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Barsac ne veut pas d'un maire gayAu cours du premier conseil municipal, la petite cité girondine a fait front pour s'opposer à l'élection d'un édile homo. La liste UDF menée par Philippe Meynard, arrivée en tête du scrutin avec huit élus, s'est heurtée à une alliance de circonstance nouée entre les six élus socialistes et les cinq élus divers droite, qui a conduit à l'élection du candidat de la gauche. Sans être ouvertement exprimée, l'explication de cette manoeuvre tient au fait que Philippe Meynard a révélé son homosexualité l'an dernier, et qu'elle indispose une partie de ses concitoyens. Une violente campagne de pressions, chantages et menaces en tout genre l'avait conduit à démissionner des ses fonctions d'adjoint au maire en avril 2000. Ce front homophobe est sévèrement critiqué par l'association SOS Homophobie. Dans un communiqué, sa présidente Christine Le Doaré déclare : « nous sommes scandalisés de constater que si l'homosexualité notoire d'un candidat parisien ne semble pas lui avoir porté préjudice, en province il n'en est pas de même ». Christine Le Doaré fustige surtout l'attitude de la gauche. « Que la droite s'allie à la gauche contre un candidat homosexuel n'est pas spécialement pour nous surprendre, son comportement à l'encontre de l'homosexualité et des droits des homosexuels étant rarement exemplaire. En revanche, que la gauche, pour cette même raison et par opportunisme politique se rapproche de la droite est parfaitement inadmissible ». SOS Homophobie exprime sa solidarité à Philippe Meynard, et dénonce la censure homophobe des élus de Barsac.
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