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Deux pharmaciennes condamnées pour discrimination
Le tribunal des prudhommes de Sète a condamné
deux pharmaciennes associées de la ville à payer
80.000 Frs de dommages et intérêts à Valérie
Goudal, une de leurs employées, qui les poursuivait pour
harcèlement moral et discrimination fondée sur
l'orientation sexuelle.
Valérie Goudal a parlé de ses conditions de
travail dans R.L.O. Elle a dit son calvaire, fait de mesures
d'isolement, de remarques devant les clients. Par exemple, ella
a raconté « lorsqu'un client séropositif
venait récupérer son traitement, on m'appelait
en me disant "Tiens, Valérie, c'est pour toi"
».
L'avocat de la plaignante, Me Luc Kirkyacharian, a qualifié
de novatrice et courageuse la décision du conseil des
prudhommes, soulignant que, « très souvent, des
faits de même nature sont englués avec d'autres
éléments » lors de décisions de
justice.
Les deux pharmaciennes ont fait savoir qu'elles faisaient
appel de cette décision. Elles contestent le préjudice
moral « infondé et injuste ». Dans
un communiqué, leurs avocates, Mmes Marie-José
Farenc et Michèle Prat-Rossi livrent leur analyse de la
situation : « ce procès n'est ni celui du harcèlement
moral et encore moins celui de l'homophobie. La mégalomanie
de la partie adverse et la stigmatisation de la différence
à être, ne modifieront pas la réalité
des faits ».
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