INTER CENTRES LGBT
Fédération française des CGL et des militantEs qui se destinent
à l’accueil des personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans)


COMMUNIQUÉ N°IC/CP/04/22
Angers (49), le lundi 11 octobre 2004



Lutte contre les discriminations et pour l'égalité

LA FÉDÉRATION DES CGL SOUTIENT
LA "PLATE-FORME POUR L'ÉGALITÉ DES DROITS"

(L'INTER CENTRES LGBT partage les analyses et soutient les revendications
exprimées le 31 mars par le Collectif pour l'égalité des droits)


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§1- L'INTER CENTRES LGBT manifeste son soutien aux analyses et aux neuf revendications de la "Plate-forme pour l'égalité des droits" lancée, le 31 mars 2004, par le Collectif pour l'égalité des droits créé le 28 février 2004.

§2- Toutefois, les CGL de France et leurs Membres associés ne signent pas cette Plate-forme et n'adhèrent pas à ce Collectif, attendant pour ce faire de pouvoir se prononcer sur ses statuts qui ne semblent à ce jour pas disponibles.

 

Pour l'INTER CENTRES LGBT,

Vu l’article R11–2, alinéas 3 à 7
du règlement intérieur,

La Porte-parole nationale déléguée,
Nadine 
+33 (0)6 99 39 57 77

Le Porte-parole national délégué,
David Auerbach
+33 (0)6 12 95 16 21

porteparolat@inter-centres-lgbt.org

 

[a] Collectif pour l'égalité des droits (créé le 28 février dernier à la suite d'un rassemblement parisien de soutien à Sébastien Nouchet par Act Up-Paris, les Panthères roses et le GAT, Groupe action trans) :

Plate-forme pour l'égalité des droits (lancée le 31 mars dernier lors d'une conférence de presse des auteurs du Manifeste pour l'égalité des droits)

"L'homophobie, la lesbophobie et la transphobie tuent : égalité des droits"

a. Un homosexuel a été brûlé vif dans le Pas-de-Calais le 16 janvier dernier. Cet acte homophobe particulièrement violent s'ajoute à la liste des nombreuses attaques visant les lesbiennes, les gays, les bis et les trans. En réaction, les récentes déclarations d'intention du gouvernement ne sauraient nous convaincre.
b. Tant que les lesbiennes, les gays, les bis et les trans resteront des sous-citoyenNEs selon la loi, elles et ils continueront à être insultéEs, stigmatiséEs et agresséEs.
c. La non-application des lois relatives à l'égalité femmes-hommes dans les domaines de l'éducation et du travail ainsi que les inégalités de droits fondées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre participent des violences faites aux femmes, aux lesbiennes, aux gays, aux bis et aux trans.
d. Nous défendons le principe d'égalité en droits comme en faits, étape nécessaire pour lutter contre les discriminations fondées sur le sexe, l’orientation sexuelle, ou l'identité de genre.
e. Nous attendons donc du gouvernement qu'il lutte sans tarder pour l'égalité des droits, contre les préjugés et l'ignorance relatifs à l'orientation sexuelle, à l'identité de genre, et contre le sexisme.
f. Nous exigeons des mesures éducatives et législatives à la hauteur de l'urgence de la situation :

1. La modification de l'article premier de la Constitution, assurant l'égalité des citoyenNEs sans distinction d'origine, de race ou de religion, pour y ajouter la notion d’égalité sans distinction de sexe, d'orientation sexuelle, d'identité de genre.
2. La condamnation des discriminations basées sur le sexe, l'orientation sexuelle ou l'identité de genre de la victime au même titre que le sont celles liées au racisme ou à l'antisémitisme.
3. La pénalisation des propos discriminatoires (injures, diffamation, incitation à la haine) sexistes, homophobes, lesbophobes et transphobes, au même titre que le sont les propos racistes ou antisémites.
4. La mise en place d'une politique efficace de prévention de l'homophobie, de la lesbophobie, de la transphobie et du sexisme, notamment en milieu scolaire et dans les organismes accueillant du public (OFPRA, institution pénitentiaire, CNAM, Police Nationale...).
5. Le droit au mariage civil pour les couples de même sexe ; l'extension aux couples homosexuels de l'ensemble des avantages (sociaux, fiscaux, séjour…) dont bénéficient les couples hétérosexuels ; l'égalité des droits entre les différents statuts civils et fiscaux : PACS, mariage, concubinage et célibat.
6. L'accès à la procréation médicalement assistée et à l'adoption quelles que soient l'orientation sexuelle, l'identité de genre ou le statut marital du/de la ou des demandeurEs.
7. Que les trans ne soient plus classéEs comme malades mentaux par le système de soins français.
8. La simplification de la procédure de changement d'état civil pour les trans (transsexuelLEs et transgenres) qu'elles ou ils soient opéréEs ou non, et l'accès à une prise en charge médicale choisie, rapide et efficace.
9. La suppression de toute mention relative au sexe sur les papiers d'identité et documents administratifs.

g. Ces exigences sont un pré-requis pour lutter contre les discriminations, dans la loi, dans les faits, dans les têtes.
h. Nous invitons les structures associatives et politiques et les individuEs dont la lutte contre les discriminations fait partie du combat politique, à rejoindre le Collectif pour l'égalité des droits et à soutenir cette plate-forme de revendications. Envoyez vos signatures à egalitedesdroits@no-log.org ou signez-la en ligne sur le site des GLB.
http://www.france.qrd.org/actions/article.php3?id_article=818

Porte-parole :
Xavier Prieur
06 03 85 64 09
egalitedesdroits@no-log.org
http://egalitedesdroits.free.fr

Organisations signataires [telles que relevées sur le site Internet du collectif le 8 octobre 2004] : Académie Gay & Lesbienne, Act Up-Paris, Act Up-Lyon, Alternative libertaire, CADAC (Coordination des Associations pour le Droit à l'Avortement et à la Contraception), CCP (Collectif Contre le Publisexisme), CLF (Coordination Lesbienne en France), CNDF (Collectif National pour les Droits de Femmes), Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles, DEGEL (Debout Étudiant–es Gais Et Lesbiennes), Etudions Gayment, Femmes Publiques, Fierté LGBT Lille, FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des deux Rives), GLB (Gais et Lesbiennes Branchés), GAT (Groupe Activiste Trans), Gay Kitsch Camp, Homonormalité, JCR (Jeunesses Communistes Révolutionnaires), La Dixième Muse, La voix de l'âme, LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire), Les Mauves, Les Panthères roses, Les Verts, LGBT-Formation, Mix-cité, PASTT (Prévention Action Santé Travail pour les Trangenres), ProChoix, Ras l'front, Scalp-Reflex, SNEG (Syndicat National des Entreprises Gaies), SOS-Homophobie, SUD Étudiant, SUD PTT, Tasse de Thé (association et portail pour les lesbiennes), Tiresias, Trans Action, Vamos !

Person[n]alités politiques signataires [telles que relevées sur le site Internet du collectif le 8 octobre 2004] : Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris), Olivier Besancenot (porte parole de la LCR), Patrick Bessac (conseiller régional PCF d'Ile-de-France), Jean Brafman (conseiller régional d'île de France, Groupe communiste, alternative citoyenne, républicain), Sergio Corronado (Adjoint au maire du 14e ardt de Paris), Jean-Luc Estournel (adjoint au maire de Villeurbanne), Hélène Flautre (députée Européenne, les Verts), Christophe Girard (Adjoint au maire de Paris), Noël Mamère (Député de Gironde, les Verts), Pierre Quay-Thevenon (adjoint au maire (PC) de Saint-Denis), Roseline Vachetta (député Européenne, LCR).


L'INTER CENTRES LGBT fédère les CGL de France et leurs Membres associés.
Les 32 Membres de l'INTER CENTRES LGBT sont les sept CGL d'Angers, Lille, Lyon, Metz, Paris et Reims, et leurs 25 Membres associés à Bordeaux, Caen, Chartres, Chauny, Cherbourg, Dijon, Grenoble et Lyon, au Mans, à Marseille, Mont-de-Marsan, Nancy, Nice, Nîmes, Nouméa, Orléans, Rennes, Rivière-Salée, Rouen et Sarreguemines, au Tampon, à Toulouse, Tours, Troyes et Valence.
Les 32 Membres de l'INTER CENTRES LGBT fédèrent 2.350 militantEs et 125 organisations LGBT à travers toute la France.
Les 32 Membres de l'INTER CENTRES LGBT accueillent environ 23.438 personnes par an (données 2003 recueillies auprès de 12 Membres sur 32).
L'INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies.


Version anglaise
INTER CENTRES LGBT
(French Gay and Lesbian Centers Federation)

PRESS RELEASE N°IC/CP/04/22
Angers (France, Maine), Monday, October 11th 2004

Struggle against discrimination, and for equality

FRENCH GAY AND LESBIAN CENTERS FEDERATION SUPPORTS THE "PLATFORM FOR EQUAL RIGHTS"

(INTER CENTRES LGBT shares the analyses and supports the demands made on March 31 by the Collective for Equal Rights)

§1- INTER CENTRES LGBT expresses its support for the analyses and for the nine demands of the "Platform for Equal Rights" launched on March 31, 2004, by the French Collective for Equal Rights (created on February 28, 2004).

§2- However, French Gay and Lesbian Centers and their Associate Members did not officially sign this Platform and are not intend to be members of this Collective. They are waiting to be able to come to an opinion about it's statutes, which do not seem to be available at this time.

[a] Platform for Equal Rights:

"Homophobia, lesbophobia and transphobia all killing. Equality in rights !"

a. A gay man was burned alive in Pas-de-Calais last 16 January. This particularly violent act of homophobia can now be added to a list of the many attacks aimed at lesbians, gays, bisexuals and trans-sexuals. The response of the government in its recent declarations has not been convincing.
b. As long as lesbians, gays, bisexuals and trans-sexuals remain second class citizens according to the law, they will continue to be insulted, stigmatized and attacked.
c. Not applying the laws relating to male/female equality in the fields of education and work, as well as continuing inequalities in rights founded on sexual orientation or gender identity, contribute to violence against women, lesbians, gays, bisexuals and trans-sexuals.
d. We defend the principle of equality in rights, and in practice, as a necessary stage in the struggle against discrimination based on sex, sexual orientation, or the gender identity.
e. We therefore expect the government to join without delay in the struggle for equal rights, and against prejudice and ignorance, relating to sexual orientation, gender identity and sexism.
f. We demand educational and legislative measures, which are commensurate in scale to the urgency of the situation:

1. The first article of the Constitution, which ensures the equality of citizens without regard to origin, race or religion, should be modified so that it includes the concept of equality with no distinction in regard to sex, sexual orientation or gender identity.
2. Judgements in cases of acts of discrimination based on the sex, sexual orientation or gender identity of the victim should be arrived at in the same way as those concerning racist or anti-semitic acts.
3. Penalties for discriminatory language (such as insults, slanders, and incitement to hatred) and for sexist, homophobic, lesbophobic and transphobic comments, should be the same as those for racist remarks or anti-semitic comments.
4. There should be an effective policy for the prevention of homophobia, lesbophobia, transphobia and sexism, in particular in education circles and in the organizations dealing with the general public as the national police force.
5. Right to civil marriage for same-sex couples; the extension to same-sex couples of all the advantages (social, fiscal and , residential) from which heterosexual couples benefit; equal rights under the various civil and tax statutes: PACS, marriage, cohabitation and
singles.
6. Access to medically assisted procreation and adoption without regard to sexual orientation, gender identity or the marital status of applicants.
7. Trans-sexuals should be no longer classified as mentally ill under the French care system.
8. Simplification of the procedure for a change of marital status for trans-sexuals and trans-gendered people, whether they have been operated upon or not, and access to a fast and effective medical regime of their choice.
9. The elimination of any information relating to the sex of individuals on identity or other administrative papers.

g. These demands are pre-requisites in the fight against discrimination, in the law, in the real world, and in peoples minds.
h. We invite all associative and political organisations and individuals whose fight against discrimination is part of their political struggle, to join the Collective for Equal Rights and to support this Platform of demands.

[English translation of the above French original text. In the event of any differences between the English translation and the French original, the French text shall prevail. Translated thanks to T.E.]

French Gay and Lesbian Centers Federation supports the "Platform for equal rights"


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La Fédération des CGL soutient la "Plate-forme pour l'égalité des droits"
http://inter-centres-lgbt.org/10R/10Rcp11plate.html
Mis en ligne le 11 octobre 2004

INTER CENTRES LGBT
Alliance des Centres lesbiens, gais, bi & trans de France et de leurs Membres associés
Association loi 1901 fondée le 12 décembre 1998, déclarée le 5 novembre 2003 (J.O. du 22 novembre 2003)
contact@inter-centres-lgbt.org - http://inter-centres-lgbt.org/
c/o J’En Suis, J’Y Reste, Centre gai & lesbien de Lille - 19, rue de Condé - 59000 Lille
Sept Membres titulaires : CGL Paris, Couleurs Gaies - Centre LGBT de Moselle (Metz), Ex Æquo (Reims), FGL Lyon, J’En Suis, J’Y Reste (CGL Lille), Quazar (Angers) et Reims Liberté Gaie
Vingt-cinq Membres associés : An Nou Allé ! (CGL Martinique), Arc-en-ciel 31 (Toulouse), ARIS (Lyon), CGL Nîmes, CGL Rennes, CIGaLes (Dijon), C.I.GA.LE. (Grenoble), Enfants terribles (Caen), GAG Loiret (Orléans), HOMogênE (Le Mans) et Homo-Sphère (Nouméa) (Associations affinitaires),
Mimi (Nice), Siegfried  des anciens Enfants terribles (Cherbourg), François Garrido de l’ancienne Maison de l’homosocialité de Bordeaux, Bernadette  de l’ancienne Maison des homosexualités de Touraine et Jean-Gabriel de l’ancienne Homosphère (Troyes) (Correspondants locaux),
Agayri Sud-Est (Valence), Aisne Gaie (Soissons), Arc-en-ciel 28 (Chartres), Comme ça ! (Rouen), Émergence 57 (Sarreguemines), G2L (Mont-de-Marsan), Gay-Union (Le Tampon), Homonyme (Nancy) et Mémoire des sexualités (Marseille) (Observateurs)
Données à jour au 11 octobre 2004
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L’INTER CENTRES LGBT est soutenue par le Syndicat national des entreprises gaies.