COMMUNIQUÉ N°IC/CP/05/10 Souvenir de la déportation homosexuelle [a] Voir
les sites Internet consacrés aux commémorations de la déportation
homosexuelle en France par la Fédération des CGL, l'association
Hexagone gay et les Gais et lesbiennes branchés :
http://inter-centres-lgbt.org/trianglesroses2004.html http://www.hexagonegay.com/TrianglesRoses/Reims2004-04.html http://www.hexagonegay.com/TrianglesRoses/Nimes2004-03.html http://www.hexagonegay.com/TrianglesRoses/Orleans2004-01.html http://www.france.qrd.org/texts/rubrique.php3?id_rubrique=14 [b] Voir
également le communiqué n°IC/CP/05/02 de la Fédération
des CGL, les 7/14 janvier derniers : "Pour une vraie
reconnaissance de toutes les déportations". [c] Voir
enfin le communiqué n°IC/CP/05/05 de la Fédération
des CGL et de "An Nou Allé !" (association
des Martiniquais/es lesbiennes, gais, bi & trans et de leurs ami/es),
le 27 janvier dernier : "Zut, on a encore oublié les
déporté/es noir/es et homosexuel/les...". [d] Lettre-type du mardi 15 mars aux parlementaires :
Le mardi 15 mars 2005 Objet : Préparation de la Journée nationale du souvenir de la déportation, le 24 avril prochain Madame la Sénatrice, Madame la Députée, Le 26 avril 2001, l'État reconnaissait pour la première fois la déportation homosexuelle effectuée durant la Seconde Guerre mondiale à partir de la France. Dans un discours prononcé à l'hôtel des Invalides, le Premier ministre, Lionel Jospin, déclarait "important que notre pays reconnaisse pleinement les persécutions perpétrées durant l'Occupation contre certaines minorités : les réfugiés espagnols, les Tziganes ou les homosexuels". Le 15 novembre suivant, un rapport de la Fondation pour la mémoire de la déportation précisait que 210 personnes au moins ont été victimes de déportation pour homosexualité (dont 206 d'Alsace et de Moselle). Leur nombre réel est sans doute bien supérieur mais le colonel Claude Mercier, signataire du rapport, constate lui-même qu'il n'est pas certain "d'avoir eu accès à toutes les archives du monde combattant comme des Archives de France". En outre, plus d'un demi-siècle d'opprobre a étouffé la voix des survivants. L'unique témoin français de la déportation homosexuelle, Pierre Seel, a mis en évidence le rôle des fichiers de police des homosexuels constitués par la République française avant le 17 juin 1940 puis transmis aux autorités allemandes alors qu'ils auraient dû être détruits. Dans un entretien au magazine "Illico" publié le 28 mars 2002, le secrétaire d'État à la défense chargé des anciens combattants, Jacques Floch, saluait le rapport Mercier et rappelait que la déportation homosexuelle "est une partie de l'histoire de France". Dans le même magazine, Irène Michine, chargée de communication de la FNDIRP (Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes), estimait que "ces gens déportés doivent être reconnus victimes de la déportation comme d'autres", ajoutait qu'il y a "maintenant des faits historiques auxquels il ne faut pas mêler des préjugés personnels", et précisait qu'il était "souhaitable que le triangle rose apparaisse sur les monuments commémoratifs". Enfin, en 2002, le Président de la République, Jacques Chirac, déclarait que "le devoir de mémoire n'ignore pas les souffrances que les homosexuels ont endurées". Cette reconnaissance a déjà permis l'apposition d'une plaque sur le Mémorial de la déportation, situé à Paris, sur l'île de la Cité. Toujours à Paris, le ministre délégué aux anciens combattants, Hamlaoui Mékachéra, et le préfet de police, Jean-Paul Proust, étaient présents le dimanche 25 avril 2004 lors du dépôt de gerbe des associations qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle, après la cérémonie officielle de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Depuis 2001, les conditions de participation de ces associations à la Journée du souvenir se sont donc sensiblement améliorées. Cependant, force est de constater que selon les départements, des inégalités perdurent. Suite à son appel du 7 janvier, la Fédération française des Centres gais & lesbiens et de leurs Membres associés (qui regroupent 138 organisations et 2.546 militant/es lesbiennes, gaies, bi et trans et accueillent environ 30.000 personnes par an) a pu constater que le 25 avril dernier, les cérémonies ne se sont pas toujours aussi bien passées que dans la capitale. À Grenoble et à Montpellier par exemple, les associations qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle ont été empêchées de déposer une gerbe à l'issue de la cérémonie officielle, en contradiction avec la circulaire n°1666/CAB/PROTO/ED émise le 27 février 2002 par le secrétaire d'État à la défense chargé des anciens combattants (dont les instructions avaient pourtant été rappelées le 23 avril 2003 par le secrétariat d'État aux anciens combattants). Ailleurs, les demandes de concertation de ces associations avec les préfet/es ou avec les associations de déporté/es et familles de déporté/es sont souvent restées lettre morte. La loi du 14 avril 1954, qui institue la Journée du souvenir, dispose clairement que les "cérémonies officielles évoqueront le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration". Dès lors, y aurait-il deux poids, deux mesures ? La loi de la République vaudrait-elle pour tous sauf pour les homosexuels ? <Contexte de l'association LGBT locale> La représentation nationale joue un rôle éminent au cours des cérémonies de la Journée du souvenir. En conséquence, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur / Madame la Députée, Monsieur le Député, nous vous demandons de nous indiquer votre sentiment sur la meilleure façon de célébrer dans notre ville, le dimanche 24 avril prochain, le souvenir de toutes les déportations. Il dépend notamment de vous que partout en France, dans notre département comme à Paris, celles et ceux qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle soient associé/es au mieux aux cérémonies, dans la dignité, le recueillement et le respect de l'égalité républicaine. Le 11 mars, les organisations qui nous soutiennent ont rencontré le ministère délégué aux anciens combattants afin d'évoquer ces questions et de préparer au mieux la prochaine Journée du souvenir. Après trois heures d'une discussion franche et cordiale, ils sont convenus de se retrouver d'ici fin mars. Pour préparer ce second entretien, les organisations qui nous soutiennent, et notamment la Fédération française des CGL, tiendront le plus grand compte de la réponse que vous voudrez bien nous apporter. Dans l'attente de cette réponse, nous nous plaçons à votre disposition pour tout complément d'information, et serions par exemple heureux de vous rencontrer lors d'un prochain rendez-vous à votre convenance. Nous vous prions d'agréer, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur / Madame la Députée, Monsieur le Député, l'expression de nos sentiments les plus respectueux. <Pour l'association LGBT locale> Avec le soutien de :
[e] Lettre-type du mardi 15 mars aux préfet/es :
Le mardi 15 mars 2005 Objet : Préparation de la Journée nationale du souvenir de la déportation, le 24 avril prochain Madame la Préfète, Le 26 avril 2001... Depuis 2001... <Contexte de l'association LGBT locale> Représentant/e de l'État, vous jouez un rôle éminent au cours des cérémonies de la Journée du souvenir. En conséquence, Madame la Préfète, Monsieur le Préfet, nous vous demandons de nous indiquer votre sentiment sur la meilleure façon de célébrer dans notre ville, le dimanche 24 avril prochain, le souvenir de toutes les déportations. Il dépend notamment de vous que partout en France, dans notre département comme à Paris, celles et ceux qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle soient associé/es au mieux aux cérémonies, dans la dignité, le recueillement et le respect de l'égalité républicaine. Le 11 mars... Dans l'attente de cette réponse, nous nous plaçons à votre disposition pour tout complément d'information, et serions par exemple heureux de vous rencontrer lors d'un prochain rendez-vous à votre convenance. Nous vous prions d'agréer, Madame la Préfète, Monsieur le Préfet, l'expression de nos sentiments les plus respectueux. C/C : Direction départementale de l'ONAC <Pour l'association LGBT locale> Avec le soutien de : <Cf. lettre-type précédente> [f] Lettre-type du mardi 15 mars aux directeurs départementaux de l'ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) :
Le mardi 15 mars 2005 Objet : Préparation de la Journée nationale du souvenir de la déportation, le 24 avril prochain Madame la Directrice, Le 26 avril 2001... Depuis 2001... <Contexte de l'association LGBT locale> Représentant/e d'une institution chargée de veiller sur les intérêts de l'ensemble des déporté/es, vous jouez un rôle éminent au cours des cérémonies de la Journée du souvenir. En conséquence, Madame la Directrice, Monsieur le Directeur, nous vous demandons de nous indiquer votre sentiment sur la meilleure façon de célébrer dans notre ville, le dimanche 24 avril prochain, le souvenir de toutes les déportations. Nous vous demandons également de bien vouloir nous inscrire sur la liste des associations référencées auprès de vos services et invitées aux cérémonies républicaines qui relèvent de votre ressort, puis de bien vouloir veiller à ce que nous recevions des invitations pour la cérémonie du 24 avril prochain, au titre d'association portant le souvenir de la déportation homosexuelle. Vous trouverez ci-après une présentation des actions que nous avons menées à ce titre et un exemplaire de nos statuts. Il dépend notamment de vous que partout en France, dans notre département comme à Paris, celles et ceux qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle soient associé/es au mieux aux cérémonies, dans la dignité, le recueillement et le respect de l'égalité républicaine. Le 11 mars... Dans l'attente de cette réponse, nous nous plaçons à votre disposition pour tout complément d'information, et serions par exemple heureux de vous rencontrer lors d'un prochain rendez-vous à votre convenance. Nous vous prions d'agréer, Madame la Directrice, Monsieur le Directeur, l'expression de nos sentiments les plus respectueux. C/C : Préfecture
<Pour l'association LGBT locale> Avec le soutien de : <Cf. lettre-type précédente> [g] Lettre-type du mardi 15 mars aux associations de déporté/es :
Le mardi 15 mars 2005 Objet : Préparation de la Journée nationale du souvenir de la déportation, le 24 avril prochain Madame, Le 26 avril 2001... Depuis 2001... <Contexte de l'association LGBT locale> Témoins devant l'histoire et devant la nation, la Journée du souvenir vous est avant tout consacrée, ainsi qu'à vos compagnons morts en déportation ou décédés depuis. En conséquence, Madame, Monsieur, c'est avec respect que nous vous demandons de nous indiquer votre sentiment sur la meilleure façon de célébrer dans notre ville, le dimanche 24 avril prochain, le souvenir de toutes les déportations. Nous souhaiterions également vous proposer de participer au financement et au dépôt de la gerbe unique. Il dépend notamment de vous que partout en France, dans notre département comme à Paris, celles et ceux qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle soient associé/es au mieux aux cérémonies, dans la dignité, le recueillement et le respect de l'égalité républicaine. Le 11 mars... Dans l'attente de cette réponse, nous nous plaçons à votre disposition pour tout complément d'information, et serions par exemple heureux de vous rencontrer lors d'un prochain rendez-vous à votre convenance. Nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos sentiments les plus respectueux. <Pour l'association LGBT locale> Avec le soutien de : <Cf. lettre-type précédente> [h] Discours
du Premier ministre du 26 avril 2001 : le jeudi 26 avril 2001,
Lionel Jospin, alors Premier ministre, a évoqué la déportation
pour homosexualité lors d'une cérémonie à
l'hôtel des Invalides : "Ce travail de mémoire
exige détermination et lucidité. Nous ne devons pas craindre
de nous confronter à notre passé, avec ses ombres et ses
lumières. Il nous faut lutter contre l'oubli et contre la
déformation des faits. Nous devons savoir regarder notre Histoire
en face. [...] Nul ne doit rester à l'écart de cette
entreprise de mémoire. Il est important que notre pays reconnaisse
pleinement les persécutions perpétrées durant l'Occupation
contre certaines minorités : les réfugiés espagnols,
les Tziganes ou les homosexuels. Nul ne doit rester à l'écart
de cette entreprise de mémoire." [i] Historique des secrétaires d'État et ministres chargés des anciens combattants : Pierre Pasquini était, fin 1995, ministre délégué aux anciens combattants et victimes de guerre. Jean-Pierre Masseret de 1997 à 2001, Jacques Floch du 3 septembre 2001 au 5 mai 2002, ont été secrétaires d'État à la défense chargés des anciens combattants. Hamlaoui Mékachéra a été secrétaire d'État aux anciens combattants, auprès de la ministre de la défense, de 2002 à 2004. Il est depuis ministre délégué aux anciens combattants, auprès de la ministre de la défense. [j] Circulaire
du 27 février 2002 du secrétaire d'État à
la défense chargé des anciens combattants : "Ministère
de la défense/ Le secrétaire d'État à la défense
chargé des anciens combattants/ Paris, le 27 février 2002/
N°1666/CAB/PROTO/ED/ Le secrétaire d'État à la
défense chargé des anciens combattants/ à Mesdames
et Messieurs les préfètes et les préfets/ Objet :
Journée nationale du souvenir des victimes et des héros
de la déportation/ L'hommage que la France rend chaque année
aux victimes et héros de la déportation aura lieu le dimanche
28 avril 2002./ Conformément aux dispositions de la loi n°54-415
du 14 avril 1954 (jointe en annexe), il vous appartiendra de prendre toutes
les mesures nécessaires pour que soient organisées dans
votre département les manifestations officielles et de recourir
à l'appui des autorités civiles et militaires./ Le gouvernement
souhaite que la population soit largement associée et que tout
soit mis en oeuvre pour que la jeunesse assiste nombreuse à cet
hommage national./ Je vous demande qu'au cours de la journée du
28 avril, une minute de silence et de recueillement soit observée
sur tous les stades où se dérouleront des compétitions
sportives./ Vous veillerez à ce que les informations concernant
ces manifestations, leur horaire, leur contenu, soient diffusés
auprès de la presse écrite et audiovisuelle./ Les bâtiments
publics seront ce jour pavoisés aux couleurs nationales./ Comme
il est de tradition, les associations de déportés qui animent
les manifestations de cette journée, adressent un message à
la population. Vous veillerez à ce que ce message soit largement
diffusé dès que les associations vous l'auront fait parvenir./
Depuis quelques années, des associations homosexuelles se sont
manifestées afin d'obtenir l'autorisation de participer aux cérémonies
officielles et déposer une gerbe pour rendre hommage à leurs
aînés./ À maintes reprises, ces démarches ont
provoqué des incidents regrettables et incompatibles avec la solennité
et le recueillement que doivent revêtir les cérémonies./
Aussi, je vous invite à indiquer à ces associations qu'elles
peuvent se joindre, sans ostentation particulière, à l'hommage
que la France rend chaque année aux victimes du nazisme, et [à]
les autoriser, le cas échéant, à déposer une
gerbe de fleurs APRÈS les cérémonies officielles
comme tout citoyen peut le faire en de telles circonstances./ Si vous
deviez rencontrer des difficultés dans l'organisation des manifestations
qui sont à votre charge, je vous serais obligé de m'en rendre
compte sous le présent timbre./ Jacques Floch/ 37, rue de Bellechasse
- 75700 Paris 07 SP - Tél. : 01 44 42 10 02
- Fax : 01 44 42 10 12." [k] Loi
n°54-415 du 14 avril 1954 consacrant le dernier dimanche d'avril au
souvenir des victimes de la déportation et morts dans les camps
de concentration du IIIe Reich au cours de la guerre 1939-1945 (Journal
officiel de la République française du 15 avril 1954, page
3642) : "L'Assemblée nationale et le Conseil de la
République ont délibéré,/ L'Assemblée
nationale a adopté,/ Le Président de la République
promulgue la loi dont la teneur suit :/ Art. 1er - La République
française célèbre annuellement, le dernier dimanche
d'avril, la commémoration des héros, victimes de la déportation
dans les camps de concentration au cours de la guerre 1939-1945./ Art.
2 - Le dernier dimanche d'avril devient "Journée nationale
du souvenir des victimes et des héros de la déportation".
Des cérémonies officielles évoqueront le souvenir
des souffrances et des tortures subies par les déportés
dans les camps de concentration et rendront hommage au courage et à
l'héroïsme de ceux et de celles qui en furent les victimes./
La présente loi sera exécutée comme loi de l'État./
Fait à Paris, le 14 avril 1954./ René Coty./ Par le Président
de la République :/ Le président du conseil des ministres,/
Joseph Laniel./ Le ministre des finances et des affaires économiques,/
Edgar Faure./ Le ministre des anciens combattants et victimes de la guerre,/
André Mutier." [l] Circulaire du 10 avril 2003 du secrétaire d'État aux anciens combattants : "Ministère de la défense/ Le secrétaire d'État aux anciens combattants/ Paris, le 10 avril 2003/ N°CAB/4489/ Le secrétaire d'État aux anciens combattants/ à Mesdames et Messieurs les préfets/ Objet : Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation/ L'hommage que la France rend chaque année aux victimes et héros de la déportation aura lieu le dimanche 27 avril 2003./ Conformément aux dispositions de la loi n°54-415 du 14 avril 1954, il vous appartiendra de prendre toutes les mesures nécessaires pour que soient organisées dans votre département les manifestations officielles. Je vous saurais gré de ne pas ménager l'appui des autorités civiles et militaires./ Je souhaite que la population et, tout spécialement la jeunesse, soit très largement associée et puisse participer à cet hommage national./ Cette journée du souvenir doit offrir l'opportunité d'organiser pour les élèves des établissements scolaires des rencontres avec les témoins de cette époque, permettant ainsi aux jeunes générations d'oeuvrer pour le devoir de mémoire que nous devons aux victimes du nazisme./ Ce 27 avril, les bâtiments publics seront pavoisés aux couleurs nationales et une minute de silence et de recueillement sera observée sur tous les stades où se dérouleront des compétitions sportives./ Enfin, vous veillerez à ce que les manifestations, leur horaire, leur contenu, soient le mieux connus possible de la presse écrite et audiovisuelle, afin que le relais de l'information joue pleinement son rôle pour une cause qui le mérite./ Si vous deviez rencontrer des difficultés dans l'organisation des cérémonies relevant de votre responsabilité, je vous saurais gré de bien vouloir m'en rendre compte sous le présent timbre./ Hamlaoui Mékachéra/ 37, rue de Bellechasse - 75700 Paris 07 SP - Tél. : 01 44 42 10 02/03 - Fax : 01 44 42 10 12 - ministre@sedac.defense.gouv.fr." [m] Entretien
du secrétariat d'État aux anciens combattants avec le magazine
"Illico" publié le 23 avril 2003 (propos recueillis
par Olivier Monnot) : [n] Circulaire du 8 avril 2004 du ministre délégué aux anciens combattants : "Ministère de la défense/ Le ministre délégué aux anciens combattants/ Paris, le 8 avril 2004/ N°3888/ Le ministre délégué aux anciens combattants/ à Mesdames et Messieurs les préfets/ Objet : Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation/ L'hommage que la France rend chaque année aux victimes et héros de la déportation aura lieu le dimanche 25 avril 2004./ Conformément aux dispositions de la loi n°54-415 du 14 avril 1954, il vous appartiendra de prendre toutes les mesures nécessaires pour que soient organisées dans votre département les manifestations officielles. Je vous saurais gré de ne pas ménager l'appui des autorités civiles et militaires./ Je souhaite que la population et, tout spécialement la jeunesse, soit très largement associée et puisse participer à cet hommage national./ Cette journée du souvenir doit offrir l'opportunité d'organiser pour les élèves des établissements scolaires des rencontres avec les témoins de cette époque, permettant ainsi aux jeunes générations d'oeuvrer pour le devoir de mémoire que nous devons aux victimes du nazisme./ Ce 25 avril, les bâtiments publics seront pavoisés aux couleurs nationales et une minute de silence et de recueillement sera observée sur tous les stades où se dérouleront des compétitions sportives./ Enfin, vous veillerez à ce que les manifestations, leur horaire, leur contenu, soient le mieux connus possible de la presse écrite et audiovisuelle, afin que le relais de l'information joue pleinement son rôle pour une cause qui le mérite./ Si vous deviez rencontrer des difficultés dans l'organisation des cérémonies relevant de votre responsabilité, je vous saurais gré de bien vouloir m'en rendre compte sous le présent timbre./ Hamlaoui Mékachéra/ 37, rue de Bellechasse - 75700 Paris 07 SP - Tél. : 01 42 19 30 11." [o] "Rapport
concernant la déportation d'homosexuels à partir de la France
dans les lieux de déportation nazis durant la seconde guerre mondiale
au titre du motif d'arrestation n°175", Fondation pour la
mémoire de la déportation, 15 novembre 2001 : étude
historique établie par Claude Mercier, chargé de mission
pour la réalisation du livre-mémorial de la déportation,
concluant qu'au moins 206 Alsaciens et Mosellans (Français mais
Allemands au regard de l'occupant) ont été déportés
durant la Seconde Guerre mondiale au titre du §175 du code pénal
allemand, sur la base notamment des fichiers de moeurs établis
par la police française avant 1940, ainsi que quatre Français
d'autres départements, volontaires pour le STO, arrêtés
en Allemagne. [p] "210 déportés homosexuels français", Jean-François Laforgerie, magazine "Illico" du 28 mars 2002 : 210 homosexuels ont été déportés à partir de la France : c'est ce qu'affirme une commission historique. Ce document, qu'"Illico" présente en exclusivité, est une révolution car, jusqu'ici, on ne connaissait que le seul cas de Pierre Seel./ Ce travail secoue les anciens déportés et débouche sur la reconnaissance officielle de cette déportation./ C'est le sens de l'interview que nous a accordé Jacques Floch', le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants. 210 DEPORTES HOMOSEXUELS FRANCAIS/ Quatre années durant, la Fondation pour la mémoire de la déportation a fouillé les archives et rassemblé les documents. Un travail de fourmi qui aboutit à un résultat auquel on avait fini par ne plus croire : une liste de 210 noms de Français, déportés par les nazis en raison de leur homosexualité./ Ce document marque un tournant dans l'histoire de l'homosexualité en France puisque, jusqu'à présent, cette déportation n'était pas reconnue, ni par les pouvoirs publics ni par les associations d'anciens déportés. Une négation due notamment au fait qu'un seul Français, Pierre Seel, s'était fait connaître./ Désormais, il ne sera plus possible de refuser aux homosexuels de participer aux cérémonies commémoratives comme ce fut si souvent le cas... Une page est, enfin, tournée./ Comment la déportation homosexuelle est-elle devenue une revendication politique ? La réponse est simple : par la volonté de quelques homos. Dès les années 60, la revue "Arcadie" publie un premier témoignage anonyme. Peu d'échos./ Il faut attendre la reprise de ce témoignage dans le numéro 12 de "Tout" (journal fondateur du mouvement homo en France), au début des années 70, pour que cette "information" intéresse des homos, au premier rang desquels Jean Le Bitoux, co-fondateur de "Gai Pied". C'est lui qui, à partir de sources étrangères, réalise les premiers articles qui vont tenter de mobiliser les gays./ Le choc vient de la publication, en 1979, du témoignage de Heinz Heger, déporté homosexuel allemand, puis, en 1982, du "coming out" de Pierre Seel, seul témoin français vivant connu de la déportation homosexuelle à partir de la France, en réaction aux propos homophobes de Monseigneur Elchinger, évêque de Strasbourg./ Parallèlement, ce sujet qui mobilise mal l'opinion gay trouve néanmoins sa traduction dans des "cérémonies pour se souvenir" dès 1976. Cette année-là, la gerbe homo est piétinée par d'anciens déportés. Cris, bousculades, échauffourées marquent les cérémonies jusqu'en 1996./ Durant cette période, ce sont les homos les plus politisés qui se saisissent du sujet. Il s'agit d'avancer prudemment, à l'instar de ce qui se passe à l'étranger, en Allemagne comme aux Pays-Bas où la reconnaissance officielle se fera pourtant plus vite. La revendication n'est jamais liée à la Gay Pride mais présente dans toutes les plateformes revendicatives des gays./ La raison ? Il s'agit de la page la plus noire et la plus récente de la persécution des homos en France. Elle s'est nourrie d'une homophobie antérieure et trouve un prolongement aussi douloureux que cynique dans l'oubli qui marque la fin de la guerre et les années qui suivent./ "Je suis autant effrayé par la déportation, les crimes que par leur oubli. Ce n'est plus un crime impuni, c'est un crime oublié", explique ainsi Jean Le Bitoux qui crée en 1989 le Mémorial de la Déportation Homosexuelle./ Aujourd'hui, les chiffres indiquent un tournant net et irréversible. Cette reconnaissance tant attendue n'est pourtant pas une fin en soi./ "Notre objectif serait qu'il n'y ait plus qu'une seule cérémonie officielle le jour du souvenir, que le Triangle rose soit gravé sur les monuments et présent sur les bannières officielles comme le préconise la Fondation", explique Jean Le Bitoux./ "Nous souhaitons aussi la création d'un monument à Strasbourg. Par exemple, une plaque de marbre rose sur l'ancien siège de la Gestapo de la ville où sont passées certaines des victimes. Mais quel symbole de faire de la capitale de l'Europe, la capitale de la mémoire européenne !"/ "Ce sera sans doute long, je n'oublie pas que l'association homo, HOSI, de Vienne a mis plus de vingt ans à faire apposer une plaque commémorant la déportation homosexuelle dans le camp de Dachau"./ "En l'état des documents d'archives que nous avons pu consulter, il a été relevé 210 noms de personnes ayant été arrêtées, puis déportées par les nazis, au titre du motif 175, dont 206 étaient des résidants dans les trois départements annexés du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de Moselle et 4 étaient des Français d'autres départements, volontaires pour le STO [Service du Travail Obligatoire, ndlr], arrêtés en Allemagne", indique le rapport de la Fondation pour la mémoire de la déportation./ Ce document qui constitue "une contribution historique (...) hors de toute passion et apriorisme" ne s'appuie que sur les faits. Et ces derniers parlent : "En conclusion de l'étude des dossiers-statuts existants, nous pouvons affirmer que la déportation pour le motif d'homosexualité est un fait réel : d'une part dans cinq dossiers il est bien confirmé par les intéressés et/ou les services de police ; d'autre part, trois personnes ont été évacuées de Schirmek vers Gaggenau (qui figure dans le catalogue des camps et prisons), un vers Buchenwald et un vers Dachau, et enfin deux sont décédées à Allach pour l'une et Natzweiler pour l'autre. Deux d'entre elles ont obtenu le titre de déporté politique."/ Ce rapport marque bel et bien un tournant historique dans la reconnaissance de la déportation homosexuelle à partir de la France./ "Au bout de quatre années de recherches historiques, la Fondation pour la mémoire de la déportation peut affirmer que la déportation pour motif officiel avancé d'homosexualité a bien existé pour un nombre relativement peu important de personnes (210 sur 161 000 déportés environ) et que parmi les personnes concernées certaines ont bien été envoyées dans d'autres camps et y sont mortes"./ Qui sont ces déportés ?/ Les déportés sont des hommes. En effet, le paragraphe 175, article du Code pénal allemand qui réprimait les homosexuels, ne s'appliquait qu'à eux. L'article a systématiquement été utilisé à partir d'août 1937 dans le cadre de l'élimination "des éléments nuisibles pour la société"./ Les homosexuels arrêtés et incarcérés dans les camps portaient le Triangle rose, voire une barrette bleue au camp de Schirmeck (seul camp de concentration placé sur le territoire français)./ La liste confidentielle des 210 personnes arrêtées en France au titre de l'article 175 établit que 206 d'entre elles ont transité et/ou ont été détenues dans les camps de Schirmeck et Natzweiler-Struthof (camps voisins)./ Parmi les détenus les plus âgés, soixante-cinq personnes sont nées entre 1872 et le début du siècle et avaient donc entre 60 et 70 ans au moment de leur arrestation. DES QUESTIONS QUI DÉRANGENT/ La Fondation pour la mémoire de la déportation a choisi, dans son rapport, d'interpeller très directement les associations de déportés sur les suites de la publication des chiffres, nouveaux et authentiques, de la déportation homosexuelle à partir de France./ "Peut-on estimer que le chiffre de 210 noms concernés par la déportation pour homosexualité est suffisamment important pour être pris en considération, considérant que le nombre de Tsiganes recensés jusqu'à présent n'est que de 145, et que la matérialisation de cette déportation n'a jamais été mise en cause ?", interroge ainsi la Fondation qui demande aussi : "Ces déportés étaient tous des résidants français (...) Peut-on alors envisager de ne pas leur réserver le même traitement que celui de tous les autres déportés partis de France ?"/ Longtemps avancé par certaines associations de déportés, un autre argument se trouve mis à mal. "Si l'on considère que les déportés pour le motif 175 à partir [des trois départements annexés contre la volonté de la population, ndlr] n'étaient pas des Français ; ou des résidants en France, ne faut-il pas appliquer la même mesure pour tous les déportés à partir de ces départements, pour quelque motif que ce soit y compris la résistance ?"/ Pour Irène Michine, chargée de communication à la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP) : "Ces gens déportés doivent être reconnus victimes de la déportation comme d'autres. Il y a maintenant des faits historiques auxquels il ne faut pas mêler des préjugés personnels. Il va y avoir des discussions à ce propos, mais il est souhaitable que le Triangle rose apparaisse sur les monuments commémoratifs"./ "Il n'y a pas eu de déportation homosexuelle", soutient au contraire Pierre Eudes, secrétaire général de l'Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus (UNADIF) pourtant informé du rapport de la Fondation. "Il ne s'agissait pas de Français mais d'Alsaciens. Je n'accorde pas beaucoup de crédit aux travaux de la Fondation dont les dirigeants ne sont pas d'anciens déportés"./ "J'ai fait plusieurs camps et je n'y ai jamais vu de Triangles roses", soutient le responsable de l'UNADIF qui croit bon d'ajouter : "Ceux qui manifestent en faveur de cette reconnaissance ne sont pas les fils des déportés homos qui, comme chacun sait, ne se mariaient pas"./ Très partagées, les associations de déportés devront tout de même répondre à cette question : "Le fait que ces déportés aient porté le Triangle rouge et non le Triangle rose (...) est-il un élément qui permette de nier l'existence de ce type de déportation ? Ne peut-on s'en tenir au constat de données historiques neutres et incontestables ?", demande enfin la Fondation. [q] Jacques Floch, secrétaire d'État à la défense chargé des anciens combattants, entretien au magazine "Illico" publié le 28 mars 2002 (propos recueillis par Jean-François Laforgerie) : INTERVIEW DE JACQUES FLOCH'/ Secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens Combattants, Jacques Floch' commente en exclusivité pour "Illico" les résultats de l'enquête historique de la Fondation pour la mémoire de la déportation. Q. - Comment expliquez-vous qu'il ait fallu attendre
autant pour que la France reconnaisse la déportation des homosexuels
à partir de son territoire ? [r] Question de Roselyne Bachelot-Narquin, députée du Maine-et-Loire, sur les cérémonies publiques et commémorations [mardi 28 novembre 1995 ?] : 10ème législature/ Question n°740 de Mme Bachelot-Narquin Roselyne (Rassemblement pour la République - Maine-et-Loire)/ QOSD [question orale sans débat]/ Ministère interrogé : anciens combattants et victimes de guerre/ Ministère attributaire : anciens combattants et victimes de guerre/ Question publiée au JO le : 29/11/1995/ page : 4182/ Réponse publiée au JO le : 08/12/1995/ page : 4741/ Rubrique : Cérémonies publiques et commémorations/ Tête d'analyse : Organisation/ Analyse : Protocole./ Réglementation/ [...]/ Mme Roselyne Bachelot-Narquin./ Monsieur le ministre délégué aux anciens combattants et victimes de guerre, le bon déroulement des cérémonies patriotiques relève, bien sûr, de la responsabilité des représentants de l'Etat. Or, depuis quelques années, en fait depuis les lois de décentralisation, on constate un effacement progressif des représentants de l'Etat dans le déroulement de ces grandes cérémonies patriotiques - 11 novembre, 14 juillet, 8 mai - et l'on observe deux dérives choquantes. D'abord, une relégation des parlementaires et des représentants de la nation au profit des élus locaux, qui captent le protocole et les attributs de ces cérémonies à leur profit. Ensuite, on observe dans certains cas l'exclusion, pour des motifs politiciens, de l'une ou l'autre des collectivités territoriales par les maires qui ont pris en charge le déroulement de ces cérémonies. C'est particulièrement choquant pour le 14 juillet car, que je sache, quand le peuple a combattu, il a combattu pour avoir une Assemblée nationale et pas pour avoir des maires ou des présidents de conseils généraux ! J'aimerais donc, monsieur le ministre, que, par une circulaire, vous rappeliez à Mmes et MM. les préfets leur rôle d'ordonnateur de ces cérémonies patriotiques - rôle qu'ils n'auraient jamais dû abandonner - et que vous rappeliez le protocole de ces cérémonies, qui est le garant de la dignité et du bon déroulement de nos grandes fêtes nationales./ [...]/ M. Pierre Pasquini, ministre délégué aux anciens combattants et victimes de guerre./ Madame le député, votre question est très judicieuse et appelle effectivement une réponse./ Les cérémonies organisées devant les monuments aux morts donnent incontestablement lieu à des dérives, qui sont parfois plus graves que ce que vous avez dit. Ainsi, dans une ville qui n'est pas une ville chef-lieu, j'ai vu un maire empêcher un député d'être présent devant le monument aux morts. J'ai vu aussi des militants fouler aux pieds la gerbe qu'un élu adverse voulait déposer. Il arrive même que des associations rivales organisent deux manifestations distinctes. Une telle situation est inadmissible et il convient d'y remédier, mais il faut tenir compte de plusieurs paramètres./ Premièrement, les monuments aux morts sont la propriété des communes ; il est donc normal que le maire puisse présider une telle manifestation./ Deuxièmement, les cérémonies sont organisées par l'Etat, qu'il s'agisse de commémorer le 8 mai, le 14 juillet, le 11 novembre, ou de la journée de la déportation./ Troisièmement, comme vous l'avez souligné, chacun est l'égal des autres lors de telles cérémonies./ Comme j'ai eu l'occasion de connaître, dès hier, la teneur de la question que vous alliez me poser, j'ai saisi aussitôt mon collègue M. le ministre de l'intérieur. Ensemble, nous avons adressé hier soir aux préfets une circulaire qui va dans le sens que vous souhaitez. Je vous en donnerai la primeur en vous en lisant un extrait: «Vous êtes invités à veiller au bon déroulement des cérémonies publiques, même si le préfet ou le sous-préfet ne sont pas présents.»/ «Vous serez attentifs notamment à la place de la représentation nationale. Si nécessaire, vous interviendrez pour rappeler les principes qui doivent guider l'organisation de ces manifestations. Il n'est pas convenable que des incidents, même mineurs, puissent se produire devant les monuments aux morts. Les associations s'en préoccupent et demandent avec les ministres, à juste titre, que les représentants de l'Etat assument en la matière leur rôle pour le bon déroulement des cérémonies publiques dans leurs communes»./ Vous avez donc eu l'honneur de cette circulaire, à l'origine de laquelle vous êtes incontestablement. Mais soyez assurée, madame le député, que, s'il faut aller plus loin, nous le ferons !/ [...]/ Mme Roselyne Bachelot-Narquin./ Monsieur le ministre, je vous remercie infiniment. Il est des moments où les polémiques doivent s'apaiser dans le souci de l'intérêt national. C'est le cas pour l'hommage que nous rendons à nos morts le 11 novembre et le 8 mai. C'est aussi le cas pour l'hommage que nous rendons à la Republique le 14 juillet./ Il est bon d'avoir rédigé cette circulaire qui rappelle le rôle d'ordonnateur des préfets lors de ces grandes manifestations. Ainsi, ces cérémonies pourront se derouler dans le climat de dignité qui convient. [s] Communiqué de l'association Mélo'Men sur le téléfilm "Un amour à taire", Paris, le 28 février 2005 : "MELO'MEN à la télévision/ Dans/ UN AMOUR A TAIRE/ MELO'MEN, le chœur international gai de Paris, a fait ses premiers pas devant des caméras, au mois d'août dernier, au Mémorial national de la Déportation, sur l'Île Saint-Louis, à Paris, lors du tournage des dernières scènes du téléfilm de Christian FAURE "Un amour à taire", diffusé sur France 2, le lundi 7 mars 2005, à 20h30./ Retraçant le parcours d'un homosexuel dans le Paris des années 40, Christian FAURE traite avec justesse et émotion le délicat sujet de la déportation des homosexuels au cours de la seconde guerre mondiale./ Depuis plusieurs années, MELO'MEN se mobilise à l'occasion de la Journée nationale du souvenir des héros et martyrs de la Déportation, le dernier dimanche d'avril, pour associer dans un même hommage, aux côtés des victimes de la Shoah et des Résistants, la mémoire des homosexuels, cibles du tristement célèbre paragraphe 175 du régime nazi partout en Europe./ A l'heure de la construction européenne, et dans un souci de partage d'une mémoire commune, alors que dans plusieurs pays (les Pays Bas, l'Allemagne et plus récemment l'Italie) existent des stèles à la mémoire des déportés homosexuels, MELO'MEN salue avec respect le travail de Christian FAURE sur le devoir de mémoire ainsi que la diffusion de son téléfilm sur une chaîne nationale à une heure de grande écoute et le remercie d'avoir offert cette très belle et enrichissante expérience aux chanteurs de notre formation./ Contacts :/ Laurent BELLINI/ Vice-président chargé des relations externes/ 06 87 69 19 16/ laurent.bellini@noos.fr". [t] "Journée
du Souvenir du 24 avril 2005 : l'Inter-LGBT appelle à la commémoration
de la déportation" (communiqué du 4 mars 2005) :
"Entre 1933 et 1944, les homosexuels d'Europe ont été
raflés, torturés, expulsés ou envoyés en camp
par les nazis, principalement sur le territoire du IIIe Reich, dont l'Alsace
et la Moselle. De 100.000 à 150.000 homosexuels ont été
arrêtés par les nazis entre 1933 et 1944, au titre du paragraphe
175 du Code pénal allemand ; dix à quinze mille d'entre
eux ont été déportés en camp de concentration,
où ils portaient un triangle rose, pointe en bas ; les deux-tiers
sont morts entre les barbelés avant la victoire des Alliés./
Alors que ces persécutions ont longtemps été laissées
dans l'ignorance, ces dernières années ont vu peu à
peu une reconnaissance officielle. Le 26 avril 2001, par un discours du
Premier ministre, la France prenait acte de cette déportation sur
la base d'un rapport de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation,
publié en novembre 2001, qui établissait un premier relevé
de 210 noms de personnes d'Alsace et de Moselle, déportées
au motif d'homosexualité. Tirant les conséquences de cette
expertise historique, la cérémonie au Mémorial national
de l'Île de la Cité intégrait en 2002 le triangle
rose dans sa symbolique définitive, et 2004 aura vu, du moins à
Paris, l'intégration des représentants des associations
LGBT à la cérémonie officielle sur l'Île de
la Cité./ Le 10 février 2005, une délégation
de l'Inter-LGBT et du Mémorial de la déportation homosexuelle
rencontrait le bureau de la Fédération Nationale des Déportés,
Internés et Patriotes, qui est la principale fédération
d'anciens déportés. L'Inter-LGBT a affirmé sa volonté
de ne plus procéder à terme à un dépôt
de gerbe spécifique en marge de la cérémonie officielle,
comme le souhaitent les représentants de la FNDIRP, afin de s'intégrer
pleinement à la cérémonie officielle./ Toutefois,
les conditions d'une telle décision ne sont aujourd'hui pas réunies,
des difficultés subsistant pour une pleine reconnaissance des persécutions
vécues par les personnes homosexuelles. C'est ainsi que, par un
vote unanime, le 19 février 2005, le Conseil de l'Inter-LGBT a
formulé trois demandes, adressées au gouvernement :/
- l'organisation des différentes cérémonies
du Souvenir est très différente d'une région française
à l'autre, et les associations LGBT ne sont pas partout accueillies
et intégrées à la cérémonie officielle :
il convient donc de garantir dans chaque préfecture la prise en
compte de la déportation homosexuelle, au sein d'une cérémonie
laïque et uniforme sur le territoire national ;/ - les
travaux de recherche historique sur l'histoire de la déportation
sont loin d'être achevés, et le gouvernement doit leur permettre
d'être complétés, tout particulièrement en
ouvrant enfin les archives de la police et de l'armée et en missionnant
une nouvelle commission d'experts ;/ - enfin, les associations
de l'Inter-LGBT demandent la pose d'une plaque commémorative rappelant
la déportation homosexuelle aux côtés de toutes celles
qui sont déjà présentes au camp alsacien du Struthof,
pour inviter au souvenir de tous les déportés, sans exception./
L'Inter-LGBT participera à la cérémonie officielle
du 24 avril à Paris en mémoire de tous les déportés.
Elle appelle en outre à un rassemblement digne et silencieux sur
le même lieu, sur l'Île de la Cité. Elle en définira
les modalités en fonction des réponses que le gouvernement
apportera à ses revendications." [u] "Le Patriote résistant", revue de la FNDIRP, livraison de mars 2005, "Les nazis et la persécution de l'homosexualité masculine" : Nous avons déjà traité dans le PR des conditions dans lesquelles l'homosexualité fut réprimée par les nazis en Allemagne et dans les territoires qu'ils annexèrent. Nous avons voulu revenir sur le sujet car les controverses n'ont pas encore cessé et la vérité historique est toujours malmenée./ Dans le cadre des commémorations 2005, la FNDIRP a également souhaité rencontrer les représentants d'associations d'homosexuels pour éclaircir certains points./ II convient sans doute, 60 ans après la libération des détenus des camps de concentration nazis, d'aborder sans a priori le problème de l'attitude des nazis à l'égard de l'homosexualité masculine et les répercussions de cette attitude dans le fonctionnement du système concentrationnaire. Les nazis et l'homosexualité/ L'arsenal juridique allemand n'a pas attendu l'accession au pouvoir des nazis pour sévir, du moins par les textes, contre l'homosexualité masculine. Dès la fin du XIXe siècle la législation allemande s'était enrichie d'un texte, connu sous le nom d'article 175, qui réprimait l'homosexualité masculine. Une législation répressive dont l'application, avant l'accession des nazis au pouvoir, n'était, semble-t-il, pas particulièrement rigoureuse : les cas d'homosexualité ouvertement affichée qui ne donnaient pas lieu à poursuite étaient notoires, à commencer par celui du nazi Ernst Röhm, chef de la SA, milice armée du NSDAP, et dont le comportement sexuel n'avait rien de dissimulé. D'ailleurs, au sein même du parti nazi, si l'accusation d'homosexualité était parfois utilisée pour discréditer un adversaire, il s'agissait plus d'une manoeuvre politicienne que d'une attitude moralisante. Le cas de Röhm est, à cet égard, encore une fois symptomatique. Röhm, qui avait été écarté de ses fonctions au sein du parti puis réinstallé à la tête de la SA en 1930, a de nombreux ennemis parmi ses camarades de parti : faute d'autres arguments avouables pour le discréditer, ils dénoncent son homosexualité affichée. Hitler lui-même prend ouvertement sa défense en février 1931.../ L'accession des nazis au pouvoir ne change pas radicalement cette attitude et, par exemple, Röhm conserve ses fonctions... Si, à l'occasion de la Nuit des Longs Couteaux (30 juin 1934) qui voit l'assassinat de Röhm et de ses amis (pas tous homosexuels !), l'argument des « déviances sexuelles » est utilisé, c'est plus par opportunisme politique que par rigueur morale ! Dans la même veine, lorsque les nazis veulent contrôler plus étroitement l'armée, c'est, en 1938, sur l'accusation non fondée d'homosexualité que le général von Fritsch est conduit à démissionner. Pour les nazis, l'accusation d'homosexualité est un prétexte pour mettre à l'écart ceux - camarades de parti ou complices de Hitler - qui deviennent gênants. Accusation d'homosexualité ou autre imputation à caractère sexuel d'ailleurs : c'est par révélation du passé trouble de sa nouvelle épouse (ancienne prostituée) que le général von Blomberg, ministre de la Guerre et commandant en chef de la Wehrmacht, fut contraint de démissionner./ Et, au sein de l'organisation SS dont Himmler est le chef, ce n'est qu'en novembre 1941 que l'homosexualité est proscrite, cette interdiction étant fondée essentiellement sur la vulnérabilité que peut entraîner l'homosexualité sous la menace de la dénonciation de ses pratiques sexuelles, un SS pourrait être amené à trahir./ La condamnation de l'homosexualité par les nazis apparaît donc, à certains égards, moins comme une volonté moralisante que comme une arme politique à utiliser contre un adversaire qu'il n'est pas possible de dénoncer ouvertement, surtout s'il appartient à un corps bien structuré... Une arme politique insidieuse qui ne conduit pas forcément à l'incarcération en camp de concentration. Les homosexuels en camp de concentration/ Il n'en reste pas moins que des homosexuels ou des hommes accusés d'homosexualité furent internés en camp de concentration où ils portèrent, lorsque l'identification des détenus par un triangle de couleur fut institutionnalisée, le triangle rose./ Il faut replacer ces initiatives dans le cadre de la mise en place et de l'évolution du système concentrationnaire (1). Après la disparition des "camps sauvages" en fonction durant les mois qui suivirent l'accession au pouvoir de Hitler, le système concentrationnaire qui s'organise était destiné à recevoir essentiellement les détenus en Schutzhaft, c'est-à-dire des adversaires politiques, ceux qui, par la suite, porteront dans les camps le triangle rouge. Ceux-ci sont incarcérés par décision arbitraire et sans appel de la Gestapo, police politique. Dans l'optique de la Gestapo, il ne convenait pas de multiplier les incarcérations de politiques en camp de concentration dont l'existence même était contestée par certains nazis et alliés des nazis qui redoutaient l'efficacité de cette arme entièrement entre les mains de Himmler ou qui jugeaient, le pouvoir de Hitler étant assuré, qu'il était souhaitable d'en finir avec les camps de concentration. La SS, par contre, avait tout avantage, elle, à voir croître les effectifs concentrationnaires, croissance dont elle tirait maints avantages financiers et matériels./ Peu à peu, la Gestapo dut lever les bras devant les exigences de la SS et une cote mal taillée entra en vigueur : on augmenterait les effectifs de détenus en camp de concentration, mais en procédant à des internements pour autres motifs que politiques... C'est alors que se multiplient les incarcérations des asociaux (porteurs du triangle noir), des détenus de droit commun (porteurs du triangle vert), des témoins de Jéhovah (porteurs du triangle violet) et des homosexuels (porteurs du triangle rose) à partir de l'été 1935 et plus systématiquement, à partir du mois d'août 1937. L'arrestation des détenus de toutes catégories ne dépendait que de la Gestapo./ Souvent, il est retenu que les détenus pour homosexualité sont incarcérés en vertu de cet article 175 dont nous avons fait mention au début de ce texte. Il semble que cette affirmation soit erronée : la Gestapo a la capacité d'interner arbitrairement qui elle veut en camp de concentration sans référence à quelque législation que ce soit. La mention « 175 » portée sur les registres d'immatriculation des camps au regard du nom de certains détenus est plutôt un raccourci argotique qu'une référence à la législation en vigueur... Homosexuels et homosexualité dans les camps/ Il est absolument nécessaire de bien distinguer entre la présence, dans les camps, de détenus porteurs du triangle rose (internés pour homosexualité) et les pratiques homosexuelles qui se manifestèrent dans les camps.../ Pour la masse des détenus, surtout ceux de la période de guerre, soumis à des tâches exténuantes et sous-alimentés au-delà de l'imaginable, la libido était loin d'être une préoccupation prégnante. Il n'en allait pas de même pour les détenus prééminents affectés à des activités d'encadrement. Bien nourris, du moins quantitativement, affectés à des tâches qui n'impliquaient pas une considérable dépense d'énergie, ils avaient d'autres préoccupations, notamment sexuelles, que les détenus du rang !/ Pour satisfaire à ces préoccupations, dans les grands camps, la SS avait aménagé des bordels, essentiellement au profit des détenus prééminents.../ Mais ailleurs, dans la multitude des Kommandos extérieurs ? Il n'était pas question d'y installer de bordels... Une partie des détenus de l'encadrement, surtout parmi les politiques, surent conserver retenue. D'autres, surtout parmi les détenus porteurs du triangle vert, n'hésitèrent pas à contraindre de jeunes prisonniers, ceux que l'argot du camp désignait comme les Pippels, à se prostituer et les transformèrent parfois en redoutables tortionnaires... Des pratiques homosexuelles qui se seraient sans doute développées même si des homosexuels n'avaient pas été internés... Une homosexualité de circonstance.../ Et les triangles roses, ceux qui avaient été internés pour homosexualité ? La réponse est variable : les détenus internés dans les annexes de Natzweiler sises au bord du Neckar ont conservé un souvenir exécrable du détenu chef du camp II de Neckarelz porteur du triangle rose ; ailleurs, des réponses tout à fait variables pourraient être apportées à la question posée. Mais il faut noter que les détenus pour homosexualité (les porteurs du triangle rose) étaient relativement peu nombreux et surtout qu'à leur arrivée au camp ils furent soumis par les SS à des brimades atroces auxquelles peu survécurent./ Il semble donc absolument nécessaire de distinguer entre l'internement et le comportement des homosexuels d'une part et les pratiques homosexuelles dans les camps. Dans les territoires annexés/ L'internement des homosexuels dans les camps de concentration ne fut mis en pratique qu'à l'intérieur du Reich, y compris les territoires annexés. Dans les départements alsaciens et en Moselle, environ deux cents de nos compatriotes furent victimes de ces pratiques nazies. Une réalité qui a longtemps échappé aux recherches historiques, un seul cas, encore était-il douteux, avait été allégué : il n'avait pas été interné dans un camp du système concentrationnaire stricto sensu et, libéré, il avait été incorporé dans la Wehrmacht. Les travaux de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation ont fort heureusement mis en lumière les persécutions avérées qui furent exercées à l'encontre des homosexuels dans les départements annexés, persécutions qui les conduisirent dans les camps du système concentrationnaire./ Dans le reste de la France, occupée ou non, il n'y eut pas de politique de répression systématique de l'homosexualité par les autorités nazies ou vichystes : au bord de l'Allier, fut en fonction un ministre que ses amis surnommaient affectueusement ou ironiquement « Gestapette » et qui partit, en 1944, à Sigmaringen avec ce qui subsistait du gouvernement de Vichy ; et à Paris, aux beaux temps de l'occupation, un écrivain de renom et son ami, acteur célèbre, fréquentaient les bons restaurants avec, à leur table, de hauts gradés de la Wehrmacht.../ Maurice VOUTEY (1) Cette évolution va placer l'ensemble du système
concentrationnaire sous la coupe de deux organismes, la Gestapo, police
politique d'État et l'organisation SS, émanation du parti
nazi./ (Pour en savoir plus sur l'évolution du système concentrationnaire,
on peut se référer à l'étude de Maurice Voutey,
"Les Camps nazis - Des camps sauvages au système concentrationnaire,
1933-1945", Éditions Graphein-FNDIRP. 1999. Des exemplaires
sont toujours disponibles à la Fédération, 17 euros
+ 5 euros de port. NdR.)/ Au moment où nous mettons ce numéro
sous presse, nous apprenons qu'un téléfilm est programmé
sur France 2, intitulé « Un amour à taire ».
La vérité historique semble y être sérieusement
bousculée puisque cette fiction relate la déportation d'homosexuels
arrêtés à Paris en 1942. D'où l'utilité
de publier des articles qui remettent les choses au point ! [v] "Le Patriote résistant", revue de la FNDIRP, livraison de mars 2005, "Une discussion franche et cordiale" : "Une délégation du Bureau exécutif
de la FNDIRP composée de Maurice Cling, président délégué,
Jacques Debord et Maurice Voutey, membres de la présidence, et
Robert Créange, secrétaire général a reçu,
le 10 février 2005, MM. René Lalement, président
du Mémorial de la Déportation homosexuelle et Alain Piriou,
président de l'Inter LGBT./ La délégation de la FNDIRP
a tout d'abord rappelé que, depuis toujours, elle lutte contre
toutes les discriminations, quelles qu'elles soient./ Une discussion franche
et cordiale a permis d'évoquer différents points intéressant
les deux parties :/ - la cérémonie séparée
organisée par les organisations homosexuelles devant la crypte
de la déportation, dans l'Ile de la Cité à Paris
lors de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros
de la déportation. La délégation des organisations
homosexuelles est convenue qu'il était préférable
de ne pas poursuivre cette initiative qui ne pouvait qu'attiser des incompréhensions./
- les organisations homosexuelles précitées ont souhaité
qu'il soit fait, dans le "Patriote Résistant", un appel
à témoignage à ceux qui auraient, dans les camps,
connu[] des personnes déportées pour homosexualité ;
la délégation du Bureau exécutif a donné son
accord./ Les deux délégations sont convenues de se rencontrer
de nouveau si besoin en était." [w] Compte rendu d'un entretien du 1er mars 2005 entre un CGL et une préfecture : Le CGL demande, par lettre adressée au Préfet, son intégration à la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation. Le CGL demande notamment sa participation à la préparation, au financement et au dépôt de la gerbe unique. Le CGL demande également que tous les motifs de déportation soient cités lors de la commémoration, dont la déportation pour homosexualité (attestée, à partir de la France, depuis un rapport de la Fondation pour la mémoire de la déportation publié le 15 novembre 2001). Le CGL souhaite ainsi permettre aux oubliés de l'histoire d'être reconnus, dans un acte de mémoire autant que de pédagogie. La préfecture présente la Journée du souvenir comme "une cérémonie traditionnelle, avec un cadre bien défini, organisée avec les collectivités locales et les associations d'anciens combattants". Elle indique qu'il "lui paraît difficile d'associer toutes les minorités déportées", et qu'il "est préférable qu'il n'y ait qu'une seule structure qui porte le message de mémoire de la déportation". Elle précise qu'il "vaut mieux que les associations d'anciens combattants soient les seules à commémorer les déportations effectuées depuis la France durant la Seconde Guerre mondiale". Pour la préfecture, "l'intégration d'une association homosexuelle" à cette cérémonie "paraît difficile, aussi bien que la participation au dépôt de la gerbe unique, car c'est tout un cérémonial, un dispositif défini". Concernant l'évocation de toutes les discriminations, la préfecture indique que "le discours lu lors de la cérémonie est celui du ministre délégué aux anciens combattants", et précise qu'il "faudrait voir avec ce ministre". La préfecture indique enfin que "l'intégration d'une association homosexuelle heurterait les associations d'anciens combattants qui n'y sont pas préparées". Le CGL prend acte du refus opposé par la préfecture à ses demandes. La préfecture indique alors que "ce n'est pas elle qui décide des personnes présentes lors de la cérémonie, mais les collectivités et le Président du Conseil départemental des anciens combattants". La préfecture précise qu'il est possible de saisir ce Conseil par lettre adressée à son Président. Le CGL souhaite une rencontre avec ce dernier afin de lui exposer ses demandes. La préfecture s'engage à téléphoner à quelques membres du Conseil afin de préparer une telle rencontre. Le CGL doit contacter la préfecture au début de la semaine du 7 mars, afin de connaître le résultat de ses entretiens téléphoniques. Entamé à Paris, le
travail de reconnaissance de la déportation homosexuelle doit franchir
le périphérique et concerner la nation toute entière
http://inter-centres-lgbt.org/11R/11Rcp04.html Mis en ligne le 16 mars 2005 INTER CENTRES LGBT
Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003) contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/ c/o J'En Suis, J'Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille Sept Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J'En Suis, J'Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie Vingt-cinq Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires), Mimi (Nice), Siegfried des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François de l'ancienne Maison de l'homosocialité de Bordeaux, Bernadette de l'ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l'ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux), Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs) Données à jour au 11 octobre 2004 UNIR LES FORCES MILITANTES, PARTAGER LES EXPÉRIENCES © INTER CENTRES LGBT - Merci de consulter les informations légales relatives à l'utilisation des données du présent site Internet. L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. |