INTER CENTRES LGBT
Fédération française des CGL et des militantEs qui se destinent
à l’accueil des personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans)


COMMUNIQUÉ N°IC/CP/04/19
Reims (51), le samedi 11 septembre 2004



Deux ans après le meurtre homophobe de François Chenu

POUR PRÉVENIR LES VIOLENCES HOMOPHOBES,
EX ÆQUO, REIMS LIBERTÉ GAIE ET LA FÉDÉRATION DES CGL
DEMANDENT UNE POLITIQUE D’ÉDUCATION AU RESPECT DES DIFFÉRENCES

(Ex Æquo, Reims Liberté Gaie et l’INTER CENTRES LGBT ont célébré
vendredi le deuxième anniversaire du meurtre de François Chenu)


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© David Auerbach, 10 septembre 2004

     
§1-/ Pour prévenir les violences homophobes, Ex Æquo, Reims Liberté Gaie et la Fédération des CGL demandent une politique d’éducation au respect des différences/ Les deux CGL de Reims, Ex Æquo et Reims Liberté Gaie, ont organisé vendredi 10 septembre à 21 heures une veillée contre l’homophobie, au pont de bois du parc Léo-Lagrange (Reims). À cet endroit, le vendredi 13 septembre 2002 au soir, François Chenu, 30 ans, avait été agressé puis massacré avec une barbarie sans nom par des personnes venues “casser du pédé”. [a]

§2- Une cinquantaine de personnes sont venues honorer la mémoire de François et partager la douleur de son père, de sa mère, de sa sœur et de son frère qui étaient présentEs. Ex Æquo et Reims Liberté Gaie avaient convié des éluEs marnaiSEs : Catherine Vautrin, secrétaire d’État à l’Intégration et à l’Égalité des chances, auparavant députée de la Marne, était représentée ; le maire de Reims, Jean-Louis Schneiter, était représenté par son adjoint délégué aux Cérémonies officielles, Roger Vache ; Mario Rossi, adjoint au maire de Reims délégué à la Culture, était présent ; le député Charles-Amédée de Courson était représenté par Jacques Douadi, maire de Sillery et conseiller régional de Champagne-Ardenne ; Adeline Hazan, députée européenne, était présente ; le sénateur Jean-Claude Étienne et le député Francis Falala étaient représentés ; les députés Jean-Claude Thomas, Philippe Feneuil, Bruno Bourg-Broc et Philippe-Armand Martin, le sénateur Yves Détraigne, s’étaient excusés. La sénatrice Françoise Férat et le député européen Jean-Marie Beaupuy n’ont pas répondu à l’invitation des CGL de Reims.

§3- Le père de François, Jean-Paul Chenu, a lu un texte rédigé avec la mère de François, Marie-Cécile Chenu. Il a évoqué les trois agresseurs de leur fils, venus “se faire un homo” après avoir vainement cherché à “se faire un Arabe”... Il a estimé “intolérable que des "mouvements" utilisent des petits, grâce à des slogans simplistes, en désignant des boucs émissaires : Juifs - Arabes - homosexuels, provoquant la haine et justifiant la violence”. Il a conclu par ces mots : “François nous sommes fiers de toi !” [b]

§4- Le président d’Ex Æquo a évoqué l’agression de Sébastien Nouchet, le 16 janvier dernier, “aspergé d’essence” puis “immolé par le feu” dans les conditions que l’on sait. Christian Ruiz a appelé à une politique de prévention de toutes les discriminations : “C’est à l’école, dès le plus jeune âge, qu’il faut éduquer au respect de toutes et de tous quels que soient l’origine, l’ethnie, la nationalité, la race, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Comme élément essentiel d’une telle politique d’éducation, nos associations ont besoin du soutien symbolique et répressif d’une loi contre l’homophobie.” [c]

§5- Le président de Reims Liberté Gaie a rappelé qu’au XXIème siècle, le “jeune homo” qu’il était ne pouvait qu’être “effrayé devant tant de haine”. Julien Gauthier a appelé à “prendre le mal à la racine, à savoir l’éducation” : “Depuis notre plus jeune âge, on apprend qu’il ne faut pas dire : "sale Noir" ou "sale Juif". Mais pour ma part, on ne m’a jamais repris quand je disais "sale PD", "sale enculé" ou encore" tapette". Je pense qu’il est important de lutter dans les écoles contres toutes les discriminations, afin que les générations à venir puissent vivre en paix avec leur différence.” [d]

§6- Le porte-parole national délégué de la Fédération des CGL a fait part “de toute la solidarité et de toute l’émotion” des Centres gais & lesbiens de France et de leurs Membres associés. David Auerbach a rappelé que la Fédération avait récemment encore commémoré le premier anniversaire du meurtre homophobe de Jean-Pierre Humblot, tué à Nancy le 1er août 2003 : il a souhaité “ne pas avoir à [s]e déplacer ailleurs, demain, en de semblables circonstances”.

§7- Les meurtriers présumés de François Chenu seront jugés à Reims, du mercredi 6 au vendredi 8 octobre prochains.

 

 

 

Pour Ex Æquo,
CGL Reims,

Le Président,
Christian Ruiz
+33 (0)6 22 62 12 65

president@exaequoreims.com

Pour Reims Liberté Gaie,
CGL Reims,

Le Président,
Julien Gauthier
+33 (0)6 16 35 65 02

jules.51@caramail.com

Pour l’INTER CENTRES LGBT,

Vu l’article R11–2, alinéas 1 et 2
du règlement intérieur,

La Porte-parole nationale déléguée,
Nadine 
+33 (0)6 99 39 57 77

Le Porte-parole national délégué,
David Auerbach
+33 (0)6 12 95 16 21

porteparolat@inter-centres-lgbt.org

 

[a] Voir notre communiqué n°IC/CP/04/18 du 8 septembre dernier : “Ex Æquo, Reims Liberté Gaie et la Fédération des CGL s’apprêtent à honorer la mémoire de François Chenu”.
http://inter-centres-lgbt.org/10R/10Rcp7chenu.html

[b] Texte rédigé par les parents de François, Jean-Paul et Marie-Cécile Chenu :

“François, tu voulais profiter de ces quelques heures de congé pour te détendre, tu es venu à Reims ce vendredi 13 septembre 2002, tu as posé ton sac et tu as traversé Reims de bout en bout pour te rafraîchir. À l’aller comme au retour, tu as traversé ce parc.
“C’est là qu’attendaient trois jeunes cachés depuis 45 minutes derrière des fourrés pour "se faire un homo" après avoir cherché à se "faire un Arabe". C’est toi qu’ils ont trouvé sur leur route, c’aurait pu être n’importe quelle autre personne.
“La haine de l’autre ne t’as laissé aucune chance. Aujourd’hui, après la colère, le déchirement, nous sommes toujours à vif mais nous voudrions que ta mort serve à nous faire tous réfléchir. Tu étais heureux de vivre, tu avais le contact facile, ta fibre artistique et ta sensibilité te montraient fragile mais tu étais solide en conviction et en amitié, tu ne concevais pas l’intolérance sans pour autant être militant.
“Tu nous appelles aujourd’hui à nous regarder pour changer notre rapport aux autres. Nous voulons participer à ce combat de tous les jours pour que la tolérance grandisse et, avec elle, le respect de la différence sans lesquels la société s’autodétruirait.
“Il est intolérable que des "mouvements" utilisent des petits, grâce à des slogans simplistes, en désignant des boucs émissaires : Juifs - Arabes - homosexuels, provoquant la haine et justifiant la violence.
“Il est intolérable que notre indifférence, nos préjugés fassent le lit de cette intolérance et ne permettent pas de sortir de la victimisation en confortant les communautarismes.
“Nous avons chacun à remettre en cause notre propre regard sur l’autre, les autres, pour que grandisse la tolérance et que recule la violence.
“Nous sommes avec vous ce vendredi 10 septembre, avec des membres de la famille et des amis, dans ce parc Léo-Lagrange, pour ce moment de recueillement.
“François nous sommes fiers de toi !”

[c] Discours de Christian Ruiz, président d’Ex Æquo, CGL de Reims :

“Ici, le 13 septembre 2002, la route de François a croisé celle de trois individus qui l’ont agressé et battu à mort avec une sauvagerie sans nom. Ses agresseurs étaient venus dans l’unique but de tabasser des Arabes ou des homosexuels (ils l’ont dit eux-mêmes à la police mais en employant d’autres termes). Un an plus tard, le 1er août 2003, à Nancy, Jean-Pierre décédait des suites d’une agression homophobe. Le 16 janvier dernier, Sébastien était aspergé d’essence et immolé par le feu. Notre douleur, notre colère, notre indignation restent toujours aussi vives, notre horreur devant une telle barbarie ne peut pas s’atténuer. C’est un devoir de mémoire envers toutes les victimes, anonymes ou non, d’agressions à caractère homophobe, les plus anodines comme les plus tragiques.
“Un projet de loi visant à pénaliser l’incitation à la haine homophobe va sans doute être débattu lors de la prochaine session parlementaire. Bien sûr, une loi ne suffira pas à résoudre les problèmes, mais elle contribuera à faire évoluer les mentalités et à lutter contre les préjugés, les clichés et la peur de la différence. Nous attendons tous la mise en place d’une politique de prévention de toutes les discriminations. C’est à l’école, dès le plus jeune âge, qu’il faut éduquer au respect de toutes et de tous quels que soient l’origine, l’ethnie, la nationalité, la race, la religion, le sexe, l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Comme élément essentiel d’une telle politique d’éducation, nos associations ont besoin du soutien symbolique et répressif d’une loi contre l’homophobie. Après les multiples promesses du Président de la République, du Premier Ministre et du Garde des Sceaux, nous attendons des actes permettant d’abolir la hiérarchie entre les discriminations. C’est ainsi que sera réaffirmé le principe d’égalité de toutes et de tous devant la loi. Le gouvernement doit lutter, sans plus tarder, contre les préjugés et l’ignorance qui conduisent au harcèlement, à la persécution et à la mort d’innocents, en raison de leur orientation sexuelle. Notre combat sera de longue haleine, il ne fait que commencer.
“Pour terminer, permettez-moi de vous lire un court extrait d’une lettre que j’ai reçue il y a quelques jours, et dont les expéditeurs sont présents ce soir parmi nous : "Nous partageons complètement ce combat pour que la tolérance grandisse et avec elle le respect de la différence, sans laquelle notre société s’autodétruirait. Nous avons chacun à remettre en cause notre propre regard sur l’autre, les autres, pour que la mort de François puisse servir à faire avancer la tolérance et à faire reculer l’homophobie."”

[d] Discours de Julien Gauthier, président de Reims Liberté Gaie, CGL de Reims :

“L’amour, l’amitié, les soirées, s’amuser, boire un verre dans un bar, sortir avec des amis, voilà ce qui rythme la vie de nombreux homos. Cependant toute médaille a son revers, dans notre cas il s’agit de l’homophobie ! Celle-ci peut prendre des formes diverses, allant de l’insulte : qui ne s’est jamais fait traiter de sale PD, de tantouse, de folle, de tapette, de broute gazon, de pédale, de camionneuse et j’en passe... à la violence physique : coup de poing, passage à tabac, immolation, et encore plus effroyable : le meurtre ! Ici, en ces lieux, le 13 septembre 2002 au soir, François est tué pour son homosexualité. Il a été lâchement assassiné avec comme simple motif sa différence ! On est au XXIème siècle, et le jeune homo et président d’association que je suis ne peut être qu’effrayé devant tant de haine. Malgré cela, nous tous, que nous soyons gay, lesbienne, bisexuel(le), trans, hétéro, nous nous devons de réagir à cette violence en disant NON ! Mais également en agissant, en demandant le vote d’une loi (de nombreuses fois repoussée) sanctionnant toutes les formes de discrimination (y compris envers les personnes LGBT).
“Cependant la chose qui me parait la plus importante, est de prendre le mal à la racine, à savoir l’éducation. Eh oui, depuis notre plus jeune âge on apprend qu’il ne faut pas dire : "sale Noir" ou "sale Juif". Mais pour ma part, on ne m’a jamais repris quand je disais "sale PD", "sale enculé" ou encore "tapette". Je pense qu’il est important de lutter dans les écoles contres toutes les discriminations, afin que les générations à venir puissent vivre en paix avec leur différence.
“La vieillesse tue, la maladie tue, les accidents tuent, mais l’homophobie ne doit plus tuer, AGISSONS !”


L’INTER CENTRES LGBT fédère les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 32 Membres de l’INTER CENTRES LGBT sont les huit CGL d’Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris, Reims et Toulouse, et leurs 24 Membres associés à Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Marseille, Mont-de-Marsan, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Tours, Troyes et Valence.
Les 32 Membres de l’INTER CENTRES LGBT fédèrent 2.339 militantEs et 111 organisations LGBT à travers toute la France.
Les 32 Membres de l’INTER CENTRES LGBT accueillent 23.039 personnes par an (données 2003 recueillies auprès de 8 Membres sur 32).
L’INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies.


Version anglaise
INTER CENTRES LGBT
(French Gay and Lesbian Centers Federation)

PRESS RELEASE N°IC/CP/04/19
Rheims (France, Marne), Satursday, September 11th 2004

Two years after the homophobic murder in the Léo-Lagrange Park in Rheims

FRENCH GAY AND LESBIAN CENTERS FEDERATION DEMANDS AN EDUCATIONAL POLICY TO PROMOTE RESPECT FOR DIFFERENCES TO ERADICATE HOMOPHOBIC VIOLENCE

(Ex Æquo, Reims Liberté Gaie and INTER CENTRES LGBT commemorated the second anniversary on September 10th of the murder of François Chenu)

§1-/ French Gay and Lesbian Centers Federation demands an educational policy to promote respect for differences to eradicate homophobic violence/ The two Rheims Gay and Lesbian Centers (Ex Æquo and Reims Liberté Gaie) held a vigil against homophobia at 9 P.M on Friday, September 10th. This took place on the wooden bridge of Léo-Lagrange Park (Rheims, in the East of France). There, on the evening of Friday, September 13th 2002, François Chenu (aged 30) was attacked and brutally murdered with unspeakable cruelty. [a]

§2- Around fifty people came to honour François’s memory and to share in the sorrow of his father, mother, sister and brother who were also present. Ex Æquo and Reims Liberté Gaie had invited some local politicians and elected officials from the region - Catherine Vautrin, State Secretary for Social Integration and Equal Opportunities was represented; the Mayor of Rheims was represented; European Deputy Adeline Hazan was present; and some Members of the French Parliament were represented.

§3- Francois’s father, Jean-Paul Chenu, read a text written by him and François’s mother, Marie-Cecile Chenu. He stated that the three attackers had decided to set upon a gay man after having failed to find an Arab. He felt it was “intolerable” that some political ‘movements’ make use of ordinary people, deploying simplistic slogans so as to pick on scapegoats such as Jews, Arabs and Homosexuals, and in the process causing hatred and justifying violence. His concluding words were “François, we are proud of you!”

§4- Before that, the President of Ex Æquo had rememmbered an attack on Sebastien Nouchet, last 16th of January, who had been sprayed with gasoline then set on fire. Christian Ruiz demanded a policy aimed at preventing all types of discrimination. “At school, from the very earliest stage, we need to teach respect for all, whatever the origin, ethnic group, nationality, race, religion, gender, sexual orientation, gender identity or the health status of the individual. As an essential element in such an educational policy, our associations need the symbolic support of a new law, as well as its active employment against homophobia.”

§5- The President of Reims Liberté Gaie reminded us that, in the 21st century, a “young gay person” such as he could not help but “be frightened in the face of so much hatred”. Julien Gauthier proposed that we go straight to the root of this evil: “From a very young age, we have all been taught never to say ‘you dirty black man’ or ‘you filthy Jew’. As far as I know, however, no-one has ever objected if I said ‘dirty faggot’, ‘filthy bum-boy’ or ‘queer’. I think it’s important to fight in schools against all forms of discrimination, so that generations to come can live in peace with all their differences.”

§6- The delegated national spokesman of the Federation of the CGL shared in solidarity all the feelings of French Gay and Lesbian Centers. David Auerbach pointed out that the Federation had recently commemorated the first anniversary of the homophobic murder of Jean-Pierre Humblot, killed in Nancy on August 1, 2003: He hoped he would not have to face “similar circumstances in the future”.

§7- François Chenu’s alleged murderers will be sent for trial in Rheims, from the 6th to the 8th of October next.

[a] Re our release n°IC/CP/04/14 of August 8th: “French Gay and Lesbian Centers are about to honour the memory of François Chenu”.
http://inter-centres-lgbt.org/10R/10Rcp7chenu.html#UK

[English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated thanks to T.E.]


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http://inter-centres-lgbt.org/10R/10Rcp8chenu.html
Mis en ligne le 12 septembre 2004

INTER CENTRES LGBT
Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés
Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003)
contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/
c/o J’En Suis, J’Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille
Huit Membres titulaires : Arc-en-ciel 31 (Toulouse), CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J’En Suis, J’Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie
Vingt-trois Membres associés : Alter Égaux (Nancy), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires),
Mimi (Nice), Siegfried  des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François Garrido de l’ancienne Maison de l’homosocialité de Bordeaux, Bernadette  de l’ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l’ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux),
Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs)
Données à jour au 5 mai 2004
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