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INTER CENTRES LGBT
Fédération française des CGL et des bénévoles qui se destinent
à l'accueil des personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans)
         

COLLECTIF
CONTRE L'HOMOPHOBIE
ET POUR L'ÉGALITÉ DES DROITS

Montpellier

COORDINATION INTERPRIDE FRANCE
Coordination des Lesbian & Gay Pride
et des Marches des Fiertés LGBT
signataires de sa charte éthique

MÉLO'MEN
Choeur international gai de Paris
Association membre du CGL Paris

AUJOURD'HUI, AUTREMENT
Parti politique libéral-social,
humaniste
et européen
"100% différent"

COMMISSION NATIONALE LGBT DES VERTS
Commission nationale Lesbiennes, Gais, Bi et Trans
des Verts

 

LES "OUBLIÉ(E)S"
DE LA MÉMOIRE

Association nationale civile homosexuelle
du devoir de mémoire

LES FLAMANDS ROSES
Groupe d'expression
gaie et lesbienne
Association membre du CGL Lille

GAIS ET LESBIENNES BRANCHÉS
Éditeurs de la France gaie et lesbienne
http://www.France.QRD.org/

ON EST LÀ !
Association d'élus et de responsables de droite
qui entendent faire valoir
certains thèmes jugés tabous ou mineurs
au sein de leurs partis respectif

 
 
 
 

COMMUNIQUÉ N°IC/CP/05/10
Lyon, le mardi 15 mars 2005

Souvenir de la déportation homosexuelle
ENTAMÉ À PARIS, LE TRAVAIL DE RECONNAISSANCE DE LA DÉPORTATION HOMOSEXUELLE DOIT FRANCHIR LE PÉRIPHÉRIQUE ET CONCERNER LA NATION TOUTE ENTIÈRE

(Résumé. – Le 7 mars, la télévision publique diffusait un téléfilm poignant sur la déportation homosexuelle. Aujourd'hui, dix associations et formations politiques – la Fédération des CGL, le Collectif contre l'homophobie et pour l'égalité des droits, les "Oublié(e)s" de la mémoire, la Coordination InterPride France, les Flamands roses, Mélo'Men, les Gais et lesbiennes branchés, "Aujourd'hui, autrement", "On est là !" et la Commission nationale LGBT des Verts – appellent État, élu/es et associations de déporté/es à faciliter la commémoration de cette part de l'histoire de France. Une rencontre avec le ministère délégué aux anciens combattants leur laisse espérer que la prochaine Journée du souvenir, le 24 avril, se déroulera mieux que celle d'avril 2004. Ils attendent maintenant que le dialogue entamé se poursuive et s'élargisse à l'ensemble de la nation)



     

Loi du 14 avril 1954
consacrant le dernier dimanche d'avril
au souvenir des victimes de la déportation...

© 1954, JORF

   
Suite à l'appel lancé le 7 janvier par la Fédération française des Centres gais & lesbiens et de leurs Membres associés (qui regroupent 138 organisations et 2.546 militant/es lesbiennes, gaies, bi et trans), les signataires demandent à l'État, aux élu/es et aux associations de déporté/es de laisser une place au souvenir de la déportation homosexuelle dans les commémorations de la déportation.

Lors de la cinquante et unième "Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation", le dimanche 25 avril 2004, la nation n'a pas montré en tous lieux le même visage aux associations qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle. À Paris, Marseille, Biarritz, Le Mans, Lyon ou Bordeaux, les autorités préfectorales et municipales et les associations de déporté/es les ont officiellement invitées, les autorisant parfois à participer au dépôt de la gerbe unique (Marseille) ou à déposer une gerbe distincte au milieu de la cérémonie officielle (Le Mans). En revanche, à Grenoble, Lille, Montpellier, Nîmes, Orléans ou Reims, elles les ont peu ou prou mises à l'écart : fanfare militaire lancée en pleine minute de silence (Lille), menace de garde à vue (Montpellier), interdiction de tout dépôt de gerbe (Grenoble)... Les autorités préfectorales qui ont pris part à ces manifestations d'homophobie ont pu s'y sentir encouragées par la circulaire du 8 avril 2004, qui observe un silence sibyllin sur la déportation homosexuelle, alors que les recommandations gouvernementales des 9 avril 2001, 27 février 2002 et 23 avril 2003 mentionnaient explicitement que les associations qui portent le souvenir de cette déportation "peuvent se joindre à l'hommage que la France rend chaque année aux victimes du nazisme" et "déposer une gerbe".

Le 11 mars, les signataires ont rencontré le ministère délégué aux anciens combattants afin de signaler ces dérapages et de préparer au mieux la prochaine Journée du souvenir, le dimanche 24 avril prochain. Ils ont évoqué 1°/ la préparation des cérémonies, 2°/ la participation à ces cérémonies, 3°/ le message lu puis 4°/ la gerbe déposée au cours de ces cérémonies, 5°/ le site Internet de la Mission du soixantième anniversaire de la libération des camps, 6°/ les recherches sur la déportation homosexuelle et enfin 7°/ le concours national de la résistance et de la déportation.

1°/ Les signataires ont souhaité que les préfet/es et les directeurs départementaux de l'ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerre) informent les associations qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle des décisions prises lors des réunions de préparation des cérémonies, puis relaient leurs éventuelles propositions au cours des réunions suivantes. Le ministère délégué s'est engagé à étudier ce souhait et a invité ces associations à se rapprocher des directeurs départementaux de l'ONAC.

2°/ Les signataires ont expressément demandé que le ministre délégué, Monsieur Hamlaoui Mékachéra, adresse aux préfet/es une circulaire qui mentionne explicitement que les associations qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle peuvent se joindre à l'hommage que la France rend chaque année aux victimes du nazisme. Le ministère délégué s'est engagé à étudier cette demande. Les signataires ont également souhaité que les directeurs départementaux de l'ONAC invitent officiellement ces associations aux cérémonies. Le ministère délégué s'est engagé à étudier ce souhait mais a invité ces associations à vérifier que leur objet social évoquait le souvenir de la déportation homosexuelle.

3°/ Les signataires ont rappelé que les noms des camps étaient souvent énoncés un par un au cours des cérémonies. Ils ont donc estimé qu'il n'était pas hors de proportion d'énoncer également les motifs de déportation dans le message lu au cours de ces cérémonies, afin de faire acte de mémoire et de pédagogie (aux termes de la loi du 14 avril 1954 qui institue la Journée du souvenir en disposant que les "cérémonies officielles évoqueront le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration"). Le ministère délégué a exprimé sa compréhension mais a invité les signataires à évoquer ce souhait avec les associations de déporté/es.

4°/ Le ministère délégué a confirmé qu'à partir du moment où elles ne troublent pas l'ordre public, les associations qui portent le souvenir de la déportation homosexuelle peuvent comme tout/e citoyen/ne, à Grenoble, Montpellier ou ailleurs, déposer une gerbe après les cérémonies officielles (c'est-à-dire après le départ des militaires à l'issue de ces cérémonies). Les signataires ont pris note de cette confirmation mais ont précisé qu'ils considéraient le dépôt d'une gerbe distincte comme un pis-aller et qu'ils souhaitaient que ces associations puissent participer au financement et au dépôt de la gerbe unique, au cours de la cérémonie officielle, conformément aux recommandations gouvernementales du 23 avril 2003. Le ministère délégué a renouvelé cet accord de principe mais a invité les signataires à évoquer ce souhait avec les associations de déporté/es.

5°/ Les signataires ont regretté que la mémoire de l'ensemble des déporté/es ne soit toujours pas un acquis, comme ils ont pu le constater à l'occasion du dernier anniversaire de la libération d'Auschwitz. Le 27 janvier, la France commençait à célébrer la mémoire de la déportation, mais le site Internet de la "Mission du soixantième anniversaire de la libération des camps et de la fin de la Deuxième Guerre mondiale" ne mentionnait aucune occurrence des termes "homosexuel/le/s", "noir/e/s" ou "rom/s" (alors notamment qu'un rapport du colonel Claude Mercier publié le 15 novembre 2001 par la Fondation pour la mémoire de la déportation établit qu'au moins 210 personnes parties de France ont été déportées pour homosexualité durant la Seconde Guerre mondiale, dont 206 parties d'Alsace et de Moselle). Les signataires ont demandé que ce site intègre des références au rapport Mercier et au discours du Premier ministre du 26 avril 2001 (par lequel l'État reconnaissait, pour la première fois, la déportation homosexuelle). Le secrétaire général de la Mission a indiqué que son site avait vocation à rendre compte des cérémonies effectuées en 2005, mais s'est engagé à étudier cette demande d'ici le 24 avril.

6°/ Les signataires ont rappelé les difficultés signalées par le colonel Mercier dans ses tentatives d'accès à "toutes les archives du monde combattant comme des Archives de France". Ils ont demandé que l'État ouvre toutes ses archives afin de faire entière lumière sur les persécutions dont les homosexuel/les ont été victimes, durant la Seconde Guerre mondiale, sur l'ensemble du territoire national. Ils ont demandé au ministère délégué de commander une étude en ce sens qui exploite notamment ces archives et, suivant le souhait du colonel Mercier, "les archives départementales des trois départements annexés, comme les archives allemandes situées à Coblence". Le ministère délégué a pris note de ces demandes et invité les signataires à les évoquer, pour ce qui concerne la déportation, avec la Fondation pour la mémoire de la déportation.

7°/ Les signataires ont enfin souhaité que le thème retenu pour le concours national de la résistance et de la déportation, qui joue un rôle central dans la perpétuation de la mémoire auprès de la jeunesse, puisse porter en 2006-2007 sur la résistance et sur la déportation des personnes homosexuelles. Le ministère délégué a pris note de ce souhait et invité les signataires à l'évoquer avec les fondations organisatrices du concours, la Fondation de la résistance et la Fondation pour la mémoire de la déportation.

Après trois heures d'une discussion franche et cordiale, la délégation des signataires (deux secrétaires nationaux de la Fédération des CGL, Matthieu et David Auerbach, et le président du Collectif contre l'homophobie, Hussein Bourgi), ainsi que les représentant/es du ministère délégué (notamment le secrétaire général de la Mission du soixantième anniversaire de la libération des camps et de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, conseiller du ministre, et la conseillère technique chargée des questions de mémoire), sont convenus de se retrouver d'ici fin mars.

 

               
 

 

 

       

Pour l'INTER CENTRES LGBT,

Vu l'article R11–2, alinéas 3 à 7
du règlement intérieur,
Matthieu
Alexandre

Porte-parole délégués

porteparolat@inter-centres-lgbt.org

 

 

 

     
     

 

 

Pour le Collectif contre l'homophobie
et pour l'égalité des droits,
Le Président,
Hussein Bourgi
+33 (0)6 70 13 16 26
collectifcontrelhomophobie@hotmail.com

 

Pour les "Oublié(e)s" de la mémoire,
Le Président,
Jean-Marc Astor
+33 (0)4 91 50 50 12
ajma@mac.com

 

Pour la Coordination InterPride France,
Le Président,
Stéphane Corbin
+33 (0)4 67 63 04 39
+33 (0)6 22 09 09 66
coordination@interpride-france.com

 

 

 

     
     

 

 

Pour les Flamands roses,
Christophe Fourmeau,
Membre actif
+33 (0)6 81 48 50 48
lesflamandsroses@yahoo.fr

 

Pour Mélo'Men,
Le Président,
Laurent Doyen
contact@melomen.com

 

Pour les Gais et lesbiennes branchés,
Le Président,
Pierre Léonard
glb@france.qrd.org

 

 

 

     
     

 

 

Pour Aujourd'hui, autrement,
Olivier Rouchon
+33 (0)6 61 69 23 41
contact@aujourdhui-autrement.com

 

Pour "On est là !",
Olivier Rouchon
+33 (0)6 61 69 23 41
contact@on-est-la.net

 

Pour la Commission nationale LGBT des Verts,
Le Responsable,
Pierre Serne
pserne@noos.fr

 

[a] Voir les sites Internet consacrés aux commémorations de la déportation homosexuelle en France par la Fédération des CGL, par l'association Hexagone gay et par les Gais et lesbiennes branchés
[b] Voir également le communiqué n°IC/CP/05/02 de la Fédération des CGL, les 7/14 janvier derniers
[c] Voir enfin le communiqué n°IC/CP/05/05 de la Fédération des CGL et de "An Nou Allé !" (association des Martiniquais/es lesbiennes, gais, bi & trans et de leurs ami/es), le 27 janvier dernier
[d] Lettre-type du mardi 15 mars aux parlementaires
[e] Lettre-type du mardi 15 mars aux préfet/es
[f] Lettre-type du mardi 15 mars aux directeurs départementaux de l'ONAC
[g] Lettre-type du mardi 15 mars aux associations de déporté/es
[h] Discours du Premier ministre du 26 avril 2001
[i] Historique des secrétaires d'État et ministres chargés des anciens combattants
[j] Circulaire du 27 février 2002
[k] Loi n°54-415 du 14 avril 1954 consacrant le dernier dimanche d'avril au souvenir des victimes de la déportation...
[l] Circulaire du 10 avril 2003
[m] Entretien du secrétariat d'État aux anciens combattants avec le magazine "Illico" publié le 23 avril 2003
[n] Circulaire du 8 avril 2004
[o"Rapport concernant la déportation d'homosexuels à partir de la France dans les lieux de déportation nazis durant la seconde guerre mondiale au titre du motif d'arrestation n°175"
[p"210 déportés homosexuels français", "Illico" du 28 mars 2002
[q] Jacques Floch, secrétaire d'État à la défense chargé des anciens combattants, entretien au magazine "Illico" publié le 28 mars 2002
[r] Question de Roselyne Bachelot-Narquin, députée du Maine-et-Loire, sur les cérémonies publiques et commémorations
[s] Communiqué de l'association Mélo'Men sur le téléfilm "Un amour à taire", Paris, le 28 février 2005
[t"Journée du Souvenir du 24 avril 2005 : l'Inter-LGBT appelle à la commémoration de la déportation" (communiqué du 4 mars 2005)
[u"Le Patriote résistant", revue de la FNDIRP, livraison de mars 2005 : "Les nazis et la persécution de l'homosexualité masculine"
[v"Le Patriote résistant", revue de la FNDIRP, livraison de mars 2005 : "Une discussion franche et cordiale"
[w] Compte rendu d'un entretien du 1er mars 2005 entre un CGL et une préfecture


L'INTER CENTRES LGBT fédère les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 30 Membres associés à Amiens, Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Massy, Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes, Valence et Versailles.
Les 37 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 138 organisations et 2.546 militant/es lesbiennes, gaies, bi ou trans à travers toute la France. Ils accueillent environ 30.104 personnes par an (données 2003/2004 recueillies auprès de 21 Membres).
L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le SNEG et par Connection. Elle est membre du Collectif pour une autorité indépendante universelle de lutte contre les discriminations, du Collectif "Jerusalem World Pride 2005" et des Gais et lesbiennes branchés.


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INTER CENTRES LGBT
French Federation of Gay and Lesbian Centres

PRESS RELEASE N°IC/CP/05/10
Lyons, Tuesday, March 15th 2005

Remembering the deportation of homosexuals
WORK ON THE RECOGNITION OF THE DEPORTATION OF HOMOSEXUALS HAS STARTED IN PARIS. WE NEED TO EXTEND THIS BEYOND THE PEREFERIQUE TO THE WHOLE NATION

(Summary: As public television broadcast a moving film on the deportation of homosexuals on 7 March, the French Federation of Gay and Lesbian Centres and nine other associations and political organizations call upon the government, elected representatives and Deportee Associations to help with remembering this part of France's history. A meeting with the Minister responsible for Veterans gave us some hope that the next Day of Remembrance on 24th April will be better organised than in 2004. We look forward to the dialogue opened being followed through, and broadened to include everyone in the nation)

Following upon an appeal launched on the 7th of January by the French Federation of Gay and Lesbian Centres and their associated members (which incorporate 138 organisations and 2,546 lesbian, gay, bi and trans activists), the signatories to the appeal asked the government, elected representatives and Deportee Associations to allow space for remembering the deportation of homosexuals in commemorations of the deportations.

On the fiftieth "National Day of Remembrance for the Victims and Heroes of the Deportation" on Sunday April 25 2004, the nation did not appear to behave in the same manner in every place towards those associations who maintain the memory of the deportation of homosexuals. In Paris, Marseilles, Biarritz, Le Mans, Lyons and Bordeaux, the national and local authorities, along with the Deportees Associations gave them an official invitation and sometimes allowed them to join in the laying of a single collective wreath (Marseilles) or to lay a special wreath during the official ceremonies (Le Mans). On the other hand, at Grenoble, Lille, Montpellier, Nîmes, Orleans and Reims, they were more or less pushed to one side. They were not allowed to lay any wreath (Grenoble), warned that they might be arrested (Montpellier), and a military fanfare was sounded in the middle of the minute's silence (Lille)... The Prefectoral authorities who took part in these demonstrations of homophobia might have felt encouraged by the Circular of 8th of April 2004 which maintained an obscure silence on the deportation of homosexuals, even when the goverment recommendations of 9 April 2001, 27 February 2002 and 23 April 2003 explicitly suggested that those associations who maintained the memory of the deportations "could join in the homage which France renders every year to the victims of Nazism" and "lay a wreath".

On the 11th of March, the signatories to the appeal met the Minister responsible for Veterans to point out these lapses and to prepare for a better National Day of Remembrance on Sunday 24 April. They raised these issues: 1°/ preparations for the ceremonies, 2°/ participation in the ceremonies, 3°/ the content of speeches to be read out 4°/ the wreath to be laid during the ceremonies, 5°/ the Internet site of the Mission for the 60th Anniversary of the Liberation of the Camps, 6°/ research work on homosexual deportees and finally 7°/ the national essay comion on the deportations and the resistance.

1°/ The signatories to the appeal asked that Prefects and Local Directors of ONAC (National Bureau for Veterans and War Victims) inform associations who maintain the memory of the deportation of homosexuals of decisons at meetings held to prepare for the ceremonies, and to relay their suggestions to subsequent meetings. The Minister agreed to look at this request and invited these associations to make an approach to Local Directors of ONAC.

2°/ The signatories expressly asked the Minister responsible, Monsieur Hamlaoui Mékachéra, to send a circular to the Prefects expressly stating that associations who maintain the memory of the homosexual deportations may join in the homage which France renders each year to the victims of Nazism. The Minister agreed to look at this suggestion. The signatories also asked that Local Directors of ONAC officially invite these associations to the ceremonies. The Minister agreed to study this request but asked the associations to confirm that their official aims and objectives did allow for commemorating the homosexual deportations.

3°/ The signatories pointd out that the camp names were to be called out one by one during the ceremonies. They suggested that it was not therefore out of the question for the reasons for deportations to be read out during the ceremonies. This would be an act of memory and of education, in line with the terms of the law of 14 April 1954 which set up the National Day of Remembrance, requiring that the "ceremonies call to mind the sufferings and tortures undergone by deportees in concentration camps". The Minister expressed his understanding of this but asked the signatories to bring this request up with the Deportee Associations.

4°/ The Minister confirmed that, as long as they did not disturb public order, those associations which maintained the memory of homosexual deportations could, like any other citizen, whether in Grenoble, Montpellier or elsewhere, lay a wreath after the ceremonies, that is to say after the departure of the military at the end of the ceremony. The signatories noted this confirmation but explained that they considered that the laying of a separate wreath was a second best solution. They would prefer that these associations could contribute financially to and join in the laying of a communal wreath during the official ceremony. This would be in line with the government regulations of 23 April 2003. The Minister again stated his agreement in principle but asked the signatories to raise this request with the Deportee Associations.

5°/ The signatories expressed their regret that remembrance for all types of deportees was not always accepted, as was noted at the recent anniversary of the liberation of Auschwitz. When France began commemorating the deportations, the Internet site of the "Mission for the 60th Anniversary of the Liberation of the Camps and the End of the Second World War" did not contain a single mention of the terms "homosexual", "Black" or "Roma". The more surprising, as the report by Colonel Claude Mercier, published on 15 November 2001 by the Foundation for Remembering the Deportation, established that at least 210 of those sent from France during the Second World War had been deported for homosexuality (of which 206 were sent from Alsace and from the Moselle). The signatories asked that reference to this report should be added to the site, along with those to the Prime Minister's speech on 26 April 2001 during which France recognised the deportation of homosexuals for the first time. The Secretary-General of the Mission pointed out that the aim of the site was to record ceremonies which had already taken place in 2005 but he agreed to look at this request between now and the 24th of April.

6°/ The signatories recalled the difficulties encountered by Colonel Mercier in his attempts to access "all the archives of the world combatants and also the Archives of France". They asked the government to open all its archives so as to throw full light upon the presecutions suffered by homosexuals during the Second World War throughout the entire national territory. They asked the Minister to commission a study in this spirit which could exploit particularly these archives and, as Colonel Mercier added, "the departmental archives of the three annexed déparments and also the German archives lodged at Coblenz". The minister noted these requests and asked the signatories to raise them, as far as they concerned the deportation, with the Foundation for Remembering the Deportation.

7°/ The signatories asked finally that the theme for the national essay comion on the resistance and the deportation, which plays a central role in keeping the memory of the deportation alive among the young, could in 2006-2007 deal with the resistance and deportation of homosexual people. The minister took note of this request and asked the signatories to bring it up with the body which organises the examinations, the Resistance Foundation, and the Foundation for Remembering the Deportation.

After three hours of frank and friendly discussion, the signatory delegation (two national secretaries of the French Federation of LGCs, Matthieu and David Auerbach, and the president of the Collective against Homophobia, Hussein Bourgi) and the representatives of the Minister (particularly the Secretary General of the Mission for the 60th Anniversary of the Liberation of the Camps and of the End of the Second World War, ministerial advisor, and the Technical Advisor to the Minister on questions relating to remembrance) agreed to meet again at the end of March.

[a] Re. commemorations of the deportation of homosexuals in France, see [fr] :
http://inter-centres-lgbt.org/trianglesroses2004.html
http://www.hexagonegay.com/TrianglesRoses/Reims2004-04.html
http://www.hexagonegay.com/TrianglesRoses/Nimes2004-03.html
http://www.hexagonegay.com/TrianglesRoses/Orleans2004-01.html
http://www.france.qrd.org/texts/rubrique.php3?id_rubrique=14

[b] See also the Federation of LGCs press release no. IC/CP/05/02 on 7 and 17 January: "Towards a true recognition of all the deportations".
http://inter-centres-lgbt.org/10R/10Rcp27deportation.html#en

[c] See press release no.IC/CP/05/05 from the Federation of LGCs and "An Nou Allé !" (an association for lesbians, gays, bis and trans of Martinique) on 27 January: "Oops, we are still forgetting black and homosexual deportees...".
http://inter-centres-lgbt.org/11R/11R-1cp02.html#en

[English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated by T.E.]

Work on the recognition of the deportation of homosexuals has started in Paris – We need to extend this beyond the pereferique to the whole nation

[fr] [en]

[Nos communiqués | Notre agenda]

V15IC__200503160304ICIP/
V14IC__200503141835CCH_/V13IC__200503141504BBON/V13IC__200503141339EDAN/
V12DAUE200503130133MCHB/V11DAUE200503130048MCHB/V10IC__200503100120FRGL/
V09IC__200503081550MDH_/V08IC__200503071438MDH_/V07IC__200503041300MDH_/
V06P_CC200503030232ICR_/V05DAUE200503021759FGLC/V04ICC_200502281700FGL_/
V03DAUE200502271444ICC_/V02MCAD200502220833ICC_/V01MCHA200502??????ADEF

Entamé à Paris, le travail de reconnaissance de la déportation homosexuelle doit franchir le périphérique et concerner la nation toute entière
http://inter-centres-lgbt.org/11R/11Rcp04.html
Mis en ligne le 16 mars 2005

INTER CENTRES LGBT
Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés
Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003)
contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/
c/o J'En Suis, J'Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille
Sept Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J'En Suis, J'Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie
Vingt-cinq Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires),
Mimi (Nice), Siegfried  des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François de l'ancienne Maison de l'homosocialité de Bordeaux, Bernadette  de l'ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l'ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux),
Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs)
Données à jour au 11 octobre 2004
UNIR LES FORCES MILITANTES, PARTAGER LES EXPÉRIENCES
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