INTER CENTRES LGBT COORDINATION INTERPRIDE FRANCE (CIF) COMMUNIQUÉ N°IC/CP/05/23 Journée mondiale de lutte contre l'homophobie (À l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, dont la première édition aura lieu le 17 mai prochain, le Cercle d'action pour la promotion de la diversité en France –CAPDIV– et la Ligue française des droits de l'homme –LDH– avec les signataires de cet appel souhaitent alerter l'opinion publique sur les situations dramatiques vécues par les personnes lesbiennes, gaies, bi ou trans –LGBT– dans tous les pays du monde où l'homosexualité est passible de poursuites pénales) Aujourd'hui, dans quatre-vingts États au moins, les pratiques homosexuelles sont condamnées par la loi (Algérie, Sénégal, Cameroun, Ethiopie, Liban, Jordanie, Egypte, Koweït, Porto Rico, Nicaragua, Bosnie...), dans de nombreux pays, cette condamnation peut aller au-delà de dix ans (Nigeria, Libye, Syrie, Inde, Malaisie, Jamaïque...), parfois la loi prévoit la perpétuité (Guyana, Ouganda), et dans une dizaine de nations, la peine de mort peut être effectivement appliquée (Afghanistan, Iran, Arabie Saoudite, Mauritanie, Emirats Arabes Unis, Yémen, Pakistan, Soudan, Tchétchénie)./ Au-delà des sanctions prévues par la loi, la violence policière ou sociale soumet souvent les personnes LGBT de ces pays à la stigmatisation, à l'intimidation, au harcèlement, à la torture. Leurs pratiques sont jugées contraires à la nature, à la culture, au christianisme, à l'islam, au communisme etc. Dans les zones urbaines, la clandestinité est de rigueur, et dans les zones rurales, l'isolement prévaut. L'homosexualité est le tabou par excellence. Dès lors, les logiques homophobes se perpétuent dans le silence et dans l'impunité. Il y a cependant quelques raisons d'espérer. En 1996, avec la fin de l'Apartheid, l'Afrique du Sud où l'homosexualité était naguère un crime, est devenue le premier pays au monde dont la constitution protège explicitement tous les citoyens, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Un homme qui participait à la Gay Pride de Johannesburg, il y a quelques années disait : "Je ne suis rien qu'une drag-queen de rien du tout ; mais tu sais quoi ? depuis que j'ai entendu parler de cette constitution, je me sens libre à l'intérieur." Toutefois, ces initiatives courageuses sont toujours très menacées. Ainsi, en août 2004, 39 travestis, membres de l'association Blue Diamond, ont été arrêtés à Katmandou, et une plainte a été déposée contre cette association qui "cherche à obtenir la légalisation des activités homosexuelles", le code civil népalais prohibant "les activités contre nature". Le 17 mai prochain, la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie sera célébrée dans plus de quarante pays à travers le monde. Mais dans tous les pays où l'homosexualité est passible de poursuites pénales, les conditions politiques et sociales rendent la mobilisation particulièrement difficile. Ainsi, le correspondant national de la Journée mondiale au Sénégal a été récemment victime d'une campagne de presse particulièrement homophobe, il a été passé à tabac, et a dû fuir la ville où il habitait jusqu'alors. CAPDIV et la LDH avec les signataires de cet appel s'associent à la Journée mondiale en interpellant publiquement les gouvernements qui continuent à pénaliser l'homosexualité dans le monde./ Nos associations entendent ainsi attirer l'attention de l'opinion publique sur le Sénégal, qui n'est malheureusement qu'un exemple parmi de nombreux autres. Le 17 mai prochain, travaillant en étroite collaboration avec les militants sénégalais, un rassemblement sera organisé devant les locaux de l'ambassade du Sénégal à 17h30./ Un courrier a été adressé à l'Ambassadeur du Sénégal pour une audience ce 17 mai afin de connaître les intentions du gouvernement sénégalais pour abroger cette disposition légale, contraire aux principes fondamentaux de liberté individuelle et d'égalité des droits./ À la suite de cette manifestation, une conférence de presse sera tenue à 19h30 pour rendre compte des réponses, ou de l'absences de réponse du gouvernement sénégalais sur cette question./ Dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, elles appellent toutes les associations, tous les citoyens et toutes les citoyennes qui le souhaitent, à soutenir cette démarche et à se rendre, le 17 mai, à 17h30, devant l'ambassade du Sénégal, 14 av. Robert-Schuman (métro Alma-Marceau, Latour-Maubourg ou Invalides) pour défendre la liberté des personnes lesbiennes, gaies, bi ou trans./ L'homosexualité n'est pas un crime ! Pour plus d'information sur le rendez-vous du 17 mai, consulter le site de CAPDIV : <http://www.capdiv.org>.
Parmi les signataires de cet appel figurent : Act Up-Paris, Aide médicale internationale (AMI), An Nou Allé ! (CGL Antilles-Guyane, Association des Noir/es LGBT en France), ARDHIS, Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association MAG-Jeunes Gais et Lesbiennes, Association Sans Contrefaçon, C'est l'bouquet !, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif de lutte contre l'homophobie Rhône-Alpes, Commission nationale LGBT des Verts, Conseil national des associations familiales laïques (CNAFAL), Coordination InterPride France (CIF), Coordination pour le droit à l'avortement et à la contraception (CADAC), Couleurs Gaies (CGL Metz), L'Autre Cercle – Fédération nationale, Femmes publiques, France Terre d'Asile, INTER CENTRES LGBT (Fédération française des CGL et des bénévoles qui se destinent à l'accueil des personnes LGBT), Inter-LGBT, Lesbian & Gay Pride de Lyon, Les Panthères roses, Reims Liberté Gaie (CGL Reims), Réseau pour l'autonomie des femmes immigrées et réfugiées (RAJFIRE), Support Transgenre Strasbourg, Syndicat de la magistrature (SM), Union Syndicale Solidaires (G10). [a] Voir notre communiqué n°IC/CP/05/22 du 10
mai dernier : "Dans une semaine, la première Journée
mondiale de lutte contre l'homophobie se déroulera dans plus de
quarante pays". L'INTER CENTRES LGBT fédère
les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 30 Membres associés à Amiens, Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Massy, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes, Valence et Versailles. Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 138 organisations et 2.546 militant/es lesbiennes, gaies, bi ou trans à travers toute la France. Ils accueillent environ 30.104 personnes par an (données 2003/2004 recueillies auprès de 21 Membres). L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le SNEG et par Connection. Elle est membre du Collectif pour une autorité indépendante universelle de lutte contre les discriminations, du Collectif "Jerusalem World Pride 2005" et des Gais et lesbiennes branchés.
INTER CENTRES LGBT COORDINATION INTERPRIDE FRANCE (CIF) PRESS RELEASE No.IC/CP/05/23 International Day Against Homophobia (On the occasion of the International Day of Struggle Against Homophobia, the first of which will be held on the 17th of May, Capdiv –Action Circle to Promote Diversity in France– and LDH –The French League of Human Rights– together with the signatories to this appeal would like to alert the public to the dreadful situation of lesbians, gays, bi's and tran's –LGBT– in all those countries where homosexuals can be subject to criminal prosecution) "Homosexuals are lower than pigs or dogs" (Robert Mugabe, President of Zimbabwe, 1995). "Islam has ordained the severest punishment for homosexuals... Once the crime has been proved according to Sharia procedure, the person should be seized, held erect and split in two using a sword, either by having his head cut off or having his whole body split down the middle. He or she will fall to the ground... Following death, it is necessary to set up a bonfire on which the body should be placed and burned. Or, it should be thrown from a high mountain, following which the body pieces should be gathered up and burned. Alternatively, a hole should be dug, a fire set in it and the culprit thrown in alive. We do not have such punishments for other crimes" (Ayatollah Musava Ardelsili, Teheran, 1998). To-day, in at least eighty countries, practicing homosexuals are punished by law (Algeria, Senegal, Cameroon, Ethiopia, Lebanon, Jordan, Armenia, Kuwait, Porto Rico, Nicaragua, Bosnia)... In many countries, the punishment can be more than ten years imprisonment (Nigeria, Libya, Syria, India, Malaysia, Jamaica)... Sometimes the law prescribes life imprisonment (Guyana, Uganda) and in a dozen countries, the death penalty may be applied (Afghanistan, Iran, Saudi Arabia, Mauritania, United Arab Emirates, Yemen, Pakistan, Sudan, Chechnya)./ In addition to the punishments provided by law, the violence suffered by LGBT persons – whether from the police or from society generally - leads to their stigmatisation, intimidation, harassment or torture. Their way of life is considered to be against nature, against the culture or Christianity or Islam or Communism or whatever. In towns or cities, secrecy is a must, while in the countryside isolation is everywhere. Homosexuality is the taboo "par excellence". From this, the logic of homophobes persists in the silence and with impunity. There is, nevertheless, some reason for hope. In 1996, with the fall of apartheid, South Africa, where homosexuality had been hitherto a crime, became the first country in the world whose constitution offered explicit protection to all its citizens, no matter what their sexuality or gender identity. A man who took part in the Johannesburg Gay Pride a few years ago said "I am nothing but a ridiculous old drag queen, but, you know what?, since I heard about this Constitution I feel free inside myself". However, these courageous initiatives are always under severe threat. For example, in August 2004, some thirty-nine transvestite members of the Blue Diamond Association, were arrested in Kathmandu. A charge was laid against this association for "seeking the legalisation of homosexual activities" (Nepalese law forbids these "acts against nature")./ On the 17th of May the International Day Against Homophobia will be held in forty countries around the world. But in all those countries where homosexuality is illegal, social and political conditions make collective action particularly difficult. Thus, the Senegalese contact for the International Day has recently been the victim of a particularly homophobic press campaign. He was beaten up and had to flee the town where he had been living. CAPDIV and LDH, with the signatories to this appeal,
are joining in with the International Day. They publicly challenge all
those countries who continue to penalise homosexuality./ So, our associations
want to draw the public's attention to Senegal. This is unfortunately
only one example among many others. On the 17th of May, working closely
with Senegalese activists, we shall organise a mass gathering in front
of the Senegalese Embassy at five o'clock in the afternoon./ A letter
has been sent to the Senegalese Ambassador. This seeks a meeting on the
17th to hear about the Senegalese Government's intentions to abolish this
law, so contrary to fundamental principles of individual liberty and equal
rights./ Following this demonstration, a press conference will be held
to give an update on the response, or lack of response, on this issue
from the Senegalese Government./ As part of the International Day Against
Homophobia, we call upon all associations and all citizens who want to
support this initiative to turn up at 17:30 on the 17th of May in front
of the Embassy of Senegal (Metro - Alma-Marceau, Latour-Maubourg or Invalides)
to defend the freedom of lesbian, gay, bi- or trans- sexual people./ Homosexuality
is not a crime!/ For more information on the demonstration on the 17th
of May, see the CAPDIV site: Press contacts: [a] Re. our press release no.IC/CP/05/22
on last May 10th: "In a week's time the first International Day
Against Homophobia will take place in more that forty countries". [English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated by T.E.] Homosexuality is not a crime! Bringing an end to the criminalisation of homosexuality throughout the world
V3IC__200505142317ICPI/V2LGT_200505142123IC__/ R11-2 / 3-7 L'homosexualité
n'est pas un crime ! Pour en finir avec la pénalisation de
l'homosexualité dans le monde
http://inter-centres-lgbt.org/11R/11Rcp17.html Mis en ligne le 14 mai 2005 INTER CENTRES LGBT
Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003) contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/ c/o J'En Suis, J'Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille Sept Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J'En Suis, J'Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie Vingt-cinq Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires), Mimi (Nice), Siegfried des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François de l'ancienne Maison de l'homosocialité de Bordeaux, Bernadette de l'ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l'ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux), Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs) Données à jour au 11 octobre 2004 UNIR LES FORCES MILITANTES, PARTAGER LES EXPÉRIENCES © INTER CENTRES LGBT - Merci de consulter les informations légales relatives à l'utilisation des données du présent site Internet. L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. |