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La droite recentre son discours sur le PaCS
Au cours de la dernière semaine du mois d'août,
les militants de tous les partis politiques se rassemblés
pour faire le point sur l'année écoulée,
et préparer les échéances à venir.
Parmis les thèmes abordés, le PaCS était
en bonne place. A l'occasion de ces rencontres estivales on a
pu constater que sous l'impulsion de leurs jeunes militants,
les partis de droite modifient leur position sur le projet de
reconnaissance de l'union des couples homosexuels,
Les jeunes de l'UDF, réunis à Risoul, dans les
Hautes-Alpes, ont vivement regretté l'attitude de Christine
Boutin lors des débats à l'assemblée nationale.
« Elle ne représente pas l'UDF, elle fait fuir
les jeunes militants » entendait-on dans les couloirs.
Interpellé par un jeune élu ouvertement homosexuel,
Philippe Douste-Blazy, président du groupe UDF à
l'Assemblée nationale, a reconnu que la député
des Yvelines avait tenu un « discours pour une partie
honnête, pour une partie homophobe ». Dans son
discours de clôture, François Bayrou, le président
de la nouvelle UDF, en a convenu également «
Sur le PACS, nous nous sommes faits piéger, nous opposition
».
Dans les colonnes du journal Le Parisien, Christine
Boutin s'est déclarée «peinée»
de cette attitude. « C'est Philippe Douste-Blazy et
l'ensemble de mes collègues qui m'ont demandé de
défendre la position du parti. Je trouve un peu triste
que MM. Douste-Blazy et Bayrou se fassent déborder par
trois cents jeunes militants de l'UDF », ajoute-t-elle
en précisant qu'elle n'a « pas l'intention de
changer d'avis » et de « se taire »
sur le Pacs.
Au RPR, son de cloche voisin. La direction du parti appelle
a infléchir ses positions sur les questions sociales.
«Si nous voulons représenter la France, il va
falloir lui ressembler» a indiqué Nicolas Sarkozy
dans son discours. S'il reste opposé au PaCS, il a regretté
« que nous n'ayons pas pu nous faire davantage entendre
ou comprendre d'une communauté homosexuelle qui a parfois
pu être blessée »
Roselyne Bachelot, la seule député du parti
qui ait voté en faveur du PaCS, a fait une intervention
triomphale. Elle a confié au journal Libération
sa satisfaction d'avoir eu raison avant les autres. «
J'avais dit que la droite me remercierait pour mes prises de
position «dans quelques années». Il lui a
fallu quelques semaines. Je suis partagée entre la satisfaction
d'avoir eu raison et la rage de voir qu'on a gâché
une belle occasion. La politique est souvent l'art d'avaler son
chapeau. Mais là, c'est un énorme sombrero.»
La droite semble amorcer un virage important sur la question
des moeurs, sous l'impulsion de ses jeunes militants. De quelle
manière cet infléchissement sensible se traduira-t-il
dans les faits ? Le prochain rendez-vous autour du PaCS est fixé
au 12 octobre, date à laquelle les parlementaires examineront
le texte en dernière lecture.
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