Association
des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens
Groupe de travail
"Droit de la famille" Audition de l'Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL) le 1er février 1999 De "la Famille" au singulier aux familles plurielles.
I. Un contexte contrasté. Fin 98, certains éléments pouvaient laisser penser qu'après avoir assumé son engagement à propos du Pacs, qui n'avait pas été sans déclencher des réactions, y compris dans son propre camp, le gouvernement entendait donner des gages à ceux qui craignaient un démantèlement de la politique familiale française. Au cours des débats à l'Assemblée Nationale, Madame la Garde des Sceaux paraissait envisager de tracer une frontière étanche entre homosexualité et famille Conscients d'une part que l'homoparentalité déclenche souvent des réflexes de peur, et que, d'autre part, elle a été fréquemment considérée comme un thème réservé à " demain ", nous avons craint pendant quelques semaines de ne pas être entendus par la Commission. Celle ci aurait pu en effet considérer le sujet comme " politiquement incorrect ". En conséquence, nous sommes reconnaissants à la Commission de nous écouter ce lundi 1er février 99.Notre intervention se fera sur deux registres :
II. Qui sommes-nous ?Les représentants de l'APGL
L'APGL, Association des Parents et futurs parents Gays et LesbiensCréée en 1986, elle regroupe des personnes concernées par l'homosexualité, étant
parents ou désirant le devenir. Mixte, elle est composée à ce jour de 64% de femmes et
de 36% d'hommes. Pour contribuer à inscrire les familles homoparentales dans la réalité juridique et sociale, l'APGL intervient sur trois axes :
Elle publie le " Petit guide à l'usage des familles homoparentales et des autres " en 97. Elle organise le Colloque " Familles gayes et lesbiennes en Europe " en juin 97, dont elle édite les Actes en 98. Elle organise le Colloque " Parentés et différence des sexes " les 1er et 2 octobre 99. Après avoir été, en juin 1996, la première association française à défendre l'égalité des droits des personnes, dont l'égal accès à l'adoption, aux procréations médicalement assistées et au mariage, elle approfondit maintenant les notions de filiation et de pluriparentalité. L'homoparentalité en France et en EuropeMême s'il est difficile de quantifier précisément la réalité que recouvrent les familles homoparentales, il semble qu'elles soient déjà présentes en nombre non négligeable dans le paysage social contemporain. Un sondage BSP, publié dans le magazine Têtu de janvier 97, réalisé sur un échantillon de 1000 personnes, indique en effet que 11% des lesbiennes et 7% des gays ont des enfants, que 45% des lesbiennes et 36% des gays désirent en avoir. Comme on estime généralement que, dans une population donnée, les personnes homosexuelles représentent entre 4 et 6%, on peut estimer que le phénomène des familles homoparentales concerne plusieurs centaines de milliers de personnes dans notre pays, et plusieurs millions en Europe. Rappelons qu'une majorité de personnes pensent que l'homosexualité est une manière comme une autre de vivre sa sexualité. Visibilité et responsabilité semblent devenir progressivement les deux maîtres-mots de la population homosexuelle au sein de la société. Son message perceptible à travers les évolutions juridiques en cours ou souhaitées (non-discrimination, Pacs, famille,...) est bien: " Nous existons ". III. Les familles gayes et lesbiennes sont une partie du paysage contemporain.Les formes familiales contemporaines sont multiples. Elles forment un paysage dont la représentation varie selon le point de vue adopté : celui des politiques familiales et celui de leurs usagers. Le périmètre actuellement dessiné par les politiques familiales concerne les parents biologiques (ou ceux qui s'y substituent comme par exemple dans l'adoption plénière, sur le modèle de la parenté biologique ) et eux seuls, à l'exclusion de certaines formes contemporaines de multiparentalité où parents naturels et parents sociaux se côtoient. Par parent social, nous entendons une personne qui se conduit comme un parent mais qui n'a pas donné la vie à l'enfant. Cette perception étroite incite à rechercher d'autres éléments constitutifs de la famille moderne et par là même une définition plus large de la famille :
Une définition de la famille sur laquelle s'entendre ne peut qu'être très large pour englober tous les acteurs : enfants, parents biologiques, parents sociaux, ascendants et collatéraux éventuels des uns et des autres. Aujourd'hui, les définitions possibles de la famille reposent sur le mode de vie des adultes. Nous proposons d'inverser cette perception descendante adulte/enfant et de partir des enfants. Selon nous et comme l'écrit Dominique Gillot dans son rapport, ce qui fait la famille n'est ni le couple, ni les parents mais bien l'enfant et ceux qu'il entraîne dans son sillage dans des prises d'engagement et de responsabilités. En adoptant ce point de vue sur la famille, on décrit une palette de formes familiales diverses où se côtoient familles traditionnelles, familles monoparentales, familles recomposées, familles à beau-parent, familles ayant recours aux PMA, familles adoptives, etc. Les familles homoparentales sont l'une des pièces de ce puzzle. Que sont les familles homoparentales ?Le terme de " familles homoparentales " regroupe plusieurs situations différentes où procréation, parentalité et relation de couple ne se superposent pas nécessairement. Elles sont les suivantes :
Ces différentes homoparentalité ont toutefois des points communs. Ceux-ci, à part la présence d'au moins un parent homosexuel (ce qu'indique le terme " homoparental "), sont communs également à de nombreuses autres constellations familiales. Ils sont les suivants :
La coexistence de parents naturels et de parents sociaux au sein d'une même entité, la transparence sur les origines biologiques, la place du beau-parent, du second parent, du co-parent sont les questionnements que nous apportons aujourd'hui. La plupart ne nous sont pas propres et traversent également les autres formes familiales. Droit à l'enfant / droit de l'enfant :Le débat actuel autour des parents homosexuels est posé en termes de " droit à l'enfant " que nous serions supposés revendiquer, comme si nous demandions à la société de nous donner des enfants. Il ne s'agit pourtant pas de cela, mais bien du droit des enfants. Nous apportons notre contribution à l'édification de la société en élevant nos enfants et nous souhaitons que nos enfants aient les mêmes droits, bénéficient des mêmes protections que les enfants élevés dans d'autres constellations familiales. Rappelons qu'aucun groupe humain ne détient l'exclusivité en matière de famille. Etre parent n'est pas l'apanage des personnes hétérosexuelles, c'est celui de tout être humain. IV. Nos souhaits : que nos enfants aient les mêmes droits que les autres.Dans les deux situations décrites ci-après, nous souhaitons une évolution de la jurisprudence et appelons de nos vux l'application de la loi sans a priori et sans discrimination.IV.1. Les parents divorcés ou séparés :Des juges privent encore un enfant du droit de voir son père ou sa mère ou restreignent ce droit à des rencontres limitées ou en présence de tiers qui ne peuvent qu'entraîner une déliquescence du lien, au seul motif de l'homosexualité du parent. Si l'homosexualité n'est plus un délit, ni même une pathologie, au nom de quoi permet-on un tel déni de paternité ou de maternité ? IV.2. Les demandes d'agrément émanant de candidats célibataires :A l'heure actuelle, un célibataire qui souhaite être transparent quant à son homosexualité pendant les investigations obtient à coup sûr un refus d'agrément. Certains Présidents de Conseils Généraux sont opposés par principe à la délivrance d'un agrément à ces personnes. Par principe, c'est à dire avant même d'avoir étudié les conditions d'accueil offertes par le candidat. Ceci constitue une grave discrimination. La vie sexuelle des candidats célibataires fait-elle partie des conditions d'accueil ? En quoi la sexualité du candidat célibataire est-elle pertinente ? L'adoption est autorisée aux célibataires. Il n'est pas précisé qu'ils doivent s'abstenir d'avoir une vie sexuelle ou même d'être des concubins et qu'ils doivent être hétérosexuels. Nous souhaitons également des évolutions du droit positif pour un certain nombre de situations.IV.3. La responsabilité parentaleNous proposons de remplacer la notion d'autorité parentale par celle de responsabilité parentale, considérant, comme d'autres auteurs, qu'il s'agit d'un devoir plutôt que d'un droit. Dans les lignes qui suivent, le terme de responsabilité parentale s'entendra comme substitutif de celui d'autorité parentale
IV.4. Exercice de la responsabilité parentale en cas de conflitNotre expérience d'association de parents, dont un certain nombre sont divorcés, nous amène à proposer des aménagements de la responsabilité parentale en cas de divorce. Ces aménagements concernent aussi bien des parents homosexuels qu'hétérosexuels. Il arrive que des situations extrêmement conflictuelles empêchent l'enfant de continuer sa relation avec l'un de ses deux parents dans de bonnes conditions. En effet, suite à des entreprises de dénigrement de la part d'un des parents, l'enfant se trouve au cur d'un conflit d'adultes et ne se permet pas d'aimer ses deux parents simultanément. Il peut aller jusqu'à déclarer qu'il ne " veut plus " voir son père ou sa mère, ceci par loyauté pour l'un de ses deux parents. Le magistrat s'efforce pourtant de garantir la relation de l'enfant avec ses deux parents, mais il a beaucoup de difficultés à le contraindre à voir son père ou sa mère s'il exprime son opposition. De nombreux auteurs se sont penchés sur cette situation. Parmi ceux-ci, Alain Bruel, Président du Tribunal pour enfants de Paris, auteur de " Jalons pour une politique de la paternité ", envisage la création d'un " délit de déni de parentalité " venant sanctionner celui des deux parents qui entrave manifestement l'accès de son enfant à l'autre parent. Gérard Poussin et Elisabeth Martin-Lebrun, auteurs de " Les enfants du divorce ", en prise directe avec la réalité des Points-rencontres, insistent sur la nécessité de préserver le lien de l'enfant avec ses deux parents. Ils soulignent tout l'intérêt de la médiation, non sans faire observer que le magistrat doit souvent faire preuve d'autorité dès le départ des " hostilités ", une situation mal initiée ne pouvant guère se corriger ultérieurement. Particulièrement dans le cas où le parent est dénigré pour son homosexualité, des actions devraient être entreprises afin de couper court à ce qui peut devenir un réel danger de rupture pour l'enfant. IV.5. Obligations alimentaires / SuccessionsLe beau-parent qui le souhaite devrait pouvoir léguer ses biens avec une fiscalité allégée aux enfants qu'il a élevés. Le "second parent" et le "co-parent" devraient avoir la possibilité de s'engager vis à vis de l'enfant, par un acte irréversible officiel de parentalité, à rapprocher de l'adoption simple. Les " seconds parents " et les " co-parents " devraient des subsides à l'enfant. Ce dernier ne serait obligé simultanément que vis à vis de deux personnes : les parents biologiques lorsqu'il y a plus de deux parents, le parent et le second parent sinon. A minima, des parents sociaux, c'est à dire ceux qui n'ont pas mis l'enfant au monde, devraient pouvoir témoigner de leur engagement par des legs et des donations allégés fiscalement. IV.6. FiliationL'effroi exprimé actuellement dans le débat public autour du PACS à l'idée d'une filiation unisexuée vient selon nous de la superposition de la filiation légale avec la filiation biologique. Tant que la filiation sera synonyme de " nature ", l'idée d'une filiation homoparentale suscitera le fantasme que les homosexuels mettent ensemble des enfants au monde. On ne peut naître de deux personnes de même sexe. Nous sommes les premiers à dire bien fort à nos enfants qu'ils ne sont pas issus de nous. Nous n'organisons ni secret ni mensonge autour de l'origine de nos enfants. Ils savent qu'ils ont des parents d'origine qui, tout comme dans la situation de l'adoption, ne sont pas nécessairement leurs parents légaux ou sociaux. La filiation est une construction sociale, une institution légale pour faire entrer un enfant dans la chaîne des générations. Elle n'est pas "naturelle" et peut se " décrocher " tout en la respectant, de la vérité biologique, comme c'est le cas avec l'adoption. Entrer dans une lignée, entrer dans deux lignées.Dans la mesure où l'enfant est considéré par les ascendants de ses parents comme
leur petit-fils ou petite-fille, c'est évidemment un avantage pour lui d'entrer dans deux
chaînes généalogiques, fussent-elles de deux parents de même sexe plutôt que dans une
seule. Vouloir multiplier les grands-parents, élargir la famille étendue aux ascendants
et collatéraux des parents et co-parents est-il critiquable? Filiation biologique / filiation légale / filiation sociale :Ces trois volets de la filiation sont séparables et, comme nous l'évoquions dans le Monde du 12/12/97 dans l'article intitulé "Homosexualité, famille, filiation ", reconnaître un statut distinct à ces trois filiations permettrait à tous les enfants d'avoir accès à leurs origines (filiation biologique), d'avoir une place dans la chaîne des générations (filiation légale), d'être élevés par leurs parents (filiation sociale). Lorsque ces filiations sont disjointes, seules les filiations légales et sociales signifieraient alors un engagement irrévocable vis à vis des enfants. IV.7. Adoption par un couple de personnes de même sexeVu du point de vue des adultes voulant adopter, le principe de non-discrimination va
bientôt conduire le législateur à s'interroger sur l'interdiction de l'accès des
couples de personnes de même sexe à l'adoption conjointe. En effet, la probable adoption
prochaine du Pacs, légitimant les couples de même sexe ne permettra plus qu'on range les
couples signataires d'un Pacs en deux catégories étanches : les aptes et les inaptes à
l'adoption, selon qu'ils sont ou non sexuellement corrects.
En effet, vu du point de vue des enfants, le fait qu'aucune étude n'ait jamais prouvé
que des enfants adoptés par des parents homosexuels soient handicapés dans leur
développement, invite au minimum à amorcer le débat. Pourquoi refuser a priori l'idée qu'un enfant abandonné par ses parents biologiques peut avoir intérêt à être adopté par deux personnes de même sexe ? Celles-ci ne peuvent-elles pas former un couple stable, être dotées de bonnes compétences parentales, offrir à l'enfant de bonnes conditions de développement, lui enseigner qu'il n'est pas issu d'eux (d'elles) deux, et lui assurer, de même que le font les autres parents adoptifs, un avenir meilleur ? L'adoption étant une institution qui donne filiation et famille à un enfant qui en manque, il convient de considérer les familles homoparentales comme des familles parmi les autres et de ne pas leur refuser systématiquement l'accès à cette expression d'amour et de responsabilité : l'adoption d'un enfant. IV.8. Mariage de deux personnes de même sexeConscients que le mariage de deux personnes de même sexe est encore entaché de tabou mais aussi qu'il est une perspective naturelle pour deux personnes qui s'aiment, nous souhaitons qu'il soit accessible à deux personnes désirant s'engager l'une envers l'autre pour toujours. Du temps est sans doute nécessaire pour que les mentalités s'habituent à une telle proposition, dont l'apparente audace peut surprendre au premier abord, mais nous ne voyons pas de raisons juridiques ou morales qui justifieraient d'interdire à deux personnes de même sexe de se marier. V. Nos propositions.V.1. Faire cesser les discriminations dont sont victimes les parents homosexuels séparés ou divorcés lorsqu'ils veulent exercer leurs responsabilités vis à vis de leurs enfants. L'homosexualité du parent ne doit pas être un motif de restriction de ses droits et devoirs vis-à-vis de l'enfant. V.2. Faire cesser la discrimination exercée à l'encontre de candidats célibataires qui offrent les conditions d'accueil satisfaisantes pour accueillir un enfant et qui se voient refuser l'agrément pour adopter au motif de leur sexualité " non conforme ". V.3. Dans le cas de conflits parentaux, permettre aux deux parents d'exercer leur responsabilité parentale. Pour cela :
V.4. Créer un livret de famille pour l'enfant. La pluriparentalité y est traduite par la mention des liens additionnels de parenté. Ce livret de famille est propriété de l'enfant, il est à son nom, il cite les différents protagonistes et précise leurs niveaux d'engagement auprès de lui. Voir annexe 2. V.5. "Solenniser", au moins autant que l'union entre deux personnes, l'acte de déclaration d'engagement auprès d'un enfant. Introduire le terme de responsabilité parentale pour des adultes, dont le nombre n'est pas limité à deux, et indépendamment de leur sexe, envers un enfant. Un tel engagement doit être irrévocable car la parenté n'est pas d'ordre contractuel. V.6. Créer un statut du beau-parent qui lui permettrait de prendre à l'égard de l'enfant qu'il élève des décisions relevant de la gestion du quotidien en accord avec l'autre parent légal et sans remettre en cause le rôle de ce dernier. Ce statut lui permettrait également de témoigner de son engagement par des legs et donations à l'enfant. V.7. Créer un statut du "second parent" et des "co-parents". Une voie pourrait être tracée en aménageant l'adoption simple par une évolution des articles 346, 361, 372 du code civil. Voir annexe 3. V.8. Permettre l'adoption par un couple de personnes de même sexe présentant de bonnes conditions d'accueil et de développement pour un enfant. V.9. Permettre à deux personnes de même sexe de se marier. V.10. Pour mémoire, permettre un égal accès des couples de personnes de même sexe aux PMA. V. Conclusion.En forme de conclusion, nous retiendrons deux éléments majeurs :
Nous sommes confiants dans le fait qu'elles reçoivent de votre part une écoute bienveillante. ANNEXESAnnexe 1 : Exercice de la responsabilité parentale en cas de conflit.Si le versement de la pension alimentaire ne justifie pas d'obliger l'enfant à
éprouver des sentiments chaleureux vis à vis de son parent " visiteur ", il
traduit néanmoins la continuité de la responsabilité parentale et ne saurait aller sans
son pendant : avoir les moyens effectifs de l'exercice de cette responsabilité parentale.
Ce dispositif préviendrait pour une bonne part les cas de conflits de loyauté vécus
par les enfants. Tout en respectant la personnalité de l'enfant, il aurait l'énorme
avantage de dissuader le parent hébergeant d'utiliser l'enfant comme un enjeu dans un
conflit d'adultes. Annexe 2 : Création d'un livret de famille pour l'enfant.Le livret de famille ne devrait pas être délivré à un couple ni même à un parent
mais à un enfant. Annexe 3 : Adoption par le second parent par aménagement de l'adoption simple.L'adoption simple permet l'addition de parents adoptifs aux parents de naissance mais la responsabilité parentale y est actuellement transférée aux seuls parents adoptifs. Un aménagement de ce dispositif, avec responsabilité parentale partagée de manière consensuelle par le parent biologique et le "second parent" ou les "co-parents", permettrait à l'enfant qui n'avait jusqu'alors qu'un seul parent légal, d'en avoir deux. Cet aménagement, appelé "adoption par le second parent" est une solution qui existe dans d'autres pays et qui permet d'offrir à l'enfant une protection de ses liens avec ses deux parents. Elle permet de faire place à la volonté d'être parent et à l'engagement à être parent d'un enfant pour toujours. Le droit de l'enfant à être visité, hébergé par le second parent ou les co-parents doit être protégé en cas de conflits et/ou séparation . Retour en haut |