Projet de loi contre l'homophobie SUITE À LA LETTRE DES CGL AUX DÉPUTÉ/ES, (L'INTER CENTRES LGBT auditionnée par Brigitte
Barèges
§1- Le 23 juin, le Conseil
des ministres adoptait le projet de loi (PJL) "relatif à
la lutte contre les propos discriminatoires à caractère
sexiste ou homophobe". Le 24 juin, estimant ce PJL
"tronqué", les CGL de France et leurs Membres
associés adressaient une lettre à leurs parlementaires pour
leur demander de légiférer "maintenant, sur l'ensemble
du territoire de la République, contre l'ensemble des propos sexistes,
homophobes, LGBTphobes et sérophobes" (qu'ils estimaient
consubstantiellement liés). Le 25 juin puis le 9 septembre, la
Fédération française des CGL et de leurs Membres
associés était reçue au cabinet du Premier ministre
puis au ministère de la Justice pour développer les préoccupations
exprimées dans cette lettre. Le 14 septembre, la Fédération
a été auditionnée par Maître Brigitte Barèges,
députée du Tarn-et-Garonne et rapporteure pour ce PJL de
la commission des lois constitutionnelles, de la législation et
de l'administration générale de la République. La
délégation de la Fédération était composée
de David Auerbach, porte-parole national délégué
de la Fédération, vice-président de "An Nou
Allé !" (Membre associé de la Fédération
en Martinique), et de Matthieu, secrétaire national
de la Fédération, président du CGL Lille.
§2- La Fédération des CGL a de nouveau exprimé sa satisfaction de voir ce PJL augurer une avancée indéniable pour la condition féminine, lesbienne, gaie et bi. En revanche, elle a rappelé que ce texte restait en l'état intellectuellement inachevé pour méconnaître les liens profonds existant entre les haines sexiste, homophobe, transphobe et sérophobe (entre lesquelles il laisse subsister des différences de traitement). Elle a notamment présenté quatre souhaits :/ - insertion d'une affirmation de principe de portée générale définissant les homophobies et inscrivant le projet dans un horizon éthique ;/ - extension aux associations féministes et LGBT du droit de réponse prévu par l'article 13-1 de la loi sur la presse de 1881 ;/ - prise en compte des discriminations liées à l'identité de genre et à l'état de santé ;/ - égalité de traitement entre les discriminations liées au sexe et celles liées à l'orientation sexuelle (la Fédération s'est ainsi étonnée que le PJL admette la notion de "violence fondée sur le sexe" mais pas celle de "violence fondée sur l'orientation sexuelle", ce qui est pour le moins contraire aux observations des CGL et de leurs Membres associés). §3- La Fédération des CGL souligne la qualité d'écoute de Brigitte Barèges. Cependant, la Fédération relève que la députée du Tarn-et-Garonne n'a souhaité exprimer son sentiment sur aucune des propositions avancées. La Fédération redoute notamment que les arguments d'une certaine presse, qui voit dans l'expression sexiste et homophobe une simple manifestation de la liberté d'expression, ne fassent obstacle à l'extension du droit de réponse aux associations féministes et LGBT, alors même qu'il serait paradoxal que la loi permette le "plus" (la poursuite en justice) mais pas le "moins" (la résolution amiable). La Fédération s'inquiète également d'un calendrier parlementaire particulièrement dense : Brigitte Barèges pourrait rendre son rapport courant novembre, ce qui permettrait à l'Assemblée nationale de débattre du PJL courant décembre. Compte tenu des délais imposés par la navette parlementaire entre l'Assemblée et le Sénat, la Fédération des CGL s'interroge sur la possibilité de voir la loi promulguée avant le 1er janvier 2005, comme avancé par la Primature le 25 juin dernier. §4- Enfin, avec le Caritig (Centre d'aide, de recherche et d'information sur la transsexualité et l'identité de genre), la Fédération des CGL renouvelle son souhait de voir pris en compte les propos discriminatoires portant sur l'identité de genre. Elle espère que ce souhait sera évoqué dans le rapport prochainement présenté par la députée du Tarn-et-Garonne.
[a] Concernant l'entretien de la
Fédération avec le ministère de la Justice le 9 septembre
dernier, voir le communiqué de l'INTER CENTRES LGBT du
13 septembre dernier (n°IC/CP/04/20) : "Suite à la
lettre des CGL aux parlementaires, le ministère de la Justice prend
acte des demandes des acteurs sociaux du mouvement LGBT". [b] Concernant les arguments d'une certaine
presse assimilant l'expression sexiste et homophobe à une simple
manifestation de la liberté d'expression, voir le communiqué
de l'INTER CENTRES LGBT du 14 février dernier (n°IC/CP/04/02) : "L'homophobie n'est pas une histoire belge". [c] Audition du 14 septembre 2004, 10h00, par Maître Brigitte Barèges, députée du Tarn-et-Garonne, rapporteure pour le projet de loi "relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe" de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République : Les Membres de la Fédération des CGL tiennent à souligner l'importance des effets délétères de la "haine homophobe" prise au sens large du terme : à Nancy le 1er août dernier, à Reims le 10 septembre, ils ont commémoré les meurtres homophobes de Jean-Pierre Humblot (tué à 63 ans le 1er août 2003) et de François Chenu (tué à 30 ans le 13 septembre 2002). Les CGL de France et leurs Membres associés soulignent également l'ampleur méconnue voire ignorée du suicide LGBT, sur lequel aucune étude publique n'a à ce jour été commandée : en l'absence de statistique nationale, ils ont considéré les études réalisées à l'étranger, et les données empiriques recueillies en France par une association spécialisée dans l'écoute téléphonique des personnes suicidaires, pour estimer que près d'un suicide sur deux (soit près de 6.000 des 12.000 suicides mortels annuels) toucherait une personne dont l'orientation sexuelle ou l'identité de genre ne serait pas "conforme". Dans les CGL, lieux de convivialité et de revendication mais aussi centres d'accueil, d'écoute et de soutien, chacunE a déjà reçu une personne suicidaire ou suicidante ou connaît une personne décédée suite à un suicide. Cette hécatombe qui frappe de nombreux jeunes mais aussi des personnes âgées est pour bonne part liée au mépris de soi que ressentent des personnes plongées depuis l'enfance dans un univers hétérosexiste, univers où l'hétérosexualité est l'horizon exclusif de toute vie sexuelle ou amoureuse, où l'homophobie ambiante n'est jamais réprimée, est toujours valorisée. L'expérience quotidienne de l'accueil, de l'écoute et du soutien des lesbiennes, des gais, des bi et des trans fonde et légitime l'aspiration des CGL à une loi contre toutes les discriminations sexistes, LGBTphobes et sérophobes, maintenant. Notre expérience d'acteurs sociaux légitime nos revendications. La loi n'empêchera pas la haine, nous le savons. Mais notre expérience nous a appris que pour s'opposer à la haine, il nous faudra la loi comme support symbolique et effectif, comme référentiel social et légal -comme soutien. Il en va de l'intérêt général. Le texte du PJL "relatif à la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe" constitue une avancée importante vers l'égalité des personnes LGBT en droit et en dignité au sein de la communauté nationale, seule communauté que connaisse la République. Cette avancée témoigne d'une écoute certaine d'une société qui évolue et se défait, trop lentement encore sans doute, de préjugés ancestraux finalement bien peu fondés. Ce PJL est un acte fort à porter au crédit du gouvernement et de la majorité parlementaire qui le soutient à condition qu'il se traduise bien en loi votée par le Parlement : notre première préoccupation portera donc ici sur le "timing" du PJL, qui nous paraît bien serré si l'on s'en tient à l'objectif indiqué d'un vote définitif en dernière lecture avant le 1er janvier 2005. Nous souhaiterions recevoir de nouvelles assurances sur ce point. Par ailleurs, des améliorations paraissent pouvoir
être apportées à ce PJL qui, en l'état, nous
paraît intellectuellement inachevé, notamment pour méconnaître
la transphobie et la sérophobie qui s'expriment souvent en même
temps que le sexisme et que l'homophobie et qui doivent donc être
réprimées en même temps. Nos principales revendications
seront les suivantes : Nos propositions d'amendements seront ci-après
inscrites en majuscules : pour l'essentiel, il s'agit des propositions
que nous avions formulées auprès de Mlle Carole Moinard,
conseillère technique près le Premier ministre, lors de
l'entretien qu'elle avait bien voulu nous accorder le 25 juin, et auprès
de M. Stéphane Noël, conseiller technique près
le Garde des Sceaux, lors de l'entretien qu'il avait bien voulu nous accorder
le 9 septembre. Il convient de saluer ici leur qualité d'écoute
et de dialogue. (Cf. nos communiqués de presse n°IC/CP/04/09
et 20.) Article 1er Texte actuel : Il est inséré, après le huitième
alinéa de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté
de la presse, un alinéa ainsi rédigé : Notre souhait : Il est inséré, après le huitième
alinéa de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté
de la presse, un alinéa ainsi rédigé : Notre commentaire : "IDENTITÉ DE GENRE" : il nous paraît
important d'inclure explicitement les personnes trans dans le texte de
loi. En effet, il est à craindre que la notion "d'orientation
sexuelle" puisse être interprétée par le
juge en un sens qui n'inclue pas les personnes trans, pourtant tout aussi
souvent victimes de persécutions que les personnes lesbiennes,
gaies et bi. Cette revendication semble conforme à la position
qu'aurait exprimée le Premier ministre le 24 juin (selon le communiqué
de l'Inter-LGBT du 25 juin). Elle semble également conforme à
la position qu'aurait exprimée la Présidence le 1er juillet
(selon le communiqué de l'Inter-LGBT du 2 juillet). "ÉTAT DE SANTÉ" : bien souvent,
certaines personnes LGBT sont insultées à raison de leur
séropositivité au VIH réelle ou supposée,
voire de leur stade sida réel ou supposé. Il serait mal
venu que la loi réprime les injures du style "sale pédé",
mais pas celles du style "sale séropo"
qui
deviendraient dès lors le refuge licite de l'expression homophobe.
Comme le rappelle Act Up-Paris, "d'après une enquête
menée par Aides, 75% des séropositifs déclarent avoir
déjà subi des discriminations en raison de leur statut sérologique" : il paraît évident que ces discriminations se font pour
beaucoup à raison de l'amalgame souvent (sinon toujours) présent
entre le VIH/sida et l'homosexualité. Christine Boutin le rappelait
récemment. Dans son rapport sur l'isolement et le suicide en France,
"Pour sortir de l'isolement, un nouveau projet de société",
elle reconnaît ainsi "la difficulté souvent rencontrée
par les malades du sida dans le cadre de relations avec les banques, et
en particulier en ce qui concerne l'obtention de prêts bancaires"
(I, B3). Christine Boutin ajoute : "Alors même que les personnes
atteintes de cette maladie seraient prêts à payer les surprimes
d'assurance sur les prêts prévues par les textes, elles se
retrouvent souvent confrontées à un refus pur et simple
de la part de leurs banquiers. Cette forme de discrimination par la santé,
assimilée par beaucoup à une discrimination sexuelle (on
peut comprendre leurs motifs) est également génératrice
d'isolement." "RÉELS OU SUPPOSÉS" : bien souvent aussi, si ce n'est le plus souvent, les personnes qui utilisent des insultes homophobes, transphobes ou sérophobes ne font que supposer que la personne qu'elles insultent relève de la catégorie concernée. Une teinte de cheveux "trop" osée, un déhanchement "trop" prononcé suffisent (On a même vu aux États-unis d'Amérique un homme assassiné parce qu'il portait un sac à main qui n'était autre que celui de sa femme.) Là encore, il serait malvenu que le juge exempte les insultes destinées à des personnes supposées lesbiennes, gaies, bi, trans, séropositives ou sidéennes dont on serait parvenu, on n'ose imaginer comment, à déterminer le caractère finalement "hétérosexuel" ou séronégatif Le cabinet du Premier ministre "a pris note avec intérêt de cette revendication susceptible de faciliter l'application de la loi future" (notre communiqué du 5/7 juillet dernier, relu par le cabinet du Premier ministre). Sur ces trois points (identité de genre, état de santé et caractère réel ou supposé), la Fédération des CGL ne manquerait pas de saluer publiquement d'éventuels amendements. Article 2 Texte actuel : Il est inséré, après le deuxième
alinéa de l'article 32 de la loi précitée, un alinéa
ainsi rédigé : Notre souhait : Il est inséré, après le deuxième
alinéa de l'article 32 de la loi précitée, un alinéa
ainsi rédigé : Article 3 Texte actuel : Il est inséré, après le troisième
alinéa de l'article 33 de la loi précitée, un alinéa
ainsi rédigé : Notre souhait : Il est inséré, après le troisième
alinéa de l'article 33 de la loi précitée, un alinéa
ainsi rédigé : Notre commentaire : "DE LEUR SEXE" : Il nous paraît malvenu
d'instaurer dans la loi le principe d'une "discrimination entre
les discriminations"
Serait-ce à dire qu'il n'est
pas de diffamation, pas d'injure sexistes ? Qui oserait sérieusement
le soutenir ? Sexisme, "homophobie" (lesbo, gai-, bi
et transphobies) et sérophobie sont intimement liés et participent
du même rejet de ce qui est jugé comme inconvenant par rapport
aux normes de genre. Disjoindre les uns des autres reviendrait, de nouveau,
à laisser subsister des "poches d'insulte licite"
qui deviendrait des mots-clefs pour les sexistes, homophobes, LGBT-phobes
et sérophobes (un peu à l'image des allusions à un
"lobby cosmopolite et sioniste très implanté dans
les médias et dans la banque"
qui ne trompent personne
mais peuvent si difficilement être poursuivies). Finalement, il
nous paraît possible de faire confiance au juge pour, sous le contrôle
de la Cour de cassation, cerner précisément ce qui relève
la diffamation ou de l'injure et ce qui n'en relève pas. Article 5 Texte actuel : Il est inséré, après l'article 48-3
de la loi précitée, deux articles ainsi rédigés : Notre souhait : Il est inséré, après l'article 48-3
de la loi précitée, QUATRE articles ainsi rédigés : Notre commentaire : Suite logique de notre commentaire des articles 1er,
2 et 3. En outre, il nous semble étrange voire tendancieux d'exclure
la notion de violence fondée sur l'orientation sexuelle
Suffisamment
de meurtres ont récemment, en France, démontré l'existence
de telles violences. Article 7 Texte actuel : La présente loi est applicable en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, dans les îles Wallis et Futuna et dans les Terres australes et antarctiques françaises. Notre souhait : La présente loi est applicable en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, À MAYOTTE, dans les îles Wallis et Futuna et dans les Terres australes et antarctiques françaises. Notre commentaire : Nous avons bien pris acte des garanties apportées
par la Primature nous assurant que Mayotte était bien comprise
dans le champ territorial du PJL. Néanmoins, en l'absence de démonstration
juridique étayée, nous constatons que Mayotte est la seule
des cinq collectivités d'outre-mer qui relèvent du principe
constitutionnel de spécialité législative à
ne pas figurer ici. Particulièrement marqués par le précédent
du PaCS, qui reste de facto inaccessible aux 630.000 habitantEs de ces
collectivités (comme nous le rappelle notre Membre associé
en Nouvelle-Calédonie, l'association Homo-Sphère), nous
souhaitons une mention explicite. Avant l'actuel article 1er Pour un article 1A Notre souhait : TOUTE VIOLENCE OU DISCRIMINATION PHYSIQUE, MORALE OU SYMBOLIQUE FONDÉE SUR LE SEXE, L'ORIENTATION SEXUELLE, L'IDENTITE DE GENRE OU L'ÉTAT DE SANTÉ, EST INTERDITE, QUE CES CARACTÈRES SOIENT RÉELS OU SUPPOSÉS. Notre commentaire : Nous regrettons l'absence d'un "horizon éthique"
qui soit formulé à l'intérieur même de la loi.
Par exemple, le député François Léotard, dans
sa proposition de loi du 9 novembre 1999 (la première que nous
ayons recensée sur le sujet) avait prévu l'article 1er suivant : "Toute discrimination fondée sur des pratiques sexuelles
non réprimées par la loi est interdite." Une telle
formulation nous paraît discutable, notamment parce qu'elle évoque
quelque peu un pléonasme. Mais elle a le mérite de poser
une affirmation de principe claire et forte, avant d'entrer dans la "cuisine
juridique" de la loi de 1881. Elle a le mérite, à
l'heure où le peuple fait souvent le reproche au législateur
de produire une loi inintelligible, d'énoncer un principe immédiatement
compréhensible par touTEs, ayant une valeur pédagogique
forte. Nous souhaiterions donc l'insertion d'un article 1A qui s'inspire
du texte de François Léotard et qui définisse en
fait l'homophobie. La loi de 1881 ici modifiée s'ouvre elle-même
par une telle déclaration de principe : "L'imprimerie et
la librairie sont libres." Pour un article 1B Notre souhait : IL EST INSÉRÉ, AVANT LE POINT FINAL DU
PREMIER ALINEA DE L'ARTICLE 13-1 DE LA LOI DU 29 JUILLET 1881 SUR LA LIBERTÉ
DE LA PRESSE, LA MENTION AINSI RÉDIGÉE : Notre commentaire : Nous souhaitons l'insertion dans le PJL d'un nouvel article
1B par lequel les associations de lutte contre les violences ou les discriminations
fondées sur le sexe ou l'orientation sexuelle, l'identité
de genre ou l'état de santé, se verraient ouvrir le droit
de réponse reconnu par l'article 13-1 de la loi de 1881 aux associations
ayant pour objet "de défendre la mémoire des esclaves
et l'honneur de leurs descendants, de combattre le racisme ou d'assister
les victimes de discrimination fondée sur leur origine nationale,
ethnique, raciale ou religieuse". Soulignons le paradoxe d'un
PJL qui prévoirait le "plus" (la possibilité
d'ester en justice) mais pas le "moins" (la possibilité
d'éteindre le litige directement entre les parties en demandant
l'insertion d'un droit de réponse ayant parfois plus de portée
pédagogique qu'une procédure juridique). L'INTER CENTRES LGBT fédère
les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 32 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 25 Membres associés à Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Marseille, Mont-de-Marsan, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes et Valence. Les 32 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 2.350 militantEs et 125 organisations LGBT à travers toute la France. Les 32 Membres de l'INTER CENTRES LGBT accueillent environ 25.938 personnes par an (données 2003 recueillies auprès de 12 Membres sur 32). L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. (French Gay and Lesbian Centers Federation) PRESS RELEASE N°IC/CP/04/23 Bill against Homophobic Language FOLLOWING A FRENCH GAY AND LESBIAN CENTERS'
LETTER (INTER CENTRES LGBT was recieved by Brigitte Barèges so it could expand upon proposals in its letter of June 24th) §1- On June 23rd, the French Council of Ministers adopted a Bill "relating to the struggle against discriminatory language of a sexist or homophobic character". On June 24th, fearing that the Bill had been "watered down", French Gay and Lesbian Centers wrote letters to their National Assembly deputies demanding that they legislate "now, for the whole territory of the Republic, against all forms of sexist and homophobic language, including that directed at trans-sexuals and HIV positive people" (all of which they consider to be intimately inter-related). On June 25th, then again on September 9th, the French Gay and Lesbian Centers Federation went to the offices of the Prime Minister, then to the Justice Department to expand upon the principal suggestions contained in this letter. On September 14th, the Federation was received by Brigitte Barèges, the Deputy for Montauban, who has taken charge of this Bill for the Law Commission. The Federations delegation was made up of David Auerbach, the designated spokesperson for the Federation and vice-president of "An Nou Allé !" (an Associate Member of the Federation in Martinique), and Matthieu, national secretary as well as president of Lille Gay and Lesbian Center. §2- The French Gay and Lesbian Centers'
Federation again expressed its satisfaction with the Bill and looked forward
to its making a significant improvement to the condition of females, lesbians,
gays and bi-sexuals. However, the Federation pointed out that the text
had not been fully thought out, ignoring as it did the strong connection
between sexist and homophobic hatreds, and those directed at HIV positive
people (albeit these all needed to be dealt with in different ways). The
Federation made four suggestions in particular: §3- The French Gay and Lesbian Centers' Federation was pleased at the quality of the dialogue with Brigitte Barèges. However, the Federation points out that she wished to express no personal views on the proposals it put forward. The Federation has particular worries about arguments in certain sections of the press, which see in the expression of sexist and homophobic opinions a simple manifestation of freedom of expression. The Federation also has concerns about the particularly tight parliamentary schedule. Brigitte Barèges could report back to Parliament during November. This would make it possible for the National Assembly to discuss PJL during December. Taking into account time to accommodate parliamentary to-ings and fro-ings between Assembly and Senate, the Federation of the CGL wondered whether it would be possible to see the law promulgated by January 1st, 2005, as the Prime Ministers office had anticipated last 25th of June. §4- The French Gay and Lesbian Centers' Federation, together with 'Caritig' (French centre for help, research and information on trans-sexuality and gender identity), restates its wish to see discriminatory language relating to gender identity being incorporated in the Bill. It hopes that this wish will be mentioned in the report soon to be presented by Brigitte Barèges. [a] Re the last meeting between the Federation
and the Justice' Department, see the INTER CENTRES LGBT's press release,
no.IC/CP/04/20, of September 13th last: "After letters from the
French Gay and Lesbian Centers_ had been sent to Deputies of the National
Assembly, the Justice_ Department responded to LGBT activists_ requests". [English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated thanks to T.E.] Following a French Gay and Lesbian Centers' letter to deputies of the National Assembly, the Assembly responds to activist' demands from the LGBT movement
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aux députéEs, la rapporteure du projet de loi contre l'homophobie
prend acte des demandes des acteurs sociaux du mouvement LGBT
http://inter-centres-lgbt.org/10R/10Rcp12loi.html Mis en ligne le 15 octobre 2004 INTER CENTRES LGBT Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003) contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/ c/o JEn Suis, JY Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille Sept Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, JEn Suis, JY Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie Vingt-cinq Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires), Mimi (Nice), Siegfried des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François Garrido de lancienne Maison de lhomosocialité de Bordeaux, Bernadette de lancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de lancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux), Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs) Données à jour au 11 octobre 2004 UNIR LES FORCES MILITANTES, PARTAGER LES EXPÉRIENCES © INTER CENTRES LGBT - Merci de consulter les informations légales relatives à lutilisation des données du présent site Internet. LINTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies. |
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