Véronique Dodin
Véronique s'est rendue à l'Université d'Eté Euroméditerranéenne des Homosexualités (UEEH) version 1999 et nous livre ici quelques extraits de son journal estival.

Lorsque environ 300 garçons trop sensibles et filles souvent bricoleuses se retrouvent une semaine de juillet sur un campus (des hectares de pinède près de Marseille et de ses calanques) pour débattre de leurs problèmes mais aussi danser, rire, bronzer... moi, je ne les plains pas.

Certains m'ont raconté leur joie de rencontrer des gens différents : des militants gays algériens, des lesbiennes radicales (pardon : nos amies catégoriques), des juristes intégristes, des sportifs musclés...
D'autres ont apprécié l'esprit de communauté qui s'est formé en quelques jours et où le geste, l'apparence, l'humour et surtout la parole étaient nôtres et sans autocensure. En clair, entre nous, on était chez nous.

Et les Gais Musette, comment se sont-ils comportés ? Comme à l'habitude, ils n'ont pas raté une occasion de pratiquer leur art : - trois petits bals musette, dont un en plein air (merci DJ Laurent) - quatre cours de danse dispensés par un professeur amateur qui s'est révélé brillant : Francis, notre ami québécois. Comme à l'habitude également, les plaisanteries plus ou moins fines à longueur de journée... et de nuit. J'aimerais vous livrer quelques anecdotes, mais comment décrire le bureau exécutif de l'association s'adonnant à une partie de saut à la corde à deux heures du matin ? Evoquerai-je aussi notre président essayant une perruque et réclamant du rouge à lèvres parce qu'il le vaut bien (sic) ? Et que dire du pitre Jean-Marie arrivant au petit déjeuner, tantôt suçant son pouce et tenant son oreiller sous le bras, tantôt affublé de lunettes réalisées avec des verres à liqueur de melon : indescriptible ! Une évocation encore : la dernière soirée. Toute l'université a pris le bateau pour voir un feu d'artifice sur les îles du Frioul. Cela a donné l'opportunité à 14 Gais Musette, travestis ce soir-là, de danser sur le port, accompagnés a capella par le public.

Mon bilan de cette université : si vous aimez les gays, les lesbiennes, le soleil, la nature, la danse... venez à l'UEEH* l'année prochaine (fin juillet). Par contre, si pendant les vacances vous préférez dépenser beaucoup d'argent, bronzer idiots et faire de bons repas... allez voir ailleurs.

Les Gais et Lesbiennes Branchés ont fait un compte rendu imagé de ces rencontres sur leur site.


 

 
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© Les Gais Musette - Page mise à jour le 9/9/1999