V4ICC_200505291225ICR_/V3ICCP200505281209ICR_/
V2ICC_200505271240FGL_/V1DAUE200505261158ICC_/V0JFL_200505261021IC__

R11-2 / 3-7

Réponses aux six questions posées par "Illico" le 26 mai
http://inter-centres-lgbt.org/11R/11Rcp28.html
Mis en ligne le 17 juin 2005

INTER CENTRES LGBT
Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés
Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003)
contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/
c/o J'En Suis, J'Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille
Sept Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J'En Suis, J'Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie
Vingt-cinq Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires),
Mimi (Nice), Siegfried  des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François de l'ancienne Maison de l'homosocialité de Bordeaux, Bernadette  de l'ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l'ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux),
Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs)
Données à jour au 11 octobre 2004
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