COMMUNIQUÉ N°IC/CP/05/19 Souvenir de la déportation pour homosexualité (Résumé. – L'appel du 15 mars
sur la déportation pour homosexualité a permis des avancées
symboliques et concrètes mais, le 24 avril, les circulaires aux
préfet/es et aux services départementaux de l'ONAC ont été
mal appliquées. Dans la Marne, la Moselle et le Nord, nos associations
ont même pu avoir le sentiment d'un recul ! La cérémonie
de Reims reportée au 30 avril, et l'évolution du site Internet
de la Mission du 60ème anniversaire de la libération des
camps, permettront de tester la volonté présidentielle)
Six signataires de cet appel se réjouissent d'une impressionnante succession de premières : le président du Sénat a souhaité que "partout en France, le souvenir de la déportation homosexuelle ait sa place" ; la FDNIR, l'UNADIF et l'UNDIVG (trois fédérations de déportés) ont reçu deux de nos associations ; le ministre délégué aux anciens combattants (MIDAC) et le directeur général de l'ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) ont simultanément signé deux circulaires suite aux démarches de nos associations ; le directeur de la FMD (Fondation pour la mémoire de la déportation) a signé un communiqué commun avec quatre de nos associations ; les associations de déporté/es ont déposé la gerbe unique sur l'île de la Cité avec une de nos associations ; le Président de la République a reconnu que, "en Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés". Hélas, le 24 avril, ces avancées parisiennes ont peiné à franchir le périphérique (un compte rendu ville par ville est annexé) : A/ DANS 9 VILLES SUR 22, LES PRÉFET/ES ONT DIT DEUX FOIS NON AU MIDAC Premier élément regrettable, les préfet/es ont appliqué de façon plus que restrictive les consignes du MIDAC : "Je vous demande de veiller à ce que ces cérémonies permettent d'évoquer l'ensemble des victimes de la déportation. Toutes les associations qui les représentent doivent donc y être conviées." Dans 9 villes (Caen, Valence, Orléans, Reims, Sarreguemines, Lille, Le Mans, Amiens et Fort-de-France), nos associations n'ont pas été "conviées". Dans 20 villes (les mêmes plus Dijon, Nîmes, Toulouse, Montpellier, Rennes, Mont-de-Marsan, Angers, Nancy, Metz, Lyon et Rouen), les cérémonies n'ont pas "évoqué" les victimes de la déportation pour homosexualité. Les consignes du MIDAC n'ont trouvé plein effet qu'à Châlons, où la célébration oecuménique évoquait ces victimes, et à Paris : un oriflamme portait parmi les autres les triangles rose et noir ; des associations de déporté/es déposaient la gerbe unique avec une de nos associations ; cette association portait un drapeau frappé des triangles rose et noir. Dans 20 villes sur 22, au nom d'un universalisme désincarné, "l'ensemble des victimes de la déportation" a été entendu comme un bloc qu'aucune mémoire singulière ne devait troubler (et SURTOUT PAS la mémoire des victimes de la déportation pour homosexualité). B/ DANS 23 VILLES SUR 23, LE MIDAC A SEMBLÉ DIRE NON AU MIDAC Deuxième élément regrettable, Monsieur Mekachera a semblé contredire sa circulaire. Dans son "message aux anciens déportés et au monde combattant", lu à travers toute la France dès le dimanche 24 au matin, il a évoqué les déporté/es résistant/es, politiques, juifs et tziganes mais pas les déporté/es pour homosexualité. Il n'a donc pas "évoqué l'ensemble des victimes de la déportation". Cette omission doublée de cette contradiction ont choqué nos associations. Interrogé dès le lundi 25 par la Fédération des CGL, le cabinet du MIDAC a compris leur émotion puis expliqué qu'il avait prévu d'évoquer les déporté/es pour homosexualité, mais qu'il avait eu connaissance du discours à prononcer le dimanche 24 au soir par le chef de l'État, et qu'il avait souhaité lui laisser la primeur de cette évocation. Le cabinet a précisé que Monsieur Mekachera confirmait ses déclarations publiées dans le magazine "Illico" du 15 avril. La Fédération a observé que le mécanisme d'intervention négocié avec le cabinet avait eu un résultat mitigé : à Montpellier, Châlons et Metz, il a permis à nos associations d'être conviées, mais à Reims, Sarreguemines et Lille, il ne l'a pas permis ou pas encore (la cérémonie rémoise étant reportée au samedi 30). La Fédération a estimé que le message du MIDAC avait eu plus d'impact que le discours du Président de la République. Le cabinet du MIDAC a souligné qu'à terme ce discours aurait un impact autrement conséquent. La Fédération a instamment demandé que le passage idoine de ce discours soit lu au cours de la cérémonie officielle du samedi 30 avril prochain à Reims. C/ LES PRÉFET/ES ONT-ILS AUSSI DIT NON AU DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'ONAC ? Troisième élément regrettable, les services départementaux de l'ONAC, placés sous le regard des préfet/es, n'ont pu atteindre le premier objectif de la circulaire du directeur général de l'ONAC. Paris n'était pas dans le champ de cette circulaire mais ailleurs, dans 22 villes sur 22, nos associations n'ont pas été "informées des décisions prises à l'occasion de réunions de préparation" des cérémonies. La HAUTE QUALITÉ des échanges généralement observée depuis l'appel du 15 mars laisse penser qu'il sera possible d'atteindre cet objectif d'ici le dimanche 30 avril 2006. * Les trois formations politiques (proches de la majorité ou de l'opposition) signataires de l'appel du 15 mars sont "Aujourd'hui, autrement", "On est là !", et la Commission nationale LGBT des Verts. Les vingt associations LGBT signataires sont la Fédération des CGL, le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits, les "Oublié(e)s" de la Mémoire, la Coordination InterPride France, les Flamands roses, Mélo'Men et les Gais et lesbiennes branchés, rejointes par le collectif Homoboulot et par la fédération nationale jeune et étudiante mOules-frItes.
[a] Voir les sites Internet consacrés
aux commémorations de la déportation homosexuelle en France
par la Fédération des CGL, l'association Hexagone gay et
les Gais et lesbiennes branchés : [b] Voir le communiqué n°IC/CP/05/18
du 23 avril dernier : "L'UNDIVG et la FNDIRP ouvrent
un dialogue contrasté avec les signataires de l'appel du 15 mars
sur le souvenir de la déportation pour homosexualité". [c] Note sur le texte et le contexte des circulaires "ONAC" et "MIDAC" (communication de David Auerbach du 28 avril 2005) : "La circulaire du 8 avril 2005 du directeur général de l'ONAC demande aux services départementaux de l'ONAC, d'une part, de tenir nos associations (portant le souvenir de la déportation homosexuelle partie de France) "informées des décisions prises à l'occasion de réunions de préparation départementale" des cérémonies, et, d'autre part, de "permettre à ces associations d'être invitées aux cérémonies selon un protocole à définir notamment en relation avec le Préfet". La circulaire du 8 avril 2005 du MIDAC, d'une part, demande aux préfet/es de "veiller à ce que ces cérémonies permettent d'évoquer l'ensemble des victimes de la déportation", et, d'autre part, leur rappelle que "toutes les associations qui les représentent doivent donc y être conviées". Si ces circulaires définissent chacune deux objectifs (information et invitations protocolaires pour l'ONAC, invitations protocolaires et évocation pour le MIDAC), elles font en fait système, et leurs objectifs respectifs relèvent largement d'une zone de codécision floue entre préfecture et services départementaux de l'ONAC (voire entre ces deux acteurs et six autres types d'acteurs : les plus hautes autorités de l'État, les élu/es, les déporté/es, les ancien/nes combattant/es, la presse et... l'armée). Ces circulaires jumelles définissent donc, prises ensemble, quatre objectifs réels relatifs aux invitations officielles, aux informations, à l'accueil protocolaire (être placé quand l'on arrive, éventuellement cadrer les conditions de l'hommage rendu par nos associations), à l'évocation par les autorités organisatrices des victimes de la déportation pour homosexualité. Ces objectifs réels forment un continuum qui va des services départementaux de l'ONAC à la préfecture : en gros, tout est plus ou moins de la compétence technique de l'ONAC (surtout l'invitation) et tout est moins ou plus de la compétence décisionnelle du préfet (surtout l'information, le protocole et l'évocation). Par ailleurs, selon les départements, ces deux acteurs agissent sous le regard vigilant des six autres qui ont une capacité de prescription (voire ponctuellement de décision officieuse ou quasi officielle) et qui agissent eux-mêmes les uns sous le regard vigilant des autres. Il est donc essentiel, pour que nos associations obtiennent le respect de ces objectifs, d'au moins saisir les deux acteurs officiellement destinataires de ces circulaires (le minimum étant une demande écrite suivie d'une relance téléphonique), d'au mieux approcher les autres acteurs pour leur demander leur sentiment sur la démarche prise dans son ensemble – sans évidemment leur demander de suivre des instructions destinées à d'autres ! Il ne s'agit évidemment pas de leur demander d'interférer dans un circuit décisionnel où ils ne figurent officiellement pas ! Il s'agit simplement de les informer et de leur demander leur sentiment sur une question où ils peuvent avoir une expertise qu'ils peuvent trouver agréable de partager avec nous..." [d] Comptes rendus locaux : (06) Nice*, (13) Marseille, (14) Caen, (21) Dijon, (26) Valence, (30) Nîmes, (31) Toulouse, (33) Bordeaux*, (34) Montpellier, (35) Rennes, (40) Mont-de-Marsan, (45) Orléans, (49) Angers, (51) Reims, (51) Châlons-en-Champagne, (54) Nancy, (57) Metz, (57) Sarreguemines, (59) Lille, (67) Strasbourg*, (69) Lyon, (72) Le Mans, (75) Paris, (76) Rouen, (80) Amiens, (972) Fort-de-France : * Les démarches de Nice, Bordeaux et Starsbourg ont été menées sans référence à l'appel du 15 mars. ONT ÉTÉ ENVOYÉES : AU MOINS 20 LETTRES AUX DÉPORTÉ/ES (6 RÉPONSES DONT 1 OFFICIEUSE) : dans 10 villes [Caen (au moins trois), Dijon (au moins trois, une réponse négative), Montpellier (UNADIF, FNDIR et FNDIRP, une réponse), Reims/Châlons (UFMSACVG et une autre, une réponse), Nancy (FNDIRP et UNADIF, une réponse officieuse), Metz (FNDIRP, une réponse), Sarreguemines (FNDIRP, une réponse), Lille (FNDIRP et UNADIF), Lyon (FNDIRP) et Rouen (FNDIRP et UNADIF)], nos associations ont envoyé aux associations locales de déporté/es la lettre-type annexée à l'appel du 15 mars. En revanche, dans 13 villes (Marseille, Valence, Nîmes, Toulouse, Rennes, Mont-de-Marsan, Orléans, Angers, Le Mans, Paris, Amiens et Fort-de-France), nos associations ne l'ont pas envoyée. Rouen a envoyé une lettre à la délégation territoriale de la FMD. 206 LETTRES AUX ÉLU/ES (13 RÉPONSES) : dans 13 villes [Dijon (7 et une réponse), Toulouse (11), Reims/Châlons (39 mais des doubles comptes sont possibles et une réponse), Nancy (11 et quatre réponses), Metz/Sarreguemines (44 mais des doubles comptes sont possibles et une réponse), Lille (36), Lyon (22 mais des doubles comptes sont possibles et cinq réponses), Rouen (27 et une réponse) et Fort-de-France (6)], nos associations ont envoyé aux parlementaires dont elles relèvent la lettre-type annexée à l'appel du 15 mars. En revanche, dans 10 autres villes (Marseille, Caen, Valence, Nîmes, Montpellier, Rennes, Mont-de-Marsan, Orléans, Angers, Le Mans, Paris et Amiens), nos associations ne l'ont pas envoyée. Rennes, Orléans et Amiens ont envoyé une lettre à leurs maires. 12 LETTRES AUX PRÉFET/ES (6 RÉPONSES DONT 1 OFFICIEUSE) : dans 14 villes [Caen, Dijon (une réponse), Toulouse (une réponse), Montpellier (une réponse), Rennes, Orléans (une réponse officieuse), Reims/Châlons, Nancy (une réponse), Metz/Sarreguemines, Lille, Lyon (une réponse) et Rouen], nos associations ont envoyé aux 12 préfet/es dont elles relèvent la lettre-type annexée à l'appel du 15 mars. En revanche, dans 9 villes (Marseille, Valence, Nîmes, Mont-de-Marsan, Angers, Le Mans, Paris, Amiens et Fort-de-France), nos associations ne l'ont pas envoyée. 9 LETTRES À L'ONAC (DEUX RÉPONSES ET UN RENDEZ-VOUS) : dans 10 villes [Dijon (une réponse et un rendez-vous), Montpellier (une réponse), Châlons/Reims, Nancy, Metz/Sarreguemines, Lille, Lyon et Rouen (2)], nos associations ont envoyé aux 9 services départementaux de l'ONAC dont elles relèvent la lettre-type annexée à l'appel du 15 mars. En revanche, dans 12 villes (Marseille, Caen, Valence, Nîmes, Toulouse, Rennes, Mont-de-Marsan, Orléans, Angers, Le Mans, Amiens et Fort-de-France), nos associations ne l'ont pas envoyée. Paris ne relève pas d'un service départemental de l'ONAC. Nos 16 correspondant/es à Soissons, Nice, Troyes, Chartres, Bordeaux, Tours, Grenoble, Nantes, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Biarritz, Strasbourg, Versailles, Massy, Le Tampon et Nouméa ne nous ont communiqué aucun élément. (02) SOISSONS : aucun élément communiqué. (06) NICE : aucun élément
communiqué dans le cadre de l'appel du 15 mars 2005. (10) TROYES : aucun élément communiqué. (13) MARSEILLE/ Invitations =
DONNÉES CONTRADICTOIRES/ Information = NON/ Protocole =
DONNÉES CONTRADICTOIRES/ Évocation = DONNÉES
CONTRADICTOIRES/ L'association membre de la Fédération des
CGL, Mémoire des sexualités (MDS), n'a pas reçu d'invitation
officielle alors qu'elle est promotrice de la mémoire de la déportation
pour homosexualité depuis une dizaine d'années. Les "Oublié(e)s"
de la Mémoire (ODLM) avaient rencontré le directeur départemental
de l'ONAC, téléphoné à la FNDIRP puis au chef
du protocole de la préfecture et "contacté"
le cabinet du MIDAC au sujet de la cérémonie marseillaise :
ils ont reçu des invitations officielles et leurs représentant/es
ont été placé/es par les services protocolaires dans
le carré des personnalités et des représentant/es
d'associations de déporté/es. Comme en 2003 puis en 2004,
le porte-drapeau des ODLM figurait officiellement parmi la quarantaine
de porte-drapeaux. Au cours de la cérémonie officielle,
les discours ont évoqué les déporté/es juifs
et tziganes mais pas les déporté/es pour homosexualité.
MDS estime qu'il s'agit d'une "régression" :
en 2004, l'aumônier puis les fédérations de déporté/es
avaient évoqué la déportation pour homosexualité
"parmi les différentes déportations" avant
le dépôt de la gerbe unique (et aucune gerbe distincte n'avait
été déposée après la cérémonie
officielle) ; en 2003, le représentant des déporté/es
avait évoqué la déportation pour homosexualité
dans sa prise de parole officielle et le chef du protocole avait officiellement
annoncé le dépôt d'une gerbe distincte après
la cérémonie officielle, puis accompagné Pierre Seel
et sa délégation lors de ce dépôt. Dimanche
24 avril 2005, au terme de la cérémonie officielle, les
personnalités officielles ont salué les porte-drapeaux dont
celui des ODLM. Après la cérémonie officielle, la
délégation des ODLM s'est rendue en mairie avec son porte-drapeau
mais Christian de Leusse, président de MDS, a déposé
une gerbe distincte en présence de la presse et de nombreuses autres
personnes donc Jean-Marc Astor, président des ODLM et de la LGP
Marseille. MDS estime que cette gerbe a été accueillie dans
un "climat d'hostilité : attitude très peu
coopérative du chef du protocole, hostilité des associations
d'anciens combattants et déportés emmenées par un
ancien conseiller régional FN, comportement hostile de l'adjoint
aux anciens combattants et pour couronner le tout division ostensible
manifestée par les ODLM devant la presse". La télévision
régionale a diffusé un reportage évoquant la déportation
pour homosexualité (communications MDS, ODLM et LGP du 25 avril,
communiqué MDS du 26 avril daté du 27 avril, communiqué
MDS du 27 avril, communication ODLM du 27 avril, communication MDS du
28 avril). NB : Concernant les invitations, MDS n'a pas saisi la
Fédération des CGL qui n'a donc pu faire jouer le mécanisme
d'intervention négocié avec le cabinet du MIDAC. MDS et
les ODLM n'ont envoyé aucune des lettres-types annexées
à l'appel du 15 mars. (14) CAEN/ Invitations = NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ Les Enfants terribles (association membre de la Fédération des CGL) ont envoyé à trois associations de déporté/es la lettre-type annexée à l'appel du 15 mars. Toutefois, l'association n'a pas envoyé cette lettre à la direction départementale de l'ONAC... (21) DIJON/ Invitations = OUI/ Information = NON/ Protocole = OUI/ Évocation = NON/ Pour sa première action sur le sujet, menée grâce aux démarches engagées avec l'appel du 15 mars, le CGL Dijon (CIGaLes) a reçu des invitations officielles et s'est vu placé par les services protocolaires avec les autorités civiles (avec les déporté/es). Le jeune sous-préfet a omis de le saluer mais les élu/es l'ont fait. Les déporté/es ont refusé d'accepter la participation financière du CGL à la gerbe unique, "gerbe pour la déportation"... Intégré à la cérémonie officielle, le CGL n'a pas jugé utile de déposer une gerbe spécifique. Des relations constructives ont pu être nouées avec les services protocolaires. Le CGL est notamment invité aux autres cérémonies telles celle commémorant la rafle du Vél'd'hiv le 16 juillet. D'autres échanges sont envisagés avec le directeur régional de l'ONAC. Le CGL a un sentiment très positif sur la démarche du 15 mars (communications du CGL Dijon du 24 et du 27 avril). (26) VALENCE/ Invitations = NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ Agayri Sud-Est, association membre de la Fédération des CGL, et l'association Gay Luron ont exposé dans un bar des photographies sur le thème de la déportation (communication d'Agayri du 27 avril). NB : l'association n'a envoyé aucune des lettres-types annexées à l'appel du 15 mars... (28) CHARTRES : aucun élément communiqué. (30) NÎMES/ Invitations = OUI/ Information = NON/ Protocole = NON INDIQUÉ/ Évocation = PLUS OU MOINS/ Le préfet a demandé aux services départementaux de l'ONAC si le CGL Nîmes (association membre de la Fédération des CGL) comptait participer. Du coup, l'ONAC a appelé le président du CGL, Georges Ribéry, pour savoir s'il comptait participer. Du coup, le CGL a participé. Sur place, il a reçu les salutations d'un conseiller municipal et du président du comité local des déportés qui a encouragé sa démarche. Le CGL a cependant été choqué par le message du MIDAC citant plusieurs motifs de déportation mais pas la déportation pour homosexualité. Le CGL a déposé une gerbe distincte pendant la minute de silence des officiels qui se trouvaient alors dans la crypte, sous le monument. Le CGL est ensuite descendu dans la crypte avec eux. Pour sortir de la crypte, ils ont été obligés de passer devant les adhérent/es du CGL et les ont tou/tes salué/es. Le sentiment du CGL est globalement positif en regard des années précédentes. Le CGL apprécie que la préfecture se soit enquise de sa participation avant la cérémonie (courrier à l'appui qui insistait sur l'unicité de la déportation quels qu'en aient été les motifs). Le CGL regrette simplement de n'avoir pu mieux préparer cette cérémonie à cause de son festival (communication du CGL Nîmes du 27 avril). NB : le CGL n'a envoyé aucune des lettres-types annexées à l'appel du 15 mars. (31) TOULOUSE/ Invitations = OUI/ Information = NON/ Protocole = OUI/ Évocation = NON/ Pour la première fois, Arc-en-ciel (association membre de la Fédération des CGL) était officiellement invitée. Douze adhérent/es étaient présent/es contre trois en 2004. Le maire ne les a pas salué/es mais la "Dépêche du Midi" les a interrogé/es. L'association n'a pas demandé à participer au dépôt de la gerbe unique et n'a pas déposé de gerbe distincte. Un rendez-vous a cependant été pris en préfecture afin de préparer une rencontre avec la COPEC (communiqué de presse de Jean-François Gaye-Palettes, Hervé Hirigoyen et Christian du 24 avril – soutenus par Arc-en-ciel Toulouse, David & Jonathan, Jules & Julies et Orcs ; communications d'Arc-en-ciel du 25 et du 27 avril). (33) BORDEAUX : aucun élément
communiqué dans le cadre de l'appel du 15 mars 2005. (34) MONTPELLIER/ Invitations =
OUI/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation =
NON/ Le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité
des droits (CCH) a réuni une quarantaine de personnes qui ont rejoint
les quelque soixante personnes présentes devant le monument du
souvenir (notamment "le préfet, les élu/es, les
militaires et les fédérations de déporté/es").
Suite à une intervention de la Fédération des CGL,
le CCHétait officiellement invité mais ses représentant/es
n'ont pas été placé/es par les services protocolaires,
alors que les personnalités invitées (élu/es, président/es
d'associations, corps constitués) étaient placées
devant le monument. Les textes lus lors de la cérémonie
ont évoqué des motifs de déportation mais pas le
motif de déportation pour homosexualité. Après la
cérémonie officielle et après le départ d'une
quarantaine de personnes, le président du CCH a donc cité
"les homosexuels, les républicains espagnols, les handicapés
mentaux et physiques, les francs-maçons, les témoins de
Jéhovah et les déportés de droit commun".
Ce discours d'Hussein Bourgi a été suivi par la maire Hélène
Mandroux, par des conseillers municipaux, généraux ou régionaux,
par des déporté/es, par des responsables d'une association
de déporté/es et par un porte-drapeau. À l'issue
de ce discours, le CCH, le Beit Haverim et Angel 34 (association
membre de la Fédération des CGL) ont déposé
une gerbe en forme de triangle rose et ont observé une minute de
silence (communication du Collectif du 24 avril). NB : deux gerbes
en mémoire des déporté/es juifs et roms devaient
initialement être déposées en même temps que
la gerbe unique au cours de la cérémonie officielle, alors
que ce point de protocole était refusé à la gerbe
déposée en mémoire des déportés pour
homosexualité. La Fédération des CGL est intervenue
pour que ces trois gerbes puissent être déposées en
même temps au cours de la cérémonie officielle. C'est
malheureusement l'option contraire qui a été retenue sans
discussion possible par les services protocolaires qui ont décidé
que les trois gerbes seraient déposées, certes en même
temps, mais après la cérémonie officielle. Finalement,
les communautés juive et rom n'ont pas déposé leurs
gerbes et n'étaient pas, comme c'est du reste le cas depuis plusieurs
années, représentées lors de la cérémonie
officielle ("L'Hérault du Jour" et le "Midi
Libre" du 26 avril, communication CCH du 27 avril). (35) RENNES/ Invitations =
OUI/ Information = NON/ Protocole = APPAREMMENT/ Évocation =
NON/ Pour sa première action sur le sujet, menée grâce
aux démarches engagées avec l'appel du 15 mars, le CGL Rennes
(association membre de la Fédération des CGL) était
officiellement invité. "Une dizaine de personnes des associations
homosexuelles rennaises étaient présentes [...]. Comme
convenu avec la préfecture, elles ont été intégrées
à la cérémonie officielle (et ce pour la première
fois à Rennes). Mais, alors que la préfecture et la mairie
indiquaient conjointement l'importance de l'hommage rendu à toutes
les femmes et tous les hommes déportés, sans distinction
aucune, lors de la cérémonie, seuls ont été
cités comme déportés les juifs et les tziganes./
À l'issue de la cérémonie, une gerbe a été
déposée par les personnes des associations homos./ Dans
son discours [...], Jacques Chirac a honoré la mémoire de
l'ensemble des hommes et femmes déportés, incluant ainsi
les déporté/es homosexuel/les : "[...]".
Si l'État confirme ainsi son rôle républicain, ses
représentants locaux semblent éprouver des difficultés
à reconnaître l'ensemble des hommes et femmes déporté/es,
allant ainsi à l'encontre des principes énoncés dans
les courriers respectifs du maire et de la préfecture [...].
Courrier suite à la cérémonie envoyé à
Monsieur le Maire et à Monsieur le Sous-Préfet, Directeur
de cabinet de la Préfète, pour se réjouir de l'intégration
des associations homosexuelles à la cérémonie et
s'étonner que l'esprit de rassemblement ne soit pas conservé
puisque lors de la cérémonie, seules les populations juives
et tziganes ont été explicitement citées comme déportées"
(communications du CGL Rennes des 25 et 26 avril). (37) TOURS : aucun élément communiqué. (38) GRENOBLE : aucun élément communiqué. (40) MONT-DE-MARSAN/ Invitations = OUI/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ G2L (Gays et lesbiennes des Landes), association membre de la Fédération des CGL, est satisfaite de la démarche engagée avec l'appel du 15 mars car elle a reçue des invitations officielles alors qu'en 2004 sa demande était restée sans réponse. Toutefois, les représentant/es de G2L n'ont pas été pris en charge par les services protocolaires et ont dû rester en retrait. G2L n'a pas demandé à participer au financement de la gerbe unique et a déposé des roses après la cérémonie... sans maintien du service d'ordre (communication de G2L du 27 avril). NB : l'association n'a envoyé aucune des lettres-types annexées à l'appel du 15 mars... (44) NANTES : aucun élément communiqué. (45) ORLÉANS/ Invitations = NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ Malgré une demande écrite du GAG (Groupe Action gay et lesbien), association membre de la Fédération des CGL, la circulaire MIDAC n'a pas été appliquée. Toutefois, à l'issue de la cérémonie officielle, le maire est venu saluer le président du GAG de manière impromptue, courtoise voire chaleureuse. Luc Covernale a ensuite déposé une gerbe "aux homosexuel/les victimes du nazisme"... mais ce moment de recueillement n'a pu se dérouler qu'après le départ des militaires, après le départ du service d'ordre et après le démontage des installations de sonorisation. Ces retards "humiliants" ont empêché le GAG de rendre son hommage avec la solennité requise (communications du GAG du 26 avril, "La République du Centre" du même jour). NB : le GAG n'avait pas envoyé à la direction départementale de l'ONAC du Loiret la lettre-type annexée à l'appel du 15 mars... (49) ANGERS/ Invitations = OUI/ Information = NON/ Protocole = NON INDIQUÉ/ Évocation = NON/ Pour sa première action sur le sujet, menée grâce aux démarches engagées avec l'appel du 15 mars, le CGL Angers (Quazar) a été officiellement invité par la mairie. Quatre "quazariens" ont assisté à la cérémonie en arborant chacun un triangle rose. Le CGL avait informé l'association départementale de déporté/es de sa présence mais n'a pu participer au financement de la gerbe unique. Le CGL estime que c'est "un premier pas à consolider l'année prochaine" et remarque que les minorités juive et rom évoquées par le message du MIDAC n'étaient pas représentées, alors que la minorité homosexuelle était représentée mais pas évoquée. Le CGL a donc ouvert une réflexion sur le dépôt d'une gerbe collective avec ces minorités en complément des gerbes du préfet, du conseil général, du conseil régional et des associations de déporté/es (communication du CGL Angers du 25 avril). (50) CHERBOURG : aucun élément communiqué. (51) REIMS/ Invitations = NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ Le monument étant en travaux, la cérémonie rémoise qui a traditionnellement lieu le samedi aura lieu cette année le samedi 30 mars. Malgré des demandes écrites et malgré les nombreuses interventions de la Fédération des CGL, les deux CGL Reims (Ex Æquo et Reims Liberté Gaie) n'ont pas encore obtenu le respect de la circulaire MIDAC. Ils n'ont reçu aucune assurance sur la citation des différents motifs de déportation et n'ont pas déterminé s'ils déposeraient une gerbe distincte (communications des CGL Reims du 24 avril). (51) CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE/ Invitations = OUI ET NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = PLUS OU MOINS/ Le CGL Reims (Reims Liberté Gaie) n'a pas organisé de cérémonie distincte mais la déportation pour homosexualité a été évoquée par le représentant des églises chrétiennes pendant la partie de la cérémonie officielle consacrée à une célébration oecuménique. De plus, le maire Bruno Bourg-Broc a cité tous les motifs de déportations lors de la réception en mairie. Malgré une demande écrite et malgré les nombreuses interventions de la Fédération des CGL, le président du CGL n'a dû qu'à l'entremise du maire, député de la Marne, de recevoir une invitation officielle : Julien n'a pas été pris en charge par les services protocolaires et le préfet, qu'il a pu saluer en mairie, a été "surpris de le voir" (communications RLG des 24 et 27 avril). (54) NANCY/ Invitations = OUI/ Information = NON/ Protocole = PAS INDIQUÉ/ Évocation = NON/ Début avril, le CGL Nancy (Homonyme) a rencontré le nouveau préfet qui leur a fait part de sa compréhension mais a souligné le rôle décisionnel de la FNDIRP... et non des services départementaux de l'ONAC. Une lettre du préfet a tenu lieu d'invitation officielle pour Kristof , président du CGL, qui a eu le sentiment que le message du MIDAC a été "censuré" et qui n'a pas été invité à participer au financement de la gerbe unique. À l'issue de la cérémonie officielle, il a organisé une cérémonie distincte avec des adjoints au maire, le président du conseil général, des conseillers généraux et, "pour la première fois en 11 ans !!", le président de la FNDIRP. Il a déposé une gerbe distincte avec la mention "aux oubliés de l'histoire". Cette cérémonie distincte a fait l'objet d'un reportage sur France 3, dans le "Républicain lorrain" du 25 avril et dans "l'Est républicain" du 26 avril. Le CGL prévoit enfin une table ronde en septembre sous l'égide du préfet (communication du CGL Nancy du 26 avril). (57) METZ/ Invitations = OUI/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ Contrairement aux engagements pris par le directeur de cabinet du préfet en 2004, le CGL Metz (Couleurs Gaies) n'a pas été informé des décisions prises à l'occasion des réunions de préparation des cérémonies. En revanche, suite à une intervention de la Fédération des CGL, une invitation officielle (une seule) a été reçue... encore était-ce le samedi 23 avril ! Le solitaire représentant du CGL n'a pas même été pris en charge par les services protocolaires... Aucun des textes lus lors de la cérémonie officielle n'a mentionné la déportation pour homosexualité... Le CGL a donc organisé une cérémonie distincte à l'issue de la cérémonie officielle : 20 adhérent/es habillé/es en noir avec triangle rose ont formé une "haie d'honneur" à l'intention du cortège officiel contraint de passer devant eux au début et à la fin de la cérémonie officielle. Ils n'ont fait l'objet d'aucune salutation officielle... Toutefois, à l'issue de la cérémonie officielle, trois déporté/es leur ont spontanément manifesté leur sympathie dont l'un, informé de leur présence par un article du "Républicain lorrain" publié la veille, a spontanément témoigné avoir vu pendre un déporté homosexuel au Struthof. Une gerbe distincte a été déposée en présence du conseiller municipal Pierre Bertinotti, de la conseillère générale Christiane Pallez, du président de la LDH Metz et d'une représentante du service départemental de l'ONAC qui accompagnait deux lycéennes lauréates du concours départemental de la résistance et de la déportation. Une délégation du CGL s'est ensuite rendue à la mairie et a pu prendre contact avec un membre de la communauté juive (communication du CGL Metz du 24 avril). (57) SARREGUEMINES/ Invitations = NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ Malgré des demandes écrites et malgré les interventions de la Fédération des CGL, les circulaires MIDAC et ONAC n'ont pas été appliquées. Les adhérent/es d'Émergence (association membre de la Fédération) ont dû patienter à une vingtaine de mètres du monument aux morts durant la cérémonie officielle, créant une certaine gêne parmi les personnalités officiellement invitées. Àprès la cérémonie officielle, leur président, Christophe Ochs, a déposé avec Audrey Baetsle de SOS homophobie et avec une délégation de Aides 57 une gerbe honorant la mémoire de tou/tes les déporté/es dont les déporté/es pour homosexualité. D'ancien/nes élu/es municipaux et d'autres citoyen/nes habitant Sarreguemines ont assisté à ce dépôt de gerbe (communication d'Émergence du 25 avril). (59) LILLE/ Invitations =
NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation =
NON/ Malgré des demandes écrites et malgré les interventions
de la Fédération des CGL, les circulaires MIDAC et ONAC
n'ont pas été appliquées. Les Flamands roses (association
membre du CGL Lille) ont réuni une quarantaine de personnes
après la cérémonie officielle et ont déposé
une gerbe portant l'inscription "Se souvenir ensemble"
en présence de la maire Martine Aubry et de divers représentant/es
politiques (LCR) et associatifs (Radikal Fucker, SCALP, Chtio Homo, les
Soeurs de la Perpétuelle Indulgence, Rendez-vous chrétien,
la Fierté LGBT et Faut qu'on s'active d'Arras). À cette
occasion, ils ont arboré un insigne de solidarité et de
mémoire aux couleurs noir et rose. Toutefois, ils n'ont pas bénéficié
du maintien du service d'ordre et, s'ils ont échappé à
la fanfare militaire lancée en pleine minute de silence (2004),
ils n'ont pas réchappé à un brouhaha indécent
et incompatible avec leur acte de mémoire et de recueillement.
À l'issue de leur hommage, la maire a déclaré :
"Le nombre de déportés résistants, juifs,
tziganes, homosexuels, ne me paraît pas un critère. Dans
la même cérémonie, il est possible d'associer les
uns et les autres qui ont été victimes de la même
folie" (communications des Flamands roses du 24 avril et de Faut
qu'on s'active du 25 avril, communiqué AFP du 24 avril, le "Figaro"
du 25 avril). (63) CLERMONT-FERRAND : aucun élément communiqué. (64) BIARRITZ : aucun élément communiqué. (67) STRASBOURG : aucun
élément communiqué dans le cadre de l'appel du 15
mars 2005. (69) LYON/ Invitations = OUI/ Information = NON/ Protocole = OUI/ Évocation = NON/ Le CGL Lyon (Forum gai & lesbien) et la LGP Lyon ont reçu quatre invitations adressées par la mairie (contre deux en 2004) mais quarante adhérent/es étaient présent/es lors de la cérémonie officielle. Les représentant/es officiellement invité/es ont été pris/es en charge par les services protocolaires. Le CGL et la LGP n'ont pas demandé à participer au financement de la gerbe unique puisqu'elle était financée par la mairie, donc par la communauté nationale, donc (notamment) par leurs adhérent/es. Pour la même raison, ces associations n'ont pas déposé de gerbe distincte. Au cours de la cérémonie officielle, aucun discours n'a été lu. Les noms des camps et le nombre de mort/es ont été énoncés... mais pas les différents motifs de déportation ! Qui plus est, en mairie, devant les quatre représentant/es officiellement invité/es, le maire a lu un discours mais n'a pas évoqué la déportation pour homosexualité malgré un engagement écrit en ce sens envers la LGP et envers ARIS (association membre de la Fédération des CGL). Ce faisant, il a provoqué une vive déception du CGL et de la LGP qui n'ont pu que constater le recul du maire par rapport à son discours de 2004. Cependant, pour la première fois, le "Figaro Lyon" a fait état de leur présence dans son édition du 25 avril : "Au delà des barrières sous les parapluies, on a pu remarquer des personnes portant le sinistre triangle imposé par les nazis à leurs prisonniers, jaunes, rouges. Et quelques triangles roses portés par des homosexuels désirant que soit reconnue leur déportation. La mairie avait d'ailleurs invité quatre représentants d'associations homosexuelles à ce joindre aux délégations officielles. Il convient donc de saluer les initiatives prises par la mairie de Lyon au fil des cérémonies patriotiques qui rythment la vie de la Cité" (communication du CGL Lyon du 24 avril, communications de la LGP Lyon et de ARIS, association membre de la Fédération des CGL à Lyon, du 25 avril, communication de la LGP Lyon du 28 avril). (72) LE MANS/ Invitations = NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ HOMogênE (association membre de la Fédération des CGL) a déposé une gerbe distincte après celle des déporté/es, après la cérémonie officielle et après le départ des militaires. En 2004, la gerbe distincte avait été déposée au milieu de la cérémonie officielle. HOMOgênE a donc le sentiment d'une "régression" (communication de HOMogênE du 24 avril). Toutefois, l'association n'a pas alerté la Fédération des CGL qui n'a donc pu faire jouer le mécanisme d'intervention négocié avec le cabinet du MIDAC. De plus, l'association n'a envoyé aucune des lettres-types annexées à l'appel du 15 mars. (75) PARIS/ Invitations =
EN GROS OUI/ Information = EN GROS OUI/ Protocole = OUI/ Évocation =
EN GROS OUI/ La Fédération des CGL et les "Oublié(e)s"
de la Mémoire (ODLM) étaient officiellement invités
à la cérémonie au carré des monuments commémoratifs
des camps de concentration au cimetière du Père Lachaise
(organisée par la mairie de Paris), puis à la messe solennelle
en l'église Saint-Roch en souvenir des déportés morts
pour la France (organisée par l'UNADIF et la FNDIR). Avec le collectif
Homoboulot et avec le CGL Paris, ils étaient officiellement invités
aux cérémonies organisées par la ministre de la défense
et par le MIDAC au mémorial du martyr juif inconnu puis au mémorial
de la déportation (sur l'île de la Cité). Marquant
l'histoire, Maxence Aulas des ODLM est descendu dans la crypte au moment
du dépôt de la gerbe unique : c'était la première
fois qu'un représentant associatif rappelant la mémoire
des personnes déportées pour homosexualité le faisait.
La Fédération, le CGL, les ODLM et Homoboulot étaient
ensuite invités à la cérémonie distincte organisée
par l'Inter-LGBT, le MDH et les Mélo'Men au même mémorial.
Au nom des signataires de l'appel du 15 mars, douze formation politique
et associations signataires ou affiliées* ont offert de participer
au financement de la gerbe déposée à cette occasion.
Enfin, les ODLM ont dû faire bénéficier la Fédération
et Homoboulot des invitations officielles excédentaires qu'ils
avaient reçues du cabinet du MIDAC pour la cérémonie
d'hommage organisée par le Président de la République
sur le parvis des Droits de l'Homme, place du Trocadéro (communication
du CGL Paris du 26 avril). * Les douze formation politique et associations signataires ou affiliées ayant offert de participer au financement de la gerbe déposée "à la mémoire des déportés homosexuels" sont la Commission nationale LGBT des Verts, la Fédération des CGL et sept de ses membres directs et indirects (les CGL Dijon, Lille, Lyon, Metz et Paris, Émergence à Sarreguemines et les Flamands roses du CGL Lille), le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits, les "Oublié(e)s" de la Mémoire et la Coordination InterPride France. (76) ROUEN/ Invitations = OUI/ Information = NON/ Protocole = OUI/ Évocation = NON/ "Comme ça !" (association membre de la Fédération des CGL) avait adressé les lettres-types annexées à l'appel du 15 mars aux préfets, parlementaires, services départementaux de l'ONAC et principales associations de déporté/es. Au 26 avril, une seule réponse lui a été adressée par courrier par la nouvelle sénatrice de Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly, par ailleurs adjointe au maire de Rouen chargée de la culture et conseillère régionale de Haute-Normandie (qui accepte au besoin un éventuel rendez-vous). L'association pensait pouvoir se réjouir : "après une entrevue avec la conseillère municipale chargée des anciens combattants, Brigitte Brière, tout s'annonçait bien pour la cérémonie". De fait, elle a été invitée officiellement pour la première fois (et les services protocolaires l'ont placée dans le carré officiel). Elle a également été invitée officiellement aux trois cérémonies préliminaires auxquelles elle a donc assisté pour la première fois. Les lettres adressées au député de Seine-Maritime, Pierre Albertini, par ailleurs maire de Rouen, et à la direction départementale de l'ONAC, semblent avoir nettement facilité ces invitations. Par ailleurs, la Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD) vient de constituer une délégation territoriale à Rouen et il est question que l'association y adhère. Cette délégation devait lire un message évoquant la déportation pour homosexualité au cours de la cérémonie officielle mais au dernier moment, des responsables locaux d'associations de déportés l'ont refusé ! Du coup, l'association a dû déposer une gerbe frappée du "triangle rose" après la cérémonie officielle... comme d'habitude (après l'avoir laissée "seule au milieu de la route" pendant toute la cérémonie officielle). La FMD et l'association ont lu deux discours après le dépôt de cette gerbe en présence de "très" nombreuses personnalités ("record battu !" : député, conseiller municipal, conseiller général, conseiller régional, représentants des Verts et de la LDH etc.). L'association ne dissimule pas sa déception : "Bref, tout le monde est gentil avec nous, trouve notre démarche légitime, nous soutient, mais rien ne change vraiment ! Aucune réponse de la préfecture... Bref, la situation est bloquée par quelques-uns, en l'absence de véritable volonté politique ; le préfet se couche devant les anciens combattants." L'association est "inquiète" et pense que "si cela continue, nous allons vers un clash et des incidents". L'association ajoute que "le malaise était évident pendant la cérémonie" et "considère son déroulement comme un affront insupportable qui ne peut perdurer, surtout si on prend en compte les efforts entrepris et notre bonne volonté affichée [...] après 12 années de présence infertile durant les cérémonies" (communications de "Comme ça !" des 25 et 26 avril). (78) VERSAILLES : aucun élément communiqué. (80) AMIENS/ Invitations = NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ Pour sa première action sur le sujet, menée grâce aux démarches engagées avec l'appel du 15 mars, HomoLog (association membre de la Fédération des CGL) était représentée par son trésorier Éric . L'association devrait rencontrer prochainement la maire, Madame Fourré (communication de HomoLog du 25 avril). (91) MASSY : aucun élément communiqué. (972) FORT-DE-FRANCE/ Invitations = NON/ Information = NON/ Protocole = NON/ Évocation = NON/ "An Nou Allé !" (association membre de la Fédération des CGL) a envoyé aux six parlementaires de Martinique les lettres-types annexées à l'appel du 15 mars. Toutefois, l'association n'a pas envoyé ces lettres à la préfecture de Martinique et à la direction départementale de l'ONAC... (974) LE TAMPON : aucun élément communiqué. (988) NOUMÉA : aucun élément communiqué. [e] Discours du Président de la République, Monsieur Jacques Chirac : DISCOURS/ DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC/ PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE/ POUR LA JOURNEE NATIONALE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET DES HEROS DE LA DEPORTATION/ PARVIS DES DROITS DE L'HOMME [ESPLANADE DU TROCADÉRO] - PARIS/ DIMANCHE 24 AVRIL 2005 Monsieur le Premier Ministre,/ Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,/ Mesdames et Messieurs les Ministres,/ Monsieur le Maire de Paris,/ Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants des déportés et des familles de déportés,/ Mesdames, Messieurs, Ce soir, sur ce "parvis des Droits de l'Homme", c'est la mémoire qui nous rassemble./ Elle nous rassemble pour nous souvenir de la souffrance des hommes, des femmes, des enfants, de toutes ces destinées précipitées vers l'abîme par la folie criminelle d'autres hommes./ Elle nous rassemble pour rendre l'hommage de la Nation à toutes celles et à tous ceux qui ont connu la déportation et pour saluer, avec respect, leur sacrifice et leur courage./ Elle nous rassemble pour renouveler solennellement notre engagement à défendre, toujours et partout, une certaine idée de l'homme, à combattre sans faiblesse toutes les résurgences de l'inacceptable, à faire vivre ces valeurs qui sont notre héritage, notre bien commun, notre fierté./ Ce soir, dans cette Europe enfin réconciliée, unie autour de son idéal de paix et de démocratie, nous sommes venus exprimer et transmettre aux générations futures le message de la France: un message d'humanisme et de fidélité, de volonté et d'espérance. Il y a soixante ans, au fur et à mesure de leur avancée au coeur de l'Europe, les Alliés prenaient toute la mesure de l'horreur des camps nazis./ Avec les premières images et les premiers témoignages, le monde, bouleversé, prenait brutalement conscience de l'une des plus terribles tragédies de l'histoire de l'humanité. Frappé de stupeur, il saisissait la réalité dramatique, implacable et mécanique de la déportation, l'effroyable barbarie d'une idéologie, d'un système d'Etat reposant sur l'oppression, la répression et l'extermination./ A Paris, devant l'hôtel Lutétia, l'arrivée presque irréelle des premiers survivants de cet enfer, la douleur si profonde des familles qui comprenaient que leurs proches ne reviendraient pas, ébranlaient la Nation tout entière./ Ces moments, nous ne les avons pas oubliés. Et nous ne les oublierons jamais. Ils sont gravés en lettres de sang et de larmes dans notre histoire. Ils tracent notre devoir. Mesdames et Messieurs les Déportés,/ En cet instant, le souvenir, refusant le temps qui fuit et qui efface, surgit à nouveau. Vous revivez ces temps de souffrance, celle du froid, de la faim, de la séparation, de la déchirure, de la peur, de la mort. Et vos pensées, je le sais, vont vers celles et ceux de vos camarades, de vos proches, qui ne sont pas revenus, vers "tous ces yeux fermés jusqu'au fond de la grande nuit funèbre" qu'évoquait André Malraux./ Ce souvenir fera toujours la force irrésistible du témoin. Il fera toujours sa victoire ultime. Il aura toujours raison de l'oubli./ Vous, que les convictions, la condition, la vie parfois séparaient, vous vous êtes retrouvés côte à côte dans l'enfer des camps./ Unis pour affirmer votre dignité et défendre jusqu'au bout votre humanité./ Unis, pour que l'oubli ne l'emporte pas, pour faire mentir vos bourreaux et pour confier à la jeunesse votre message de vigilance et de résistance./ Unis à jamais dans la fidélité au souvenir./ A vous toutes et tous, qui êtes revenus des Camps, à vous toutes et à vous tous qui savez jusqu'où l'homme peut aller dans l'absolu du mal et d'où l'homme peut revenir pour affirmer cette dignité qui fait sa vraie grandeur. A vous toutes et à vous tous je veux dire notre reconnaissance et notre respect. Je veux exprimer l'hommage de la Nation./ Respect pour ce que vous êtes et ce que vous avez vécu. Reconnaissance et gratitude pour votre témoignage si précieux et pour votre engagement./ Grâce à vous, les jeunes générations entendent la voix de la vérité. Une vérité irréfutable. Une vérité inoubliable. Ne pas oublier, c'est précisément se souvenir des leçons de l'histoire. Refuser les compromissions, les lâchetés, les abandons, quand l'essentiel est en jeu./ Aujourd'hui, nous savons où conduisent les idéologies totalitaires, les fanatismes, les extrémismes. Nous savons qu'il faut être toujours en veille. La liberté, l'égalité et la fraternité, mais aussi la démocratie et la paix ont un prix : celui de ces générations entières qui se sont battues pour elles jusqu'au sacrifice de leur vie. Elles sont des conquêtes de chaque instant. Il est des convictions, héritées de notre longue histoire, qui doivent être défendues avec la plus grande intransigeance./ En nous inclinant devant toutes les victimes de la déportation, comment ne pas nous souvenir des Résistants, des gaullistes aux communistes, des maquisards, des simples citoyens, de toutes convictions, de toutes origines, de ces hommes et de ces femmes de France ou d'ailleurs qui, à la suite du Général de Gaulle, se sont levés pour refuser la barbarie nazie et engager le combat ?/ Comment ne pas rendre témoignage aussi à celles et à ceux qui ont été tués les armes à la main ou lâchement exécutés par l'occupant ou la milice ?/ Aux heures les plus sombres, ces soldats de l'armée des ombres portaient dans le regard la clarté des s matins. Ils étaient l'âme renaissante de notre pays encore plongé dans la nuit de l'occupation et de la collaboration. Ils ont consenti tous les risques sans jamais s'arrêter à ce que l'ennemi pourrait leur infliger pour s'être dressés contre lui. Ils sont de ceux qui ont rendu à la France son honneur et la France à son destin./ Aujourd'hui, par leur exemple, nous savons le pouvoir de la volonté pour inverser le cours des choses./ Nous sommes là pour nous souvenir aussi que le régime nazi ne tolérait pas celles et ceux que des convictions religieuses, spirituelles ou humanistes, écartaient d'une idéologie totalitaire et inégalitaire. Par milliers, en Europe, en France, ont été déportés prêtres, religieuses et religieux, pasteurs, francs-maçons./ Aujourd'hui, nous savons que la liberté de conscience est la première des libertés. Nous connaissons tout le prix de cette laïcité qui garantit à chacun le respect de ce qu'il a de plus profond en lui./ Nous sommes là pour nous souvenir que la folie nazie voulait éliminer les Tziganes./ Nous sommes là pour nous souvenir que la folie nazie voulait éliminer les plus faibles, les plus fragiles, les personnes frappées par le handicap dont l'existence même faisait affront à leur conception de l'homme et de la société./ En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés./ Aujourd'hui, nous savons que la tolérance et le refus des discriminations appartiennent au socle intangible des droits de l'homme. Nous savons aussi que ce combat de l'acceptation de l'autre et de ses différences n'est jamais achevé. Il demeure l'un des plus ardents pour notre République. Mesdames, Messieurs,/ Ils voulurent exterminer les Juifs, tous les Juifs./ Toute l'histoire de l'humanité est à jamais marquée par la Shoah./ Dans cette entreprise folle et criminelle, les nazis ont mis tous les moyens de la technique et de l'industrie au service de la terreur et de l'anéantissement./ À Auschwitz, le 27 janvier dernier, le monde entier s'est souvenu. Ce jour-là , et quelques jours auparavant devant le Mémorial de la Shoah à Paris, j'ai rappelé une nouvelle fois que des Français, l'Etat français, avaient secondé cette oeuvre de mort. J'ai dit, au nom de la France, notre douleur, infinie, de n'avoir pas su empêcher cette tragédie. Mais j'ai dit aussi notre fierté que tant de Français, "Justes parmi les Nations", aient, par leur action et leur courage, contribué à sauver les deux tiers de la communauté juive de France./ Aujourd'hui, instruits par l'histoire, nous savons qu'aucune dérive, aucune faiblesse n'est acceptable. Nous savons que rien n'est banal ni anodin. Nous savons comment l'horreur fait ses premiers pas. Nous savons où conduit la faiblesse des nations./ La Shoah interpelle chacun de nous au-delà de toute mesure. Elle est, pour nous tous, une exigence de réflexion et d'action. Elle nous fait devoir de lutter sans merci contre toutes les formes de racisme et d'antisémitisme, contre toutes les formes de révisionnisme, contre tous ceux qui proclament l'inégalité entre les hommes. Si le XXe siècle fut un siècle de progrès prodigieux, comme jamais l'humanité n'en avait connus, il fut aussi celui de malheurs immenses./ Au seuil de ce nouveau millénaire, et pour que l'Histoire ne se répète pas, la communauté internationale a le devoir de veiller au respect des droits de l'homme et des valeurs universelles. Partout dans le monde, les auteurs de crimes contre l'humanité doivent savoir qu'ils seront poursuivis sans relâche, jugés et condamnés sans faiblesse. Mesdames et Messieurs,/ Depuis la France, des dizaines de milliers
d'hommes et de femmes, souvent jeunes, résistants et politiques,
ont connu l'épreuve terrible de la déportation. Moins d'un
sur deux en est revenu./ Depuis la France, plus de 75.000 Juifs, femmes
et hommes, vieillards, enfants, ont pris le chemin tragique des camps
d'extermination. Seuls quelques-uns d'entre eux ont survécu./ Ce
soir, unis dans la même émotion et dans le même recueillement,
nous nous souvenons de tous et de chacun pour ne jamais oublier." [f] Message du ministre délégué
aux anciens combattants, Monsieur Hamlaoui Mekachera : "Message de
M. Hamlaoui Mekachera du 24 avril 2005 pour la Journée nationale
du souvenir des victimes et des héros de la déportation/
L'immense tragédie de la déportation est gravée pour
toujours dans la mémoire de la Nation. Jamais, nous ne pourrons
oublier le martyre des victimes des camps de la mort./ Aujourd'hui, soixante
ans après la libération des camps de concentration et des
camps d'extermination, la France rend hommage, ému et solennel,
à toutes celles et à tous ceux qui subirent la pire des
épreuves./ Nous sommes rassemblés pour attester de la défaite
radicale du projet des nazis qui voulaient faire disparaître des
groupes entiers d'êtres humains dans la nuit et le brouillard. Nous
nous souvenons de chacune de celles et de chacun de ceux qui périrent,
victimes des répressions et des persécutions./ Nous sommes
rassemblés pour témoigner aux survivants notre respect et
notre admiration. Brisés, humiliés, martyrisés, ils
sont nos héros. Nous exprimons notre reconnaissance indéfectible
aux déportés résistants et politiques qui prirent
tous les risques pour défendre leurs idéaux. Nous partageons
la souffrance indicible des Juifs et des Tsiganes confrontés à
l'horreur absolue de la Shoah et de l'extermination systématique
des leurs./ Nous sommes rassemblés pour transmettre aux générations
futures le souvenir de ce malheur et pour les inviter à en tirer
les enseignements. L'évocation de ces temps de terreur doit convaincre
chacun de la nécessité d'être toujours vigilant dans
la défense de nos principes essentiels de liberté, d'égalité
et de fraternité, en France, en Europe et dans le monde./ Hamlaoui
Mekachera". [g] Journée nationale du souvenir et
déportation homosexuelle - "Une vérité irréfutable.
Une vérité inoubliable."/ Communiqué commun
du MDH et de l’Inter-LGBT/ lundi 25 avril 2005 : "En
Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie
personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis,
arrêtés et déportés."/ Par ces paroles
prononcées hier par le Président de la République
sur le parvis des droits de l’homme pour la Journée nationale
du souvenir des victimes et des héros de la déportation,
en ce soixantième anniversaire de la libération des camps,
l’État parachève sa reconnaissance de la déportation
des homosexuels./ L’évocation de la déportation, qui
a suivi ce discours, associant l’ensemble des motifs de déportation,
a présenté un caractère exemplaire./ On ne peut dès
lors que s’étonner et regretter que le discours du ministre
délégué aux anciens combattants, lu dans la même
journée par les préfets dans les départements, a
ignoré les homosexuels alors que la déportation des résistants,
des juifs et des tziganes y était évoquée./ Plus
tôt dans l’après-midi, les associations LGBT avaient
participé aux cérémonies au Mémorial du martyr
juif et au Mémorial de la déportation de l’Île
de la Cité, auxquelles le MDH était convié parmi
les associations représentant les déportés, conformément
aux instructions du Ministre délégué aux anciens
combattants./ À l’issue de cette cérémonie,
une gerbe à la mémoire de la déportation homosexuelle
était déposée en présence du Maire de Paris
et d’autres élus, accompagnée par les choeurs de Melomen.
A cet hommage participait Mme Suzanne Heffez-Szenderowicz, rescapée
d’Auschwitz, où elle y a rencontré de nombreux "triangles
roses"./ Malgré les difficultés qui semblent s’être
encore produites dans certaines villes, le MDH se réjouit de la
déclaration du chef de l’Etat ainsi que des réponses
encourageantes apportées par le Ministre et publiées dans
la presse. Il est évident que, avec la concrétisation de
ces réponses, notamment la pose d’une plaque au camp du Struthof,
la cérémonie "complémentaire" des associations
LGBT n’aura plus lieu d’être." mOules-frItes est la fédération française des associations de jeunes et d'étudiant–e–s LGBTQ. Réseau de pairs informel dès 2001 puis fédération structurée, soutenue par la DGS et l'INPES, elle partage ses activités sur plusieurs pôles : la lutte contre l'homophobie avec des actions ciblées sur l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur, la promotion de l'estime de soi et ses liens avec la prévention VIH/IST par la conception d'outils adaptés, le développement du tissu associatif jeune et étudiant et la formation de ses bénévoles. Elle est co-responsable de l'organisation des événements de juin 2005, "Homosexualité et Sida", dans le cadre "Sida Grande Cause nationale". mOules-frItes est composée de quinze associations jeunes et étudiantes, lesbiennes et gaies : À jeu égal (Grenoble), Angel (Montpellier), Commune Vision (Rennes), Dégel (Université de Jussieu, Paris), Etudiants contre le Sida (Lyon), H'open U' (Nîmes), Homonormalité (HnL, Écoles Normales Supérieures, Lyon), Homonormalité (HnT, École Normale Supérieur Ulm, Paris), Homozygote (Reims), Contre-Courant (Campus de Gif-sur-Yvette), EsCaPe (ESCP-EAP, Paris), Homos et Bis d'Orsay - HBO (Université d'Orsay, Paris), MAG (Paris), Moove ! (Lyon), Wake Up ! (Bordeaux). Le collectif Homoboulot est composé
de douze associations professionnelles lesbiennes, gaies, bi et trans :
3HVP, Les Affranchis, AFMGL, Comin-G, CGay, ÉnerGay, "Flag
!", "Gare !", Homobus, Personn'Ailes, Rainbhôpital
et Les Telles & Tels.
L'INTER CENTRES LGBT fédère
les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 30 Membres associés à Amiens, Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Massy, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes, Valence et Versailles. Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 138 organisations et 2.546 militant/es lesbiennes, gaies, bi ou trans à travers toute la France. Ils accueillent environ 30.104 personnes par an (données 2003/2004 recueillies auprès de 21 Membres). L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le SNEG et par Connection. Elle est membre du Collectif pour une autorité indépendante universelle de lutte contre les discriminations, du Collectif "Jerusalem World Pride 2005" et des Gais et lesbiennes branchés.
INTER CENTRES LGBT COLLECTIF CONTRE L'HOMOPHOBIE ET POUR
L'ÉGALITÉ DES DROITS (CCH) LESBIAN & GAY PRIDE DE LYON MOULES-FRITES LES "OUBLIÉ(E)S" DE
LA MÉMOIRE LES FLAMANDS ROSES SNEG COLLECTIF DE LUTTE CONTRE L’HOMOPHOBIE
RHÔNE-ALPES (CLH) PRESS RELEASE No.IC/CP/05/19 Remembering the Deportations for Homosexuality. (Summary. The 15th of March appeal has meant some real and some symbolic advances. However, on the 24th of April, the official letters to Prefects and regional offices of ONAC were not well put into practice. In the Marne, the Moselle and the North our associations had even the feeling of a step backwards! The Rheims ceremony, which has been put back to the April the 30th, and developments in the Internet site of the Mission for the 60th anniversary of the liberation of the camps, will see presidential good-will put to the test.) The National Day of Remembrance for the Victims and Heroes of the Deportation was celebrated on Sunday the 24th of April. For thirty years, associations have been calling upon the nation to make room for remembering the deportations for homosexuality from France during the Second World War - GLH in Paris, 1975; CUARH, Lille, 1982; CHOC, Besancon, 1985; CHAILA, Nantes, 1990; les Flamands Roses, Lille, 1991; another three hailed by the Federation of GLCs in January (Press Release No. 05/02). Following these, three political associations and twenty LGBT associations* signed the appeal of the 15th of March 2005 with a view to extending to the whole of France the advances achieved in Paris. Six signatories to this appeal had been pleased with an impressive succession of "firsts": the Senate President expressed the wish that "remembering the homosexual deportations should have its place throughout France"; FDNIR, UNADIF and UNDIVG (three federations of deportees) had meetings with two of our associations; the Minister for Veterans (MIDAC) and the Director General of ONAC (National Bureau for Veterans and War-victims) simultaneously signed two official letters following proposals by our associations; the Director of FMD (Foundation for Remembering the Deportations) signed a joint communiqué with four of our associations; associations of deportees laid a communal wreath along with one of our associations in the Île de la Cité; the President of the Republic recognised that "in Germany, and on our territory too, those who were singled out for aspects of their private lives - I am thinking of homosexuals - were hunted down, arrested and deported." Unfortunately, on the 24th of April, the Parisian advances struggled to go beyond the surrounding motorway. A. IN 9 OUT OF 22 CITIES AND TOWNS THE PREFECTS GAVE A DOUBLE NO TO MIDAC The first regrettable point was when the Prefects applied MIDAC's advice in a very restrictive manner: "I ask you to take care that the ceremonies allow for all the victims of the deportation to be mentioned. All associations which represent them should therefore be invited." In nine towns and cities (Caen, Valence, Orleans, Rheims, Sarreguemines, Lille, Le Mans, Amiens and Fort-de-France) our associations were not invited. In twenty (the same plus Dijon, Nimes, Toulouse, Montpellier, Rennes, Mont-de-Marsan, Angers, Nancy, Metz, Lyons and Rouen) the ceremonies did not "mention" victims of deportation for homosexuality. The only places that MIDAC's advice was fully put into practice were at Chalons, where the inclusive ceremony mentioned these victims, and Paris, where a banner displayed the pink and black triangles among the others, the deportee associations laid a communal wreath along with one of our association, which carried a flag studded with pink and black triangles. In twenty out of twenty-two towns and cities, in the name of an empty universalism "all the victims of the deportation" was understood as referring to a monolithic block which should not be shattered by remembering any single group (and ESPECIALLY NOT those who were deported for homosexuality). B. IN TWENTY THREE OUT OF TWENTY THREE TOWNS AND CITIES MIDAC SEEMED TO BE SAYING NO TO MIDAC The second regrettable point was when Mr Mekachera seemed to contradict his official letter. In his "message to former deportees and those who fought" read throughout France on the morning of Sunday the 24th of April, he mentioned deportees of the resistance who were political, Jewish and Roma but not those deported for homosexuality. He did not, therefore, "mention all of the victims of the deportation". This omission, doubled by the contradiction, shocked our associations. Challenged by the GLC Federation on Monday the 25th, MIDAC's office said they understood our feelings. They then explained that he had intended mentioning those deported for homosexuality, but had been informed of the speech the Head of State was to make on the evening of Sunday the 24th. He had wanted to let him make the first mention. MIDAC's office explained that Mr Mekachera re-iterates the declaration made in the 15th if April edition of the magazine "Illico". The Federation observed that the method of intervening locally negotiated by MIDAC had rather reduced the effect. In Montpellier, Chalons and Metz, it resulted in our associations being invited but at Rheims, Sarreguemines and Lille this had not happened (or not yet, the Rheims ceremony having been put back to the 30th of April). The Federation felt that MIDAC's message had had more impact that that of the President of the Republic. MIDAC's office stressed that in the end that speech would have its own, different, impact. The Federation strongly demanded that the appropriate part of this speech should be read out at the official ceremony in Rheims on Saturday the 30th of April. C. DID THE PREFECTS ALSO SAY NO TO THE DIRECTOR GENERAL OF ONAC? The third regrettable point was that the regional offices of ONAC, monitored by the Prefects, were not able to achieve the first objective of the official letter from ONAC's Director General. Paris was not included in the range of this official letter. Elsewhere, in twenty-two out of twenty-two towns and cities, none of our associations were "kept informed of decisions made at meetings in preparation for" the ceremonies. The generally HIGH QUALITY noticed in exchanges since the 15th of March appeal makes us think that it will be possible to achieve this objective by Sunday the 30th of April 2006. * The three political associations (aligned with either the parliamentary majority or the opposition) which signed the 15th of March appeal were: "Aujourd'hui, Autrement", "On est là !" and the Greens' National LGBT Committee. The twenty LGBT associations which signed the 15th of March appeal were: the Federation of GLCs, the Collective against Homophobia and for Equal Rights, the "Forgotten" of Remembrance, Coordination InterPride France, Pink Flemings, Mélo'Men and Smart Gays and Lesbians, joined by the Homoboulot Collective and the national youth and student federation mOules-friItes. [a] Re. press release No.IC/CP/05/18
on April 23rd: "UNDIVG and FNDIRP open up contrasting dialogues
with the signatories to the 15th of March appeal on remembering deportations
for homosexuality". [English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated by T.E.] Prefects say no to the head of State, no to the senate president, no to ONAC and no two times to the government
V5IC__200504291255ICPI/V4IC__200504281930ICR_/ R11-2 / 3-7 Des préfet/es
disent non au chef de l'État, non au président du Sénat,
non à l'ONAC et deux fois non au gouvernement
http://inter-centres-lgbt.org/11R/11Rcp13.html Mis en ligne le 29 avril 2005 INTER CENTRES LGBT
Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003) contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/ c/o J'En Suis, J'Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille Sept Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J'En Suis, J'Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie Vingt-cinq Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires), Mimi (Nice), Siegfried des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François de l'ancienne Maison de l'homosocialité de Bordeaux, Bernadette de l'ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l'ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux), Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs) Données à jour au 11 octobre 2004 UNIR LES FORCES MILITANTES, PARTAGER LES EXPÉRIENCES © INTER CENTRES LGBT - Merci de consulter les informations légales relatives à l'utilisation des données du présent site Internet. L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. |
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