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Le tourisme gay, une niche à exploiter
Deux produits diamétralement opposés Dans un premier article, Laurent Queije, responsable produits et développement au comité régional du Tourisme Ile de France se livre a une analyse poussée des attentes de la clientèle homosexuelle. Selon lui, on peut distinguer deux types de demandes, diamétralement opposées. Vers les destinations plutôt urbaines, où le voyageur recherche d'abord les animations et la fréquentation de commerces branchés, comme Berlin et la Love Parade, le consommateur-voyageur-gay est demandeur d'une offre plutôt standard, qui respecte simplement quelques spécificités propre à son mode de vie : un grand lit pour deux personnes de même sexe, la possibilité de vivre selon des horaires décalés... A côté de ces produits très urbains, Laurent Queije identifie une demande de séjours plus communautaires, dans des endroits où les comportements sociaux peuvent se relâcher, où les homosexuels peuvent afficher plus ouvertement les marques de leur identité sexuelle. Exemple de ce type de produit : certains villages du Club Med loués par des tour operator américains, ou certaines stations des Alpes, pour y organiser des semaines exclusivement gaies. Les professionnels français frileux Dans toutes ces niches, les voyagistes français restent encore très frileux, comme le montre Frédérique Fau qui est allée recueillir pour Espace l'opinion des grands industriels du secteur : le club Méditerranée, le groupe Accor, ou bien encore le transporteur Eurostar. Pourtant, certains ont bien saisi l'intérêt du marché gay. L'impact économique du carnaval gay de Sydney n'est plus à démontrer. Pour illustrer son propos, Espace publie le témoignage de Pierre Bellerose et Jean-François Perrier, de l'Office du tourisme de Montréal. Ils expliquent comment leur organisme travaille à positionner la ville dans le peloton des cinq premières destinations urbaines gay au monde.
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