L'actualité des régions

Touraine
Act Up zappe Pfizer

Le 10 mai, une trentaine d'activistes d'Act Up a bloqué l'entrée de l'usine Pfizer à Amboise. Cette action a été engagée pour «dénoncer la politique du laboratoire, responsable de la mort de milliers de malades du sida dans les pays pauvres», explique l'association dans un communiqué de presse diffusé sur son site internet.

«Le 13 mars 2000», raconte Act Up, «Treatment Action Campaign (TAC), une coalition de malades du sida sud africains, demandait officiellement à Pfizer de réduire drastiquement le prix de son médicament, le fluconazole, ou de lui octroyer une licence volontaire afin d'en produire à moindre coût une version générique [...] Sous la pression internationale, le 3 avril, les laboratoires Pfizer annonçaient qu'ils fourniraient gratuitement du Diflucan® à toutes les personnes malades du sida en Afrique du Sud qui ne peuvent se le payer et sont atteintes d'une méningite à cryptocoque».

Plus loin, Act Up estime que «cette annonce prouve également que les compagnies pharmaceutiques peuvent réduire considérablement leurs prix dans les pays pauvres. Elles peuvent même donner leur produit gratuitement sans perte de profit. [...] Une donation ponctuelle n'est pas une solution globale et durable pour traiter les malades dans les pays pauvres. C'est simplement le meilleur moyen de subordonner l'accès à un traitement au bon vouloir d'une compagnie».

http://www.actupp.org

 


Paris
Les Mots à la Bouche ont 20 ans

La célèbre librairie installée rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie fête son 20ème anniversaire au service des homosexuels. Pour fêter l'évènement dignement, elle organise rencontres, débats et expos jusqu'à la fin juin.

http://www.motalabouche.com

 


Paris
Les comportements sexuels dans la communauté gaie

Annoncé dans nos pages "rendez-vous du mois", AIDES Ile-de-France a tenu son débat sur "les comportements sexuels dans la communauté gaie de Paris" au point virgule. Le public d'une cinquantaine de personnes s'était déplacé, mais les intervenants ont préféré s'occuper à autre chose...

Seul Alain Bonnineau (Aides) a pu essayer de nous convaincre, qu'après un gros travail sur les lieux de rencontre extérieurs, AIDES allaient réinvestir le Marais. Car le "relapse" est bien là à en croire la forte augmentation des maladies sexuellement transmissibles. Une nouvelle génération de gay, sans racine épidémiologique, sans histoire, sans deuil, a pris possession des lieux de consommation. Sont ils imperméables à la prévention, sans doute non, car elle est certainement trop discrète, mais ils sont un terrain vierge ou le discours du plaisir de "la baise" sans capote prend corps.

En l'absence de Didier Lestrade, ARCAT SIDA, la discussion s'est ouverte avec la salle, parfois pathétique, autour des questions toujours d'actualités : pourquoi les séropositifs ne seraient-ils pas fréquentables ?

Heureusement Madame H nous a livré la solution : le Jeff Striker en pâte à sel recouvert d'un préservatif. Mais attention, compter au moins deux heures de cuisson, et surtout attendre qu'il refroidisse, un accident est si vite arrivé.PL

 


Lyon
La cour d'appel repousse une plainte pour affichage homophobe

En 1998, la Lesbian & Gay Pride de Lyon avait fait l'objet d'une campagne d'affichage homophobe, qui avait conduit le président d'Homosexualité et Socialisme-Lyon à déposer plainte entre les mains du doyens des juges d'instruction. Il était d'ailleurs relayé dans sa démarche par 9 particuliers.

La cour d'appel du tribunal de Lyon a repoussé la plainte. Elle estime que les affiches ne visaient nomément aucune des personnes physiques dans la mesure où elles s'en prenaient «aux pédés et aux enfilés» d'une manière générale.

Les associations ont formé un pourvoi en cassation. Mais elles doivent recueillir 15.000 Fr pour appuyer leur demande, couverts en partie par les bénéfices de l'organisation de la Gay Pride.

 


Lyon
Un réfugié algérien pacsé menacé d'expulsion

Le tribunal administratif de Lyon a refusé l'asile à Nadir, un jeune avocat algérien installé depuis deux ans entre Rhône et Saone. Les magistrats ont demandé son expulsion sans tenir compte du fait qu'il était pacsé avec Pierre depuis novembre 1999.

Un comité de soutient s'est créé pour obtenir la régularisation de sa situation. Dans un communiqué ce comité déplore que «des milliers de gens épousent des étrangers chaque année sans que cela pose le moindre problème, puisque le mariage donne de plein droit une carte d'un an puis une carte de 10 ans. Pour les gays, le PaCS ne donne aucun droit et cela est laissé à l'arbitraire des préfectures qui peuvent détruire des couples gays en toute tranquillité».

FQRD

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