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AN NOU ALLÉ !
CGL Antilles-Guyane
Association des Afro-Caribéen/nes
lesbiennes, gais, bi & trans en France

     

INTER CENTRES LGBT
Fédération française des CGL et des bénévoles
qui se destinent à l'accueil des personnes LGBT
(lesbiennes, gaies, bi & trans)

COMMUNIQUÉ N°IC/CP/05/28
Rivière-Salée, le vendredi 3 juin 2005

Mariage et parentalité
ÉGALITÉ DES DROITS : NON À L'INGÉRENCE DU VATICAN

(Un an après le mariage de Bègles qui avait plongé la France dans la polémique, l'Espagne s'apprête à étendre aux homosexuel/les le droit au mariage et à la parentalité. L'Église catholique mène une campagne antidémocratique et homophobe pour s'y opposer. Des associations LGBT espagnoles appellent à l'apostasie. Par solidarité autant que par prévoyance, le CGL Antilles-Guyane et la Fédération des CGL relaient leur initiative en France – sur ionOnline.com)



     

Happening de Couleurs Gaies,
CGL de Metz - 30 août 2003 -
© 2003, Couleurs Gaies
http://inter-centres-lgbt.org/08R/08RPVANA04b.html#C6

   
Le 19 avril, l'histoire reculait en France, où la cour d'appel de Bordeaux annulait le mariage célébré à Bègles le 5 juin 2004. Au Vatican, le cardinal Ratzinger devenait Benoît XVI. Deux jours plus tard, l'histoire avançait en Espagne, où les député/es tenaient une promesse électorale approuvée par le peuple le 14 mars 2004, en adoptant un projet de loi qui doit faire de l'Espagne le troisième pays d'Europe à ouvrir le mariage aux couples de même sexe, et le second à leur accorder une parfaite égalité de droits avec les couples de sexes différents – droit d'adoption inclus !

Jeudi 30 juin, les député/es doivent adopter ce projet en dernière lecture... s'ils parviennent à vaincre les pressions de l'Église catholique.

Depuis 2004, le Vatican fait tout pour faire avorter la future loi. Encore préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Joseph Ratzinger avait déclaré qu'il était "destructeur pour la famille et la société" [1]. L'évêque de Mondoñedo-Ferrol avait ajouté que les homosexuel/les sont des "anormaux", des "virus" et des "dangers sociaux" [2] comparables à des "meurtriers" [3]. La Conférence épiscopale espagnole a distribué sept millions de dépliants dans les écoles et les églises [4], des maires appartenant au Parti populaire ont suivi l'appel de l'évêque de Castellón de la Plana à la "désobéissance civile" en annonçant qu'ils refuseraient de célébrer des mariages homosexuels [5], et le Conseil pontifical pour la famille a appelé à "ne pas prendre part à un délit qui représente la destruction du monde" [6] !

Aujourd'hui, "An nou allé !" et la Fédération des CGL dénoncent cette campagne antidémocratique et homophobe qui choque les citoyen/nes européen/nes. Particulièrement concerné par l'implication de l'Église catholique dans la permanence voire la virulence de l'homophobie aux Caraïbes et en Afrique, "An nou allé !", CGL Antilles-Guyane, Association des Afro-Caribéen/nes LGBT en France, interpelle la Conférence des évêques de France au nom de la Fédération des CGL : trouve-t-elle "inacceptable", comme la Conférence épiscopale espagnole [7], "que les homosexuel/les bénéficient pleinement de la dignité et des droits" ?

Dès 2004, six associations LGBT espagnoles appelaient à l'apostasie, rappelant que l'Église catholique tirait sa légitimité du nombre de ses fidèles et que chaque nom inscrit sur ses registres de baptême cautionnait son discours (le Collectif LGBT de Madrid aurait recueilli 3.500 demandes, le Collectif gai de Barcelone 1.500, la Fédération nationale LGBT 1.500). Solidaires des démocrates espagnol/es, nos associations relaient cet appel en précisant qu'il ne s'agit pas de renoncer à des convictions qui relèvent de la conscience personnelle de chacun/e, mais de refuser d'être solidaire de la politique antidémocratique et homophobe de cette institution et de cet État : le Vatican.

Jusqu'au 30 juin, les citoyen/nes français/es de confession catholique ou baptisé/es tel/les peuvent soutenir les député/es espagnol/es en signant cet appel sur ionOnline.com :
http://www.ionOnline.com/30062005/ion.html

 

 

 

Pour l'INTER CENTRES LGBT,
"An nou allé !"

Pour "An nou allé !",
Le responsable de la commission
"Solidarité européenne et internationale",
Marco Garcia
+33 (0) 688 921 849
marco.garcia@annoualle.org

 

 

[1] 19 novembre 2004, C. Giles, Roma, Europa Press
[2] 23 décembre 2004, Beatriz Gimeno, FELGBT, http://www.domeus.es/message/read.jsp;jsessionid=BDBE857BFD99279C2630724C08C7B031;dom02?scroll=true&mid=29436546
[3] 23 décembre 2004, Madrid, "El País"
[4] 27 décembre 2004, P.M.R., Valencia, "Las Provincias"
[5] 27 avril 2005, http://www.e-llico.com
[6] 5 mai 2005, Roma, "El País", rubrique Société
[7] 21 avril 2005, Fundacion Triangulo, Madrid

[a] Relais de l'appel à l'apostasie lancé dès 2004 par six associations LGBT espagnoles
[b] Extraits de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés
[c] Associations LGBT espagnoles ayant appelé à l'apostasie
[d] Positions de la Fédération des CGL sur le mariage
[e] Libre résumé des "Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles" rendues publiques le 31 juillet 2003 par le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi
[f] Articles de la lettre quotidienne de Têtu consacrés à l'Espagne depuis le vote du 21 avril
[g] "Espagne : rébellion de maires contre le mariage homosexuel"
[h] Crédit photographique

[a] Relais de l'appel à l'apostasie lancé dès 2004 par six associations LGBT espagnoles en réaction à la campagne antidémocratique et homophobe menée par l'Église catholique contre le projet de loi ouvrant le mariage et les droits parentaux aux couples de même sexe :

Citoyen/ne français/e de confession catholique ou baptisé/e tel/le, résolu/e à lutter pour la démocratie et contre l'homophobie, je n'admets plus que le Vatican fasse obstacle à la reconnaissance des droits des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT). Tout particulièrement, je n'admets pas la campagne antidémocratique et homophobe que le Vatican et l'Église catholique espagnole mènent actuellement avec virulence pour faire avorter un projet de loi ouvrant le mariage et la parentalité aux homosexuel/es. Selon l'Église catholique, les homosexuel/les seraient des "virus" ! des "dangers sociaux" ! Ils et elles seraient comparables à des "meurtriers" ! Ils et elles n'auraient pas droit à la "pleine dignité" ! Selon l'Église catholique, il convient de distribuer sept millions de brochures dans les écoles et les églises pour s'opposer au respect d'une promesse électorale approuvée par le peuple souverain ! Selon l'Église catholique, la loi serait "un délit qui représente la destruction du monde" ! Ce déferlement de haine antidémocratique et homophobe m'amène à suivre l'appel à l'apostasie lancé en Espagne par six associations LGBT.

En Espagne, l'Église catholique appelle à renoncer à la démocratie malgré les ravages de la dictature. En Europe, l'Église catholique appelle à renoncer aux droits des femmes malgré les ravages du sexisme. En Afrique, l'Église catholique appelle à renoncer au préservatif malgré les ravages du sida. En France, je renonce à l'Église catholique. J'apostasie. Il ne s'agit pas de renoncer à des convictions qui relèvent de ma seule conscience personnelle, mais de refuser de me solidariser plus longtemps avec la politique antidémocratique et homophobe de cette institution et de cet État : le Vatican.

Conformément aux articles 38, 39 et 40 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative "à l'informatique, aux fichiers et aux libertés", je demande à mon évêché de baptême de radier mon nom et toute autre donnée me concernant de tout registre des baptêmes et de tout autre fichier manuscrit ou informatisé qu'il tiendrait. Conformément aux mêmes dispositions et si une telle radiation n'était pas possible en raison de la nature du support considéré, je demande à mon évêché de baptême de faire inscrire en marge de mon acte de baptême une mention indiquant que j'ai apostasié en renonçant à mon baptême. Conformément à l'alinéa 2 de l'article 40 de la loi précitée, je demande à mon évêché de baptême de me fournir à titre gracieux une attestation confirmant cette radiation ou l'inscription de cette mention. Conformément à l'alinéa 2°c de l'article 11 de la loi précitée et si je devais ne pas recevoir cette attestation d'ici un mois, je serais au regret de saisir la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) voire d'engager toute procédure nécessaire pour obtenir le respect de ma volonté présentement exprimée.
http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/textes/CNIL-78-17_definitive-annotee.pdf

Je signe le présent texte en ligne (afin d'exprimer publiquement ma réprobation de la politique antidémocratique et homophobe de l'Église catholique) puis l'imprime, le signe et l'envoie par lettre recommandée à mon évêché de baptême (afin de donner l'effectivité voulue à ma réprobation)./ Signature/ Nom/ Prénoms de baptême/ Date et lieu de naissance/ Date et lieu de baptême/ Date et lieu de signature/ Adresse actuelle/ Adresse de mon évêché de baptême (disponible sur le site Internet de la Conférence des évêques en France) :
http://www.cef.fr/catho/vieglise/conf_eveque/eveques/index.php

Premier/es signataires : [1] Louis-Georges Tin (baptisé en 1975 en Martinique, fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, président du CGL Antilles-Guyane, "An nou allé !") ; [2] Julienilbert René Gauthier (baptisé en 1984 dans les Ardennes, président du CGL Reims, "Reims Liberté Gaie") ; [3] Éric Maurice Eugène Lafontaine (baptisé en 1965 en Guyane, adhérent du CGL Antilles-Guyane) ; [4] Alain Pierre Oncins (baptisé en 1944 en Gironde, vice-président du CGL Antilles-Guyane) ; [5] Xavier Marc Étienne Lauréote (baptisé en 1972 en Guadeloupe, adhérent du CGL Antilles-Guyane) ;[6] Joël Élie Alfred Vanborre (baptisé en 1951 dans le Nord, trésorier du CGL Lille, "J'En Suis, J'Y Reste") ; [7] Gildas Xavier Marie Le Berre (baptisé en 1952 dans le Morbihan, adhérent de Solidarité internationale LGBT, de l'Inter-LGBT et du CGL Paris) ; [8] David Jean Souvestre (baptisé en 1981 dans la Moselle, président de la LGP Lyon, secrétaire de la Coordination InterPride France) ; [9] David Jean-Marie Malinowski (baptisé en 1975 dans l'Indre, adhérent de Contact – Parents, familles, amis de gais et de lesbiennes) ; [10] Brigitte Boucheron (baptisée en 1948 en Charente-Maritime, présidente de Bagdam Espace lesbien) ; [11] Olivier René Borel (baptisé en 1978 en Côte-d'Or, trésorier de "Moove !", trésorier de la LGP Lyon) ; [12] Lucien Denis (baptisé en 1969 en Martinique, adhérent fondateur du CGL Antilles-Guyane).
http://www.ionOnline.com/30062005/ion-sign.html?


[b] Extraits de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 modifiée relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés :

Chapitre III : La Commission nationale de l'informatique et des libertés./ Article 11/ Modifié par Loi n°2004-801 du 6 août 2004 art. 3 (JORF 7 août 2004)./ La Commission nationale de l'informatique et des libertés est une autorité administrative indépendante. Elle exerce les missions suivantes :/ 1° Elle informe toutes les personnes concernées et tous les responsables de traitements de leurs droits et obligations ;/ 2° Elle veille à ce que les traitements de données à caractère personnel soient mis en oeuvre conformément aux dispositions de la présente loi./ A ce titre :/ a) .../ b) .../ c) Elle reçoit les réclamations, pétitions et plaintes relatives à la mise en oeuvre des traitements de données à caractère personnel et informe leurs auteurs des suites données à celles-ci ;/ d) .../ e) Elle informe sans délai le procureur de la République, conformément à l'article 40 du code de procédure pénale, des infractions dont elle a connaissance, et peut présenter des observations dans les procédures pénales, dans les conditions prévues à l'article 52 ;/ f) .../ g) Elle peut, dans les conditions définies au chapitre VII, prononcer à l'égard d'un responsable de traitement l'une des mesures prévues à l'article 45 ;/ h) .../ 3° .../ 4° ...

Chapitre V : Obligations incombant aux responsables de traitements et droits des personnes./ Section 2 : Droits des personnes à l'égard des traitements de données à caractère personnel./ Article 38/ Modifié par Loi n°2004-801 du 6 août 2004 art. 5 (JORF 7 août 2004)./ Toute personne physique a le droit de s'opposer, pour des motifs légitimes, à ce que des données à caractère personnel la concernant fassent l'objet d'un traitement./ Elle a le droit de s'opposer, sans frais, à ce que les données la concernant soient utilisées à des fins de prospection, notamment commerciale, par le responsable actuel du traitement ou celui d'un traitement ultérieur./ Les dispositions du premier alinéa ne s'appliquent pas lorsque le traitement répond à une obligation légale ou lorsque l'application de ces dispositions a été écartée par une disposition expresse de l'acte autorisant le traitement.

Article 39/ Modifié par Loi n°2004-801 du 6 août 2004 art. 5 (JORF 7 août 2004)./ I. - Toute personne physique justifiant de son identité a le droit d'interroger le responsable d'un traitement de données à caractère personnel en vue d'obtenir :/ 1° La confirmation que des données à caractère personnel la concernant font ou ne font pas l'objet de ce traitement ;/ 2° Des informations relatives aux finalités du traitement, aux catégories de données à caractère personnel traitées et aux destinataires ou aux catégories de destinataires auxquels les données sont communiquées ;/ 3° Le cas échéant, des informations relatives aux transferts de données à caractère personnel envisagés à destination d'un Etat non membre de la Communauté européenne ;/ 4° La communication, sous une forme accessible, des données à caractère personnel qui la concernent ainsi que de toute information disponible quant à l'origine de celles-ci ;/ 5° Les informations permettant de connaître et de contester la logique qui sous-tend le traitement automatisé en cas de décision prise sur le fondement de celui-ci et produisant des effets juridiques à l'égard de l'intéressé. Toutefois, les informations communiquées à la personne concernée ne doivent pas porter atteinte au droit d'auteur au sens des dispositions du livre Ier et du titre IV du livre III du code de la propriété intellectuelle./ Une copie des données à caractère personnel est délivrée à l'intéressé à sa demande. Le responsable du traitement peut subordonner la délivrance de cette copie au paiement d'une somme qui ne peut excéder le coût de la reproduction./ En cas de risque de dissimulation ou de disparition des données à caractère personnel, le juge compétent peut ordonner, y compris en référé, toutes mesures de nature à éviter cette dissimulation ou cette disparition./ II. - Le responsable du traitement peut s'opposer aux demandes manifestement abusives, notamment par leur nombre, leur caractère répétitif ou systématique. En cas de contestation, la charge de la preuve du caractère manifestement abusif des demandes incombe au responsable auprès duquel elles sont adressées./ Les dispositions du présent article ne s'appliquent pas lorsque les données à caractère personnel sont conservées sous une forme excluant manifestement tout risque d'atteinte à la vie privée des personnes concernées et pendant une durée n'excédant pas celle nécessaire aux seules finalités d'établissement de statistiques ou de recherche scientifique ou historique. Hormis les cas mentionnés au deuxième alinéa de l'article 36, les dérogations envisagées par le responsable du traitement sont mentionnées dans la demande d'autorisation ou dans la déclaration adressée à la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

Article 40/ Créé par Loi n°2004-801 du 6 août 2004 art. 5 (JORF 7 août 2004)./ Toute personne physique justifiant de son identité peut exiger du responsable d'un traitement que soient, selon les cas, rectifiées, complétées, mises à jour, verrouillées ou effacées les données à caractère personnel la concernant, qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées, ou dont la collecte, l'utilisation, la communication ou la conservation est interdite./ Lorsque l'intéressé en fait la demande, le responsable du traitement doit justifier, sans frais pour le demandeur, qu'il a procédé aux opérations exigées en vertu de l'alinéa précédent./ En cas de contestation, la charge de la preuve incombe au responsable auprès duquel est exercé le droit d'accès sauf lorsqu'il est établi que les données contestées ont été communiquées par l'intéressé ou avec son accord./ Lorsqu'il obtient une modification de l'enregistrement, l'intéressé est en droit d'obtenir le remboursement des frais correspondant au coût de la copie mentionnée au I de l'article 39./ Si une donnée a été transmise à un tiers, le responsable du traitement doit accomplir les diligences utiles afin de lui notifier les opérations qu'il a effectuées conformément au premier alinéa./ Les héritiers d'une personne décédée justifiant de leur identité peuvent, si des éléments portés à leur connaissance leur laissent présumer que les données à caractère personnel la concernant faisant l'objet d'un traitement n'ont pas été actualisées, exiger du responsable de ce traitement qu'il prenne en considération le décès et procède aux mises à jour qui doivent en être la conséquence./ Lorsque les héritiers en font la demande, le responsable du traitement doit justifier, sans frais pour le demandeur, qu'il a procédé aux opérations exigées en vertu de l'alinéa précédent.
http://legifrance.com/


[c] Associations LGBT espagnoles ayant appelé à l'apostasie :
COGAM (Colectivo de Lesbianas, Gays, Transexuales y Bisexuales de Madrid)
http://www.cogam.org/
CGB (Col·lectiu Gai de Barcelona)
http://www.colectiugai.org/
FELGT (Federación Estatal de Lesbianas, Gays, Transexuales y Bisexuales)
http://www.felgt.org/
JALG (Joves per a l'Alliberament Lèsbic i Gai de la Universitat Autònoma de Barcelona)
http://tau.uab.es/associacions/jalg/
Col.lectiu Lambda de Lesbianes, Gais i Transsexuals de València
http://www.colectivolambda.com/
Sin Vergüenza (Moviment d'estudiants gais, lesbianes, bisexuals i transsexuals)
http://www.sinver.org/


[d] Positions de la Fédération des CGL sur le mariage :

Voir le communiqué de la Fédération des CGL, d'Homo-Sphère et d'HomoLogué(e) n°IC/CP/05/25 – 17 mai 2005 – À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie – Le gouvernement "mobilisé contre l'homophobie"... y compris en étendant le PaCS à la Nouvelle-Calédonie ? en ouvrant le mariage aux couples de même sexe ? (De Nouméa à Paris, l'État privilégie le "communautarisme hétérosexuel" et divise la nation en prohibant les unions entres couple de même sexe : le PaCS en Nouvelle-Calédonie, le mariage partout en France. Onze mois après leur appel pour l'extension du PaCS à l'ensemble du territoire national, un an après leur appel pour l'ouverture du mariage aux couples de même sexe, la Fédération des CGL et Homo-Sphère reçoivent le soutien inattendu de l'Hôtel Matignon, saisi par le président d'HomoLogué(e))
http://inter-centres-lgbt.org/11R/11Rcp19.html

Voir le communiqué de la Fédération des CGL et de David & Jonathan n°IC/CP/04/15 – 15 août 2004 – Suites de la controverse sur le mariage des couples de même sexe – La Fédération des CGL et l'association "David & Jonathan" regrettent la dérive de l'hebdomadaire chrétien "La Vie" et dénoncent les propos homophobes de Tony Anatrella (L'INTER CENTRES LGBT et DAVID & JONATHAN demandent un entretien à Jean-Marie Colombani, président du groupe "La Vie – Le Monde")
http://inter-centres-lgbt.org/10R/10Rcp4lavie.html

Voir l'annexe n°A4 au procès-verbal des HUITIÈMES RENCONTRES NATIONALES INTER CENTRES LGBT/ Samedi 12 et dimanche 13 juillet 2003/ Position incidente de David Auerbach, Secrétaire du CGL Paris, le 22 août 2003 à 4h35 sur le "communautarisme" LGBT - Notes prises par David Auerbach au cours du débat "Laïcité, communautés et république" le 22 août lors des Journées d'été des Verts - "Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles" rendues publiques le 31 juillet 2003 par la Congrégation pour la doctrine de la foi (Curie romaine - Vatican) - Neuf réactions aux "Considérations..." (§CRA–41/45|§CRI–43)
http://inter-centres-lgbt.org/08R/08RPVANA04c.html#D


[e] Libre résumé des "Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles" rendues publiques le 31 juillet 2003 par le cardinal Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi : "RÉSUMÉ SIMPLE-/ CONTRE LA LÉGALISATION DES UNIONS HOMOSEXUELLES -/ INTRODUCTION - 1. L'homosexualité viole la loi morale naturelle. La légalisation des unions homosexuelles menace la société. Les catholiques et ceux qui veulent défendre la société doivent défendre le mariage, fondement de la famille et de la société./ I. LE MARIAGE EST SAINT - 2. L'Église propose sur le mariage une vérité évidente et reconnue par toutes les cultures. Il a été institué par Dieu entre deux personnes de sexe différent qui collaborent avec lui à la génération et à l'éducation de nouvelles vies. 3. Cette vérité naturelle est confirmée par la Révélation où la sagesse humaine originaire fait entendre la voix de la nature elle-même. 4. Le mariage est saint. L'homosexualité ferme l'acte sexuel au don de la vie. Elle ne procède pas d'une complémentarité affective et sexuelle véritable. Le jugement moral de l'Écriture la condamne comme dépravation grave. Les hommes et les femmes qui souffrent de cette anomalie n'en sont pas tous personnellement responsables : ils doivent être accueillis avec compassion sans discrimination injuste. Mais leur inclination est objectivement désordonnée et leurs actes sont intrinsèquement désordonnés (ce sont des péchés contraires à la chasteté)./ II. LES UNIONS HOMOSEXUELLES SONT MAUDITES - 5. Quand l'État tolère les unions homosexuelles sans les légaliser, on témoignera de la vérité morale intégrale en affirmant que leur caractère immoral menace les jeunes générations. Quand l'Etat projette de les légaliser, on rappellera que la tolérance du mal est bien autre chose que son approbation. Quand l'Etat les a légalisé, on refusera d'appliquer des lois si gravement injustes./ III. ARGUMENTATIONS - 6. Selon la droite raison : Toute loi humaine n'est juste que si elle respecte la loi morale naturelle. L'homosexualité doit rester un fait privé. Si elle était approuvée par la loi civile, elle deviendrait un modèle qui pervertirait la société. 7. Selon l'ordre biologique et anthropologique : Les unions homosexuelles sont dépourvues de la dimension conjugale par laquelle les relations sexuelles prennent une forme humaine et ordonnée au travers l'aide mutuelle et la transmission de la vie. La fécondation artificielle manquerait à la dignité humaine. L'adoption serait immorale car l'absence de la bipolarité sexuelle provoque une croissance anormale des enfants. 8. Selon l'ordre social : La société survit grâce à la famille fondée sur le mariage. La légalisation des unions homosexuelles nuirait au devoir de procréation et d'éducation. Cette discrimination est acceptable car elle est juste : les activités nuisibles ne doivent pas être légalisées. 9. Selon l'ordre juridique : Le droit civil reconnaît le mariage qui garantit la suite des générations. Les unions homosexuelles sont contraires à l'intérêt public. Les homosexuels peuvent recourir au droit commun pour leurs questions juridiques d'intérêt privé./ IV. HOMMES POLITIQUES CATHOLIQUES - 10. Si une loi légalisant les unions homosexuelles est projetée, le parlementaire catholique doit voter contre un texte aussi nuisible. Si une telle loi injuste est en vigueur, il doit rendre un vrai témoignage à la vérité en l'abrogeant./ CONCLUSION - 11. L'Église respecte les personnes homosexuelles mais ne peut approuver l'homosexualité ou la légalisation des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois favorisent le mariage. Légaliser les unions homosexuelles ferait d'un comportement déviant un modèle qui violerait les valeurs fondamentales de l'humanité."
http://inter-centres-lgbt.org/08R/08RPVANA04b.html#C


[f] Articles de la lettre quotidienne de Têtu consacrés à l'Espagne depuis le vote du 21 avril :

1er juin à 13h54 : "Espagne (Religion)/ Des évêques appellent à manifester contre le mariage des homos/ Le cardinal Antonio Maria Rouco, archevêque de Madrid, et l'êvêque de Malaga, Antonio Dorado, membres de la conférence épiscopale, appelent à participer à la manifestation organisée le 18 juin à l'appel du «Foro» de la Famile, à Madrid, contre la loi qui modifie le code civil et permettra le mariage des couples gay et lesbiens. Ainsi, malgré son devoir de réserve, l'Église catholique prend position contre le gouvernement espagnol. Antonio Maria Rouco a expliqué lancer cet appel parce que «les initiatives de dialogue avec le gouvernement n'ont pas été prises en compte et qu'elles ne le seront pas». Les deux prélats considèrent que la loi ouvrant le mariage aux couples du même sexe est «radicalement injuste et préjudiciable au bien commun. Deux personnes du même sexe n'ont aucun droit de se marier entre elles. L'État ne peut reconnaître un droit inexistant à moins d'agir de manière arbitraire, ce qui est contraire à ces compétences». Officiellement, la Conférence épiscopale ne se prononcera pas en faveur de cette manifestation mais laisse entière manoeuvre aux diocèses pour mobiliser leurs troupes. Par ailleurs, le sénat a commencé aujourd'hui l'examen du projet de loi qui sera ratifié le 30 Juin par le Parlement espagnol./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1433

31 mai à 13h05 : "Espagne (Législation)/ Homo et catho? C'est possible, disent les Espagnols/ Les 7e journées de rencontres «Chrétiens & homosexualité» organisées à Madrid ont permis aux participants de réaffirmer qu'être membre d'une Église et militant homosexuel n'était pas incompatible. Ils se disent néanmoins particulièrement pessimistes quant à la hiérarchie de l'Église: «Cela nous blesse, a déclaré Juan José Broch, porte-parole des journées, faisant référence à la manifestation prévue le 18 juin contre le mariage des couples homosexuels, que des compagnons chrétiens s'unissent pour manifester contre notre droit d'aimer.» Parallèlement, le gouvernement espagnol vient de déclarer que lors de la renégociation sur les accords qui lient le vatican et l'Espagne depuis 1979, il faudrait trouver d'autres moyens de financer l'Église. Aujourd'hui, les dons volontaires accordés par les contribuables sur leur feuille d'impôts rapportent à peine 70% de l'argent versé par l'État espagnol, contraint de mettre la main à la poche pour remplir ses obligations vis à vis de l'Église. Enfin, les représentants de plusieurs religions, islamique, protestante, juive, ont déclaré qu'ils souhaitaient rester en marge des manifestations sur l'ouverture du mariage aux couple gay et lesbiens, considérant «que certaines religions veulent s'approprier le mariage en confondant l'institution civile et religuieuse»./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1421

31 mai à 13h05 : "Vatican (Religion)/ Pas d'«alternative» au mariage et à la famille pour Benoît XVI/ Dans une lettre adressée au cardinal Alfonso López Trujillo, président du Conseil pontifical pour la Famille, le pape affirme que «l'Église ne peut cesser d'annoncer que, conformément aux plans de Dieu, le mariage et la famille sont irremplaçables et n'admettent aucune autre alternative». Benoît XVI confirme la tenue de la Journée mondiale des Familles prévue du 4 au 9 juillet 2006 à Valence, en Espagne. «L'alliance matrimoniale, par laquelle l'homme et la femme constitue une union pour toute la vie, ordonnée de par sa nature au bien des conjoints et à la génération et l'éducation des enfants, est le fondement de la famille, patrimoine et bien commun de l'humanité», précise le pape, qui souhaite participer à cette rencontre. Benoît XVI a par ailleurs rencontré officiellement son premier élu gay, en la personne de Nichi Vendola, gouverneur de la région des Pouilles (lire Quotidien du 5 avril). Dimanche, le pape a quitté Rome pour la première fois depuis son élection il y a six semaines. Lorsque l'hélicoptère s'est posé sur le sol de Bari, où le pape devait prononcer une messe en plein air, Nichi Vendola, qui se définit comme gay, catholique et communiste, a accueilli le pape avec un grand sourire. La veille, pourtant, dans un entretien à la presse locale, il avait une nouvelle fois remis en cause la position de l'Église catholique sur l'ouverture du mariage aux couples du même sexe./ par Judith Silberfeld"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1431

31 mai à 13h05 : "Suisse (Religion)/ L'Église catholique chrétienne réaffirme son soutien aux gays et aux lesbiennes/ À une semaine du vote sur le partenariat enregistré, dix jours après avoir ordonné une seconde femme prêtre, l'Église catholique chrétienne de Suisse annonce vouloir trouver une forme de bénédiction pour les couples homosexuels, renforçant ainsi son soutien aux gays et aux lesbiennes. En 1999 déjà, elle s'était prononcée pour la variante du partenariat enregistré lors de la consultation qui a mené à la proposition de la loi actuelle. L'Église catholique chrétienne s'est séparée de la romaine il y a plus d'un siècle, au moment où l'infaillibilité du pape était dictée. Ce schisme a permis à cette e communauté d'évoluer indépendamment de Rome. Elle compte 14.000 membres en Suisse./ par Frédéric Gloor"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1430&date_info=

26 mai à 14h34 : "Espagne (Médias)/ Une publicité homophobe publiée par le journal El Paìs/ Le quotidien El Paìs a publié «par inadvertance» une publicité homophobe signée par l'association conservatrice des pères et mères d'Espagne. Dans le texte, intitulé «Alerte», on peut lire: «l'approbation de cette loi sur le mariage homosexuel sera un attentat contre la famille, le mariage est une institution unique de Dieu, le sida et d'autres maladies vont proliférer, ou encore, les gays du monde entier chercheront refuge en Espagne». L'association exige que les sénateurs qui vont ratifier le projet de loi à la mi-juin votent contre la loi et donnait le numéro de téléphone de l'institution pour que les personnes intéressées puissent protester. Cette publicité a suscité une levée de boucliers dans une partie de la société espagnole, outrée de tels propos. Les associations LGBT comme la fédération nationale des lesbiennes, gays et transsexuels considère que le texte diffusé : «frise l'injure, incite á la violence et est anticonstitutionnel». La Federation Colegas demande au procureur général de l'état,Cándido Conde-Pumpido, de prendre des mesures contre l'association des pères et mères d'Espagne pour apologie de l'homophobie. Le sénat s'est démarqué aussitôt de cette publicité. Quant á la secrétaire au plan sur le sida, Lourdes Chamorro, elle a qualifié la publicité de dangereuse en relevant le regrettable amalgame fait entre homosexualité et sida. Pour sa part, El Paìs parle de négligence de ses services de contrôle et assure que l'incident ne se reproduira pas./par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1405

25 mai à 14h03 : "Espagne (Société)/ Les homos appellent les contribuables à refuser de financer l'Église/ La Fédération nationale des lesbiennes, gays et transsexuels (Felgt) a lancé un appel au boycott pour que les contribuables renoncent à financer l'Église catholique. Les Espagnols peuvent verser 0,52% de leur revenu à l'Église ou à des oeuvres sociales sur leur déclaration d'impôts. Et ce n'est pas rien, car le culte catholique reçoit 11,7 millions d'euros par mois de l'État. La Fédération encourage les Espagnols à destiner plutôt cet argent à des oeuvres sociales. Pour mener la campagne, l'association va distribuer des lettres, des autocollants et des cartes postales aux syndicats et associations de femmes, de lutte contre le sida, contre les maladies dont la guérison possible est associée à la recherche sur les cellules souches... Un texte sera remis à la conférence épiscopale, qui affirmera le mécontement de tous ces collectifs qui se refusent á payer «l'impôt religieux» et dénoncent l'attitude rétrograde de l'Église. Le modèle de carte est disponible sur le site de la Felgt./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1398
http://www.felgt.org/WebPortal/Localsol/DesktopModules/ViewItem.aspx?
Alias=Rainbow&TabID=50&Lang=es&ItemID=1014&mid=48&smid=45

24 mai à 13h44 : "France (Société)/ Le mépris du collectif «Oui à la famille, non à l'homofolie»/ Le Collectif «Oui à la famille, non à l'homofolie», qui revendique 30.000 signatures à sa pétition lancée il y a deux mois contre le mariage des couples homosexuels et l'homoparentalité, n'hésite pas à écrire, dans un communiqué, que «la Journée mondiale contre l'homophobie, le 17 mai dernier, avait pour but réel la reconnaissance sociale et légale des couples homosexuels», niant ainsi toute réalité de l'homophobie en France et dans le monde, que des enquêtes comme celle de Sos Homophobie par exemple et les nombreux témoignages des gays et des lesbiennes mettent en évidence tous les jours. Le collectif poursuit en affirmant que son opposition à l'homosexualité est «confortée» par l'appel lancé par le Vatican à «l'objection de conscience» contre le mariage des couples gay et lesbiens en Espagne et l'annulation du mariage de Bègles par la cour d'appel de Bordeaux. Suit une litanie de propos rétrogrades: «Face à la banalisation de l'homosexualité, le Collectif réaffirme le rôle central et indépassable de la famille, comprise dans son acception habituelle fondée sur l'ordre naturel de la Création, et qui en fait la cellule de base de la société.» D'ailleurs, ce collectif, qui semble proche des positions de Christine Boutin, utilise ces arguments pour appeler à voter «non» au référendum du 29 mai prochain, ce Traité «bafouant», selon lui, la famille./ Ce à quoi ont déjà répondu plusieurs pétitions lancées début avril par des militants LGBT pour le «Non» , tels ceux du collectif Warning ou des Panthères roses, où ils estiment justement que le projet de Constitution européenne ne consacre absolument pas, ce qu'ils regrettent, le droit pour les homos de se marier ou d'adopter des enfants, ces questions continuant de relever des compétences nationales (lire aussi dans Têtu n°101, actuellement en kiosque, un dossier sur la mobilisation des homos pour le référendum du 29 mai)./ par Emmanuelle Cosse"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1388

23 mai à 14h29 : "Espagne (Association)/ L'homophobie, prochain combat des homos espagnols/ Le congrès de la Felgt, la fédération nationale espagnole des lesbiennes, gays et transsexuels qui a eu lieu du 20 au 22 mai, a permis de faire le point sur les acquis récents et sur les combats à venir. Les congressistes ont notamment insisté sur l'importance de la future loi modifiant le code civil et permettant le mariage homosexuel. À cette occasion, la secrétaire d'Etat auprès de la famille, Amparo Valcarce, a annoncé que le gouvernement signerait des accords avec des pays tiers afin de faciliter l'adoption d'enfants étrangers. Par ailleurs, les intervenants ont rappellé qu'il reste du chemin á faire vers l'égalité dans une société où l'homophobie et la transphobie existent encore. La présidente de l'association, Beatriz Gimeno, a en effet annoncé que le prochain combat serait «la lutte contre l'homophobie culturelle et pour les droits des transsexuels. il y a eu trop de souffrance, de douleur, que l'on aurait pu éviter»./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1379

18 mai : "Espagne (Mariage)/ L'archevêque de Madrid veut protéger «la dignité naturelle du mariage»/ Pour Antonio Maria Rouco, l'archevêque de Madrid, «la famille traverse un des moments les plus difficiles de son histoire». Il demande donc aux pouvoirs publics «de protéger la dignité naturelle du mariage». Il estime en effet qu'en votant le texte de loi sur le mariage des couples gay et lesbiens, le parlement prétend «se servir de l'instrument noble que représente la loi humaine pour dénaturer le mariage et la famille». Par ailleurs, d'après des sources épiscopales, l'Église, sans y être représentée officiellement, appelle les catholiques à suivre la manifestation organisée le 18 juin à Madrid par le Foro de la famille qui regroupe 5000 associations (soit quatre millions de personnes) et qui défend la famille et ses valeurs confessionnelles. Selon le président du Foro, José Gabaldon, «le mariage assure la continuité de l'espèce et doit être défendu. Le mariage homosexuel est clairement contraire à la Constitution». Quant à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, le Foro s'y oppose totalement et fermement. Le mouvement associatif a recueilli 5000 signatures de parents opposés au projet de loi qui considèrent qu'il n'y a pas eu de débat social sur le texte et que leur opinion n'a pas été entendue./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1353&date_info=2005-05-18

17 mai : "Espagne (Mariage)/ Le roi d'Espagne n'est pas le roi des Belges/ Devant des journalistes italiens qui l'interrogeaient pour savoir si son attitude face à la future loi sur la mariage des couples homosexuels serait semblable à celle du roi Baudoin qui, en 1990, avait abdiqué 36 heures pour éviter de cautionner la loi sur l'avortement, le monarque espagnol Juan Carlos, en voyage à Rome, a déclaré qu'il n'etait pas «le roi des belges mais celui de l'Espagne». De la même façon, la Zarzuela, le palais royal, a démenti que la conférence épiscopale espagnole ait sollicité le roi d'Espagne pour qu'il ne signe pas la future loi./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1339&date_info=2005-05-17

9 mai : "Espagne (Mariage)/ L'offensive des évêques contre le mariage des gays se poursuit/ Le projet de loi autorisant les couples gay et lesbiens à se marier et à adopter des enfants n'en finit pas de faire réagir la hiérarchie catholique espagnole. Vendredi 6 mai, l'épiscopat a appelé les catholiques «à s'opposer de façon claire et incisive» au texte, qui selon eux constitue «un retour en arrière sur le chemin de la civilisation». Dans un communiqué, ils estiment que cette loi «n'aura pas le caractère d'une véritable loi, car elle sera en contradiction avec la raison et la norme morale», et soutiennent que «chacun aura le droit de revendiquer l'objection de conscience». «C'est notre devoir de parler avec clarté quand en Espagne on prétend se mettre à l'avant-garde d'un retour en arrière sur le chemin de la civilisation avec une disposition légale sans précédent, qui porte préjudice de façon grave aux droits fondamentaux du mariage, de la famille, des jeunes et des éducateurs», poursuivent les prélats. Les unions de couples du même sexe sont pour eux «une falsification légale du mariage, aussi nuisible pour le bien commun, que peut l'être la fausse monnaie pour l'économie d'un pays». En réponse au communiqué des évêques, la porte-parole du gouvernement, Maria Teresa Fernandez de la Vega, a affirmé que les élus locaux pourront refuser de célébrer des mariages entre homosexuels si cela va contre leurs principes moraux. Cependant, elle a rappelé que les fonctionnaires sont obligés de mener à bien les formalités exigées par la loi. Mme Fernandez de la Vega a exprimé le respect du gouvernement pour la position de l'Église catholique. Mais le parlement et l'Etat sont «ceux qui légifèrent et prennent des décisions sur les différentes formes de mariage civil», a-t-elle insisté. La présidente de la fédération espagnole des lesbiennes, gays et transsexuels, Beatriz Gimeno, a estimé que le communiqué des évêques constituait une «insulte grave à la démocratie et à la souveraineté populaire», dans des déclarations à l'agence Europa Press./ par Judith Silberfeld"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1309&date_info=2005-05-09

6 mai : "Espagne (Politique)/ Pour Aznar, les gays ne doivent pas imposer leurs idées/ La minorité gay ne peut pas imposer ses critères aux autres. C'est en substance ce qu'a déclaré l'ex-président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, avant d'insister: «Le groupe des homosexuels espagnols, malgré le respect que je lui porte, est minoritaire et n'a pas le droit d'imposer ses idées aux autres.» José Maria Aznar se sent menacé parce que selon lui, le mariage homosexuel et l'union homosexuelle sont différents. Par ailleurs, le groupe nationaliste catalan Convergencia y Unio (CIU) présentera au sénat un amendement pour que les conseillers municipaux qui refusent de marier des homosexuels ne soient pas poursuivis. Enfin, le «Foro» espagnol de la famille a convoqué pour le 18 juin une manifestation contre le projet de loi autorisant le mariage des couples gay et lesbiens. José Gabaldo, le président du «Foro», considère que «la nouvelle loi est une atteinte grave aux droits des mineurs et de la famille»./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1300&date_info=2005-05-06

6 mai : "Espagne (Homoparentalité)/ Deux couples lesbiens obtiennent l'autorité parentale conjointe/ Les tribunaux de Guernica et de Bilbao, au Pays basque, ont accordé l'autorité parentale conjointe à deux couples lesbiens. Les juges accordent ainsi l'adoption aux compagnes des mères biologiques des enfants mineurs vivant dans le foyer des couples. Les enfants porteront les noms des deux parents qui seront inscrits sur les registres d'état civil comme le veut la loi. Pour les associations de gays et de lesbiennes, ces décisions démontrent que des enfants peuvent se développer parfaitement dans des familles homosexuelles. Le Pays basque, qui a adopté un équivalent du Pacs, autorise l'adoption des enfants par des couples du même sexe (lire Quotidien du 7 janvier)./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1298&date_info=2005-05-06

4 mai : "Espagne (Société)/ Nouvelle attaque du Vatican contre les gays et les lesbiennes/ Dès le premier jour ouvrable qui a suivi son entretien privé avec le nouveau pape Benoît XVI, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, ministre de la Famille du Vatican, a de nouveau fustigé la loi espagnole ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels. Ayant déjà appelé le 22 avril les fonctionnaires espagnols à l'objection de conscience, le cardinal colombien a parlé cette fois de «grave menace contre la famille et la vie en raison d'une mauvaise interprétation de ce que représente une majorité parlementaire et des lois qu'elle peut autoriser». Semblant répondre aux autorités espagnoles qui ont indiqué que l'objection de conscience n'avait pas lieu d'être dans le cadre d'une loi démocratiquement votée, le cardinal a ajouté qu'un «citoyen [avait] toujours la possibilité d'y recourir sauf dans le cas d'un Etat totalitaire». La Fédération des associations gay et lesbiennes de Catalogne a dénoncé «une nouvelle ingérence de la hiérarchie catholique qui témoigne d'un manque de respect total vis-à-vis des citoyens». «Jamais durant le franquisme la hiérarchie [catholique] n'a accusé la dictature d'être totalitaire; au contraire le général Franco avait le privilège d'entrer dans les églises sous un dais», a relevé la CGL. Selon un sondage diffusé lundi, 74,4% des Espagnols estiment que la hiérarchie de l'Eglise est éloignée de la réalité sociale./ par Judith Silberfeld"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1294&date_info=2005-05-04

3 mai : "Espagne (Mariage)/ Mariage symbolique dans un village catalan/ Ce week-end du 1er mai, un mariage symbolique a été célébré dans le village de Pontons en Catalogne, e localité de 415 habitants. Il y a quelques jours, son maire, de droite, Lluis Caldentey avait déclaré qu'il refusait non seulement de célébrer des mariages homosexuels mais que les homosexuels étaient des «tarés, absolument limités pour procréer et éduquer». En réponse, Les jeunesses socialistes de Catalogne ont organisé ce mariage, encore symbolique, puisque la loi n'est pas encore entrée en vigueur. L'union de deux jeunes gays a été célébrée par les conseillers municipaux socialistes de plusieurs communes environnantes. Un communiqué a été lu durant la cérémonie dénoncant les discriminations dont sont victimes les gays et les lesbiennes. Et bien sûr, rien n'a manqué á la fête, ni les confettis, ni le bouquet de fleurs, ni les applaudissements des habitants de Pontons venus en voisins féliciter les époux,et qui voulaient se démarquer des propos de leur maire./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1279&date_info=2005-05-03

2 mai : "Espagne (Mariage)/ La Fondation Triangulo mobilise les sénateurs/ La Fondation Triangulo pour l'égalité sociale des gays et des lesbiennes envoie lettre et courrier électronique pour mobiliser les sénateurs et les sénatrices sur le projet de loi sur le mariage des couples homosexuels qui passera prochainement au sénat. La Fondation demande à tous de voter pour le projet de loi et à ceux qui doutent de leur vote de s'abstenir. D'après Miguel Angel Sanchez Rodriguez, président de la Fondation, «le Parti populaire, la droite conservatrice, doit se résigner à être le parti anti-progrès, machiste, confessionnel et homophobe que quelques-uns de ses leaders défendent… Le parti ne semble pas écouter la société, l'opinon de la hiérarchie écclésiastique les intéresse plus surtout lorsque celle-ci appelle à désobéir aux lois et à la constitution». Pour participer à cette mobilisation: correo@fundaciontriangulo.es/ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1274&date_info=2005-05-02

2 mai : "Espagne (Sondage)/ 56,9% des Espagnols en faveur du mariage des homosexuels/ 56,9% des Espagnols sont favorables au mariage des couples homosexuels, 32,2% se déclarent opposés au projet de loi, 10,9% n'ont pas d'opinion ou ne répondent pas. L'enquête a été réalisée en octobre et novembre 2004 par le centre d'investigation sociologique, le CIS. Le sondage révèle aussi que 42,4% des Espagnols sont plus ou moins d'accord pour que les couples homosexuels adoptent des enfants. Pour 63,7% des personnes interrogées, l'important c'est le bien-être des enfants et non l'appartenance sexuelle des parents. Enfin, 61% des Espagnols reconnaissent qu'ils ne suivent jamais les recommandations de l'Église catholique en matière de relations matrimoniales./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1277&date_info=2005-05-02

28 avril : "Espagne (Mariage)/ Les associations gay et lesbiennes indignées/ Les associations de gays et de lesbiennes espagnoles s'indignent des propos sur la célébration des mariages de couples homosexuels du cardinal archevêque de Barcelone, Ricard Maria Carles. Expliquant que suivre la loi plutôt que sa conscience «[menait] à Auschwitz», il avait déclaré: «Les gens qui ont fait Auschwitz n'étaient pas des délinquants,ils ont cru ou on les a obligés à obéir aux lois du gouvernement nazi contre leur conscience». «Des milliers de gays et de lesbiennes sont morts dans les camps de concentration comme celui d'Auschwitz, ont répondu les collectifs LGBT. Cela suffit de disqualifier le débat législatif, c'est une insulte pour les milliers de citoyens dont la grande erreur est d'aimer de manière différente.» Par ailleurs, Ana Botella, conseillère municipale de la mairie de Madrid chargée des affaires sociales, très proche des milieux les plus réactionnaires de l'Église catholique, Les Légionnaires du Christ, accessoirement épouse de l'ex-président du gouvernement José Maria Aznar, intervient dans le débat. «Moi, personnellement, je ne marierai pas un couple homosexuel, a-t-elle déclaré à un journal italien. Le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero a modifié la loi pour complaire au puissant lobby homosexuel.»/ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1260&date_info=2005-04-28

27 avril : "Espagne (Société)/ Mariage gay: Suivre la loi plutôt que sa conscience «mène à Auschwitz», selon un cardinal/ Alors que les maires conservateurs de plusieurs capitales de provinces espagnoles ont annoncé qu'ils refuseraient de marier des couples du même sexe malgré l'adoption de la loi par les députés la semaine dernière, ils ont reçu un soutien de poids, celui du cardinal Ricard Maria Carles. «Si l'on fait prévaloir l'obéissance à la loi sur l'obéissance à la conscience, cela mène à Auschwitz, a déclaré hier soir, mardi 26 avril, l'archevêque à la retraite de Barcelone à la chaîne de télévision TV3. Ceux qui ont fait Auschwitz n'étaient pas des délinquants, mais des gens qu'on avait contraints ou qui pensaient qu'ils devaient obéir aux lois du gouvernement nazi, plutôt qu'à leur conscience.» Le Vatican, en la personne du cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, avait appelé vendredi les fonctionnaires espagnols à «l'objection de conscience». Le ministre socialiste de la Justice, Juan Fernando Lopez Aguilar, a répondu que l'objection de conscience n'avait «pas lieu d'être» dans le cadre d'une loi votée par le Parlement./ par Judith Silberfeld"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1257&date_info=2005-04-27

22 avril : "Espagne (Mariage)/ Les homosexuels espagnols pourront se marier avant l'été/ Le combat est gagné. Les députés espagnols ont voté le projet de loi sur le mariage des couples homosexuels, par 183 pour, 136 contre et 6 abstentions. Avant l'été, la loi entrera en vigueur après une navette parlementaire au sénat qui devrait entériner la décision parlementaire. Désormais, le code civil espagnol considère que «le mariage répondra aux mêmes conditions et effets que les contractants soient du même sexe ou d'un sexe différent». La loi met un terme à la discrimination sexuelle et reconnait les mêmes droits pour tous, qu'il s'agisse de pension alimentaire, d'héritages, de l'adoption des enfants ou du partage de l'autorité parentale sur les enfants naturels d'un des membres du couple. Le ministre de la Justice Juan Fernando Lopez Aguilar qui a défendu le texte a déclaré qu'«il dépasse les barrières de la discrimination, et impose le libre choix dans la recherche du bonheur». Les associations homosexuelles se félicitent de ce vote et ont organisé de nombreuses manifestations pour fêter l'événement. L'adoption de ce texte ne fait cependant évidemment pas l'unanimité. À Rome, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, a déclaré que les chrétiens ont «le devoir de s'opposer» à cette loi «injuste». «Nous ne pouvons pas imposer des choses injustes aux peuples. Au contraire, parce qu'elles sont injustes l'Église appelle avec urgence à la liberté de conscience et au devoir de s'y opposer», a déclaré le cardinal colombien dans une interview vendredi au Corriere della Sera. Interrogé sur la conduite que devraient tenir les conseillers municipaux, chargés de célébrer ces mariages, le cardinal a assuré que tous devraient appliquer l'objection de conscience, y compris s'ils devaient pour cela perdre leur emploi. «Je parle de toutes les professions qui auraient un lien avec l'application (de la loi, ndlr): ils doivent exercer la même objection de conscience demandée aux médecins et infirmières contre un crime comme l'avortement», a déclaré le haut prélat. Mgr Trujillo a néanmoins aussi tenu à souligner que l'Église «n'accepte pas que les homosexuels fassent l'objet de plaisanteries, d'insultes ou d'expressions inhumaines. Ce sont des personnes qui méritent tout notre amour, notre soutien et notre aide». «Il faut saluer cet acte de courage politique qui consiste à abolir toute discrimination dans l'accès aux différentes institutions, y compris celle du mariage dans le droit fil des droits et des libertés que la gauche doit sans cesse affirmer et développer», a en revanche commenté, dans un communiqué, le député français Gaëtan Gorce (PS)./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=1217&date_info=2005-04-22

20 janvier : "Espagne (Mariage)/ Une instance consultative demande le retrait du projet de loi sur le mariage/ La commission d’études du conseil général du pouvoir judiciaire a approuvé un document juridique opposé au projet de loi sur le mariage de couples homosexuels. Le gouvernement avait refusé de présenter ce texte au conseil général du pouvoir judiciaire, instance consultative, parce que la majorité de ses membres est proche de la droite conservatrice et du Parti populaire de l’ex-président du gouvernement José Maria Aznar. Il ne se faisait aucune illusion sur les conclusions qui pourraient être émises. Le conseil général du pouvoir judiciaire a malgré tout décidé de donner son avis sur la constitutionnalité du texte et l’étude a été rédigée par José Luis Requero, magistrat de carrière et membre reconnu de l’Opus Dei. Le texte fait frémir. Si José Luis Requero y fait l’apologie du mariage hétérosexuel, il considère qu’autoriser le mariage homosexuel est un changement radical, comme «le serait celui d’appeler mariage l’union de plus de deux personnes ou celle d’un homme et d’un animal». Pour Requero, «le mariage hétérosexuel ne répond pas à une option idéologique mais à la simple constatation d’une réalité anthropologique, qui concerne entre autres la procréation, puisque les couples homosexuels sont stériles et incapables de se reproduire». Requero suggère le retrait pur et simple du projet de loi, bien qu’il admette la possibilité de réguler les unions homosexuelles en dehors du mariage. Pour sa part, le gouvernement ne l’entend pas de cette oreille et a décidé contre vents et marées conservateurs de mener à bien le projet. Retravaillé, ce dernier obligera à un certain nombre de modifications du code civil, dont l’article 44 qui sera rédigé de la manière suivante : «L’homme et la femme ont le droit de se marier. Le mariage, les droits et devoirs qui en découlent seront reconnus que les conjoints soient du même sexe ou de sexe différent.» La loi sur l’ouverture du mariage aux couples gay et lesbiens pourrait entrer en vigueur avant la fin de l’année. D’autre part, le gouvernement étudie une loi d’identité de genre, qui permettrait aux personnes transsexuel(le)s l’inscription du nom et du sexe sur les registres d’état civil./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=878&date_info=2005-01-20

12 janvier : "Espagne (Religion)/ L’Église continue son offensive contre le mariage gay/ La fondation Triangulo pour l'égalité sociale des gays et des lesbiennes de Valence appelle l'opinion publique à se manifester contre la hiérarchie ecclésiastique, qui ne cesse, par voie de presse, de lancer des diatribes rétrogrades et intransigeantes contre le projet de loi du gouvernement sur l’ouverture du mariage aux couples homosexuels. L’association considère que non contente de financer une campagne contre la future loi, l'Église espagnole ne cesse d'insulter les gays et les lesbiennes en les traitant «de dégénérés, de pervertis, et finalement de délinquants». pour Rubén Soler, président de la Fondation à Valence, «non seulement la hiérarchie ecclésiastique se déshonore mais elle souffre de sénilité, en maintenant cette attitude rétrograde depuis de siècles mais aussi pour les perles qu'elle offre chaque jour à la presse»./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=837&date_info=2005-01-12

29 décembre : "Espagne (Mariage)/ L’Eglise continue son offensive contre le mariage homo/ La Conférence Episcopale espagnole a rendu public le 26 décembre un document dans lequel elle juge l'homosexualité «intrinsèquement mauvaise du point de vue moral» et refuse aux homosexuels tout droit au mariage et à l'adoption. «La tendance homosexuelle, même si elle ne relève pas du péché doit être considérée objectivement comme un trouble», affirme le document des évêques, publié sur leur site internet (www.conferenciaepiscopal.es) et intitulé «Homme et Femme il les a créés». «On ne peut choisir entre être homme ou femme» affirme l'Eglise, selon laquelle «la différence sexuelle nous est donnée», et qui qualifie d' «erroné» le concept d' «orientation sexuelle». Le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a adopté en octobre un projet de loi autorisant le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, qui devrait entrer en vigueur en 2005. Projet de loi auquel ne cesse de s’opposer l’Eglise Catholique Espagnole.   Le document des évêques affirme que le mariage est «toujours et uniquement l'union d'un homme et d'une femme». «Deux personnes du même sexe n'ont aucun droit à contracter un mariage. L'Etat, pour sa part, ne peut reconnaître ce droit qui n'existe pas, sauf à agir de façon arbitraire», affirment-ils dans ce texte. (Avec AFP)/ par Quotidien"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=785&date_info=2004-12-29

20 décembre : "Espagne (Religion)/ Une campagne contre l’opposition de l’Église au mariage gay/ La fédération chrétienne des lesbiennes et des gays, avec l'appui du gouvernement autonome catalan, a lancé une campagne pour critiquer la hiérarchie ecclésiastique qui s'oppose au mariage des couples du même sexe. La campagne prévoit la distribution de cartes postales et la diffusion de messages par internet. L'accroche publicitaire et revendicatrice de la campagne n'est pas sans allusion. Sous le slogan «Une autre Église est possible», deux femmes se tiennent par l'épaule ; l'une d'elles est une prêtresse et l'autre porte un enfant. En fond, un poster d'un christ aux traits modernes semble bénir et se réjouir de cette scène. 5000 cartes de ce type devraient être distribuées./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=752&date_info=2004-12-20

20 décembre : "Espagne (Mariage)/ Les réserves du Conseil d’État sur le mariage gay/ Le projet de loi sur le mariage des couples homosexuels n'est pas anticonstitutionnel mais, comme l'affirme le Conseil d'État espagnol au pouvoir consultatif, si le gouvernement peut légiférer et réguler les unions gay et lesbiennes comme le mariage hétérosexuel, cette nouvelle institution doit être différente. Pour le Conseil d’État, les unions homosexuelles sont un modèle différent de cohabitation et en conséquence nécessitent un traitement juridique distinct. De même, le Conseil considère que supprimer les références à l'homme et à la femme dans le code civil est une erreur, car «le mariage est intrinsèquement hétérosexuel». Le gouvernement devrait prendre en compte certains aspects techniques des recommandations du Conseil d'État mais ne renoncera pas à son projet de loi./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=751&date_info=2004-12-20

23 novembre : "Espagne (Société)/ Mariage pour les couples du même sexe, «destructeur» selon le cardinal Ratzinger/ Joseph Ratzinger, le préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi auprès du Saint Siège á Rome, l'un des piliers de la doctrine religieuse auprès du pape, a accordé une interview au journal El País. Concernant le mariage des homosexuels, le prélat a déclaré «Si nous devons reconnaître que ces personnes souffrent et veulent trouver une manière de vivre ensemble adéquate, créer la forme juridique d'une espèce de mariage homosexuel n'aidera pas ces personnes. Cette formule est destructrice pour la société et la famille.»/ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=593&date_info=2004-11-23

5 novembre : "Espagne (Religion)/ Un prêtre gay dénonce l’hypocrisie de l’Église/ José Mantero, ce prêtre dans la province de Huelva suspendu de ses fonctions pour avoir déclaré son homosexualité, vient de publier un ouvrage intitulé Le quart obscur de l'Église, dans lequel il dénonce les lobbies homosexuels au sein de l’Église et les communautés religieuses où l'homosexualité serait tolérée et, d'après lui, acceptée. Ainsi, raconte le prêtre, «les supérieurs des couvents feraient en sorte de ne pas séparer les moines en couple pour éviter les déchirements et les traumatismes d'une rupture». Selon lui, «les chambres des rectorats, les cellules des couvents, les alcôves épiscopales sentent la semence répandue, le sperme clandestin, le sexe occulte». José Mantero dénonce la morale à double vitesse, l'opacité et l'hypocrisie de l'église, et lutte pour mettre fin au célibat des prêtres obligatoire, dit-il, et contre-nature./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=507&date_info=2004-11-05

1er octobre : "Espagne (Mariage)/ Le gouvernement présente son projet de loi sur le mariage des homosexuels/ Le projet de loi présenté au conseil des ministres de ce vendredi 1er octobre propose une réforme du Code civil qui permettra le mariage des couples homosexuels. Une dizaine d’articles de ce code devraient être modifié permettant ainsi aux homosexuels de bénéficier des mêmes droits que tous en matière fiscale et sociale, par exemple en cas de successions, de maladie, de veuvage, de divorce et d’adoption. En fait, le Code civil disposera que l’identité sexuelle des conjoints n’empêche pas le mariage et les mentions «homme» ou «femme» seront remplacées par «conjoint» ou «parents» selon les articles. La loi sera discuté au Parlement et devrait entrer en vigueur au printemps prochain.   Mercredi, le Parti populaire (PP, droite) s'est déclaré favorable à la création d'une union civile qui concèderait aux homosexuels les mêmes droits qu'à un couple hétérosexuel marié, hormis le droit d'adoption./ par Martine Audusseau"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=331&date_info=2004-10-01

27 septembre : "Espagne (Religion)/ Le mariage des homosexuels, «fausse monnaie» et «virus» selon l'Église/ Quelques jours après avoir appelé les catholiques à manifester contre certaines initiatives légales du gouvernement socialiste, notamment l’ouverture du mariage aux des couples homosexuels, l'Église catholique espagnole a qualifié cette ouverture de «fausse monnaie» et de «virus». En autorisant le mariage des couples gay et lesbiens, «on aura introduit dans le corps social une fausse monnaie par la force de la loi», a déclaré ce matin, lundi 27 septembre, le porte-parole de la conférence épiscopale espagnole, Juan Antonio Martinez Camino. La légalisation du mariage entre homosexuels revient «à imposer à la société un virus, quelque chose de faux, qui aura des conséquences négatives sur la vie sociale», a-t-il ajouté lors d'un entretien diffusé par la télévision publique espagnole. Le mariage des homosexuels, défendu personnellement par le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, fait l'objet d'un projet de loi qui sera approuvé le 1er octobre en conseil des ministres et deviendrait réalité dès 2005. Selon un sondage publié en juillet, 66,2% des Espagnols interrogés y sont favorables (avec AFP)./ par Judith Silberfeld"
http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=299&date_info=2004-09-27

http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_pays.php?id_pays_news=56&nom_pays=Espagne


[g] Dépêche LatinReporters.com du 27 avril 2005 à 01h21 : "Espagne : rébellion de maires contre le mariage homosexuel/ MADRID (LatinReporters.com) - Espagne de droite contre Espagne de gauche : un vent de rébellion de maires conservateurs risque de déboucher sur la désobéissance civile prônée par le Vatican contre le mariage homosexuel, avec droit à l'adoption d'enfants, approuvé la semaine dernière à Madrid par 57% des députés./ A Rome, le cardinal colombien Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, avait invité "tous les chrétiens à s'opposer à cette loi injuste", recourant à "l'objection de conscience", fût-ce au risque "de payer le prix le plus élevé, incluant aussi la perte de l'emploi"./ Cet appel du Vatican à la désobéissance civile des Espagnols était lancé dans une interview au journal italien Corriere della Sera, le 22 avril, au lendemain même du vote des députés espagnols. L'appel a été entendu./ Les maires de plusieurs capitales espagnoles de province lient en effet leur foi catholique à l'objection de conscience. Dans la foulée de Francisco Javier Leon de la Riva, maire de Valladolid, d'autres maires du Parti populaire (PP, conservateur) font souffler un vent de rébellion à Avila, Burgos et Leon (la ville de José Luis Rodriguez Zapatero, président du gouvernement socialiste), ainsi que dans une dizaine de localités plus modestes./ Le maire de Valladolid affirme qu'il ne mariera pas les homosexuels et qu'il se refusera à déléguer à tout autre responsable municipal la faculté d'unir des couples de gays ou de lesbiennes. Dans les autres villes où gronde la rébellion, les maires expriment leur hostilité à la nouvelle loi, mais réservent leur attitude finale, précisant qu'ils "agiront selon leur conscience" lorsque la loi entrera en vigueur, probablement en juin./ D'ici là, des juges conservateurs auront peut-être saisi le Tribunal constitutionnel pour tenter de torpiller le mariage homosexuel. Par ailleurs, le cap du Sénat, place forte conservatrice, sera plus difficile à franchir que celui du Congrès des députés. D'autant plus qu'un sénateur socialiste très en vue, Francisco Vazquez, maire de la ville galicienne de La Corogne, prévient qu'il ne votera pas la nouvelle loi forgée par son propre parti. Quelques élus nationalistes basques et catalans s'y opposent aussi./ Il est peu probable que le vent de rébellion de maires conservateurs devienne tempête et s'étende à toutes les mairies contrôlées par le PP, soit quasi la moitié de celles d'Espagne. Madrid, joyau du Parti populaire, limitera ce risque. Son maire, Alberto Ruiz Gallardon, enfant terrible des conservateurs, s'est toujours refusé à discriminer les homosexuels./ "L'Espagne n'est plus un pays confessionnel" rappelle le chef du gouvernement socialiste, M. Zapatero. Le mariage homosexuel figurait dans le programme électoral avec lequel il gagna les législatives de mars 2004./ Son ministre de la Justice, le socialiste Juan Fernando Lopez Aguilar, clame que la loi doit être respectée par tous. Des associations de gays et de lesbiennes exhortent pour leur part le gouvernement à protester par voie diplomatique contre "les prétentions dictatoriales du Vatican"./ En Europe, seuls les Pays-Bas et la Belgique permettent aujourd'hui le mariage entre personnes du même sexe. Le projet de loi espagnol va plus loin que dans ces deux pays, puisqu'il permet l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, adoption non autorisée en Belgique et moins ouverte aux Pays-Bas qu'elle ne le sera en Espagne./ Les homosexuels mariés jouiront de tous les droits liés au mariage traditionnel, notamment en matière d'héritage, de pension ou d'accès à la nationalité. Les adversaires de la nouvelle loi estiment, comme le Conseil d'Etat, que la plupart de ces avantages pourraient être garantis en légalisant une union qui ne serait pas le mariage./ Outre l'Eglise catholique, les dignitaires en Espagne des confessions protestante, juive et orthodoxe ont également condamné le mariage homosexuel./ En novembre dernier, le cardinal Ratzinger, devenu depuis Benoît XVI en succédant au pape Jean Paul II, estimait que ce mariage détruira la famille en Espagne./ La simplification du divorce, la recherche sur les cellules souches, la réduction dans les écoles du poids de l'enseignement de la religion, l'incertitude sur le financement de l'Eglise catholique en Espagne, ainsi que les débats sur une future libéralisation accrue de l'avortement et sur une éventuelle légalisation de l'euthanasie sont autant de dossiers qui compliquent aussi les relations entre le Vatican et le gouvernement socialiste espagnol de M. Zapatero./ LatinReporters.com est un collectif de journalistes qui analysent l'actualité latino-américaine et espagnole. Le texte de cet article peut être reproduit aux conditions explicitées sur le site www.latinreporters.com"
http://fr.news.yahoo.com/050426/295/4dum8.html


[h] Crédit photographique : Happening de Couleurs Gaies, CGL de Metz - 30 août 2003 - © 2003, Couleurs Gaies.
http://inter-centres-lgbt.org/08R/08RPVANA04b.html#C6


L'INTER CENTRES LGBT fédère les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 30 Membres associés à Amiens, Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Massy, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes, Valence et Versailles.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 138 organisations et 2.546 militant/es lesbiennes, gaies, bi ou trans à travers toute la France. Ils accueillent environ 30.104 personnes par an (données 2003/2004 recueillies auprès de 21 Membres).
L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le SNEG et par Connection. Elle est membre du Collectif pour une autorité indépendante universelle de lutte contre les discriminations et des Gais et lesbiennes branchés.


[fr] [en] [es] [pt]

[Nos communiqués | Notre agenda]


AN NOU ALLÉ !
West Indies / Guyana GLC
Association of Afro-Caribbean
lesbians, gays, bi's and trans' in France

     

INTER CENTRES LGBT
French Federation of GLCs and volunteers
dedicated to supporting LGBT people
(lesbians, gays and bi- and trans-sexuals)

PRESS RELEASE No.IC/CP/05/28
Rivière-Salée, Friday the 3rd of June

Marriage and Parenthood
EQUALITY OF RIGHTS - NO INTERFERENCE FROM THE VATICAN!

(A year after the marriage at Bègles sparked off a huge debate in France, Spain is getting ready to extend marriage and parenthood rights to homosexuals. The Catholic Church is leading an undemocratic and homophobic campaign in opposition to this. Spanish LGBT associations have called upon people to leave the Church. In an act as much of solidarity as of looking to the future, the Antilles-Guyane GLC and the Federation of GLCs are bringing their initiative to France on ionOnline.com)

On the 19th of April, history took a step backwards in France when the Bordeaux Court of Appeal invalidated the marriage celebrated at Bègles on the 5th of June 2004. At the Vatican Cardinal Ratzinger became Pope Benedict XVI. Two days later, history moved forward in Spain when MPs kept an electoral promise approved by the people on the 14th of March 2004 by adopting a law which is set to make Spain the third country in Europe to open up marriage to couples of the same sex, and the second to allow a complete equality to different sex couples, including rights to adoption.

The MPs are due to adopt this law at its last reading on Thursday the 30th of June.

Ever since 2004, the Vatican has done everything to stop it. While he was still Prefect of the Congregation for the Doctrine of the Faith, Joseph Ratzinger declared that it was "destructive of the family and society" [1]. The Bishop of Mondoñedo-Ferrol added that homosexuals were "abnormal", "a virus" and "a danger to society" [2] comparable to "murderers" [3]. The Spanish Bishops' Conference has distributed seven million pamphlets in schools and churches [4], mayors belonging to the Popular Party have followed the call to "civil disobedience" made by the Bishop of Castellón de la Plana by announcing that they will refuse to celebrate the marriage of homosexuals [5], and the Pontifical Council for the Family has called on all "not to take part in a crime which represents the destruction of the world" [6] !

"An nou allé !" and the Federation of GLCs condemn this undemocratic and homophobic campaign which is shocking to the citizens of Europe. Being particularly concerned by the Catholic Church's implication in the continuing, indeed virulent, homophobia in the Caribbean and Africa, "An nou allé !", Antilles-Guyane GLC, the Afro-Caribbean LGBT association in France, challenged the Bishops' Conference in the name of the Federation of GLCs - does it, like the Spanish Bishops' Conference [7], find it "unacceptable that homosexuals benefit fully from dignity and rights"?

From 2004, six Spanish LGBT associations have been calling on people to leave the Church, pointing out that it derives its legitimacy from the number of its adherents. Every name written in its Registers of Baptism lends support to its teaching. (The Madrid LGBT Collective has received some 3,500 requests, the Gay Collective of Barcelona 1,500 and the National LGBT Federation 1,500). Side by side with Spanish democrats, our associations are passing on this appeal. It explains that this is not a matter of anyone renouncing convictions deriving from their conscience, but of refusing to support the antidemocratic and homophobic policies of a particular institution and State - the Vatican.

French citizens who are Catholic, or who have been baptised as such, and who are determined to fight for democracy and against homophobia, will find the necessary information to respond to this appeal on ionOnline.com:
http://www.ionOnline.com/30062005/ion-sign.html?

[a] We pass on the appeal to leave the Church launched in 2004 by six Spanish LGBT associations:

As a French Citizen who is a Catholic or who has been baptised as such, and who is determined to fight for democracy and against homophobia, I will no longer put up with the Vatican being an obstacle in the way of the recognition of the rights of lesbians, gays, bi's and trans' (LBGT). More particularly, I do not support the undemocratic and homophobic campaign which is the Vatican and the Spanish Church are currently conducting with such virulence to stop the proposed law which opens up marriage and parenthood to homosexuals. According to the Catholic Church, homosexuals are supposed to be "a virus", "dangers to society"! They are comparable to "murderers"! They should not have the right to "full dignity". According to the Catholic Church, it is appropriate to distribute seven million pamphlets in schools and churches to put themselves in opposition to an electoral promise approved by the sovereign people! According to the Catholic Church the law will be "a crime representing the destruction of the world"! This stream of undemocratic and homophobic hatred has led me to respond to the appeal launched in Spain by six LGBT associations by leaving the Church.

In Spain, the Catholic Church appeals for democracy to be renounced, despite the ravages of the time of dictatorship. In Europe, the Catholic Church appeals for the rights of women to be renounced in spite of the ravages of sexism. In Africa, the Catholic Church appeals for condoms to be renounced in spite of the ravages of AIDS. I hereby leave the Church. It is not a matter of giving up convictions based on my conscience, but of refusing any longer to support the undemocratic and homophobic policies of this institution and State - the Vatican.

In accordance with articles 38, 39 and 40 of Law No.78-17 of the 6th of January 1978 as modified concerning "information technology, files and freedom", I demand that the diocese where I was baptised remove my name and all data concerning me from any Register of Baptism and any other file, written or electronic, it may hold. In accordance with the same regulations, if such eradication is not possible because of the huge resources needed, I demand that the diocese of my baptism writes in the margin of my Baptismal Entry a comment which indicates that have left the church by renouncing my baptism.. In accordance with paragraph 2c of article 11 of the said law, if I do not receive confirmation of this within a month, I shall regretfully have to inform CNIL (National Committee on Freedom of Information) or indeed take any steps necessary to have my wishes, here expressed, fully respected.

I will sign the present text online (so as to express publicly my repudiation of the undemocratic and homophobic policies of the Catholic Church), then print it off by registered post to my baptismal diocese (so as to give the desired effectiveness to my denunciation). Signature/Name/Forenames/Date and place of birth/ Date and place of baptism/Date and place of signature/Current address/ Address of my diocese of baptism (available on the Internet site of the French Bishops Conference).

Among the signatories are Louis-Georges Tin (founder of the International Day of Struggle against Homophobia and president of "An nou allé !", baptised in 1975 in Martinique).
http://www.ionOnline.com/30062005/ion-sign.html?

[d] Positions of the Federation of GLCs on marriage:

See the press release of the Federation of GLCs, Homo-Sphère and HomoLogué(e) No.IC/CP/05/25 – 17th of May 2005 – At the time of the International Day Against Homophobia – The government "takes action against homophobia"... including extending Civil Partnerships to New Caledonia? opening up marriage to same-sex couples? ( From Nouméa to Paris, the Government "supports heterosexual privilege" and fragments the nation by forbidding unions between couples of the same sex. Civil Partnerships in New Caledonia and marriage throughout France!. Eleven months after their call for the extension of Civil Partnerships to the whole national territory, one year after their call for the opening up of marriage to couples of the same sex, the Federation of GLCs and Homo-Sphère received the unexpected support of the Prime Minister's office, on being challenged by the president of HomoLogué(e)
http://inter-centres-lgbt.org/11R/11Rcp19.html#en

See the press release of the Federation of CGLs and David & Jonathan No. IC/CP/04/15 – 15th of August 2004 – Following the controversy on marriages of same-sex couples – The Federation of GLCs and the "David and Jonathan" association regret the slant of the Christian weekly "La Vie" and condemn the homophobic comments of Tony Anatrella (INTER CENTRES LGBT and DAVID & JONATHAN ask for a meeting with Jean-Marie Colombani, president of the "La Vie Le Monde" group)
http://inter-centres-lgbt.org/10R/10Rcp4lavie.html#UK

See Annex A4 to the script of the EIGHTH NATIONAL MEETING OF INTER CENTRES LGBT/ Saturday the 12 and Sunday the 13th of July 2003/ Parenthetical comment by David Auerbach, Secretary of Paris GLC, 22nd August 2003 during the course of the debate on LGBT "exeptionalism". - Notes taken by David Auerbach during the debate on "Secularism, different communities and the whole republic" on the 22nd of August during the Green's Summer Days - "Considerations on proposed legal recognition of homosexual unions" published on the 31st of July 2003 by the Congregation for the Doctrine of the Faith (Curia Romana - the Vatican) - Nine reactions to "Considerations..." (§CRA–41/45|§CRI–43)
http://inter-centres-lgbt.org/08R/08RPVANA04c.html#D [fr]

[English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated by T.E.]

Equality of rights - No interference from the Vatican!



[fr] [en] [es] [pt]

[Nos communiqués | Notre agenda]


AN NOU ALLÉ !
CGL Antillas-Guayana
Asociación de los/as afro-caribeños/as
lesbianas, gays, bi y transexuales de Francia

     

INTER CENTRES LGBT
Federación francesa de CGL y de los voluntarios
que se encargan del apoyo a personas LGBT
(lesbianas, gays, bi y transexuales)

COMUNICADO N°IC/CP/05/28
Rivière-Salée, Viernes 3 de junio del 2005

Matrimonio y parentalidad
IGUALDAD DE DERECHOS : NO A LA INGERENCIA DEL VATICANO

(Un año después del matrimonio de Bègles que había despertado la polémica en Francia, España va a dar a los homosexuales el derecho al matrimonio y a la parentalidad. La Iglesia católica se opone dirigiendo una campaña antidemocrática y homófoba. Diferentes asociaciones LGBT españolas han lanzado una llamada a la apostasia. Por solidaridad y por previsión, el CGL Antillas-Guayana y la Federation de CGL relanzan esta iniciativa en Francia en ionOnline.com)

El día 19 de Abril, la historia daba un paso atrás en Francia, donde el Tribunal de apelación de Burdeos anulaba el matrimonio celebrado en Bègles el 5 de junio del 2004. En el Vaticano, el cardenal Ratzinger se convertía en Benito XVI. Dos dias después, la historia daba un paso adelante en España, donde los/as diputados/as cumplían una promesa electoral, apoyada por el pueblo el 14 de marzo del 2004, aprobando un proyecto de ley que convertirá España en el tercer pais europeo que autoriza el matrimonio entre personas del mismo sexo, y en el segundo que les da una perfecta igualdad de derechos con las parejas de sexos diferentes, incluyendo el derecho a la adopción !

El jueves 30 de junio, los/as diputados/as deben aprobar este proyecto de ley definitivamente.

Desde el 2004, el Vaticano hace todo lo que puede para hacer abortar este proyecto. Cuando aún estaba al frente de la Congregación por la doctrina y la fe, Joseph Ratzinger había declarado que era "destructor para la familia y la sociedad" [1]. El obispo de Mondoñedo-Ferrol añadió que los homosexuales son "anormales", "virus" y "un peligro social" [2], comparándolos a los "asesinos" [3]. La Conferencia episcopal española a distribuido siete millones de trípticos en las escuelas y las iglesias [4], alcaldes del Partido Popular han seguido la llamada del obispo de Castellón de la Plana a la "desobediencia civil" anunciando que se negarían a celebrar matrimonios homosexuales [5], y el Consejo pontificio por la familia a hecho un llamamiento para "no tomar parte de un delito que representa la destrucción del mundo" [6]  !

"An nou allé !" y la Federación de CGL denuncian esta campaña antidemocrática y homófoba que choca a los/as ciudadanos/as europeos/as. Particularmente concernida por la implicación de la Iglesia católica en la permanencia e incluso en la virulencia de la homofobia en el Caribe y en Africa, "An nou allé !", CGL de las Antillas-Guayana, Asociación de los/as afro-caribeños/as LGBT en Francia, interpela la Conferencia de obispos de Francia en nombre de la Federación de CGL : ¿Le parece "inaceptable", como a la Conferencia episcopal española que [7], "los homosexuales disfruten de la dignidad de ejercer, plenamente, sus derechos" ?

Desde el 2004, seis asociaciones LGBT españolas lanzan una llamada a la apostasía recordando que la Iglesia católica basa su legitimidad en la cantidad de fieles y que cada nombre inscrito en sus registros de bautismo es un apoyo a su discurso (el Colectivo LGBT de Madrid habría recogido 3500 peticiones, el Col·lectiu Gai de Barcelona unas 1500, la Federación Estatal LGBT 1500). Solidarios con los/as demócratas españoles nuestras asociaciones relanzan esta llamada precisando que no se trata de renunciar a las convicciones que dependen de la conciencia personal de cada indivuduo, sino de negarse a ser solidario de la política antidemocrática y homófoba de esta institución y de este Estado : el Vaticano.

Los/as ciudadanos/as franceses/as de religión católica o así bautizados/as, decididos/as a luchar por la democracia y contra la homofobia, encontrarán la información necesaria para unirse a esta petición en ionOnline.Commission :
http://www.ionOnline.com/30062005/ion-sign.html?

Para INTER CENTRES LGBT,
"An nou allé !"

Para "An nou allé  !",
El responsable de la comisión
"Solidaridad europea e internacional",
Marco Garcia
+33 (0) 688 921 849
marco.garcia@annoualle.org


[1] 19 noviembre 2004, C. Giles, Roma, Europa Press
[2] 23 diciembre 2004, Beatriz Gimeno, FELGBT, http://www.domeus.es/message/read.jsp;jsessionid=BDBE857BFD99279C2630724C08C7B031;dom02?scroll=true&mid=29436546
[3] 23 diciembre 2004, Madrid, "El País"
[4] 27 diciembre 2004, P.M.R., Valencia, "Las Provincias"
[5] 27 abril 2005, http://www.e-llico.com
[6] 5 mai 2005, Roma, "El País", rúbrica Sociedad
[7] 21 abril 2005, Fundación Triangulo, Madrid

[a] Relanzamiento de la llamada a la apostasía iniciada desde el 2004 por seis asociaciones LGBT españolas
[b]Extracto de la ley n° 78-17 del 6 de enero de 1978 modificada relativa a la informática, los ficheros y las libertades.
[c] Asociaciones LGBT españolas que han hecho llamamientos a la apostasía.
[d] Posición de la Federación de CGL sobre el matrimonio.
[e] Resumen libre de las "consideraciones sobre los proyectos de reconocimiento jurídico de las uniones entre personas homosexuales" hechas públicas el 31 de julio del 2003 por el cardenal Ratzinger, al frente de la Congregación por la doctrina y por la fe.