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L'actualité |
Prévention : les gais baissent les brasLes résultats de l'enquête menée auprès des homosexuels en l'an 2000 est alarmante. Les pratiques à risque se multiplient. De juin à septembre 2000 vous avez été
4753 à répondre à l'enquête presse
gay 2000 de l'INVS (www.invs.sante.fr).
Cette longue suite d'enquêtes initiée en 1985 par
Michael Pollack et Marie Ange Schiltz a pour objectif d'étudier
le comportement des gays de France, dans leur vie amoureuse,
sexuelle, afin de pouvoir en tirer des enseignements, notament
face à l'epidémie du Sida. Même si «
la France n'a pas une culture fortement ancrée dans la
prévention » (Bernard Kouchner, "le téléphone
sonne" France-Inter, jeudi 29 Mars 2001), ces études
servent à donner des orientations pour l'organisation
des campagnes de prévention. Nous ne sommes plus les même L'age moyen de 34, 8 ans contre 32,4 en 1997 montre que nous avons vielli. Cela n'est pas une surprise, mais au delà de cette apparente banale réflexion elle démontre aussi que la tranche d'age jeune, inférieure à 25 n'a pas répondu avec la même assiduité. Ce sont "toujours les même" qui répondent il n'y a pas de renouvellement. Il est probable que l'implication dans le processus global qui va de la compréhension à l'engagement dans une action communautaire en passant par un comportement de protection personnel n'est plus le même. Et si il n'y a pas renouvellement pour répondre, il n'a peut être pas non plus de renouvellement dans cet engagement. Enfin, laissons parler quelques chiffres. Nous sommes fatigués Les années de plomb, 1983-1995 nous ont frappé
par surprise et la réponse : limiter le nombre de nos
partenaires sexuels, fut sans doute radical mais suivie.
Ce comportement s'est ressenti notament dans la baisse des maladies
sexuellement transmissibles. Maintenant, la réduction
du nombre de partenaire ne parait plus être un absolu nécessaire.
Soit parce que la prévention a été efficace,
c'est-à-dire que l'usage du préservatif comme arme
absolue soit entré dans nos moeurs, soit par la réappropriation
du désir. L'enquête montre que malheureusement la
responsabilisation de notre comportement à atteint un
maximum percetible dans l'engagement préventif.
Cette différence de comportements entre partenaires occasionnels et "notre mari" peut être interprétée comme un recul par rapport à un risque reconnu. Mais, les pratiques les plus exposantes, avec les partenaires occasionnels, sont celles qui ont le plus évoluées en nombre : 10% à 17% pour la pénétration non protégée. Le sida concerne les séniors. Ce relachement, quel qu'en soit la cause, est perceptible
dans toutes les tranches d'age et les régions avec néanmoins
une pointe pour les moins de 25 ans vivant en région parisienne.
Personnes pour lesquelles le pourcentage de prise de risque lors
d'une pénétration a évolué de 18%
à 31%.
En axe Y le pourcentage de répondants ayant déclarés
une MST dans l'année. Vous pouvez retrouver le rapport intermédiaire au complet en pdf directement imprimable ici, ou en html ici. A lire absolument.
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