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Un couple gai binational reconnu par le tribunal administratif
Dans un jugement du 15 mai dernier, notifié le 23 août,
le tribunal administratif de Paris a annulé un arrêté
de reconduite à la frontière du préfet de
police de Paris du 14 octobre 1998 à l'encontre d'Annibal
D., 40 ans, Colombien sans papiers.
Annibal est homosexuel et vit en couple depuis plus de dix-sept
ans. Son compagnon, Colombien, a obtenu un titre de séjour
en France en 1991. Le tribunal a reconnu la « relation
stable » de ce couple installé sur le territoire
français depuis plus de dix ans, considérant qu'une
mesure de reconduite à la frontière constituerait
une « atteinte disproportionnée » au
respect de la vie privée.
Dans un communiqué de presse, le Collectif pour le
PaCS estime qu'« il s'agit d'une interprétation
intéressante de la loi "Réséda"
qui prévoit la possibilité de séjour dans
notre pays au titre de "la vie privée et familiale"
». RL
La nouvelle Lesbian & Gay Pride Paris
Dans un communiqué de presse du 14 septembre 1999,
les associations membres du Conseil de la Lesbian & Gay Pride
affirment « leur volonté de poursuivre l'organisation
annuelle d'une marche homosexuelle à la fois politique
et festive ». À l'association LGP-Paris, qui
a été dissoute le 15 juillet dernier, devrait se
substituer une nouvelle structure, composée de personnes
physiques et dotée d'un conseil d'orientation chargé
de définir les grandes lignes politiques de la marche.
Le conseil se réunira dans les semaines à venir
pour mettre en place cette structure et définir les premières
orientations de l'édition 2000 de la marche parisienne,
qui aura lieu le 24 juin.
Le rapport Dekeuwer-Défossez sur le droit de la famille
La commission Dekeuwer-Défossez, chargée par
la ministre de la justice d'esquisser une réforme du droit
de la famille, a rendu son rapport le 14 septembre. Ce rapport
prend le parti de réaffirmer la force symbolique du mariage,
en rejetant certaines évolutions qui étaient attendues
par la société, certains sociologues, comme Irène
Théry, et la ministre elle-même.
C'est ainsi que le divorce civil, sans juge, en cas d'accord
des époux, est rejeté, car « cette réforme
risquerait d'être comprise comme une politique de destruction
de la famille ». Il en est de même de la suppression
du divorce pour faute, qui avait pourtant failli disparaître
lors de la réforme du divorce en 1975. La prochaine adoption
du PaCS n'est sans doute pas étrangère à
ce parti pris. C'est ce qu'explique le professeur Jean Hauser
(Libération du 21 septembre) : «Au pacs la rupture
libre, au mariage le contrôle et la protection de l'Etat
». Au mariage, la force symbolique, au PaCS, la force
pratique.
Si le gouvernement décide de suivre ces recommandations,
lePaCS sera bien la seule forme légale d'union qui reconnaisse
la liberté et la responsabilité des individus.
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