L'actualité en France

Le programme de rentrée des écologistes

Lors des journées d'été des Verts, qui se sont tenues à Lorient du 23 au 29 août, la Commission Nationale Gais et Lesbiennes des Verts a défini les chantiers prioritaires qui fonderont son activité dans les prochains mois. Ces axes de travail ont été exposés devant les membres du Conseil National Interrégional des Verts(CNIR) le 28 août. Ils portent sur :

  • le suivi du PaCS (vigilance avant le vote en lecture finale et la publication des décrets d'application, suivi de son application)
  • la mise en oeuvre d'une réflexion large sur les nouvelles formes de familles et les réformes à engager pour une meilleure prise en compte de la pluralité des situations familiales
  • la lutte contre l'homophobie et la lesbophobie (réforme du code pénal, politique éducative, etc.)
  • la lutte contre le sida (respect de la vie privée et du secret médical, relance des campagnes de prévention ciblée, soutien aux malades, poursuite des efforts de recherche, accessibilité des traitements).

La Commission ayant fortement contribué à l'élaboration d'un programme pour les élections européennes qui prenne en compte la question de l'égalité des droits pour les homosexuels/les, elle accompagnera le travail des députés Européens Verts nouvellement élus afin que le Parlement européen ouvre des perspectives en matière d'avancées sociales et juridiques dans les pays membres de l'Union.

Enfin, la Commission nationale Gais et Lesbiennes des Verts mènera une réflexion sur les élections municipales afin de permettre aux candidat-e-s vert-e-s d'être élu-e-s sur des engagements prenant en compte l'intégration des personnes homosexuelles dans la commune.

Conformément au principe de la parité appliqué par les structures internes vertes, la commission a également procédé à un renouvellement partiel de son bureau, avec la désignation d'Alain PIRIOU au poste de co-responsable, l'autre co-reponsable demeurant Elisabeth LOICHOT.

Sondage sur la presse gaie

A l'occasion de ses déboires judiciaires et de la disparition du titre Ex Aequo, le groupe Illico procéde à une complète remise à plat de sa politique éditoriale.

Pour mieux comprendre les attentes de ses lecteurs, le groupe de presse diffuse ce mois-ci dans certains de ses titres un questionnaire très fouillé. L'équipe de Jacky Fougeray sonde son auditoire sur ses attentes en matière de presse gay. 26 questions au total portent sur la mise en page, le format, la publicité, et aussi sur le contenu des articles, la place de la mixité gay/lesbienne, voire l'ouverture à des questions ne concernant pas seulement les homosexuels.

Le groupe de presse propose également à ses lecteurs de participer à une table ronde de réflexion sur le contenu de ses titres. Une indemnité est même prévue pour ceux qui accepteront de se déplacer.

Contact : groupeillico@mail2.imaginet.fr

 

Menaces contre des défenseurs du PaCS

Deux faits divers viennent nous rappeler qu'il n'est pas toujours de tout repos de défendre ses opinions, surtout lorsque ses adversaires sont à bout d'arguments.

Le premier incident s'est déroulé sur l'internet. Dans le newsgroup fr.soc.politique, Jacky, membre nicois de la LICRA, est victime depuis quelques mois d'une sévère et odieuxe campagne de diffamation. Il a eu la "mauvaise" idée de défendre les gays, les noirs, les arabes, les juifs... et le PaCS. Répondant de façon anonyme à ses contributions, deux contradicteurs ont répandu la fausse information qu'il avait été condamné pour pédophilie. Sur sa page personnelle, Jacky pointe du doigt ses détracteurs «je déplais tant aux racistes, aux xenophobes et autres rétrécis du bulbe ...à l'origine entre autre...le mnj78.. les jeunes mégretistes du 78...» La ficelle est grosse, connue, usée même, mais elle fonctionne toujours.

Autre histoire, celle survenue Philippe Meynard, élu UDF de Barsac (Gironde). Lors de l'université d'été de son parti (voir nos précédentes éditions) il avait remis en cause l'attitude de Christine Boutin au cours du débat sur le PaCS. Par ailleurs, dans le courant du mois d'août, il avait annoncé son homosexualité au conseil municipal de la petite ville où il siège. Depuis, Philippe Meynard est l'objet de menaces téléphoniques. Des correspondants courageusement anonymes l'appellent sur son téléphone mobile pour lui annoncer «qu'il va payer» et lui conseiller de faire attention à sa personne, avant de faire retentir une détonation. Dans un communiqué intitulé «Christine Boutin est-elle un danger pour la démocratie ?», l'élu girondin contre-attaque et promet «je ne cèderai jamais aux intimidations qui me sont faites».

Menaces et diffamation ne font pas partie du débat d'idées. Heureusement, ces deux faits divers sont des évènements marginaux.

FQRD

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