INTER CENTRES LGBT COMMUNIQUÉ N°IC/CP/05/02 Commémorations de la déportation homosexuelle (La Fédération des CGL invite les
associations LGBT à coordonner leurs actions de commémoration
de la déportation homosexuelle et propose de commencer par recenser
les actions menées en 2004 pour mieux identifier les points de
blocage)
Grâce notamment à l'action d'associations comme le Mémorial de la déportation homosexuelle, les Flamands roses, l'Inter-LGBT (ex-Lesbian & Gay Pride Île-de-France) ou Homosexualités et socialisme, la France a reconnu la déportation homosexuelle le 26 avril 2001 par l'intermédiaire de Lionel Jospin, alors Premier ministre. Mais cette reconnaissance n'est pas encore effective dans tous les départements : si certains des CGL et de leurs Membres associés peuvent participer de plus ou moins loin aux cérémonies du souvenir de la déportation le dernier dimanche d'avril, d'autres sont rejetés manu militari. La Fédération française des CGL
et de leurs Membres associés (qui regroupent 136 organisations
et 2.295 militant/es lesbiennes, gaies, bi et trans) propose de recenser
les actions de commémoration de la déportation homosexuelle
afin de mettre en évidence ces différences de traitement
et afin d'inciter les autorités préfectorales encore hésitantes
à appliquer une circulaire émise en 2001 par Jean-Pierre
Masseret, alors secrétaire d'État aux Anciens combattants.
Dans un premier temps, la Fédération a récolé
les actions menées par dix-huit de ses Membres directs et indirects
le dimanche 25 avril 2004 : Couleurs Gaies (CGL Metz), Ex Æquo
(CGL Reims), le Forum gai & lesbien (CGL Lyon), Quazar (CGL Angers),
Alter égaux (Membre associé, Association affinitaire à
Nancy), ARIS (à Lyon), C.I.GA.LE. (à Grenoble), le CGL Nîmes
(à Nîmes), CIGaLes (à Dijon), le GAG (à Orléans),
HOMogênE (au Mans), Angel 91 (Membre associé, Observateur
à Massy), Émergence (à Sarreguemines), Homonyme (à
Nancy), Mémoire des sexualités (à Marseille), les
Flamands roses (association membre du CGL Lille) (notre photo), les
Mélo'Men (association membre du CGL Paris) et Moove (association
membre du CGL Lyon). Ces éléments sont disponibles
sur le site Internet de la Fédération : La Fédération appelle les autres acteurs qui oeuvrent à la reconnaissance de la déportation homosexuelle à se rapprocher d'elle afin de recenser l'ensemble des démarches menées en 2004 et de rechercher ensemble les voies et moyens possibles pour mener au mieux la prochaine cérémonie du souvenir de la déportation, dimanche 24 avril 2005.
[a] Une étude historique réalisée
par Claude Mercier, chargé de mission pour la réalisation
du livre-mémorial de la déportation, a conclu qu'au moins
206 Alsaciens et Mosellans (Français mais Allemands au regard de
l'occupant) ont été déportés durant la Seconde
Guerre mondiale au titre du §175 du code pénal allemand,
sur la base notamment des fichiers de moeurs établis par la police
française avant 1940, ainsi que quatre Français d'autres
départements, volontaires pour le STO, arrêtés en
Allemagne ("Rapport concernant la déportation d'homosexuels
à partir de la France dans les lieux de déportation nazis
durant la seconde guerre mondiale au titre du motif d'arrestation n°175",
Fondation pour la mémoire de la déportation, 15 novembre
2001). Par ailleurs, la déportation des lesbiennes semble avoir
été possible en Autriche annexée, au titre du §209
du code pénal autrichien. [b] Le jeudi 26 avril 2001, Lionel Jospin, alors
Premier ministre, a évoqué la déportation pour homosexualité
lors d'une cérémonie à l'hôtel des Invalides :
"Ce travail de mémoire exige détermination et lucidité. Nous
ne devons pas craindre de nous confronter à notre passé,
avec ses ombres et ses lumières. Il nous faut lutter contre l’oubli
et contre la déformation des faits. Nous devons savoir regarder
notre Histoire en face. [...] Nul ne doit rester à l’écart
de cette entreprise de mémoire. Il est important que notre pays
reconnaisse pleinement les persécutions perpétrées
durant l'Occupation contre certaines minorités : les réfugiés
espagnols, les Tziganes ou les homosexuels. Nul ne doit rester à
l'écart de cette entreprise de mémoire." [c] Le Mémorial de la déportation
homosexuelle a été créé le 8 novembre 1989
(Journal officiel du 6 décembre 1989). [d] Les CGL et leurs Membres associés
ont déjà évoqué la déportation homosexuelle.
Voir notamment : Ex Æquo, CGL Reims, cérémonies du
samedi 27 avril 1996 au dimanche 29 avril 2001 : Comme ça !, Membre associé, Observateur
à Rouen, cérémonie du dimanche 30 avril [2000 ?] : Jean-Gabriel , Membre associé, Correspondant
local à Troyes : Inter-LGBT (ex-Lesbian & Gay Pride Île-de-France),
association membre du CGL Paris, cérémonies du dimanche
29 avril 2001 au dimanche 25 avril 2004 : CIGaLes, Membre associé, Association affinitaire
à Dijon, débat du 19 novembre [2001 ?] : Maison des homosexualités, Membre associé,
Association affinitaire à Toulouse, cérémonie du
dimanche 28 avril 2002 : Mémoire des sexualités, Membre associé,
Observateur à Marseille, cérémonie du dimanche 27
avril 2003 : INTER CENTRES LGBT, débats du 12 juillet 2003
et du 19 juillet 2004 : Forum gai & lesbien, CGL Lyon, et ARIS, Membre associé,
Association affinitaire à Lyon, cérémonie du dimanche
25 avril 2004 : CGL Nîmes, Membre associé, Association affinitaire
à Nîmes, cérémonie du dimanche 25 avril 2004 : HOMogênE, Membre associé, Association affinitaire
au Mans, cérémonie du dimanche 25 avril 2004 : Angel 91, Membre associé, Observateur à
Massy, cérémonie du dimanche 25 avril 2004 : [e] Voir également : L'INTER CENTRES LGBT fédère les CGL de France
et leurs Membres associés.
Les 36 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 29 Membres associés à Amiens, Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Marseille, Mont-de-Marsan, Montpellier, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes, Valence et Versailles. Les 36 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 136 organisations et 2.295 militant/es lesbiennes, gaies, bi et trans à travers toute la France. Les 36 Membres de l'INTER CENTRES LGBT accueillent environ 29.559 personnes par an (données 2003/2004 recueillies auprès de 19 Membres). L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies.
INTER CENTRES LGBT French Federation of Gay and Lesbian Centres PRESS RELEASE N°IC/CP/05/02 Fight against homophobia (The French Federation of Gay and Lesbian Centres proposes that French LGBT associations survey their commemoration activities for the deportations of homosexuals) Those activists working on the ground, French Gay and Lesbian Centres and their Associate Members are confronted each day with the problems involved in homophobia. They remember François Chenu whose murder in Rheims they commemorated on last September 10th, together with Jean-Pierre Humblot of which they commemorated the murder in Nancy on last August 1st, and Sebastien Nouchet brutally attacked on January 16th 2004. But the sufferings of today should not eclipse those of yesterday. The French Gay and Lesbian Centres also remember homosexual people deported during the World War II. Thanks in particular to the action of associations like the French "Memorial to the Homosexual Deportation", France recognized the homosexual deportation in the person of Lionel Jospin, then Prime Minister, on April 26th 2001. But this recognition is not yet effective in all French "départements" (main administrative divisions of French territory). While some of the French Gay and Lesbian Centres can take part (more or less close to home) in commemorative ceremonies to the deportation on the last Sunday of each April, others have been physically ejected by the police. The French Federation of Gay and Lesbian
Centres (incorporating 136 organizations and 2,295 militants) proposes
to survey all the acts of commemoration to the homosexual deportation
in order to highlight these differences in treatment, and in order to
encourage the still hesitant "départements" to
follow the call launched by the Prime Minister on April 26th 2001. As
a start, it confirmed the acts carried out by seventeen of its full and
associate Members on Sunday, April 25th 2004. The details are available
on the Internet site of the Federation: The Federation calls upon all activists who are working for the recognition of the homosexual deportation to stand with it so as to survey those acts that have been carried out and to investigate together possible ways and means which could lead to an improved ceremony of remembrance to the deportation on Sunday, April 24th 2005. [English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated thanks to T.E.] Towards a true recognition of all the deportations
V6IC__200501081728ICPI/V5DA__200501070618CC__/V4DA__200501050558CC__/ Pour une vraie reconnaissance de
toutes les déportations
http://inter-centres-lgbt.org/10R/10Rcp27deportation.html Mis en ligne le 8 janvier 2005. Annexes [d] et [e] mises à jour le 14 janvier 2005 avec le concours des Gais et lesbiennes branchés INTER CENTRES LGBT
Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003) contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/ c/o J'En Suis, J'Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille Sept Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J'En Suis, J'Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie Vingt-cinq Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires), Mimi (Nice), Siegfried des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François Garrido de l'ancienne Maison de l'homosocialité de Bordeaux, Bernadette de l'ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l'ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux), Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs) Données à jour au 11 octobre 2004 UNIR LES FORCES MILITANTES, PARTAGER LES EXPÉRIENCES © INTER CENTRES LGBT - Merci de consulter les informations légales relatives à l'utilisation des données du présent site Internet. L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. |